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Un F5 de l’armée de l’Air Suisse se crashe lors d’un entraînement

Un avion de chasse F5 Tiger de l’Armée de l’Air Suisse s’est écrasé à flanc de montagne ce mercredi matin lors d’un vol d’entrainement. Le pilote s’éjecte et atterrit indemne dans la neige, non loin de son appareil.

26.05.2021

Utilisé dans une mission d'entraînement "ordinaire" de jeunes pilotes, le F5 était aux aux couleurs de la Patrouille Suisse © Forces Aériennes Suisses

Alors que les sommets de la station de ski de Melchsee-Frutt dans le canton d’Obwald (Centre de la Suisse) résonnaient des rugissements des réacteurs des chasseurs de la base de Payerne à l’entrainement, l’un des trois appareils engagés, un Northrop F5 E Tiger s‘est écrasé dans une zone inhabitée, sans faire de victimes.

L’appareil avait décollé de Payerne vers 8 h 30 pour effectuer un vol d’entraînement au combat aérien  au profit de deux chasseurs F/A-18. Habituellement utilisé par la Patrouille Suisse, son rôle du jour, alors que la formation ne prévoyait pas de vol à son profit, était de simuler l’adversaire pour permettre aux pilotes des F18 en cours d’instruction de s’entrainer au « dog fight ». « L’accident est survenu aux alentours de 9 heures » a déclaré Stephan Hofer porte-parole du Ministère de la Défense.

Le pilote a été secouru par la REGA (Garde Aérienne Suisse de sauvetage) et bien que sans blessure apparente, il a été conduit à l’hôpital pour contrôle et observation, comme le veut la procédure en cas d’éjection.

Il n’y a pour l’instant pas d’explication sur la cause de l’accident. Un juge d’instruction militaire a été nommé pour ouvrir une enquête.

Stephan Hofer a également déclaré que le Chef d’Etat Major de l’Armée de l’Air Suisse a pris la décision que la flotte des F5 Tiger resterait clouée au sol jusqu’à nouvel ordre.

L’armée suisse dispose encore actuellement de 26 F-5 Tiger, acquis en 1978. A l’orée de leur remplacement, ils ne volent plus que pour des missions d’instruction. © Forces Aériennes Suisses

Le  F-5 Tiger (Freedom Fighter) a été conçu comme avion de chasse léger et maniable par la firme Northrop aux Etats Unis à partir de 1962. Produit à plus de 2 700 exemplaires (dont 1 800 par Northrop et 900 sous licence) et se montrant particulièrement fiable, performant et bon marché, le F5, dans ses différentes versions, (F5A – F5B – F5E et F5F Tiger II) a rencontré un grand succès à l’export en étant adopté par une trentaine de pays.

Les 26 appareils restants en Suisse continuent d’être engagés pour épauler les F/A-18 dans diverses missions secondaires. Ils sont principalement affectés pour servir de cibles et de plastron, à la surveillance de la radioactivité et à la Patrouille Suisse.

Le précédent accident mettant en cause ce type d’appareil date de Juin 2016 où un Tiger F5 de la formation nationale s’est écrasé à l’entraînement, la veille d’un meeting aérien dans un lac à Leeuwarden dans le Nord des Pays Bas. Ce crash fut la conséquence d’une collision en vol avec un autre appareil de la formation. Le pilote avait pu s’éjecter et le second appareil, pourtant très endommagé avait pu atterrir à Leeuwarden avec difficulté. PhC

Un F5 de la Patrouille Suisse s’écrase aux Pays-Bas

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A propos de Philippe Chetail

chez Aerobuzz.fr
Président d’Airshow, spécialiste de l’organisation de manifestations aériennes, Philippe Chetail a organisé plus de 230 meetings aériens depuis 1973. Egalement co fondateur de France Spectacle Aérien, il est l’un des meilleurs connaisseurs européens de tous ceux qui gravitent autour des spectacles aériens. Il a rejoint Aerobuzz en juillet 2011. Philippe Chetail couvre, en particulier, l’aviation de collection et les évènements aéronautiques.

