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Le planeur surfe sur le 21ème siècle

Pour le mouvement vélivole français, le passage du « vol à voile » au « planeur » s’inscrit dans l’air du temps. Au-delà de son changement de nom effectif depuis le 1er octobre 2018, la Fédération française de vol à voile, désormais de « vol en planeur », embrasse son époque : réseaux sociaux, modulation des licences de pratiquants, e-learning, réalité virtuelle, … Le planeur demeure précurseur. Une caractéristique inscrite dans ses gènes !

3.10.2018

La performance est inscrite dans les gènes du vol à voile. © FFVP

Au commencement, il y a le planeur ! Près d’un siècle et demi plus tard, il y a encore le planeur, la seule machine volante pilotée capable de venir défier le SR-71 Blackbird à des altitudes de vol qui ouvrent les portes de l’espace.[Le 2 septembre 2018, le Perlan 2 a porté son propre record du monde l’altitude en planeur à 76.124 ft, soit plus de 23.200 m. Le record établi par le SR-71 est de 85.069 ft, soit près de 26.000 m.[/note] Le développement durable a sa mascotte et il ne le sait pas. Peu importe, le planeur enroule le 21ème siècle, sans émission de CO2, silencieux comme au premier jour, toujours plus imaginatif.

« Le nom change, pas la passion ! »

La Fédération française de vol à voile (FFVV) a décidé de changer de nom pour coller à l’air du temps. Elle s’appelle désormais Fédération française du vol en planeur (FFVP). « Ce changement de nom était en germe depuis longtemps. Au cours des dix dernières années, une cinquantaine de clubs avaient déjà fait le pas », relativise Jean-Emile Rouaux, le président de la FFVP. Avant la seconde guerre mondiale, les vélivoles pratiquaient le vol sans moteur. Ce n’est qu’après que la terminologie vol à voile s’est imposée, introduisant au passage la confusion.

Les vélivoles s’en sont accommodés pendant des décennies, se moquant bien d’être confondus avec les pratiquants du char à voile ou les amateurs de dériveur. Les planeurs gagnaient en finesse et les circuits en distance. L’essentiel était là. Mais c’était avant que les réseaux sociaux n’imposent leur loi à ceux qui veulent exister sur la toile. « Pour plus de visibilité, la Fédération s’adapte au monde moderne de la communication. Le nom change, pas la passion », rassure le président.

Des effectifs en hausse de 6%

Ce serait mal connaître les vélivoles que de croire qu’ils ont succombé à un effet de mode. Celui qui vole sans moteur en tirant parti de son environnement ne perd jamais de vue le but qu’il s’est fixé. Il sait où est l’essentiel. Le changement de nom n’est que l’épiphénomène d’une révolution culturelle qui vise à porter le planeur vers de nouveaux sommets d’excellence. Une révolution silencieuse évidemment. Pas un sauvetage !

« Le vol en planeur se porte bien », affirme Jean-Emie Rouaux, chiffres à l’appui. « En 2018, nous avons dépassé les 11.500 licenciés, soit une croissance de 6% sur un an. Nous nous rapprochons du pic des 12.000 que nous avons connu dans les années 1980. Chez les moins de 25 ans, la hausse est de 9%. ».

Une communication plus offensive

De tous temps, les clubs de planeur ont été de formidables révélateurs de vocations, non seulement de pilotes, mais de mécaniciens, d’ingénieurs ou encore de météorologues. C’est encore le cas aujourd’hui, parce qu’il est toujours possible pour un jeune d’apprendre à voler à des conditions économiques accessibles.

Au moment où l’industrie aéronautique au sens large, transport aérien compris, recrute, le planeur doit aller à la rencontre des jeunes, sur leur territoire, pour leur passer le message. « Dans les clubs, la nouvelle génération s’est emparée de la communication. Nous avons adopté une communication plus offensive, notamment sur les réseaux sociaux ».

