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Dyn’Aéro, six mois après la reprise par le groupe AK

Cela fait six mois qu’AK a pris le contrôle de Dyn’Aéro. Le groupe basque est engagé dans un chantier méthodique de reconstruction. Il se donne deux ans pour réussir.

28.09.2012

Pour Jean-Pierre Libéros, le nouveau PDG de Dyn’Aéro, la récupération du DOA est une étape importante de la remise en marche de la société. Presque un soulagement. Cet agrément européen était indispensable pour conserver à la société son statut de constructeur aéronautique. C’est aussi une satisfaction. Le sauvetage s’avère en effet plus compliqué qu’AK, le repreneur désigné par le Tribunal de commerce de Dijon, l’avait analysé en mai dernier, au moment de la reprise. « Nous savions qu’il y avait un problème au niveau commercial, mais nous pensions que la société était structurée industriellement. Ce n’était hélas pas le cas », reconnaît le nouveau patron de Dyn’Aéro.

Ce n’est pas la première société que reprend le groupe basque AK. « Par expérience, nous savons qu’il faut deux à trois ans pour réussir. Si nous ne nous trompons pas au niveau du marché, et si nous avons les hommes avec nous, nous pourrons faire de belles choses ». AK mise sur les aéronefs dont les performances sont unanimement reconnus et a entrepris de remettre à part la relation client.

« La volonté de tourner la page » de l’ancienne direction est clairement explicitée. Elle s’est déjà traduite par une nouvelle dénomination des modèles, étrennée à l’occasion du dernier salon de Blois. Le MCR-ULC est devenu le Sario (chamois en basque) et le Pick-Up, Pottok (petit cheval). A Friedrichshafen, en avril dernier, les machines s’étaient drapées aux couleurs du Pays Basque. « Nous communiquons sur notre identité basque et nous associons l’image à l’évolution de notre organisation et de nos produits ».

Coté production, AK a également ouvert un chantier lourd. Il a conservé la production du fuselage et de la voilure au Portugal, et l’assemblage final à Darois. Au Portugal, les effectifs sont passés d’un peu plus de 30 en début d’année, à 22 aujourd’hui, et à Darois ils s’établissent à 19 équivalents temps plein contre 24 auparavant. « Pour l’heure, le site de Darois n’est pas remis en question, mais si nous rencontrons des difficultés nous rapatrierons l’assemblage dans le Sud-Ouest. Nous avons toujours été clairs sur ce point. Ce n’est pas l’objectif actuel ».

Dyn’Aéro est désormais dimensionné pour produire deux avions par mois, soit 22 par an. « Depuis la reprise, nous avons vendu sept machines, essentiellement sur les trois derniers mois ». Jean-Pierre Libéros mise sur l’export pour atteindre cet objectif de deux machines vendues par mois. Il est à la recherche de distributeurs étrangers qui aient une expérience, à la fois dans la maintenance et de la vente d’avions neufs. « Cela rassure le client ». C’est exactement le profil d’ATA à qui Dyn’Aéro a confié la vente de ses ULM en France.

Pour mettre toutes les chances de son côté à l’export, Jean-Pierre Libéros est convaincu qu’il faut en passer par une certification. Il vise une certification LSA pour les actuels biplaces et une certification CS-23 pour les quadriplaces, tout en faisant remarquer que la CS-23 est pour plus tard. Le basque avance prudemment et avec méthode. Pour équilibrer l’activité de l’entreprise, Dyn’Aéro a aussi entrepris de développer une activité de maintenance aéronautique.

Gil Roy

A propos de Gil Roy

chez Aerobuzz.fr
Gil Roy a fondé Aerobuzz.fr en 2009. Journaliste professionnel depuis 1981, son expertise dans les domaines de l’aviation générale, du transport aérien et des problématiques du développement durable l’amène à intervenir fréquemment dans diverses publications spécialisées et grand-public (Air & Cosmos, l’Express, Aviasport… ). Il est le rédacteur en chef d’Aerobuzz et l’auteur de 7 livres. Gil Roy a reçu le Prix littéraire de l'Aéro-Club de France. Il est titulaire de la Médaille de l'Aéronautique.

12 commentaires

  • rouletabille

    Dyn’Aéro, six mois après la reprise par le groupe AK
    @GTH = je ne peux que vous renvoyer à la dernière CN
    je ne ferai aucun commentaire, le contenu de celle-ci se suffit à elle-même.

  • GTH

    Dyn’Aéro, six mois après la reprise par le groupe AK
    Bonjour,
    En réponse à Rouletabille. Après avoir construit un MCR 4S et mis les mains sur un certain nombre d’autres machines, quelques question : vous semblez dire que les volets des MCR ULM et 4S (ce sont aérodynamiquement les mêmes) seraient compliqués ou poseraient problème.
    Ils sont en fait très simples et très efficaces, la cinématique hyper basique (des potences toutes bêtes), le montage et la maintenance très facile.

