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Un Elephant Walk ça trompe énormément…

Le 13 avril 2020, la base d’Andersen, sur l’ile de Guam, y est allée de sa démonstration de force avec un Elephant Walk rassemblant bombardiers lourds, ravitailleurs et drones stratégiques. Mais l’éléphant avançait-il vraiment ?

16.04.2020

Les drones stratégiques ouvrent la marche, bien calés sur la piste, devant les B-52 dont les moteurs tournent. Remboursez ! © US Air Force

L’US Air Force s’est faite la spécialiste des Elephant Walk, ces démonstrations de force faites pour rassembler simultanément un grand nombre d’aéronefs sur les pistes de décollage. Mais le dernier, organisé nous dit-on pour montrer à la Chine que les Etats-Unis ne sont pas encore abattus par le Covid-19, avait un goût étrange.

On avait pourtant envie de crier au génie devant cet assemblage qui a placé à la queue leu leu sur la piste de Guam un hélicoptère MH-60S, un drone RQ-4 Global Hawk, un drone MQ-4C Triton, cinq bombardiers B-52 et une demi-douzaine de ravitailleurs KC-135. Mais ô désespoir, en regardant les photos d’un peu plus près, on s’aperçoit que les drones sont bien installés dans leurs cales.

L’éléphant ne marche pas, il est immobile. Le drones n’ont-ils pas été tractés sur la piste pour ce qui ne serait alors que la mise en scène d’une mise en scène ? La Chine tremble devant cette mise en abyme ! F.L.

La marche de l’éléphant version F-35

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A propos de Frédéric Lert

chez Aerobuzz.fr
Journaliste et photographe, Frédéric Lert est spécialisé dans les questions aéronautiques et de défense. Il a signé une vingtaine de livres sous son nom ou en collaboration. Il a rejoint Aerobuzz en juin 2011. Au sein de la rédaction, Frédéric Lert est le spécialiste Défense et voilures tournantes.

2 commentaires

  • Jean-Baptiste Berger

    Les américains ont l’air d’avoir oublié que c’est en concentrant ainsi au grand jour le fleuron de leur arsenal maritime qu’ils ont perdu en trois heures la moitié de leur flotte, à Hawaï, un certain sept décembre 1941…

    • Pilotaillon

      Sauf que ces mêmes étazuniens disposent aujourd’hui d’un arsenal « significatif » de surveillance optiques, radio, web…
      Et des mesures de protection appropriées certainement.

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