Accueil » Ouverture d’une école de télépilotage de drone à Francazal

Ouverture d’une école de télépilotage de drone à Francazal

Airborne Concept vient de créer le Centre d’Instruction et d’Entrainement au Télépilotage (C.I.E.T). Cette nouvelle école implantée sur l’ancienne base aérienne 101 de Francazal ambitionne de donner une culture aéronautique aux futurs pilotes de drones.

27.03.2014

Aujourd’hui, en l’état du développement de l’activité, pour débuter une carrière de télépilote de drone, le minimum requis est un brevet théorique de pilote d’avion, de planeur ou d’ULM. Aucune formation pratique n’est exigée… pour le moment. Et ce nouveau métier attire de plus en plus de jeunes séduits par son côté innovant et par les perspectives de développement des drones. « Nous pensons qu’il est nécessaire d’apporter à ces télépilotes la culture aéronautique dont la plupart manque », affirme Arnaud Le Maout, ancien commandant de bord de Transall de l’Armée de l’air, co-fondateur d’Airborne Concept. Avec Vincent Croze, pilote privé et aéromodéliste, il vient de créer à Toulouse-Francazal, le Centre d’Instruction et d’Entrainement au Télépilotage (C.I.E.T).

«Cette formation n’est effectivement pas obligatoire mais nous la proposons afin d’accompagner les stagiaire de A à Z, c’est-à-dire depuis la préparation à l’examen théorique du pilote d’Ulm jusqu’au dépôt des dossiers pour obtenir l autorisation d’exploitation d’un drone auprès de la DGAC, en passant par tous les aspects pratiques du pilotage et de la mise en oeuvre d’un drone», explique Arnaud Le Maout. Il est convaincu que la réglementation risque de «se durcir a termes». Le premier stage proposé par le CIET débutera à Francazal, le 14 avril 2014.

La formation d’une durée d’une semaine est vendue 2.900 euros TTC. Elle s’articule entre théorie et pratique. Les stagiaires doivent au préalable avoir commencé à préparer le brevet théorique. L’entraînement au pilotage se fait sur des quadricoptères. A Francazal, l’école dispose d’un complexe « indoor » (volume de 1300m3) au sein de l’ancienne Base Aérienne 101. En extérieur, elle a accès à une zone réglementée par la DGAC réservée aux activités d’aéronefs télé-pilotés, utilisable pour les vols de perfectionnement en plein air.

Dans l’optique d’apporter une connaissance plus approfondie de la réglementation aérienne et d’acquérir les compétences aéronautiques nécessaires au pilotage, Airborne Concept propose lors de sa formation, un vol d’initiation à bord d’un avion permettant de matérialiser les différents domaines et problématiques du vol. Arnaud Le Maout et Vincent Croze qui ont repéré un besoin, ont décidé de se positionner sur un marché appelé à connaître un fort développement dans les mois à venir.

Gil Roy

A propos de Gil Roy

chez Aerobuzz.fr
Gil Roy a fondé Aerobuzz.fr en 2009. Journaliste professionnel depuis 1981, son expertise dans les domaines de l’aviation générale, du transport aérien et des problématiques du développement durable l’amène à intervenir fréquemment dans diverses publications spécialisées et grand-public (Air & Cosmos, l’Express, Aviasport… ). Il est le rédacteur en chef d’Aerobuzz et l’auteur de 7 livres. Gil Roy a reçu le Prix littéraire de l'Aéro-Club de France. Il est titulaire de la Médaille de l'Aéronautique.

13 commentaires

  • KRETZ Didier

    Ouverture d’une école de télépilotage de drone à Francazal
    Je cherche à contacter un club d’usagers amateurs de drones le plus près possible de Saint Gaudens.
    Merci de me donner quelques pistes !

  • Jérôme

    bonne idée
    J’ai ri en lisant les premiers commentaires enflammés: je rappelle qu’une journée de formation professionnelle pas forcément qualifiante est vendue en général de 1000 à 4000€ aux entreprises.

    En France on aime pas payer, mais la qualité a un prix!

    Je trouve que les 2900€ pour une semaine de stage dans les conditions que propose cette boite sont plus que raisonnables!

    @lelong: comparé aux 2000€ pour les 20h de formation ULM que vous proposez c’est même plus intéressant!

    On se plaint des rigolos mal formés qui ternissent l’image du métier et on hurle quand des écoles ouvrent: on a besoin de formateurs sérieux et ambitieux, je dis bravo et bon courage à ces toulousains!

    signé « un droniste canadien » 🙂

  • McManus

    Ouverture d’une école de télépilotage de drone à Francazal
    2900 € ??? Mais je vous souhaite de nombreux clients disposés à dépenser cette somme rondelette ! C’est excessif, proche de l’escroquerie.

    • arnaud le maout cofondateur d'airborne concept sas

      Ouverture d’une école de télépilotage de drone à Francazal
      Monsieur Mc Manus
      Prenez un stage individuel intensif d’une semaine complète, dispensé par des ingénieurs dont l’expérience n’est plus à faire , la mise à disposition de matériels onéreux, dans des locaux spécifiquement dédiés, saupoudrez le tout du dynamisme d’une équipe de passionnés, à la bonne humeur inaltérable, malgré les charges d’une jeune entreprise (et certains commentaires..) , vous obtiendrez un tarif, certes significatif, mais en deçà des prix pratiqués par d’autres écoles de télépilotage, qui ne méritent pourtant pas d’être taxées d’escroquerie…
      Je vous invite donc à vous renseigner quelque peu avant de vous permettre des remarques diffamatoires.
      arnaud le maout

    • Martel

      Ouverture d’une école de télépilotage de drone à Francazal
      Ce n’est pas de la diffamation, mais un jugement de valeur. Ne vous en déplaise.
      Un phantom équipé avec gopro, c’est à peu près 1000euros. On ajoute à cela le théorique….en attendant de savoir ce que l’état nous réserve et voilà ! Ce marché va devenir très concurrentiel. Redescendez de votre podium d’ancien PN de l’AA.