    Quel problème, supposé ou constaté, proposez-vous de régler sur un MCR avec des turbulateurs ?
    Efficaces pour rattraper un décollement intempestif de l’écoulement, ils sont très employés sur des machines lentes à l’aérodynamique disons, sommaire, au prix bien entendu d’une trainée accrue.
    Quelle utilité sur un MCR dont le comportement en vol lent ne pose aucun problème ?
    Pour balayer les idées préconçues, la première chose à faire : voler sur la machine !
    Amitiés aéronautiques

  • Michel ETCHEBEST

    Dyn’Aéro, six mois après la reprise par le groupe AK
    Bonjour à tous les lecteurs de ce blog.
    Je me permets une petite rectification si vous le permettez : Je ne vois pas dans l’article de Gil Roy, ou nous pouvons lire que les kits ne sont plus produits et vendus par Dyn Aéro.
    Ce produit est toujours à notre catalogue et toute personne intéressée par la construction de sa machine à partir d’un Kit Dyn Aéro peut bien sûr recevoir un devis en s’adressant à la société.
    Donc pas de changement de ce coté là dans la stratégie Dyn Aéro.
    A bon entendeur et avec toutes mes amitiés aéronautiques !
    Michel ETCHEBEST, PDG du Groupe AK, propriétaire de Dyn Aéro.

    • Papou

      Dyn’Aéro, neuf mois après la reprise par le groupe AK
      Bonjour
      9 mois après la reprise courageuse quid de dynaero ?
      Pourquoi le site internet n’a t il pas été complètement refondu avec toutes les informations que l’on espère (fiche technique détaillée , prix avec option, lien vers le site du dealer français ) ?
      Pourquoi le site du revendeur Français est il aussi affligeant, et pas vraiment clair sur les prétentions commercial du groupe ?
      Il y aurait de quoi s’inspirer chez les concurrents comme par exemple Inovair.
      Franchement cela ne donne pas envié de dépenser environ 100 000 euros pour une machine ou rien n’est clair.
      Pour ma part j’attends toujours que le commercial prétentieux que j’ai vu à Blois (septembre 2012 quand même !) me contacte. Heureusement que d’autres dealer sont plus actifs.
      Franchement si vous voulez vendre votre très bonne machine, ne croyez pas que l’idée d’être le meilleur suffira à vous assurez le succès. Beaucoup de sociétés Française sont morte en disant « on est les meilleurs ». Vos concurrents sont eux très agressifs et actifs.
      En espérant que dynaero se bouge vite.
      Cordialement

      • françoise

        réponse adressée à Papou
        Bonjour,

        Si vous êtes toujours à la recherche d’un MCR 4S, je voudrais vous signaler que suite au décès brutal de mon mari, son MCR 4S de 2009 (qu’il affectionnait )a été mis en vente, il est en maintenu en parfait état de vol.

  • rouletabille

    Dyn’Aéro, six mois après la reprise par le groupe AK
    @arhurLéo = ne pas tout mélanger pour essayer de retomber sur vos pattes.
    mon message origine concerne les VG et vous reconnaissez que cela apporte une amélioration…ce que j’ai dit, dans ces conditions, n’ y a t- il pas intérêt à changer ceux d’ origine et remplacer également les flaperons sur ceux qui en ont, pour mettre des volets simples ( si vous avez lu, c’était le but de mon message ) veuillez relire SVP.
    dire que les avions de ligne ont des volets multiples…oui, mais à quel prix ?( achat et entretien ) autre indications précise de mon message.
    si vous voulez vendre un MCR au prix d’un Airbus, bonne chance ! relisez = faire simple ! et avoir qu’un seul modèle de volets SIMPLES, je me répéte en supprimant aussi les flaperons qui sont loin de faire l’ unanimité. je persiste à penser qu’avec des VG ( but de mon message ) il doit être possible de faire plus simple
    , donc plus léger et moins cher.
    vous dites que cela ne peut aller avec le profil d’ ailes…y a t -il eu des éssais de fait ? …c’était aussi le but de mon message.
    l’ éssai peut être fait simplement avec un MCR standard, il suffit de comparer volets rentrés ( les infos sont connues ) et dans la même configuration avec VG…la différence, s’il y en a, ( pourquoi pas ? ) permettra de voir s’il faut poursuivre ou pas. difficile de faire plus simple comme éssais.

