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Les meetings aériens à l’heure du bilan carbone

Il est urgent de redorer le blason des meetings aériens auprès des acteurs locaux qui considèrent ces événements de plus en plus risqués d'un point de vue politique. © Gil Roy / Aerobuzz.fr

Dans l’étude stratégique et économique qu’elle a réalisée pour le compte de France Spectacle Aérien et l’Aéro-Club de France, la Chaire Pégase invite les organisateurs de meetings aériens à mettre en place un label vert. Pour éclairer le débat, la DGAC a évalué le bilan carbone d’un meeting aérien en fonction de son importance.

Il n’y a pas de raison que les meetings aériens y échappent plus longtemps. De la musique classique ou hard rock, en passant par la chanson française, les festivals en tous genres mettent, désormais, tous en avant leurs efforts pour atténuer leur impact carbone. Les meetings aériens ont d’autant moins le choix, qu’en plus de la pression environnementale, ils doivent aussi faire avec le dénigrement de l’aviation.

Ce n’est pas parce que des familles sont prêtes à payer un ticket d’entrée...

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15 commentaires

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La possibilité de commenter une information est désormais offerte aux seuls abonnés Premium d’Aerobuzz.fr. Ce choix s’est imposé pour enrayer une dérive détestable. Nous souhaitons qu’à travers leurs commentaires, nos lecteurs puissent apporter une information complémentaire dans l’intérêt de tous, sans craindre de se faire tacler par des internautes anonymes et vindicatifs.

  • Je pense que ces chiffres ont au moins le mérite d’exister, être capable de quantifier un problème c’est pouvoir en prendre la réelle mesure et souvent commencer à le résoudre. Même s’ils restent certainement perfectibles, ils sont le premier outil factuel opposable aux arguments dogmatiques de ceux qui par ignorance, jalousie ou intérêt économique contraire passent leur temps à dénigrer l’aérien. Rien de mieux pour démontrer tant aux détracteurs qu’aux élus et au public que comparé à d’autres évènements mobilisant un rassemblement de public, les meetings aériens ne sont pas le plus mauvais élève de la classe, qu’ils prennent leur part du job, et qu’il n’y a aucune raison sérieuse de se priver ni du plaisir d’un passage de T6 supplémentaire, ni des retombées économiques qu’ils apportent et encore moins de la conservation du patrimoine vivant que représentent les avions qui les animent.
    Et si à la lueur de ces chiffres les Préfets voient comme une évidence que leur attention doit plutôt se porter sur les 20.000 teuffeurs d’une rave party que sur les 20.000 visiteurs d’un meetings aériens ce sera une très bonne chose parce qu’au rayon nombre de voitures c’est surement pareil, part du transport en commun c’est surement moins bon et quand à celui de de la mise en place du recyclage et d’une politique zéro déchet on sait tout de suite lequel des deux est le plus vertueux.
    A propos, tant qu’on parle de chiffres: Les +- 50 centrales à charbon Allemandes émettent en ce moment 342 tonnes de Co2 à la minute : l’équivalent d’un meeting aérien comme celui de l’exemple toutes les ….12 secondes. A partir de fin 2022 elles en produiront encore plus puisque le pays aura fermé toutes ses centrales nucléaires… .
    Tout bien calculé, pour les passages de T6 mettez moi en deux de plus, et je vais aussi reprendre un peu de F4U4, c’est excellent pour les gamins qu’on voit assis au bord de la piste, ceux qui regardent le ciel avec des étoiles dans les yeux. Il y a 20 ans ils seraient venus avec leurs mob à essence, aujourd’hui ils sont venus en VTT et en vélo électrique, personne n’a le droit de leur voler leurs rêves.

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  • @Gilles Rosenberger.
    Les chiffres que vous nous transmettez ont été établis par des gens qui ont quitté l’école après leur CM2.
    En effet il est puérile de comparer de cette façon les consommations de carburant entre une voiture, un DR400 et un 777 (par exemple).
    En effet en 10 heures la voiture parcourt 800 km, le DR400 2500 km et le 777 (en 9 heures) il va de Paris à Miami en passant par Terre-Neuve. Je viens de vivre le voyage d’un membre de ma famille sur FR24. A un moment ils ont volé à 500 noeuds (vitesse sol) Or TOUS les conducteurs de voiture savent que plus on va vite et plus la consommation augmente.

