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DGA Essais Propulseurs : alternative digitale aux bancs d’essai traditionnels

SimulationX d’ESI va permettre de tester virtuellement le fonctionnement de moteurs d’avion en conditions réelles. La solution est mise en œuvre par DGA Essais Propulseurs en collaboration avec ESI Group.

10.10.2018

Ce banc d’essai virtuel constitue aujourd’hui l’un des éléments majeurs du projet de digitalisation de DGA Essais Propulseurs. © DGA EP

Le cœur de métier de DGA Essais Propulseurs est la réalisation de tous types d’essais de propulseurs aéronautiques. Cette entité de La Direction générale de l’armement (DGA) est doté d’une large gamme de moyens d’essais : elle conçoit et réalise les essais en conditions de vol simulé, y compris les conditions givrantes, de moteurs aérobies aéronautiques, de leurs composants, de leurs ensembles et sous-ensembles et des équipements associés. A l’échelle de l’Europe, le site de DGA-EP est actuellement le plus grand centre de ce type, possédant aujourd’hui la quasi-totalité des caissons d’altitude.

Dans le but d’optimiser la préparation de ses essais et la formation de ses opérateurs, DGA EP a lancé en 2012 le projet Simatmos qui vise à mettre en œuvre un banc d’essai virtuel, qui sera utilisé à terme pour former ses opérateurs et prédire les performances de l’installation en phase de faisabilité d’essais.

Elle a retenu la solution proposée par ESI pour modéliser les installations : SimulationX, le logiciel de simulation système d’ESI permet à DGA-EP de créer des prototypes virtuels des moteurs pour les tester virtuellement dans des conditions réelles de vol. De plus, son environnement ouvert et adaptable assurera une future interaction avec un simulateur.

Le prototype virtuel ainsi réalisé sera interfacé à un pupitre de formation et permettra de reproduire les conditions d’essai pour le réseau atmosphérique, ainsi que les turbomachines. A plus long terme, DGA utilisera SimulationX pour simuler les performances de son installation via le développement d’un jumeau hybride (Hybrid Twin) permettant d’améliorer ses prestations de test en parallèle des essais physiques.

5 commentaires

  • Jean-Mi

    Donc ça ne choque personne d’autre… Ha bon… Tans pis.
    C’est moi ou le bon sens paysan se perd ? Celui avec les pieds bien sur terre…
    Celui qui par exemple dit que la théorie et la pratique, en théorie, c’est pareil, mais que en pratique, non…

    • RMI

      Moi je pense que c’est plutôt la capacité des gens à lire efficacement et comprendre un écrit qui se perd.
      Si vous relisez bien l’article vous comprendrez que ce n’est pas le fonctionnement du moteur qu’ils veulent simuler mais plutôt le fonctionnement du banc d’essai.

      • Jean-Mi

        J’ai bien entendu également compris cela, pas du premier coup certes, tellement j’ai été surpris du contenu.
        En deuxième lecture, je vous retourne la question : Il y a un bureau d’études qui a conçut ce banc d’essais sur un cahier des charges, avec le modèle CAO du moteur à tester, et surtout avec moult simulations et calculs visant à concevoir un banc d’essais qui marche (tenue mécanique, aux environnements, mesures à faire et efforts afférents, etc…)
        Et donc ce sont d’autres simulations informatiques (tout autant faillibles) qui vont valider les simulations informatiques faites lors de la conception du banc ?

        Ma question reste finalement la même !

        On conçoit avec moult outils de calculs et simulation qui donnent un résultat « théorique » auquel on fait confiance et on fabrique les pièces.
        Mais la confiance ne suffit pas alors on fait des essais réel « pratique » qui permette de valider et/ou corriger les calculs. Et alors on certifie l’ensemble via un mix d’essais réel en condition et de résultats de calculs validés par le réel.
        Or là, on veut valider le fonctionnement du banc « théorique » attendu par une autre simulation « théorique » ?
        Soit je pinaille trop, soit j’ai la sensation qu’on mets trop de virtuel dans ce qui est au final un ensemble mécanique bien réel complexe.
        On sait, tous, que les simulations dépendent surtout des hypothèses qu’on leur injecte et des équations qui servent à les résoudre, qui ne détiennent pas toujours l’ensemble de la vérité vraie…
        Le sujet est d’une extraordinaire complexité !

      • Pilotaillon du 21eme siècle

        Savoir jusqu’où ne pas aller / ou foncer !
        Il y a un avantage stratégique à la clé : la réactivité et la capacité à produire des éléments adaptés à la demande…
        Faire tourner des machines est moins onéreux que de lancer des pré-études.
        Le marché étant sans cesse plus diversifié avec des besoins de plus en plus précis, les outils de dimensionnement et de pilotage deviennent stratégiques !
        Est-ce bien le sujet ?
        (Je suis béotien et curieux pour de vrai…)

  • jean-mi

    Je n’ai pas compris !
    Des centaines de techniciens et d’ingénieurs calculent et simulent à longueur de bureau d’études pour concevoir quasi directement le matériel de série qui marche (que ce soit avion ou moteur), qui se doit quand même d’être validé par des essais bien réels en vraie grandeur afin de vérifier que les hypothèses et les réponses aux hypothèses sont bien cohérentes et fonctionnelles.
    Et là, on me dit qu’après tous ces calculs et simulations acceptés comme justes, c’est une autre série de calculs et de simulations qui vont valider les travaux et autoriser voire anticiper les essais des moteurs ? Calculs et simulations tout aussi faillibles que les premiers…
    Donc, je ne comprends pas. Les autres membres du BE autour de moi non plus.

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