Le BIA reste toutefois l’un de ses principaux canaux de recrutement des jeunes et la Fédération y travaille, notamment en étroite collaboration avec l’Armée de l’Air. Pour élargir le cercle, depuis deux ans, un partenariat a également été mis en place avec la Fédération Leo Lagrange pour proposer des stages découverte sur trois jours à des jeunes des quartiers défavorisés (une centaine de jeunes en a déjà bénéficié). Les moins de 25 ans représentent un quart des effectifs du vol à voile.

Adapter la pratique aux attentes du public

Pour attirer de nouveaux pratiquants, mais aussi pour conserver ses licenciés, la FFVP a développé une offre ciblée en rupture avec l’esprit même de la pratique du planeur des décennies passées. Il fut une époque pas si lointaine où on entrait en vol en planeur comme on entrait en religion. L’engagement était total… ou n’était pas. « Aujourd’hui, les gens ne veulent plus passer tous leurs week-ends sur un terrain. Nous ne l’avions pas encore intégré dans les années 2000 et nous avons perdu du monde », reconnaît le président.

La FFVP propose désormais un choix de trois licences adaptées qui répondent mieux aux aspirations des pratiquants de l’aéronautique. Cela va de la licence Découverte de 6 jours de vol, à la licence Duo qui permet à celui qui ne veut pas s’investir dans un brevet de profiter, néanmoins, des plaisirs du vol avec un pilote expérimenté. Ces nouvelles licences ont déjà séduit un quart des licenciés, preuve qu’elles répondent à une attente.

e-learning et réalité virtuelle

En parallèle, une refonte de la formation du pilote de planeur a été lancée. C’est l’ambitieux projet « lab Planeur ». « Nous tendons vers une formation par les compétences, avec une meilleure identification des risques dans les différentes phases du vol. » Le cursus fera appel au e-learning et à la réalité virtuelle. Un moyen d’aborder la formation de manière plus ludique, notamment pour les jeunes.

Il est évident que ces outils n’étaient pas disponibles sur étagères. Il a fallu les créer. « Fin 2019, le masque de réalité virtuelle permettra de remplacer les premières générations de simulateurs dans les clubs. Il sera testé par les instructeurs. Dès l’hiver 2020, nous prévoyons de démarrer les e-licences. » Il ne s’agit pas de substituer les heures de vol virtuelles aux heures de vol réelles. « La réalité virtuelle va permettre de créer des scénarios pour entrainer les pilotes à faire face à des situations inhabituelles. »

Le plaisir de voler sans moteur… © FFVP

Lorsque toutes ces briques seront assemblées, c’est « un mooc géant de l’apprentissage du planeur », une formation globale en ligne, qui sera disponible et qui permettra à tous de préparer une e-licence. « Avec une simple tablette, on doit pouvoir pratiquer certaines séquences de vol en planeur de manière très simple. Cela passe par un important travail sur les réseaux sociaux couplés à un internet performant. L’objectif est, en partant du virtuel, d’amener les stagiaires vers le réel, vers le plaisir ultime : surfer sur les nuages en profitant des courant ascendants créés par la nature. »

Plus d’un siècle après les débuts de l’aviation, les pilotes de planeurs restent des précurseurs.

Gil Roy

 

 

A propos de Gil Roy

chez Aerobuzz.fr
Gil Roy a fondé Aerobuzz.fr en 2009. Journaliste professionnel depuis 1981, son expertise dans les domaines de l’aviation générale, du transport aérien et des problématiques du développement durable l’amène à intervenir fréquemment dans diverses publications spécialisées et grand-public (Air & Cosmos, l’Express, Aviasport… ). Il est le rédacteur en chef d’Aerobuzz et l’auteur de 7 livres. Gil Roy a reçu le Prix littéraire de l'Aéro-Club de France. Il est titulaire de la Médaille de l'Aéronautique.

