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Dans l’attente du premier vol du monoréacteur polonais Flaris

Dévoilé lors du salon du Bourget 2013, le monoréacteur polonais est de nouveau à Paris. Le Flaris LAR01 a effectué depuis la dernière édition des essais de roulage concluants. Le Williams FJ33-5A a été retenu comme moteur définitif. Le premier vol est prévu cet été.

16.06.2015

Le Flaris LAR01 n’est pas un projet révolutionnaire. Il se veut d’abord, dans l’esprit de son concepteur polonais, une tentative de réponse très pragmatique à un certain nombre de questions actuelles. Reste à savoir si sa réalisation concrète atteindra l’objectif affiché. Il y a tout d’abord à l’origine de ce prototype, un constat : « En observant le trafic routier de plus en plus dense, il devient difficile de se déplacer pour faire du business. Le Flaris est donc un moyen de transport de notre temps pour les chefs d’entreprises mais également pour les familles » précise Rafal Ladzinski, concepteur et porteur du projet. L’idée est donc de rejoindre la plupart des pays en Europe depuis la Pologne d’un seul trait, de décoller d’un terrain court, même en herbe et tout cela à un faible coût.

La société polonaise Metal Master dirigée par Rafal Ladzinski a décidé d’exploiter les compétences qu’elle a acquises dans l’industrie et notamment dans le secteur automobile en mettant en place une équipe d’ingénieurs aéronautiques à même d’élaborer ce jet léger. Parmi eux, Andrzej Frydrychiewicz, ingénieur polonais, père des plus connus des aéronefs polonais d’après-guerre comme le monomoteur polyvalent PZL-104 « Wilga » ou l’avion d’entraînement PZL-130 « Orlik ».

« Notre machine n’est pas la miniaturisation d’un avion existant, elle a été entièrement conçue pour répondre aux objectifs que nous avons fixés ». Et Rafal Ladzinski de poursuivre : « Le Flaris a été construit en matériaux composites et métal de manière à être plus léger que ses concurrents. Notre monoréacteur est jusqu’à une tonne plus léger que le Cirrus Vision SF50 ». Faisant fi des critiques ou des interrogations qui surgissent à cet apparent déséquilibre dans le rapport poids / poussée, le concepteur assure que l’avion sera très facile à piloter pour pouvoir être utilisé même par les pilotes peu expérimentés.

Le train d’atterrissage a été spécialement renforcé pour que le Flaris puisse décoller des terrains très courts voire difficiles. « Pour ne pas augmenter les coûts ni le poids de la machine, la cabine du Flaris est conçue d’une manière optimale comme un habitacle de voiture, avec une économie maximale des espaces. Le pilote et ses quatre passagers monteront à bord directement depuis le niveau tarmac ». Avec la possibilité de pouvoir enlever ses ailes, l’avion pourra être transporté et abrité facilement. Une inconnue demeure ici : qu’en est-il de la technologie sollicitée pour se faire et surtout quid des mesures de sécurité indispensables à cette option dont on sait, par ailleurs, qu’elles sont sinon un coût, du moins une surcharge pondérale.

Plusieurs innovations sont utilisées dans la construction du Flaris et au total huit brevets ont été déposés. Pour augmenter la sécurité, « Le Flaris sera équipé d’un parachute dans le nez ou encore des airbags dans les ceintures de sécurité. Grâce à sa forme aérodynamique qui ressemble à une goutte d’eau, la finesse max du Flaris est de 18, quant à la vitesse de décrochage, elle est de 62 kt » assure le concepteur.

Suite aux premiers essais, le Pratt & Whitney PW615F équipant initialement le Flaris a été remplacé par le Williams FJ33-5A, moteur utilisé principalement dans le Diamond D-Jet ou le Cirrus Vision SF50. Le Flaris aura ainsi un rayon d’action de 1700 nm ou de 1200 nm en charge maximale avec une vitesse de croisière de 380 kt.

Le prix de vente de l’appareil est estimé à environ 2 millions de dollars. En guise de comparaison on rappelle que le Cirrus Vision SF50 se situe dans la même gamme de prix. La certification par l’EASA est programmée d’ici 2 à 3 ans et ensuite celle de la FAA, pour entrer en processus de production le plus rapidement. Rafal Ladzinski n’est pas inquiet pour développer le réseau de vente et de maintenance, « nous sommes sollicités par les personnes du monde entier qui souhaitent devenir distributeurs. Il s’agit avant tout des Etats insulaires ou de ceux avec des infrastructures peu développées ». Prochaine étape pour le Flaris, le premier vol qui doit avoir lieu cet été.

Gosia Petaux

6 commentaires

  • Moltobaleze
    Moltobaleze

    Dans l’attente du premier vol du monoréacteur polonais Flaris
    @ Gosia
    Enfin un article d’Aerobuzz qui ne recopie pas les brochures des constructeur et qui évoque (sans les citer …) les doutes et les questions.
    Annoncer une masse à vide de 700 kg, alors que le VLJ de Cirrus à 1620 kg; c’est effectivement ambitieux !
    Le prix aussi est ambitieux !
    J’imagine que les concepteurs connaissent l’histoire de l’Eclipse.

  • Bertrand

    Dans l’attente du premier vol du monoréacteur polonais Flaris
    Jolie machine, étonnante, peut être finalement l’avion qui aura le plus attiré mon attention sur l’exposition statique de ce morne SIAE 2015. Quelques réserves tout de même, notamment sur l’ergonomie de l’engin. La manette des gaz en particulier qui nous a semblé être bien mal placée.

    • Moltobaleze
      Moltobaleze

      Dans l’attente du premier vol du monoréacteur polonais Flaris
      @ Bertrand
      Vous avez trouvé ce salon « MORNE » ?
      Nous n’avons pas vu le même !
      J’y ai vu une puissante démonstration de la vitalité de cette industrie et notamment de toute la supply chain, l’ensemble des fournisseurs qui concourent la production des milliers d’avions à livrer !
      Morne ? …..

  • Battler Britton

    Dans l’attente du premier vol du monoréacteur polonais Flaris
    Oui, joli et surtout très intéressante façon de penser à l’équipage, accès et ergonomie automobile. à suivre
    bon , je n’ai pas 2 millions….

    • Jean-Jacques REMY

      Dans l’attente du premier vol du monoréacteur polonais Flaris
      A Quand le premier vol, et délais d’achat après certifications.
      Pourquoi les 2 portes s’ouvrent d’avant en arrière et ne pas avoir choisi en papillon ? Capacité du coffre à bagages ? ( qui m’a semblé très petit au Bourget ). Merci pour votre réponse. J.J.Rémy

  • parker_77

    Dans l’attente du premier vol du monoréacteur polonais Flaris
    Très joli appareil, et concept intéressant. A priori, un jet abordable pour de nombreux chefs d’entreprises.

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