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L’aviation d’affaires toujours plus performante avec le nouveau G700 de Gulfstream

Face à la surenchère de Bombardier et son Global 7500 et ses 7.700 NM de distance de franchissement, Gulfstream a dévoilé à Las Vegas (NBAA, 22-24 octobre 2019) le G700, un nouveau biréacteur superlatif, extrapolé du G650ER, offrant 7.500 NM (13.290 km) d'autonomie et une cabine plus spacieuse, entièrement remaniée.

23.10.2019

Le G700 de Gulfstream ici au roulage à Savannah, le nouveau vaisseau amiral de la gamme d'avions d'affaires de Gulfstream © Gulfstream

Gulfstream a déplacé sa flotte au grand complet à Vegas, mais sa star est le futur G700 dont une maquette grandeur nature de la cabine est exposée. Comme l’a précisé Mark Burns, le président de Gulfstream, ce nouvel appareil annonce une nouvelle ère pour l’avionneur, spécialiste des avions très long-courriers rapides : «Il prend les meilleurs éléments de nos produits les plus novateurs et les unit pour créer un tout nouvel avion qui redéfinit la sécurité, le confort, l’autonomie et la vitesse ».

La plus grande et plus luxueuse cabine de jets privés

« Imaginez les performances du légendaire G650ER avec les technologies révolutionnaires de G500/600, rajoutez notre intérieur le plus personnalisé, vous obtenez le G700 ». Voici un résumé selon Gulfstream tel publié sur son compte twitter cette semaine. Au prix catalogue, le G700, annoncé à 75 millions $, devient non seulement le plus grand, mais aussi le plus cher des jets privés au monde. C’est 3,5 millions $ de plus que le G650ER mais avec 25% d’espace en plus dans la cabine principale et une avionique ultramoderne. La section de la cabine ne change pas par rapport à celle du G650ER mais la longueur gagne 3,3 mètres pour atteindre 17 mètres, contre 16,6 m pour la cabine du Global 7500 de Bombardier.

Cela permet à l’avionneur de proposer un cinquième espace de vie, un galley extra-large avec un salon pour passagers ou un compartiment d’équipage, une salle à manger ou une salle de conférence de six places et une suite principale avec douche. Le Gulfstream G700 disposera de 20 hublots ovales panoramiques. L’avion offre également un système d’éclairage circadien breveté Gulfstream pour recréer le lever et le coucher du soleil à travers des milliers de LED.

La future nouvelle cabine du G700. Gulfstream promet confort et luxe à un niveau jamais atteint dans un pur avion d’affaires. © Gulfstream

Avionique dernier-cri des G500/600

Comme sur les G500 et G600, le G700 sera équipé des nouveaux mini manches de contrôle actif, avec la suite avionique Primus Epic d’Honeywell déclinée dans un cockpit baptisé Symmetry Flight Deck. Ces mini manches ou ACS (Active Control Sidestick) permettent un retour de force simulant les actions sur la commande opposée.

En outre, Symmetry Flight Deck est doté d’un système d’atterrissage prédictif pour ajuster les approches ou indiquer aux pilotes par une alerte sonore « Go Around ! » la nécessité d’une remise de gaz. L’ordinateur, en analysant la vitesse, la pente de descente, le point d’aboutissement, la piste libre ou occupée, peut en effet indiquer aux pilotes l’endroit où l’avion est censé s’arrêter une fois posé.

Le futur poste de pilotage devrait également être livré de série avec le système de vision de vol améliorée de Gulfstream et la vision synthétique sur les écrans à double tête haute « HUD Dual Collins » avec une caméra InSb EVS à haute résolution. Les pilotes de G650 devront ainsi passer des QT spécifiques type GVII des G500/600 pour prendre les commandes d’un G700.

Motorisation Rolls-Royce Pearl 700

Les deux réacteurs de la nouvelle famille Pearl Rb.3043 seront une évolution (avec des soufflantes légèrement plus larges) de ceux qui équipent déjà le G650. Visuellement il n’est pas possible de les différencier. Ils devraient délivrer chacun une poussée de 18,250 Lb. (près de 8,3 T) et selon les premières informations une amélioration de 3% à 5% sur la consommation kérosène.

Les nacelles conçues en matériaux composites par Safran sont actuellement en production, a confirmé le fabricant français cette semaine. Les principaux grands composants de cette nacelle « sont l’entrée d’air (contribuant à l’atténuation acoustique et la stabilisation des aubes de soufflante), les portes de capot de soufflante en composite étendues jusqu’aux portes de l’inverseur de poussée pour une meilleure aérodynamique ainsi qu’une résistance accrue à la chaleur et au feu, l’inverseur de poussée type « Papillon » à deux portes de Safran Nacelles et le composant apron servant d’interface mécanique et électrique entre l’ensemble propulsif et l’avion. » Le Pearl équipe aussi les Bombardier Global 5500 et 6500. En revanche le Global 7500 est lui motorisé par le General Electric GE Passport avec une poussée (données constructeur) de 18,850 Lb. (8,55 T).

Toujours plus loin. Selon les spécialistes le G700 pourrait effectuer des vols de près de 16H sur une distance allant jusqu’à 8.000 NM (14.800 KM). © Gulfstream

Un programme bien avancé

A l’occasion de la convention NBAA 2019, le président de Gulfstream a présenté une vidéo dans laquelle l’un des cinq prototypes du G700 effectue une manœuvre de roulage autonome au siège de Gulfstream à Savannah. Selon le constructeur, le premier vol d’essai est imminent et les livraisons prévues pour 2022. Déjà près de 14.000 heures d’essais ont été effectuées en laboratoire, ainsi que des tests de vibrations au sol, de mise en route moteur, ou encore d’équilibrage…

En outre l’appareil sera équipé de nouveaux winglets et un emport de carburant de 1200lb (544 KG) supérieur à celui du G650ER, ce qui laisse présager selon les spécialistes un rayon d’action au final supérieur au Global 7500, qui pourrait aisément atteindre les 8000 NM, autorisant des vols sans escale entre Singapore et San Francisco, ou encore de Paris à Perth en Australie… A démontrer évidemment avec les futurs essais en vol.

Jérôme Bonnard

 

A propos de Jérôme Bonnard

chez Aerobuzz.fr
Journaliste polyvalent, à la fois rédacteur et reporte d'images, Jérôme a couvert tous types d'actualités en France comme à l'étranger et a été co-finaliste du Prix Albert Londres en 2012 pour sa couverture du conflit Libyen en 2011. Il est surtout passionné par tout ce qui vole depuis son plus jeune âge et pilote sur ULM multiaxe. Il a rejoint l'équipe rédactionnelle de Aerobuzz.fr en 2018 et consacre la plus grande partie de ses activités au monde aéronautique.

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