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Hélicoptères : les petits s’en sortent mieux que les gros

Selon les chiffres de GAMA (General Aviation Manufacturers Association) le nombre des livraisons d’hélicoptères, au premier semestre 2018, est en hausse de +6,7%, mais leur valeur plonge de -11,6%.

14.08.2018

Le Bell 505 Jet Ranger X représente plus de la moitié des livraisons de Bell Helicopter au premier semestre 2018. © Textron

Le marché mondial de l’hélicoptère ne redémarre toujours pas. Les grands constructeurs qui constituent l’essentiel du chiffre d’affaires sont toujours confrontés aux mêmes difficultés, comme en témoignent leurs livraisons au premier semestre 2018. Airbus Helicopters a livré 132 appareils contre 175 un an plus tôt et Leonardo 75 contre 83. Si Bell a plus que doublé les siennes (103 en 2018 contre 48 en 2017), c’est grâce à son modèle d’entrée de gamme. Bell Helicopter a en effet livré 59 Bell 505 depuis le début de l’année contre seulement 5 sur la même période de 2016.

On notera aussi que pour Airbus Helicopters, l’essentiel des livraisons portent sur le H125/H125M, son modèle d’entrée de gamme, qui représente à lui seul 60 des 132 livraisons.

Les livraisons d’hélicoptères au premier semestre 2018

Hélicoptères20172018Evol.
Piston125149+19.2%
Turbine338345+2.1%
Livraisons Totales463494+6.7%
Valeur totale1.88Md$1.66Md$-11.6%

Source : GAMA

Comme pour les avions, ce sont les besoins des écoles de pilotage qui tirent la demande et qui expliquent la croissance de Robinson Helicopter (173 livrés en 2018 contre 151 au premier semestre 2017) et en particulier celle des livraisons de son R44 (106 contre 75). A noter que le R44 Cadet (3 contre 11), la version biplace du R44 destinée à contrer le Cabri G2 d’Hélicoptères Guimbal sur le marché de la formation ne rencontre pas le succès escompté. Du côté du constructeur français, les livraisons du Cabri G2 sont encore en retrait (12 contre 18) sur la première moitié de l’année.

2 commentaires

  • Il y a aussi les drones qui prennent une place importante
    Dans les reportages cinéma contrôles techniques , d’un coup d’exploitation nettement inférieur

    • Raoul Volfoni

      La morosité de l’économie avec son lot de restrictions budgétaires, la règlementation de plus en plus lourde et inadaptée à la réalité des attentes des clients utilisateurs d’hélicoptères, le faible niveau du prix du pétrole qui réduit l’activité d’extraction et d’off shore (un des plus gros consommateurs d’heures d’hélicoptères) ont bien plus a voir dans le nombre réduit de ventes d’hélicoptères que le développement des drones. Aucun drone n’est capable de suivre pour le filmer un peloton de cycliste sur une étape de 150km, un rallye automobile en montagne sur une étape de 200km, ou un départ de course à la voile sur les 30 premiers kilomètres en mer avec un vent de 50km/h en embarquant à la fois un cameramen, un photographe, un journaliste et un directeur de course. Aucun drone ne peut remplacer en 10 minutes de vol un climatiseur de 900 kg sur un toit inaccessible à une grue, monter 1 palette de 800 kg de provisions en 20 minutes de vol dans un refuge de haute montagne, transporter en 3 heures sur 600 km d’usine à usine 500 kg de pièces détachées critiques, vous emmener avec 4 amis survoler le sommet du mont blanc pour 150 euros par personne., ou encore amener une équipe médicale sur un accident en quelques minutes. Avec un hélicoptère vous pouvez le faire sans difficulté, et contrairement à certaines idées reçues l’hélicoptère peut souvent être moins cher que le drone: réaliser 100 photos aériennes sur 25 endroits remarquables d’une ville ne nécessite qu’une heure à 1H30 de vol et de bonne météo avec un hélicoptère qui se loue de 600 à 1400 € de l’heure. Le même travail avec un drone nécessitera plusieurs jours, la création de zones interdites au public au sol durant les vols de drones, un travail long et laborieux, et au final plusieurs journées de drone + opérateur à 1.500 à 2.000 € la journée soit une facture largement plus élevée au final, des photos livrées plus tardivement et l’impossibilité de réaliser des images de l’ensemble de la ville qui s’effectuent vers 500/700 mètres sol, le drone étant limité à 150 mètres maximum.
      Le drone à apporté de nouvelles solutions, certaines particulièrement intéressantes et astucieuses, mais un drone, fut il moins cher à l’achat et à l’exploitation ne remplacera jamais les vecteurs traditionnels dont les performances sont pour la plupart des usages, largement supérieures.
      On a pas encore vu d’exploitant d’hélicoptère renouveler ne serait-ce qu’une partie de sa flotte par des drones, ils l’auraient tous déjà fait si le drone était à ce point plus performant et plus économique que les hélicoptères.
      Par contre, bien employé, le drone remplit idéalement des niches de marchés qui le plus souvent n’étaient pas exploitées par les vecteurs traditionnels, (on a jamais vu un hélicoptère voler dans un entrepôt pour faire un inventaire de stock, tourner autour d’un Boeing 737 pour faire de l’inspection technique, ou encore être loué juste pour faire des photos de mariage… ).

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