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Brexit : Airbus met la pression sur la Grande-Bretagne

A moins d’un an de la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union Européenne, Airbus dresse un scénario catastrophe des conséquences du Brexit si aucun accord n’est trouvé entre les deux parties avant le 29 mars 2019.

22.06.2018

Les ailes des Airbus sont assemblées à Brougthon (UK). © Airbus

La Grande-Bretagne est un élément stratégique dans l’organisation industrielle d’Airbus. C’est en effet outre-Manche que sont assemblées les ailes de toute la gamme. Cela représente 14.000 salariés sur 25 sites de production et 4.000 fournisseurs (110.000 emplois) soit un chiffre d’affaires de 7,8 milliards de livres (6,5 Md€). Ce sont aussi 80.000 déplacements annuels entre la Grande-Bretagne et l’Europe continentale.

Si aucun n’accord n’est trouvé entre la Grande-Bretagne et l’UE, avant l’entrée en vigueur du Brexit, ce système ne pourra plus fonctionner ou alors très difficilement et, de toute évidence, en générant des coûts importants. Sans accord entre l’administration britannique de l’aviation civile et l’EASA, les agréments de conception (DOA), de production (POA) et de maintenance (MOA) risquent de ne plus être valables du jour au lendemain.

Dans une période de montée en cadence de la production des A350 et A320, Airbus n’a aucune souplesse d’où le signal d’alarme que vient de tirer le groupe. Si un « hard Brexit » est une issue que peu d’économistes envisagent, il n’en demeure pas moins qu’Airbus est dans son rôle en prenant l’opinion publique britannique à témoin pour pousser le gouvernement à s’engager sans délai dans la voie d’un compromis qui limitera les dégâts. Sans accord sur le Brexit, Airbus affirme qu’il remettra également en question ses investissements en Grande-Bretagne. G.R.

8 commentaires

  • Tapon jacques charles

    On aime ou pas bvoltaire, mais il faut reconnaitre qu ils remettent souvent la verite a sa place. On a trop de fake news today…… vive la verite…..

  • Pilotaillon

    Ne simplifions pas, comme le font habilement les récupérateurs de tous poils. (Les milions de N. Farage par ex.)
    Nous pouvons également aller chercher l’information directement vers les autorités qui conduisent la négociation, dans le respect des règles internationales.
    Pour avoir assisté à un point d’étape le 15 mai à Annecy, par M Barnier, il semble qu’un article n’est pas suffisant pour se faire une idée des enjeux et du dossier.
    Les questions de compensation ne sont qu’une infime partie des points à traiter…
    Par exemple l’Europe négocie les accords d’échange au nom de tous les pays européens. D’ici à la sortie, la GB va devoir les renégocier un à un, dans un contexte politique et frontalier incertain (Irlande),…
    Autant s’y prendre à l’heure.
    Bon courrage Mrs les Anglais ! Si vous avez du temps à refaire le monde, le monde vous regarde.
    L’administration US et Boeing sourient pendant ce temps.
    Si l’on est Européen, soyons lucides et ne nous laissons pas manipuler. Airbus vaut davantage qu’un coup politique dont le succès reste à prouver.
    Bonne lecture :
    https://ec.europa.eu/commission/brexit-negotiations/negotiating-documents-article-50-negotiations-united-kingdom_fr

    • Jean-Louis Chollet

      Bonjour,
      C’est justement là que le bât blesse…
      Les « fake news » sont savamment distillées et entretenues par… les autorités qui alimentent la presse « mainstream » qui se fait un plaisir de les relayer en toute… honnêteté !
      (Le lien dont vous faites état mène à la commission européenne qui en fait partie et l’on eut douter de son entière objectivité sur un bon nombre de points.)
      C’est bien évidemment sur ce point qu’il faut orienter sans cesse la ré-information, afin de rétablir l’équilibre.
      Bonne journée.

      • Pilotaillon

        Devrait-on comprendre que le Brexit constitue une opportunité ?
        Qu’importe la justesse ou l’interprétation des infos, nous nous interpelons sur des suppositions alors que nous sommes tous perdants de voir se détacher la GB, face aux USA et à la Chine.
        Ce que j’évoque est justement les contre-vérités (Fake news) dont les promoteurs du Brexit ont fait usage pour parvenir à leurs fins.
        Alors doit-on continuer à détricoter l’Europe pour finir en petits pays isolés dans quelques années ? Freinant Airbus et sa position concurentielle au passage…
        Continuons à nous laisser distraire et nous mesurerons les conséquences rapidement.
        Indépendante de l’Europe, la France sort dans moins de 5 ans du top 10 des nations, laissant son influence, sa place à terme dans les intitutions mondiales avec les dépendances que l’on peut imaginer.
        Fake ? https://youtu.be/XRH-s_edeL4?t=2285
        Happy landing !

    • Jean-Louis Chollet

      Bonjour,
      Airbus, contrairement à ce que l’on peut lire et à ce que les politiques veulent nous faire croire, n’est pas un projet européen. C’est à l’origine un groupement créé par des pays d’Europe ayant chacun leur libre arbitre avec, pour ce projet, un objectif économique commun.
      Michel Barnier est l’un des (mauvais) constructeurs d’une Europe qui se veut compétitive aujourd’hui, mais qui est plombée par une absence totale de projet cohérent aux divers plans économiques, social et politique. Il nous exprime son avis avec un tableau réalisé par… les Britanniques. Être ensemble, se battre ensemble, réaliser ensemble ne veut pas dire se pacser ou se marier. Pour paraphraser Sacha Guitry « L’Europe, c’est le meilleur moyen de résoudre à plusieurs des problèmes qu’on n’aurait pas tout seul. ». L’Europe est aujourd’hui une coquille vide qui ne sert que les adeptes du non sens mondialiste. Une machine à tuer la culture des nations qui ont, de l’Espagne à la Hongrie (par exemple), des identités bien différentes de ce que l’on veut leur imposer. Saint Exupéry, encore, sur ce point : « Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m’enrichis. »
      Bonne journée, Pilotaillon.

      • Pilotaillon

        Je vous renvoie à vos thèses largement connues de séparatisme…
        Visiblement nous n’avons pas le même angle de vue, ni la même analyse de l’histoire. Chacun appréciera.
        Cependant, et ce au grand jamais, je n’aurais l’ombre d’une véléïté de vous enrichir, par quelque moyens que ce soit.
        Une de mes rares certitudes.

  • Jean-Louis Chollet

    On peut également regarder cette situation par l’autre bout de la lorgnette… http://www.bvoltaire.fr/airbus-menace-de-quitter-royaume-uni-faute-brexit-fake-news/

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