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Le premier drone français a 100 ans

S'ils connaissent à l'heure actuelle un essor sans précédent, le concept des drones est toutefois plus ancien qu'il n'y paraît. En 1917, pour épargner la vie des pilotes au combat, le capitaine Max Boucher faisait voler un avion Voisin sans pilote sur le champ d'aviation d'Avord. Une prouesse technique à l'époque dont le musée de la base aérienne du Cher garde précieusement le souvenir.

2.10.2017

Considéré comme le père du drone, le capitaine Max Boucher souhaitait épargner la vie de ses pilotes avec un appareil télécommandé © Les Copains d'Avord

La base aérienne d'Avord est riche d'une histoire de plus de 100 ans. En 1912, les premiers aviateurs s'installent dans un pré pour monter l'une des toutes premières écoles de pilotage. Six ans plus tard, en 1918, 1.300 avions et plus de 6.000 personnes peuplent le terrain d'aviation qui verra passer Guynemer, Nungesser, Bourjade... Au milieu de la frénésie qui règne sur la base, le 2 juillet 1917, le commandant du champ d'entraînement, le capitaine Max Boucher, cherchant à épargner la...

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6 commentaires

  • Bernard

    Excellente info mais surtout, ne pas manquer de visiter à Avord même le superbe
     »PÔLE AERONAUTIQUE D’AVORD », merveilleux espace dédié à la préservation du Patrimoine aéronautique régional (et plus). Quelques avions d’arme y sont présentés mais également une évocation de plus d’un siècle d’évolution de cette très ancien base. Du  »Camp d’Avord » de 1872 à nos jours en passant par l’EAA, les Ecoles de Transport, les FAS, Les AWACS etc. Le volume n’est pas très grand mais la qualité des matériels et documents est grandiose. Vaut le détour de très loin.

    • Bernard le vigilant

      c’est pas bien « Bernard » de profiter ainsi d’un excellent article pour se faire de la pub en essayant, en passant, de rabaisser les Copains….. d’Avord: certes il existe une autre association sur Avord qui oeuvre pour la défense du patrimoine, mais le musée de la base aérienne est le seul reconnu par le Ministère de la Défense comme musée de tradition de l’Armée de l’Air en local, le Pôle aéronautique qui n’a de pôle que les locaux occupés sur l’emprise des services techniques de la ville d’Avord ne peut être reconnu d’utilité public, compte tenu des conditions de stockage et de présentation (filets de camouflage notamment, interdit d’utilisation pour cause de vapeurs nocives en cas d’incendie, sorties de secours insuffisantes, dimensions des couloirs de circulation entre les objets entreposés….) bref ce projet, vieux de plus de trente ans, n’a toujours pas de financement avérés à ce jour: rien que 3,2 millions d’euros hors taxe!…… et le déficit des frais de fonctionnement à se partager parmi les communes de la Septaine

      • Pilotaillon

        Pas très cool « les Bernards » de vous chipoter en public. L’important reste la passion vouée à la préservation de l’histoire, qu’elle soit labellisée ou pas.
        Quel sont vos objectifs ?
        Si vous attachez autant de soin à rester intègre avec l’histoire et à la rendre sexy aux yeux du public, le visiteur aura d’autant plus de raisons de passer par Avord qu’il dispose justement de deux adresses sur un même site, complémentaires et qui agissent en bon termes,…

  • Philippe Jean Ladure

    Belle information, merci. Aux noms des pionniers cités, je suggère d’ajouter O.Detable, précurseur des vols stabilisés et le capitaine Arbanère qui intervint en 1922-23 pour les essais sans suite du « Voisin sans pilote » ainsi que Laurent Eynac, politique connu pour son action sur le développement de l’aviation.

  • Pascal R.

    N’oublions pas de mentionner l’ingénieur anglais Archibald Low qui fit voler le premier « drone ». Son prototype d’avion piloté à distance un Ruston Proctor AT construit par les usines Folland a pris son envol le 23 mai 1917 de la base école d’Upavon située dans le sud de l’Angleterre.
    Pour la suite de l’histoire, l’armée française décida en 1923 de classer sans suite le projet d’ « avion automatique » de Maurice PERCHERON et Max BOUCHER.

  • Mahadoo

    Combien sont des personnes qui pratiquent l’utilisation des drones de loisirs et qui ignorent son créateur. Ces renseignements me font grand plaisir surtout moi qui pratique les drone de loisirs depuis 2 ans . Coïncidence j’habite rue Hélène Boucher une aviatrice.Merci pour ces informations sur les drones.

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