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L’épreuve de vérité pour le coavionnage français

Dans la perspective de l’entrée en vigueur, le 25 août 2016, de la nouvelle réglementation européenne Air OPS N0965/2012, la DGAC finalise le futur cadre réglementaire qui s’imposera, à partir de cette date, à la pratique du coavionnage en France. Les plates-formes Wingly et Coavmi ont fait des propositions à l’administration.

Les sites français de coavionnage sauront d’ici un mois à quelle sauce la DGAC veut les manger. C’est en effet, au plus tard, le 25 août 2016 date de l’entrée en vigueur de la réglementation européenne Air OPS N0965/2012, que la France mettra en place son propre encadrement du coavionnage. Comme nous l’a expliqué en mars 2016 Patrick Amar, le directeur de la Mission aviation légère (MALGH), la DGAC a décidé de faire jouer cette possibilité qui lui est offerte, évoquant des raisons de sécurité.

Alors que le nouveau règlement européen ne distingue pas spécifiquement le coavionnage et de ce fait le reconnaît, comme l’a rappelé explicitement Patrick Ky, directeur de l’EASA, cette procédure couramment utilisée lors de la substitution d’une nouvelle législation communautaire aux législations nationales des états membres, va permettre à la France d’encadrer l’activité en attendant que l’EASA le fasse à l’échelon européen, le cas échéant. Dans le cas contraire, la France devra se plier à la réglementation européenne.

Les sites français de coavionnage jouent gros. La charte de bonne conduite qu’ils proposaient initialement, en réponse aux exigences de la DGAC, a évolué vers des critères d’expérience exigés pour la pratique du coavionnage. Wingly et Coavmi qui sont en pointe dans les négociations avec la DGAC proposent qu’un pilote doive totaliser au minimum 75 heures de vol, une expérience de 12 heures de vol dans les douze derniers mois et avoir effectué un vol sur l’avion utilisé dans les deux derniers mois. De plus, un pilote possédant moins de 200 heures de vol ne doit pas s’éloigner de plus de 100 nautiques de son terrain de départ pour un vol de coavionnage.

Les sites espèrent que ces concessions assoupliront la position de la DGAC qui jusqu’à présent n’a jamais caché le fait qu’elle souhaitait encadrer la pratique du coavionnage avec des critères beaucoup plus contraignants. Elle a toutefois renoncé à l’idée d’exiger des sites de coavionnage qu’ils répondent aux exigences d’un certificat de transporteur aérien simplifié. La réponse avant le 25 août 2016.

Gil Roy

A propos de Gil Roy

Gil Roy a fondé Aerobuzz.fr en 2009. Journaliste professionnel depuis 1981, son expertise dans les domaines de l’aviation générale, du transport aérien et des problématiques du développement durable l’amène à intervenir fréquemment dans diverses publications spécialisées et grand-public (Air & Cosmos, l’Express, Aviasport… ). Il est le rédacteur en chef d’Aerobuzz et l’auteur de 7 livres. Gil Roy a reçu le Prix littéraire de l'Aéro-Club de France. Il est titulaire de la Médaille de l'Aéronautique.
Journaliste chez Aerobuzz.fr

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