13 commentaires

  • Jean

    Ils attendent quoi les Suisses pour se décider , un autre accident ?
    Sympas , les jeux de mots …

  • Lan

    Pas de blessé c’est bien.
    Quand même dommage de casser une machine aussi belle, pour moi le plus beau monoplace qui ait jamais été dessiné…

  • lavidurev

    @Pifette Exprimez vos propres opinions mais accordez aussi aux journalistes le droit d ecrire comme ils l entendent. Apres votre conscience ne me regarde pas.

  • Thierry

    Je ne comprends pas cet acharnement à utiliser le mot « crash ». Vous avez écrit « se crashe » au lieu de « s’écrase ». La langue française me semble assez riche et belle pour ne pas aller chercher des mots de langue étrangère à tous azimuts. Surtout que « se crashe » ça ressemble à « se crache dessus ». Dégoûtant.
    Vous n’aimez pas vôtre langue ? Allez donc écrire en anglais sur une revue anglaise !

    • lavidurev

      @Thierry, le fond de l article compte bien plus qu une peccadille linguistique. Et vous parlez d acharnement ! Qui crache sur le travail de l autre ?

      • Pifette

        @lavimachin : vous êtes notre conscience…
        @Thierry : Bien d’accord avec vous et continuons à exprimer nos opinions quand bien même sur ce site on ne se fait pas que des copains.

      • Tonton Volant

        La langue parlée exprime l’esprit dans lequel on pense ! (illustre penseur … linguiste) :-\

      • Tonton Volant

        Il n’est pas innocent que l’Université d’Aix Marseille se nomme maintenant « AMU », AIX-Marseille-Université ».
        Cette manie du « globish » pour mieux se vendre …! Le plan Marshall a été concédé à condition que l’Europe achète étasunien dans un esprit de domination commerciale qui, visiblement fonctionne parfaitement dans les faits et les esprits.

      • Pilotaillon, peace'nd love warrior

        Tonton volant ou télégraphiste, dans toutes les biblios traitant de la sécurité est rappelé que le chemin qui conduit au crash commence bien avant l’évènement.
        Le fond du sujet est davantage lié à un anglais « usages professionnel », adopté depuis belle lurette (aviation comprise), dont les origines ne sont pas US mais Anglaise pur jus, car ces Grands Bretons souvent stratégiquement inspirés, ont pris la main très tôt dans les procédés de transmission.
        La Atlantic Telegraph Company posa le premier câble sous marin opérationnel, et il arrivait … en Irlande.
        Avant que Rouxel fasse pomper les Shadoks, les GB construisaient des infrastructures et conservaient leur influence sur les axes de communication avec leur langue bien entendu.
        Assez pratique pour animer leur Commonwealth, alors que les futurs Européens se chipotaient pour en venir aux armes quelques années plus tard.
        Quant aux pragmatiques Etazuniens, qui ont facilité le developpement de grande formes (Bell, At&T…), ils l’ont naturellement adopté, n’ayant rien à redire, sauf à apporter des accents exotiques tels que le Texan ou Hawaïen…
        Cf. visitez Pleumeur Bodou : encore un exemple de maitrise technologique clé, où la France aurait du prendre pied, mais les acteurs de l’époque en ont décidé autrement, faits éclairants de l’état d’esprit des pays.
        https://www.aerobuzz.fr/depose-minute/attention-fragile/#comment-202987

      • Tonton Volant

        Pilotaillon,
        Votre commentaire verbeux à mon égard n’avance à rien, n’a aucun rapport avec le fond « linguistique » : Ya pamba pamba … en lingala.
        Ancien Professionnel de l’Aviation Civile (ICNA) et non pas télégraphiste, encore que je respecte ces travailleurs, je parle l’anglais couramment, – niveau 6 – ai traduis des manuels de vol, mais ne mélange pas les deux.

  • LOTSER68

     » @Aff le loup. ».c ‘est sur que votre réflexion va faire avancer le débat..

  • Aff le loup

    Mais que l’Aile Vessie achète des avions qui sachent voler comme le Rafale…

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