17 commentaires

  • vixiom

    Que de fleurs lancés à l’égard de cette discipline… chose que je comprend tout à fait, puisque je me suis inscrit cette année dans un club de vol à voile après un vol d’initiation inoubliable. Le planeur est clairement une machine géniale, et cela m’a toujours ému de voler en planeur…
    Par contre j’ai un énorme problème avec la mentalité et logistique du club, et malheureusement d’autres nouvelles recrues pensent comme moi : abandonner. Pourquoi ? Entre autres parce que pendant que les moustachus volent et que les expérimentés progressent, il n’y a que les débutants qui s’occupent d’arriver tôt le matin pour sortir les machines, de faire les départs et arrivées, et restent tard le soir pour tout rentrer, pendant que les anciens (pas forcément vieux,) boivent des bières au bar en racontant leur 4 heures de vol journalières quand aucun débutant n’a pu dépasser les 15 min de vol.
    J’ai ainsi compris pourquoi il faut dans ce club minimum 2 ans et environ 3 à 5 ans avant d’être laché (on ne parle même pas du brevet), j’avoue avoir été naif car possédant le brevet ULM j’imaginais ne pas être laché trop tardivement. Mais non, c’est même mal vu de venir de l’aviation motorisé, avec tout les préjugés possibles…
    Ce fonctionnement semble convenir aux dirigeants et habitués du club puisque cela permet d’avoir une réserve de personnels motivés pour ne pas avoir à s’occuper des tâches ingrates ! Belle solidarité.
    Ensuite, en demandant autour de moi les autres clubs de ma région semblent plus ou moins similaires, et en regardant les nouveaux brevetés dans la revue de la fédé, ils semblent que ce soit majoritairment avant la trentaine ou à la retraite qu’on obtient le précieux sésame. La tranche des 30-60 ans est très peu représentés, alors qu’avec un peu d’organisation, il pourrait y en avoir beaucoup plus : le planeur est effectivement L’activité de l’aviation du XXI siècle (emission, bruit, etc), mais pour progresser encore il faudrait aller au dela du seul changement de nom…
    Désolé du pavé dans la mare, mais il représente majoritairement l’avis des nouveaux arrivants.

    • Seb

      Je rebondis sur ton commentaire. Dans les clubs affiliés à la ffvp, on trouve le meilleur comme le pire au niveau mentalité. Dans le pire, j’entends par certains qui passent carrément leurs nerfs carrément sur les débutants. J’ai vu des « petits jeunes » traumatisés et découragés. Cela rejoint ce que tu dis en fait car certains (chef pilotes et/ou instructeurs) prennent les élèves plus jeunes vraiment de haut et vident leurs poubelles sur eux.
      Sans parler du mépris de l’aviation motorisée. C’est pathétique. Mais ceux qui font cela benevolent beaucoup, alors on leur dit rien, et ils le savent très bien, alors ils en profitent.
      J’ai eu du mal à me remettre de ma mauvaise experience avec le club de planeur. Heureusement que lorsque je suis passé à l’avion, j’ai eu un instructeur et un chef pilote très compétent qui m’ont redonné le goût de voler.

