Les réponses à un questionnaire pilote illustrent l’ampleur du phénomène. 74 % disent avoir déjà été témoins d’un décollage avec contamination, 35 % évoquent l’absence d’équipement de dégivrage et 31 % l’absence d’équipement d’inspection sur certains aérodromes. ©TSBC
Le 13 décembre 2017, un ATR 42-320 (C-GWEA) exploité par la compagnie aérienne West Wind Aviation décolle de nuit de Fond-du-Lac (CZFD). Dix-sept secondes plus tard, l’avion percute le sol après une perte de contrôle en roulis. Bilan : 1 décès, 9 blessés graves et 15 blessés légers.
Au briefing avant le premier départ du jour, l’équipage et le service des opérations identifient des prévisions de givrage sur la route, y compris au sol. Ce jour là, l’appareil doit effectivement réaliser une série de vols aux instruments qui doit les mener sur de petits terrains isolés et mal équipés. Malgré ces données météorologiques, la décision est prise de maintenir la tournée vers ces aérodromes. Le vol se pose ainsi à Fond-du-Lac à 17 h...