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Biblio – Putain d’avion, c’était mieux les petits vols de nuit

Le 26 janvier 2015, un F-16 grec s'écrase sur le tarmac de la base aérienne d'Albacete, en Espagne, tuant onze aviateurs dont neuf français engagés dans un exercice de l'OTAN. Parmi eux, le capitaine Gildas Tison. Son père, trois ans après le drame, publie un récit autobiographique plein d'émotion et d'espoir.

11.08.2018

Putain d'avion - Gustave Olivier Tison

Un chasseur s’écrase sur le tarmac de la base de Los Llamos, à Albacete, en Espagne, le 26 janvier 2015, à 15 h 16, tuant 11 aviateurs parmi lesquels le pilote Gildas Tison. Dans ce témoignage poignant, son père livre tout à la fois son chagrin, ses incertitudes, ses souvenirs et ses difficultés à faire le deuil du fils tant aimé. © Editions du Panthéon

Passionné d’aviation et de machines volantes, Gustave Olivier Tison a transmis son émerveillement du vol à ses deux fils, Gildas et Gaël. A tel point qu’ils deviennent tous deux pilotes dans l’armée de l’Air.

Gildas, le premier, prend ses premières leçons de pilotage sur ULM sur l’aérodrome de Pierrefonds-Saint-Pierre sur l’île de la Réunion. Puis à 18 ans il intègre l’armée de l’Air en tant qu’élève officier du personnel navigant et rejoint enfin l’escadron 2/2 « Côte-d’Or » sur la BA 102 de Dijon où il est affecté sur Mirage 2000-5. Instructeur sur Alpha Jet à Tours en 2003, il revient à Dijon chez les « Cigognes » cette fois. Il part ensuite en Asie en tant qu’expert du Mirage 2000 puis est nommé sur la base d’Albacete officier de liaison au centre tactique multinational qui organise régulièrement l’exercice interalliés TLP (Tactical Leadership Program).

ISBN : 978-2-7547-4130-9 – 19,90 € / 12,99 €en version numérique – 248 pages.

C’est au cours d’un de ces exercices que Gildas perd la vie dans un Alpha Jet qui attendait sur le tarmac le 26 janvier 2015, avec huit autres aviateurs français.

Dans un essai plein d’émotion, dont le titre reprend celui d’une chanson de Renaud composée lors de la disparition de son ami Coluche, Gustave Olivier Tison livre son parcours dans l’enfer de la perte d’un fils. Le travail d’écriture, au départ destiné à « digérer » et faire le deuil semble être devenu une quête.

Gustave Olivier Tison relate les moments privilégiés passés avec son fils, à bord notamment du F-BOZO, un DR-221 de l’aéroclub de Dinard-Pertuis ou le F-GINM avec lequel tous deux aimaient se balader ensemble en vol de nuit. A ces moments inoubliables viennent s’ajouter la détresse, la colère d’un papa qui a perdu son fils. La quête aussi de quelque chose, ésotérique, comme si tout ne pouvait être terminé définitivement. Le souhait, enfin, de transmettre une lettre à son petit fils, Antoine, fils de Gildas, pour lui dire qui était son père.

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L’armée de l’air endeuillée

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