  • Ah, le vol à voile et l’…

    HOMMAGE AU ZÉRO

    J’ai eu pas mal d’occasions dans la vie de me trouver devant un zéro. Ecolier-pouvant-mieux-faire, j’en ai présenté quelques-uns, en reniflant, à la signature d’un père courroucé ou d’une mère gémissante. Plus tard, passé de l’autre côté de la barricade, il m’a fallu savoir le pourquoi de certains zéros et les apostiller, mon cœur paternel rempli de colère et d’inquiétude.
    Vous aussi, sans doute, vous avez le souvenir de quelques zéros dont la joue vous a cuit, et qui vous ont gâché des jeudis et des dimanches, voire des vacances entières !
    Zéros de travail, qui marquaient du rond rouge de la honte la lividité des copies blanches. Zéros de conduite que nos maîtres avaient, une fois pour toutes, pris l’habitude de nous asséner quand ils avaient cru découvrir en nous la brebis galeuse, le cancre indécrottable ou le plaisantin sournois, et qui nous rejetaient sans cesse dans les ténèbres extérieures de l’indiscipline.
    Zéros provocateurs, à la gauche desquels, faussaires sans vergogne, nous ajoutions un chiffre 1, pour éviter des sanctions familiales qui, au contraire, s’en trouvaient multipliées.
    Zéros pointés, superlatifs du néant !
    Zéros dont le cercle, avec son petit nœud coulant, nous serrait la gorge d’angoisse !
    Zéros, qui ont fermé tant de portes d’entrée !… Zéros, qui ont ouvert tant de portes de sortie !… Zéro maudit, rond infernal, cercle vicieux, combien de larmes avez-vous fait couler, combien d’échines avez-vous fait suer ?…
    Zéro que nous avons haï, vous êtes maintenant notre espérance. Zéro qui compromettez le présent et l’avenir des écoliers, votre cercle représente, pour les vélivoles que nous sommes, une corbeille remplie de promesses !
    Quand ça va de mal en pis, quand, dans une a atmosphère atone, tout semble vous abandonner, quand ça chute bêtement, irrésistiblement, quand le pilotage le plus soigné, l’invocation la plus fervente, le gros mot le plus gros restent sans effet… et que tout d’un coup, l’aiguille du vario se met à remonter vers le zéro, l’atteint et s’y maintient, tout cesse d’être perdu. L’espoir renaît. Un tour… deux tours… un tour encore… zéro toujours, zéro, zéro… Zéro ! ça n’est pas rien ! Zéro ! c’est quelque chose ! C’est magnifique, zéro !
    Et je te fignole la spirale, et je te tiens la bille au milieu comme s’il y avait quelqu’un pour la voir… Zéro ! Ça va ! Le temps passe, on reste en l’air, la vie est belle ! Patience ! Courage ! Appliquons-nous ! Zéro toujours !
    Le nuage là-bas, qui semblait inaccessible, approche tout doucement… Zéro de mon cœur, ne me lâche pas, tiens-moi jusqu’à ce qu’il arrive !
    Le voilà, ça y est ! L’aiguille est remontée d’un poil… Zéro positif… mieux que positif… Plus cinquante !… un mètre !…
    Sauvé!
    Petite vie qui dure, salle d’attente des belles envolées, sursis précaire qui se transforme parfois en acquittement définitif, zéro sauveur, merci !

    Une Invitation au vol à voile de Janine et Georges BEUVILLE
    Flammarion, Paris 1960

  • REICREM

    Bonjour. Le vol à voile ? mes plus beaux souvenirs…Même en spiralant en local ou en s’éloignant avec prudence. Et quelle école de pilotage ! Passé à l’ULM plus tard, j’ai pu faire la différence entre ceux qui en venaient et les autres…Il n’y a pas photo !
    Pour terminer une pensée pour mon instructeur devenu un copain et dont le regard s’illuminait dès qu’on prononçait le mot « planeur »…

  • Jacques ALN

    Prés de 50 ans de vol en planeur !!! presque partout dans le monde.
    Et près de 50 ans d’aéro club ou je croise toujours (pas les mêmes d’année en année parce que certains vieillissent et d’autres déménagent) les pilotes qui profitent des vols locaux et ceux qui partent sur la campagne. Tous, après les vols parlent de leur passion commune: voler en planeur en utilisant les courants d’air que le commun des mortels n’imagine même pas et le « must »c’est que nous utilisons un treuil électrique depuis plus de 10 ans. Vol à voile ou vol en planeur, est ce bien utile de critiquer cette nouvelle appellation qui n’est là que pour coller à la réalité du monde d’aujourd’hui ?
    Les buses, les aigles, les vautours mais aussi les cigognes seront toujours autour de nos planeurs pour nous montrer les ascendances et nous faire rêver au vol que nous ferons demain… en surfant sur l’air non comme une planche à voile mais comme un surf….

  • Guy

    Certains vont sans doute vouloir « faire du planeur » (ça fait quand même mal aux oreilles),
    je les laisserai « gratter » avec les poulets.
    Quant à moi je fais du vol à voile
    avec les aigles.

