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L’avion de voltige Integral R décroche ses deux premiers clients

Aura Aero, concepteur et constructeur du futur avion biplace de voltige Integral, appelé à succéder à l’emblématique Cap 10 de Mudry, annonce les commandes de Midi-Pyrénées Voltige (MPV) et Dijon Voltige.

22.01.2020

Le premier vol de l’Integral est prévu au premier semestre 2020. La production en série est en préparation sur deux sites français et la chaîne d’assemblage finale sera implantée en Occitanie. © Aura Aero

Ce sont deux écuries parmi les plus importantes de la voltige française qui ouvrent le carnet de commandes du biplace développé par Aura Aero. Et ce sont surtout deux associations très orientées sur la formation et qui ont aussi fait éclore de nombreux talents ces dernières années. Midi-Pyrénées Voltige a opté pour un kit, ce qui va lui permettre de disposer plus rapidement de son avion. La livraison est prévue pour fin 2020. Quant à Dijon Voltige, elle a choisi d’attendre la certification complète et donc a commandé un avion prêt à voler qui devrait être livré au cours du deuxième semestre 2021.

Aura Aero présente l’Intégral, le digne héritier du Cap 10

L’Integral a fait sa première apparition au salon du Bourget 2019. Ce biplace de voltige moderne qui revendique sa filiation avec le célèbre Cap 10 est décliné en deux versions, l’Integral R à train classique et l’Intégral S à train tricycle, offrant des capacités complémentaires suivant les besoins des opérateurs.

La maîtrise des coûts d’opération est un critère majeur pour ce nouvel appareil. La maintenance, par exemple, a été optimisée dès la conception, avec la présence d’une soute « systèmes » et la possibilité d’un changement moteur en moins d’une heure via un ensemble propulsif « plug and play ». L’accès aux organes vitaux de l’avion est immédiat pour permettre un gain de temps lors des visites périodiques. Un système digital de suivi d’opérations aériennes et de maintenance dédié est également proposé aux clients.

En termes de performances, les appareils de la famille Integral tolèrent des facteurs de charge élevés (+9/-9G en monoplace) permettant une activité intense en voltige. Ils se caractérisent par une vitesse de croisière de 180 kt (335 km/h), une autonomie de plus de 1.000 km et une charge utile pouvant atteindre 330 kg.

Les avions construits en bois-carbone, sont tous équipés d’un parachute balistique de cellule, de réservoirs anti-crash et de sièges anti-crash avec absorption d’énergie, ce qui est inédit pour cette gamme d’appareils. L’ergonomie a été particulièrement soignée.

 

 

Integral R – Fiche technique

  • Envergure : 8,78 m / Longueur : 7,26 m / Hauteur : 2,46 m
  • Vitesse de croisière : 180 Kt (335 km/h)
  • Distance franchissable : plus de 1 000 km (1 111 km ou 600 nm)
  • Charge utile : 330 kg, dont 30 kg de bagages
  • Capacité en carburant : 175 l
  • Capacités d’opérations VFR/IFR

7 commentaires

  • PlaticPlane

    … et en plus, la mise au point va être peaufinée par un topdriver 🙂

  • ERIC

    possibilité d’un changement moteur en moins d’une heure via un ensemble propulsif « plug and play » : En 60 min seulement, je demande à voir…(surtout sur un moteur à piston).

    • georges

      Pourquoi pas?
      ça ne me semble absolument pas impossible. Il suffit d’un ensemble pré monté, même avec hélice en place, ça peut donc se limiter à démonter du support moteur, débrancher des prises électriques et rebrancher alimentation carburant, commandes de puissance et richesse, en une heure ça me parait très faisable!

      • ERIC

        Et bien vous venez le démontrer dans un atelier et vous faites l’exercice sur un simple 152…Vous verrez que 1H cela passe très vite….

      • Jean-Mi

        Le C-152 n’est pas prévu pour faire ce genre de manipulation rapide. Il est bien sûr impossible de faire ça sur un 152 ou le simple fait d’enlever les dizaines de vis qui tiennent les multiples parties de capots vont vous occuper une heure, en effet…
        Mais quand on étudie l’avion pour un entretien rapide, alors on peut faire de l’entretien rapide.
        Tout comme n’importe quel planeur moderne peut se démonter en quelques dizaines de minutes au milieu d’un champs de betteraves et être mis en remorque quasiment sans outils…
        Je connais des avions (certifiés !) ou l’on ouvre les capots en moins de deux minutes à deux personnes et deux tournevis plats. J’ai vu faire la manipulation sur un C-182 standard et la centaine de vis à enlever m’a fait me sentir embêté envers le jeune mécano à qui on avait demandé de faire ça pour que je puisse faire une étude…
        Par contre, sur les Cessna en question, le bâti moteur est fixé à l’avion par 4 écrous. Il faut aussi débrancher l’arrivée carburant et les tiges de commandes de puissance-réchauffe-pas d’hélice. Ce qui prend du temps, c’est le soin et la rigueur que l’on met dans ces actions.

  • Adrien31

    Cela fait plaisir de voir des personnes reprendre la suite de l’histoire de l’industrie française de voltige et faire des avions qui s’avère être exceptionnels et moderne, tout en gardant une touche issue des pionniers.

    En espérant que cette entreprise ne soit ni rachetée par des étrangers, protège sa « propriété intellectuelle » et ses innovations techniques, ne disparaisse trop prématurément, mette un point d’honneur à fabriquer l’intégralité de l’avion en France et enfin, ne cesse d’innover et améliorer leur gamme, pour rester en pointe, face aux constructeurs notamment allemands ou US.

    Espérons aussi qu’on puisse visiter vos locaux « tourisme industriel » pour passionnés obligé 🙂

  • Studer

    Super qu’il y ai une relève en France après monsieur Mudry.

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