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    • par Gilles Rosenberger

      @ Stanloc
      Oui, j’ai effectivement quitté l’Ecole après le CM2 … pour entrer au Collège.

      Tous les lecteurs (vous et moi compris) comprennent que nous ne faisons pas la même chose avec une voiture, un DR400 ou un avion de ligne transatlantique.
      Tous les lecteurs (vous et moi compris) ont vu dans ma liste, une illustration de ce que signifie 1tCO2eq. Rien de plus.
      Ou plutôt si : l’ambition de contribuer à initier une prise de conscience du fait que nous allons devoir faire des arbitrages : entre rouler dans une voiture qui consomme 6l/100, voler en DR400 ou voyager sur un avion de ligne actuel.
      Arbitrer c’est un acte individuel réfléchi.
      Pas le résultat d’une réglementation inepte.
      Et pour réfléchir, il nous faut des métriques : je commence ici à en proposer.
      Bons vols.

      Répondre
      • Gilles, je suis content d’apprendre que vous au moins vous êtes allé au Collège après votre CM2 et que vous avez pu y apprendre l’art de la pirouette. Pour ceux qui ne sauraient pas c’est l’art de répondre à côté de la question. Cet art est très bien pratiqué par les écolos.
        Il faut comparer ce qui est comparable.

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  • Une démarche intéressante tant pour mieux communiquer que comprendre et s’améliorer. Communiquer : l’empreinte d’un meeting est-elle plus significative que celle d’autre grands événements (je dois dire n’en avoir aucune idée) ? Comprendre : quels sont les principaux contributeurs au bilan ? Les accès par véhicules individuels, le trajet des démonstrateurs, leurs démos, leur hébergement… ? Là encore, aucune idée. S’améliorer : en fonction des réponses à la question précédente.

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    • par Gilles Rosenberger

      @ nicolas Turcot
      Les rares études accessibles à ce jour indiquent que 70% des émissions proviennent des déplacements du public (essentiellement en voiture).
      C’est le chiffre que nous avons présenté lors de la convention de FSA, avec beaucoup de précaution : il faut le confirmer.
      C’est l’un des axes de l’étude que Time to Fly initie.
      Dans un tel contexte, les émissions d’un meeting pourraient (bien noter le conditionnel !) être du même ordre de grandeur d’un concert en plein air …
      A suivre …

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  • par Jean Baptiste Berger

    @Gilles Rosenberger.
    Vous démontrez par vos chiffres ce que Catherine Boullourec, Jean-Luc Langeard, Stanloc et Pierre Favereau expriment instinctivement.
    Quand un Français ne consomme même pas le double d’un « citoyen du monde » et qu’on évalue que peut-être 5% des Français (sans doute un maximum) va à New York (ou à l’île Maurice…) une fois par an, que les même pas 1% qui volent en DR400 ne pollueront que 40% moins en utilisant l’Elixir…etc.
    Sachant d’autre part que la part Française de pollution (CO2) ne fait même pas 1% de la quantité mondiale….
    Ces restrictions punitives pour interdire les loisirs devenus politiquement polluants (et donc source de voix pour les malins qui savent utiliser la jalousie de ceux qui, majoritairement, ne les pratiquent pas) sont vraiment ridiculement inefficaces (1% de 5% on est de l’ordre du cinquante millième, non ?) si elles sont appliquées à une population qui ne consomme même pas le double des citoyens qui n’ont même pas un vélo pour se déplacer….
    Autant je suis pour que toute innovation soit globalement utilisée pour diminuer l’effet de l’homme sur le climat autant je trouve ridicule et malsaine cette course aux restrictions « à la marge » quand la démographie mondiale ou les phénomènes naturels ont, eux, un effet primordial et temporellement inquiétant sur le réchauffement climatique et sur la pénurie des ressources.
    C’est un peu comme si on disait aux occupants d’un canot de naufragés prenant l’eau qui ont une montre de la jeter par dessus bord pour alléger l’embarcation au lieu de chercher à boucher les trous et d’écoper, ce qui serait plus efficace…et sans discrimination stupidement culpabilisante.