    • Jean-Mi

      Pourquoi ce snobisme ?
      Haaaa… tout comme certain font du bateau et d’autres de la voile ? Mouaif, pas classe, tout cela flotte ou coule pareil…
      Quand je parle à des néophytes de « vol à voile », on me demande « c’est quoi », auquel ma réponse commence par « ben c’est voler en planeur ».

      Donc autant faire court et parler de « Fédération de vol en planeur ».

      En interne de cette fédération, comme partout, il y a des gens qui ont juste envie de voler pépère le dimanche, d’autre qui veulent faire des circuits de 300 bornes, et d’autres encore qui veulent être champion du monde.
      Les premiers sont heureux comme des papes en ASK-13 en local sur les Alpilles, les derniers veulent le dernier JS3 bien astiqué et des concurrents affutés.

      Mais tous volent en planeur et sont heureux comme ça.

      Les gens autour de moi aiment leur loisirs, ont envie de se faire plaisir. Nettement moins sont accros à la compétition et à la recherche de la performance à tout va. On leur demande déjà ça toute la semaine au boulot.

      • Guy

        De snobisme point.
        Vous voulez être pilote ou conducteur, coureur ou athlète, jouer à la raquette ou pongiste, faire du ballon ou pratiquer le basket-ball.
        Les mots, les noms ont un sens. Ils recouvrent une réalité.
        Le vol à voile c’est faire du planeur? bin non.
        Rien à voir avec la compétition une gestion de club délicate ou que sais-je…
        Je pratique aussi la voile et je fais quelque fois du bateau, en effet l’un n’a rien à voir avec l’autre.

    • michel

      Bravo ! Le problème c’est qu’en club, les « aigles » vélivoles se font payer leur jouet par des « poulets » pilotes de planeur en ASK13 « sam’suffit ». Mais ils sont des « locomotives », parait-il. Vous avez déjà vu un champion du monde de vol à voile faire le 20h00 de TF1 ? Pendant des années, à travers ma licence, j’ai financé le centre de haut niveau de la FFVV auquel je n’ai jamais même envisagé d’accéder (étudiant puis travaillant, je volais quand je pouvais et n’étais au niveau qu’en…fin de saison !); la fédé a toujours pompé les petits clubs, dont le mien, mort après une longue agonie (plus rien sur l’AD depuis).
      Notable différence avec la voile: course au large sponsorisée et le moindre plan d’eau couvert de petits dériveurs…

    • Cyril

      Du snobisme point ? Ce commentaire renifle pourtant la condescendance ! Quelle ouverture d’esprit …

      • Guy

        Bonjour,
        La condescendance n’affecte pas mon ouverture d’esprit.
        Cet état d’esprit n’a, par ailleurs, pas grand chose à voir avec le snobisme.
        Cordialement.

  • paul

    La FFVL, aux formations et activités très axée sur la performance, avec une avalanche de titres dans les compétitions internationales de distance et de voltige parapente, a connu une évolution similaire.
    Alors que les compétitions traditionnelles peinent à faire le plein, le succès dès la mise en ligne du site Internet de la Coupe Fédérale de Distance fut immédiat parce qu’associé à la mise sur le marché d’instruments/enregistreurs de vols permettant de partager les traces des vols en quelques clics, à l’image des outils qui font les réseaux sociaux, mais aussi capables de fournir aux pilotes une information fiable et facile à interpréter sur les espaces aériens qui l’entourent, l’anti-collision.
    Et pour bientôt la mutualisation en quasi temps-réel par les techniques de l’IoT des paramètres aérologiques expérimentés par chaque aéronef connecté, et la mise sur le marché d’un service de balises de détresse bi-directionnelles à prix contenu (avec Kinéis, le « New Argos » de CLS qui sera fabriqué par THALES et NEXEYA).
    Sans pour autant négliger les fondamentaux, avec la mise à hauteur de l’enseignement de la prévision et du renseignement météo, de la prise d’information en vol pour une « lecture dynamique » de l’aérologie, enseignement qui semble encore bien à la traine dans cette évolution numérique spectaculaire.
    De nouvelles solutions enthousiasmantes et susceptibles, on l’espère, d’abaisser un plancher d’accidentologie que FFVP et FFVL présentent la même difficulté à cerner.

