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Pegasus réfute le statut de low cost

La compagnie privée turque Pegasus qui vient de confirmer sa commande de 40 Boeing 737-800 et qui affiche des tarifs bas, poursuit le développement de son réseau en étoile, centré sur l’aéroport d’Istanbul Sabiha Gökçen, où il neigeait le 9 mars dernier, lors de notre rencontre avec Asuman Kocaer, l’un des dirigeants de Pegasus.

11.03.2011

Pegasus Airlines vient de confirmer une commande de 40 B737-800 pour un montant de 3,2 milliards de dollars. Les appareils seront livrés jusqu’en 2015. « Nous possédons déjà 23 B737-800 », précise Asuman Kocaer, reservation and pricing manager. « Avec ces nouveaux avions, nous devrions disposer de la flotte la plus jeune de la Turquie avec, en 2015, une moyenne de 2,68 ans. Nous souhaitons assurer notre développement sur l’utilisation accrue de ce seul type d’avion. »

Un développement particulièrement important puisque que Pegasus affiche un taux de croissance entre 2005 et 2009 de + 42% (contre 20% en moyenne chez les autres compagnies turques). 2010, la compagnie turque a transporté 8,6 millions de passagers contre 7,2 millions un an auparavant.

Contrairement à ses premières années d’exploitation durant lesquelles elle n’assurait que des vols charters et domestiques au départ de sa base d’Istanbul Sabiha Gökçen (l’autre aéroport international de la métropole turque), elle est devenue une compagnie régulière « nationale et membre de IATA » souligne encore Asuman Kocaer. « On dit de nous que nous sommes une low cost, ou une low fare. Il n’en est rien. En effet, toute notre stratégie de développement repose sur l’utilisation de notre hub d’Istanbul Sabiha Gökçen sur lequel nous garantissons plusieurs centaines de correspondances quotidiennes. [Pegasus double sa fréquence quotidienne entre Paris-Orly et Istanbul – Au total, Pegasus compte plus de 44 escales en Europe et au Proche-Orient, dont 17 escales domestiques turques. Vers la France, Pegasus dessert en liaisons régulières Marseille (3 vols hebdomadaires), Saint-Etienne (3 vols également) et Paris-Orly (vol quotidien). Mais avant-hier, à Istanbul, Asuman Kocaer a annoncé que Pegasus, en fonction de l’état de livraison de ses nouveaux 737-800, passerait à 2 vols quotidiens vers Orly dès l’été prochain.[/note] C’est vrai, comme les low cost, nous ne commercialisons nos billets qu’[avec internet, c’est vrai aussi que notre service à bord est payant, mais notre politique de hub correspond plutôt à une stratégie de compagnie nationale ».

Bruno Rivière

A propos de Bruno Rivière

chez Aerobuzz.fr
Reporter photographe par passion, Bruno Rivière a assuré la rédaction en chef d’Aéroports Magazine pendant près de 25 ans. Il a également enseigné le journalisme en faculté. Spécialiste du transport aérien, il a rejoint Aerobuzz en janvier 2011. Bruno Rivière réalise des reportages et des recensions de livres.

3 commentaires

  • Gabriel

    Pegasus réfute le statut de low cost
    Oui, il faut payer pour travailler, c’est très tendance.

  • lavidurev

    Pegasus réfute le statut de low cost
    Tiens tiens, un commentaire intéressant…on suppose qu’avec cette politique compagnie , l’économie doit se jouer à tous les niveaux … espérons pas au détriment de la sécurité….

  • Landlord

    Pegasus réfute le statut de low cost
    Par contre cette compagnie pratique allègrement « Le Line training payant »…

    Pas besoin d’être Low Cost pour gagner de l’argent. Il suffit demander aux copilotes de payer des sommes coquettes pour travailler et ne pas les payer pour le travail effectué.

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