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Thales teste des solutions pour sécuriser l’emploi des drones sur longues distances

L’opérateur gazier Teréga offre à Thales 5.000 km de canalisations pour tester des solutions destinées à sécuriser l’utilisation de drones pour la surveillance d’infrastructures hors de portée de vue (grande élongation). Il s’agit de faire sauter les verrous réglementaires en proposant des solutions technologiques fiables.

18.11.2020

Jusqu'à présent, les contraintes réglementaires ne permettent pas au drone de s'imposer face aux avions ou aux hélicoptères sur le marché de l'inspection de réseaux. © Thales

Le protocole d’accord entre TerégaImplantée dans le Grand Sud-Ouest de la France, carrefour des grands flux gaziers européens, Teréga est spécialisé dans le développement et l’exploitation d’infrastructures de transport et de stockage de gaz. Il dispose de plus de 5.000 km de canalisations et de deux stockages souterrains représentant respectivement 16% du réseau de transport de gaz français et 26% des capacités de stockage nationales. L’entreprise a réalisé en 2019 un chiffre d’affaires de 500 M€ et compte environ 650 collaborateurs. et Thales vise à mettre en oeuvre les solutions techniques autorisant les vols dans le respect de la réglementation française et européenne. Ces solutions, développées par Thales, devraient pouvoir rendre possible la surveillance par drone de 50% de la partie du réseau de plus de 5.000 km de canalisations de gaz de Teréga. « À terme, le développement de ce projet permettra de limiter l’usage des avions et hélicoptères aujourd’hui utilisés par Teréga, limitant ainsi l’impact environnemental et réduisant les coûts des opérations tout en augmentant la fréquence de la surveillance des infrastructures. », précise Thales dans un communiqué de presse. Les premiers essais ont débuté mi-novembre 2020 sur des zones inhabitées. 

Pour répondre aux exigences de la réglementation, Thales développe un dispositif technologique garantissant « le plus haut niveau de sécurité des opérations aériennes par drone ». Alliance de la robotique, des technologies de sécurité et de l’avionique certifiée, ces technologies fournissent : 

– des « trackers » capables d’identifier, de suivre et de contrôler les drones de manière sûre et sécurisée, 

– des solutions de « geocaging », développées avec le soutien de la Direction Générale de l’Aviation Civile garantissant le confinement du vol des drones dans le volume dans lequel ils ont été autorisés à voler, 

– ou encore des équipements protégeant les capteurs GPS des drones de potentiels brouillages. 

Thales est ainsi capable d’assurer l’identification du drone et la sécurisation de sa trajectoire dans un volume donné ainsi que le maintien de sa capacité de navigation. C’est à ce niveau que se situent les freins au développement des opérations de grande élongation, c’est-à-dire hors de vue du télépilote.

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10 commentaires

  • Michel

    Bonjour,
    Je suppose que l’anti-abordage en vol est assuré par un adsb In, couplé à un Flarm. Quand est-il des avions de nos aéroclubs, équipés mode C ou S dans le meilleur des cas?
    ( petit rappel: le mode S est un mode C avec juste la transmission de l’immatriculation de l’appareil en plus, l’adsb out ajoute en plus au mode S une position gps, un taux de montée et un vecteur vitesse, pour l’instant seulement obligatoire aux usa)…
    Je pense que l’on a pas fini de croiser ce genre de piafs dans les prochains temps!

    • Raoul Volfoni

      Logiquement si comme tous les drones doivent le faire, ils restent à 150m sol ou moins il y a ségrégation de fait avec les avions d’aéroclub pour qui le 150m est le plancher minimal de vol sauf rare exercice de pannes mais il n’y aura qu’a ne pas les faire a proximité des pipe lines facilement repérables par les balises qui les signalent. Restera a trouver la solution pour les appareils sous dérogation, hélico Samu lors de finales/décollages en campagne, hélico en inspection de lignes, hélico militaires, etc… et au besoin que les drones soient au maximum de conception « frangible »…

      • Michel

        Bonjour,
        Lors de vols en région montagneuse, la regle des 150 metres n’est pas évidente, les pipes lines ne sont pas non plus référencés sur les cartes aéronautiques, il n’est pas possible de garantir un anti-abordage sûr dans ces conditions.
        Attention: ‘’l’aviation de loisirs’’ tel que nous sommes à présent désigné, pourrait se voir contrainte au profit de drones justifiant d’une quelconque utilité publique. Imaginez demain, si tous les colis sont acheminés par drone à votre domicile…

      • Raoul Volfoni

        @michel : En montagne les pipe lines sont toujours en fond de vallée le long des routes, on ne traverse pas un massif en passant par les crêtes quand on construit un pipe-line beaucoup trop complexe et couteux. Les pipelines étant par définition toujours au même endroit il sera très simple d’intégrer le moment venu dans nos cartes aéronautiques numériques les zones et les alertes indiquant la proximité d’un couloir de drone.
        Après pour la livraison de colis à domicile par drone je pense qu’on est encore (très) loin d’y être. Les quelques cas ponctuels dont la presse à parlé semblent plus avoir été faits pour créer un coup de com que pour livrer un colis. Il y a encore beaucoup de stades techniques et règlementaires à passer avant que ça ne voit le jour, sans parler de l’acceptabilité par les personnes survolées… .

  • Jean Pierre Mac Veigh

    Comment assurer l’autonomie di drone sur 5000 km ?

  • sam

    bjr
    finalement les aéromodélistes l’ont dans le dos en long en large et en travers….les progrès faits dans le domaine de l’aéromodélisme depuis de longues années sur les profils, les cellules, les matériaux, les moteurs nous ont permis d’avoir des machines très performantes, dont l’industrie tire maintenant profits en nous virant du jeu avec nos « jouets » , et en nous considérant comme des hors la loi, ou en nous encageant territorialement et juridiquement de manière disproportionnée….
    ci git l’amer comme dirait cynthia

  • pelletier

    « le plus haut niveau de sécurité des opérations aériennes par drone »
    c’est très bien, mais est ce suffisant?
    Thalès garanti t’il que son appareil ne tombera jamais, qu’il n’aura jamais de panne en vol ? et dans ce cas comment sera géré le retour au sol si un quidam est en train de ramasser des pâquerettes dessous hors de vue du télé-pilote?
    Je comprends l’intérêt financier et écologique, mais où est la sécurité là dedans ?

    • CB

      Parce que les appareils pilotés ne sont jamais victimes d’accidents ? Je préfère me prendre un drône sur la tête qu’un MD500 … Une fiabilité de 100,0000% n’existe pas, la question est, où met-on la barre en fonction de la gravité d’un incident. Les drones représentant un danger moindre, il faut probablement s’attendre à ce que la barre soit plus basse, donc le nombre d’accidents plus élevés.

      • Bob

        La difficulté sera la sécurité du drone ( belle cible ) et des biens et personnes en dessous . L élongation ne pourra se faire que par tronçon de dimension securisable et sécurisée de l’ordre de qques km, ce qui est simple à mettre en oeuvre et reduit le coût globale…..reste à à être compatible avec le SORA mis en place en 2021.

      • georges.pelletier@orange.fr

        CB bonjour,
        Vous ne m’avez pas bien lu.
        Je veux dire qu’un appareil piloté pourra peut être éviter une zone habitée, qu’en sera t il d’un drone en panne électronique ?

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