    • Pilotaillon, adepte de philosophie aérienne

      Hello Paul,
      Nous pouvons comprendre cette approche « centrée performance » du vol-libre mais il me semble que vous omettez de prendre en compte la jeunesse de l’activité (1ers « vols » en 1985 env.) et les interventions très appropriées a la fois des constructeurs (certification des voiles) de la fédération (d’ajuster des actions entre prévention et conserver l’adhésion de « pilotes libres »), et des pionniers, qui ont exploré – augmenté – les capacités de vol. Ces personnages ont largement contribué à ce que la France reste en tête des nations innovantes sur la pédagogie et les pratiques.
      C’est à La Coupe Icare (la 45ème il y a 10 jours) que nous mesurons le mieux le résultat.
      Il me semble que ce sont les hommes qui font l’évolution et pas le matériel dans ce cas. Même si c’est lié et et contributif.
      Si l’on compare à l’Allemagne ou l’Autriche, ou les pilotes sont également nombreux, l’écosystème français, simple et dynamisant a permis aux Berod, Waller, Eyraud, Avenne, Rodriguez, Ménégoz, Bouilloux, Favre… (la liste est longue) de faire bondir la connaissance, les équipements et surtout la pédagogie.
      Cependant l’activité vol-libre, volontairement peu réglementée, a son lot de pratiquants irrespectueux / irresponsables, mais qui restent marginaux au final, car l’autodiscipline est omni-présente. En conscience, les pratiquants veulent préserver le fragile équilibre.
      Planeur et Vol-libre, mêmes thermiques et même combat, chacun à sa manière : faire du quidam inspiré un pilote, à travers la pratique et dans l’attitude, trouver le juste mélange de rêve, de sensations et de raison.
      Saluons les belles initiatives !
      Bon vols.

  • Thierry Paris

    Le planeur surfe sur le 21eme siècle et on nous passe une vidéo où les planeurs datent presque des années 60, soit presque 60 ans.
    Il y’a mieux pour attirer le chaland.

  • LFFC

    Bonjour, le vol à voile c’est le graal du pilote planeur.
    Le vol à voile c’est partir sur la campagne par opposition au pilote planeur débutant qui spirale dans les 3 mêmes pompes en local pendant des heures.
    Donc réduire la discipline au « pilotage planeur » c’est un peu dommage à mon sens…

  • michel

    Au siècle dernier, on vit arriver au club de vol … à voile de Valenciennes un duo de « clampins » avec un planeur type Bocian polonais, non homologué en France. Ils l’avaient acheté aux domaines en Belgique: ayant entendu le mot « voile », ils croyaient acquérir un dériveur !
    Ils le donnèrent au club en échange d’un brevet gratuit pour chacun d’eux. Ce « deal » ne fut pas mauvais, même si ce ne fut pas si simple (immat « OO » par exemple)
    Assez récemment, j’ai entendu dire que ce planeur existait toujours chez un collectionneur, je ne sais pas s’il vole encore.
    J’aimais être en place arrière et glisser mes bras dans les emplantures d’ailes non caissonnées: là, bras écartés, on faisait du vol à voile !
    c’est cela aussi « l’aristocrate des sports de glisse »

    • MONFURT

      ce bocian ,il me semble que je le connait ,c’est un belge patron d’une agence en douane,acquis pour une bouchée de pain dans une base militaire Belge/USA
      et voulait apprendre a piloter a Prouvy ce planeur a était retapé et mis en état par un certain Bébert du club a cette époque(qui a fait le premier vol) ,ne pouvant pas continuer la laisser gratuitement a ce club ,je ne connait pas la suite
      Bébert ex valenciennois

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