Accueil » Stratoflight : Un balcon à 35.000 mètres d’altitude

Stratoflight : Un balcon à 35.000 mètres d’altitude

La capsule Stratoflight intégrera une "plateforme extravéhiculaire" qui permettra aux passagers de sortir dans le proche espace pour contempler la Terre. © Stratoflight

À l’occasion de la 73ème édition du Congrès International d’Astronautique qui se tient à Paris du 18 au 22 septembre 2022, Stratoflight et Expleo dévoilent leur projet d’ingénierie et de technologie pour le tourisme de l’espace dans un futur proche. Le premier vol est prévu en 2025.

« Space for All », l’Espace pour tous, tel est le thème du 73ème Congrès International d’Astronautique. C’est à l’occasion de cet événement que Stratoflight, associé à Expleo, acteur de l’ingénierie, de la technologie et du conseil, notamment pour le secteur spatial, a choisi de dévoiler son projet. Le projet de Stratoflight vise à permettre à des passagers de monter dans la stratosphère, sous un ballon utilisant de l’hydrogène décarboné. Le vol s’appuie sur la technologie du ballon zéro-pression utilisée depuis plusieurs années par de multiples agences spatiales, dont le CNES et la NASA, pour des vols scientifiques.

Le véhicule de 8 mètres de long pour 4 mètres de large et 3 mètres de haut, est capable d’accueillir 6 personnes dont 2 pilotes.

A 35.000 m d’altitude, en combinaison pressurisée, les passagers pour admirer la courbure de la terre parfaitement visible et l’horizon porte de Barcelone à Amsterdam pour un vol décollant du centre de la France. © Stratoflight

Pour couper court à toute critique, les porteurs du projet visent une empreinte carbone nulle d’où notamment leur « choix d’un ballon utilisant de l’hydrogène vert produit sur le site de décollage avec production locale d’électricité renouvelable (grâce à des éoliennes et des panneaux solaires). » L’habitacle, composé de matériaux biosourcés, recyclés ou recyclables, sera capable, avec sa forme aérodynamique aux lignes à la fois tendues et courbes, de voler sous voile à des vitesses allant jusqu’à 140 km/h pour le retour sur terre.

La descente sur terre, depuis l’altitude de 35.000 m, s’effectuera sous une aile pilotée de type parapente. © Stratoflight

« Stratoflight est un vol qui fait vivre plusieurs expériences exceptionnelles : l’ascension, proche du vol en ballon, la sortie sur le balcon, proche de l’expérience d’un astronaute, et l’atterrissage, similaire à du vol libre en parapente ; tout cela dans une capsule semblable à un vaisseau spatial. Cette mission est pour moi l’aboutissement d’un rêve de pilote mais aussi une innovation technologique dans le respect de la planète. », déclare Arnaud Longobardi, co-fondateur du programme Stratoflight.

Les premiers vols sont prévus en 2025. L’expérience devrait durer un peu plus de 5 heures.

Martin R.

Martin R. est le développeur et webmaster d’Aerobuzz depuis sa création en 2009. Développeur de formation, il a fait ses classes chez France Telecom. Il lui arrive d’oublier ses codes le temps de rédiger un article sur un nouveau produit multimedia ou sur un jeu.

4 commentaires

array(1) { [0]=> int(33) } array(0) { }

La possibilité de commenter une information est désormais offerte aux seuls abonnés Premium d’Aerobuzz.fr. Ce choix s’est imposé pour enrayer une dérive détestable. Nous souhaitons qu’à travers leurs commentaires, nos lecteurs puissent apporter une information complémentaire dans l’intérêt de tous, sans craindre de se faire tacler par des internautes anonymes et vindicatifs.

  • par Catherine Bouroullec

    C’est pas possible de n’avoir encore rien compris à ce point-là ! Les machins « décarbonnés », les trucs « biosourcés » et les bidules « neutres en carbone » ne représentent en aucune façon le moindre début de solution !
    Il faut RÉDUIRE les activités humaines, arrêter de faire des choses non primordiales, il faut abaisser notre niveau de consommation d’énergie ! Pas l’augmenter pour du « tourisme spatial » qui n’a strictement aucune plus-value pour le genre humain.
    Est-ce que ça se voit que ce genre d’annonce me rend furieuse, à l’heure où l’on parle d’interdire aux gens d’aller à l’hôpital en voiture parce que ça met la planète en danger….. ?

    Répondre
    • Faut-il chercher une quelconque manifestation de responsabilité sociétale (comme on dit…) dans une telle démarche ? De quelque nature qu’elle soit, toute action doit aujourd’hui se prévaloir de la plus haute qualité environnementale, c’est la doctrine marketting incontounable, pour séduire le chaland. Sur ce, je vais finir ma banane éco-responsable arrivée chez nous en bateau à fuel lourd, idem pour mon café équitable, et chausser ma polaire synthétique pour économiser l’électricité verte produite par les panneaux qui génèrent de la pollution loin de chez nous 😊

      Répondre
    • Pour une fois qu’on avait une idée novatrice pour satisfaire le divertissement des plus riches (parce que c’est combien le voyage ?), je suis étonné de cette levée de bouclier !
      Mais Catherine, vous avez mille fois raison dans votre réaction : nous avons bien d’autres choses à faire. Cela dit, je préfère ce projet aux élucubrations de Besos, Musk et autres lanceurs de touristes spaciaux.

      Répondre
    • « Il faut RÉDUIRE les activités humaines, arrêter de faire des choses non primordiales, il faut abaisser notre niveau de consommation d’énergie ! »

      Parfaitement d’accord avec vous. Mais l’aviation de loisir, est-ce « une chose primordiale » ?
      On est tous d’accord qu’il faut consentir à des sacrifices, surtout quand ce sont les autres qui les supportent.

      Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

array(1) { [0]=> int(33) } array(0) { }

array(1) { [0]=> int(33) } array(0) { }

Les commentaires sont reservés aux Abonnés premium

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.