  • Arthurléo

    Dyn’Aéro, six mois après la reprise par le groupe AK
    Bonjour,
    Pour être clair, j’ai travaillé chez DA, et il n’y a jamais eu ce genre de problème dont vous faite état, cependant, certains petits malins, ce sont amusés à faire courir de mauvais bruit sur le dos de DA suite à des problèmes de personnes avec certains membres de la société. Le téléphone arabe s’est chargé de la suite, avec un bel effet boule de neige.
    Il y a cependant eu des changements d’ailes sur les MCR4S, c’est indéniable, pas a cause de problème de volet, mais à cause des réservoirs d’essence, dont le produit de revêtement/d’étanchéité était prévu pour l’AVGAS, ET la sp95/98, jusqu’au jour ou des additifs (entre autre ethanol) ont été ajouté au mélange. Le produit initialement utilisé n’étant pas du tout apte à résister à ces additifs, les conséquences ont en effet été catastrophique financièrement pour beaucoup, DA comme les propriétaires.
    Pour ce qui est des VG, ils sont effet très efficace sur des appareils avec des vitesses de croisières faibles et des profils d’ailes bien différent, mais ici il ne le sont pas. Pour en revenir au volet, ils ne sont en rien compliqués, est ce la double fente que vous trouvez compliqué ? ce système est utilisé sur la quasi totalité des avions de lignes aujourd’hui…

  • rouletabille

    Dyn’Aéro, six mois après la reprise par le groupe AK
    @arthurléo = pour les appareils déjà construits,il n’y a sans doute pas grand chose à faire…sauf quand il faut changer les ailes…ce qui est arrivé sur quelques appareils !
    par contre une évolution de la production est toujours possible et la solution indiquée est certainement faisable, c’est à la direction de AK de prendre la décision de faire un éssai ou pas.
    rationaliser et simplifier la production serait certainement une bonne solution…j ‘avais entendu dire qu’il y avait autant de modèles que d’ appareils vendus ! cela permet aussi de diminuer les coûts de fabrication, et de mieux se placer à la vente, tout en diminuant les risques de pannes, donc d’ accidents.
    un appareil plus simple et d’un entretien plus facile se vend mieux !
    ceux qui ont éssayés et retenus ces turbulateurs semblent en avoir satisfaction, ils diminuent nettement la vitesse de décrochage.

  • Arthurléo

    Dyn’Aéro, six mois après la reprise par le groupe AK
    Bonjour,
    En réponse à Rouletabille, j’aimerais savoir quelles sont les problèmes « que l’on connait » à propos des volets des MCR ?
    J’ai quelques centaines d’heures sur ces machines, et je ne vois pas trop de quoi on parle ?
    La cinématique est effet spéciale mais elle n’est pas non plus exceptionnel. A moins que vous parliez des vla/mc100 équipés de flapperons? Sur ceux la, ne pensez même pas aux VG !
    Cordialement
    Arthurléo

  • rouletabille

    Dyn’Aéro, six mois après la reprise par le groupe AK
    faire simple est un des critère pour avoir un appareil fiable et bon marché, aussi bien à l’ achat qu’à l’ entretien.
    La réglementation U.L.M. impose de pouvoir voler ( sans décrocher ) à 65 Kms/heure, ce qui a conduit à une cénématique de volets spéciaux sur le MCR-ULM, en dehors de la complexité, cela a posé les problèmes que l’on connait.
    ne serait-il pas possible à AK d’évoluer en utilisant des turbulateurs  » V.G. » sur les bords d’ attaque ? Un éssai est très simple et ne demande que quelques heures et une dépense minime.
    il n’ a aucune modification sur la structure de l’ appareil et si par hasard, l’ éssai n’était pas concluant, ils peuvent être retirés très simplement sur l’ ULM d ‘éssai.
    si le résultat est positif, ce qui parait possible, cela reviendrait à des volets  » standard « …ce serait  » un plus  » pour le constructeur et les clients.

  • jet37

    Dyn’Aéro, six mois après la reprise par le groupe AK
    Y a t’il aujourd’hui une machine équivalente sur le marché, parce-qu’au chapitre performances élevées se trouve souvent associée une masse elle aussi élevée. Cet appareil me fait rêver depuis que j’ai posé mes yeux dessus la toute première fois, et quand le 4s ainsi que le pick up sont apparus, j’étais limite en transe. Je ne sais que penser de l’abandon du kit, où se situe la priorité pour l’entreprise ? peut-être à l’avenir ? En tout cas je n’imaginais pas possible l’extinction de cette espèce d’engin, et de savoir que les rennes sont aux mains des basques me rassure aussi. Mr Gil ! je vous fait part d’une coquillette, mais qui pique un peu les yeux quand même:

    « Nous avons toujours étaient clairs sur ce point. Ce n’est pas l’objectif actuel  » .

    merci pour l’article, longue vie.

  • roulerabille

    Dyn’Aéro, six mois après la reprise par le groupe AK
    c’est un changement important au niveau de la clientèle ciblée.
    auparavant, les ventes portaient essentiellement sur les KITS, c’était une bonne solution, seul problème, le SAV a mal suvi .
    élargir la clientèle à du certifé, pourquoi pas, mais ce n’est plus le même prix de l’ heure de vol ! et par les temps actuels, c’est un pari risqué.
    abandonner celle des Kits n’est peut être pas la meilleure formule, avec le risque que d’autres prennent ce créneau.

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