    • le maout arnaud

      Ouverture d’une école de télépilotage de drone à Francazal
      M. Martel
      Nous ne partageons sans doute pas les mêmes valeurs en effet, d’ailleurs votre virulence à commenter cet article en devient presque douteuse.
      Ne seriez-vous pas vous même concurrent?
      Dans tous les cas sachez que notre formation s’effectue sur drone professionnel bien plus couteux que ceux que vous évoquez.
      Enfin je voudrai rappeler que contrairement à ce que vous semblez insinuer les « PN de l’AA » (personnels navigants de l’armée de l’air pour les non initiés), dont j’ai modestement fait partie, ne sont pas assis sur des podiums et savent que l’humilité est garante de longévité dans l’aéronautique.
      respectueusement
      arnaud le maout

  • magoul driss

    Ouverture d’une école de télépilotage de drone à Francazal
    l’ouverture de cette ecole à francazal par deux anciens veterans de l »aeronautique et une bonne introduction dans le domaine des drones teleguidés qui a besoin des gens comme arnaud et vincent qu’on doit encourager pour demarrer ce genre d’activité qui fera du bien surtout pour l’agriculture de precision. les pilotes qui ont une formation elementaire s’interesseront à ce stage de perfecionnement qui pourra leur assurer un debouché dans ce secteur meme avec ces 2900 euros ca vaut ce bon recyclage

  • arnaud cofondateur d'airborne concept

    Ouverture d’une école de télépilotage de drone à Francazal
    Au delà du clin d’oeil c’est la mémoire de ce lieu que nous avons choisi de préserver en choisissant ce nom.
    En effet, comme bon nombre de mes collègues j’ai été tour à tour élève puis instructeur dans ce véritable temple du transport aérien militaire aussi redouté que respecté.

    Au sujet de notre formation au télépilotage,je me permets une comparaison:
    Aucun permis n’est obligatoire pour prendre la mer à bord d’un voilier, pourtant il ne viendrait à personne l’idée de larguer les amarres sans apprendre.
    Le ciel mérite au moins autant d’égard, même s’il est vrai qu’il est difficile d’embarquer à bord de son drone…

    Arnaud cofondateur d’airborne concept
    ancien navigateur officier systèmes d’armes commandant de bord sur C160

    • Julien

      Ouverture d’une école de télépilotage de drone à Francazal
      Je me doutais bien que le sigle CIET ne pouvait pas être une coïncidence !

      En tous cas je vous souhaite de réussir ! 🙂

      Julien

    • lachistera

      Ouverture d’une école de télépilotage de drone à Francazal
      Hello,
      bien vu le clin d’oeil sur le CIET (que j’ai bien connu comme « aspi » en 79/80 ). Pour revenir au stage , il est plutôt dans la moyenne basse des prix. Certes pour le quidam moyen qui ne pressent pas le moindre danger à faire voler une machine avec une gopro, ce sera toujours cher…. Mais celui qui vient de l’aéromodellisme et qui connaît les dangers, il y aura toujours le respect de la réglementation ! Aujourd’hui, opérateur agréé DGAC, j’avoue que cette réglementation devrait se durcir, car vu tous ceux qui font n’importe quoi, n’importe où, ca fait peur !!! (du style faire voler une machine dans une rampe d’approche ou bien au-dessus d’un site classé au batiment de France….)
      bref, longue vie au CIET !
      amicalement

    • Flextakeoff

      Ouverture d’une école de télépilotage de drone à Francazal
      J’ai toujours trouvé étonnant que l’on puisse être commandant de bord dans le transport militaire sans être soit même pilote. Pour les non initiés un CDB tient forcément de manche… Cette particularité se retrouve t’elle dans les armées étrangères ?
      Sinon, bon vent à votre entreprise.

  • Julien

    Ouverture d’une école de télépilotage de drone à Francazal
    Amusant clin d’oeil au Centre d’Instruction des Equipages de Transport (CIET) qui était justement installé à Francazal !

    Sinon l’idée est originale, espérons que ca marche (même si j’ai des doutes où dans la mesure où ca n’est pas obligatoire et qu’il n’existe aucun « label » pour ce genre de formations, qui ira dépenser près de 3000€ pour la semaine de formation ?)

    • lelong

      Ouverture d’une école de télépilotage de drone à Francazal
      Si, ce stage intéressera des quidams complètement inculte de l’aéronautique et du modélisme. Je suis instructeur ULM multiclasses depuis 15 ans et des gens m’appel pour obtenir le théorique ULM. Je leur conseil de lire le manuel du pilote ULM et de bachoter les questions sur mon site ou d’autres site et d’aller passer l’examen. Pour le pilotage souvent il se forme seul ou avec le vendeur des machines. pour information je forme un pilote d’ULM en 15/20h pour 1500 à 2000€ emport passager et examen radio compris… et je penses que ma flote reviens facilement au prix d’un drone. Maintenant si des gens sont pres a mettre ce prix et en travaillant avec la formation professionnelle effectivement le prix du stage doit etre consequent pour payer tous les frais et salaire. Ce n’est plus du loisir dans ce cas et les gens vont sortir plus de sous en esperant les recuperer plus tard en travaillant. Les formation ULM reste un loisir, une perte pure d’argent pour un loisir.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.