    Jean-Baptiste Berger

    Répondre
  • De la bêtise généralisée … Autant nous confiner éternellement et nous suicider, si on ne peut plus avoir de liberté, à quoi bon vivre, Il faut aussi supprimer tous les événements sportifs tels que les marathons, les spotifs respirent trop vite, il faudra aussi éradiquer tous les animaux herbivores ils émettent trop de CO 2…

    Répondre
  • Moi je suis très très inquiet car le volcan de LA PALMA a craché pendant 80 jours combien de CO², SO² et autres gaz ? QUI VA PAYER ??????? Qu’en disent les écolos ?
    Et nous avec notre volcan à LA REUNION ? On est bien avec notre organisation de la première COP. Je suis MDR.
    De grâce obligez les gens qui lancent de telles études à ce qu’ils affichent EN CLAIR et EN DETAIL leurs calculs de bilan carbone. Je veux voir pour y croire.
    Les plaignants doivent PROUVER que leur plainte est recevable.

    Répondre
  • par Gilles Rosenberger

    Une information complémentaire :
    La société de conseil TIME TO FLY (pour laquelle je développe l’activité Aviation Durable) a signé en début de mois, avec France Spectacle Aérien, un protocole par lequel Time to Fly va mettre à disposition des organisateurs de spectacles aériens :
    (1) l’étude complète de l’empreinte carbone de 3 meetings aériens type (un petit, un moyen et un gros),
    (2) une application en ligne permettant aux organisateurs de calculer leur bilan prévisionnel détaillé avec leurs données spécifiques (plateau, public, …) et
    (3) des bilans certifiés.

    Les deux premières offres sont développées gratuitement et mises à disposition de FSA. Elles sont destinées aux organisateurs de « petits » et « moyens » meetings.

    Les bilans certifiés seront commercialisés comme tous les bilan que nous effectuons pour les aéroports, les compagnies aériennes, … et au passage ils bénéficient des compétences de nos consultants et de la force de notre image.

    Il sont plutôt destinés aux organisateurs de « grands meetings »

    De plus, si l’ADEME prolonge en 2022 les aides existantes, ces études seront en partie finançables.

    Les participants à la convention de FSA fin novembre, ont eu la primeur de cette annonce.

    Les 2 premiers outils seront disponibles dès le printemps prochain.

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  • par Catherine Bouroullec

    65 tonnes de CO2 pour le Meeting de la Ferté ?
    Et combien pour leurs COP inutiles, leurs Davos ridicules, et autres sommets superflus ? 😡
    Ce n’est pas dans ce monde-là que je veux voir vivre mes enfants, mes petits-enfants ! On ne peut avancer correctement que si l’on sait d’où l’on vient, et on tient mieux debout grâce à des racines. Laissons-leur ces racines-là, même si elles larguent quelques jours par an un peu de fumées peu souhaitables dans l’atmosphère. Laquelle en voit bien d’autres par ailleurs, dont on évite pudiquement de parler en public. 🤬
    Pourquoi ne pas détruire alors les châteaux de Versailles où de Fontainebleau, la Cité de Carcassonne ou le Mont St Michel ?
    Eux non plus, ils ne respectent plus aucune des normes actuelles ! Allez hop ! Au bulldozer tout ça, au nom de Ste Écologie on n’a qu’à construire à la place des immeubles basse consommation ( avec des matériaux importés de Chine) et des « mobilités douces » impraticables pour les handicapés ou les seniors…..😥

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    • par Jean Baptiste Berger

      Pas mieux !

      Répondre
    • Tout à fait d’accord que celui qui n’a jamais émis une Tonne de co2 jette la 1ère pierre…

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      • par Gilles Rosenberger

        @ Pierre Favereau
        Voici quelques ordres de grandeur des émissions pour 1 tCO2eq (émissions directes, indirectes et grises) :
        – 50 jours de citoyen Français (consommation et investissement individuel et collectif – source Min. Dev. Durable. – année de référence 2015)
        – 20 jours de citoyen US, 35 jours de citoyen allemand, 40 jours de citoyen UK, 60 jours de citoyen Chinois et 90 jours de citoyen du Monde.
        – 4.000 km dans une voiture consommant 6l/100
        – 10 heures de vol en DR400-120
        – 16 heures de vol en Elixir
        – 1 AR Paris New York en classe éco

        Nota : ces données sont des ordres de grandeur qui peuvent être discutés à l’infini quand on ne définit pas les périmètres concernés: rentrer dans cette précision aurait nécessité bien plus de surface rédactionnelle. Il ne s’agit que d’illustration par ordre de grandeurs.

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