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Merville et Air France redémarrent sur de nouvelles bases

Dix ans après la fin de sa filière cadet, Air France est de retour à Merville. L'école de pilotage Epag Ng, héritière de l'Epag, accueillera deux premiers cadets fin juin 2018. Vingt autres arriveront en septembre, qui devraient être hébergés dès le mois de décembre dans un bâtiment flambant neuf. L'ambition de Merville pour l'aéronautique repart en force.

12.06.2018

Les locaux actuels de l'Epag Ng, couronnés de l'ancienne vigie de l'IAAG, ont vocation à disparaître au profit d'une dizaine de nouveaux bâtiments dédiés à la formation. © Fabrice Morlon / Aerobuzz.fr

Acteurs de l’aéronautique, élus et médias se sont retrouvés en nombre ce 8 juin 2018 à Merville pour célébrer le retour d’Air France sur l’aérodrome. La compagnie, qui a sélectionné l’ENAC et l’école de pilotage anglaise L3 pour la formation de ses cadets, a également choisi l’Epag Ng, qui occupe les anciens locaux de la défunte Epag.

Le retour d’Air France

Vingt cadets seront formés à partir du mois de septembre à Merville. En attendant, deux d’entre eux devraient arriver dès la fin du mois de juin 2018 pour débuter leur formation ou plutôt la compléter : les cadets de l’Epag Ng auront déjà un parcours avancé, titulaires d’un ATPL théorique voire d’un CPL, ils viendront à Merville compléter leur formation.

Vincent Kollmannsberger, président de l’Epag Ng (à gauche) et Jérôme Breuzet, directeur de la formation chez Air France, lui-même formé à l’Epag. © Fabrice Morlon / Aerobuzz.fr

Dix ans après la dernière session des cadets d’Air France en 2008, qui se déroulait à Merville et St Yan, Air France est de retour dans le département du Nord.

L’Epag Ng, représentée par quelques membres de son équipe à gauche, cherche à se développer en recrutant notamment des instructeurs. © Fabrice Morlon / Aerobuzz.fr

Le président de l’Epag Ng, Vincent Kollmannsberger, a tenu à remercier ceux qui ont cru au redémarrage d’une école de pilotage au moment où les voyants de la conjoncture et de la formation n’étaient pas encore passés au vert : « nous avons vécu chichement pendant quatre années en maintenant le cap contre vents et tempêtes et, finalement, le modèle que nous avons développé et défendu a fini par payer. »

Ce contrat avec AIr France engage les deux parties prenantes pour une durée de cinq années et verra la formation de 20 à 25 cadets par an sur le site de Merville.

Coup d’accélérateur

Premier élément du campus aéronautique, construit entre les hangars avions, les locaux actuels de l’Epag Ng et les ateliers techniques de l’IAAG, une résidence va sortir du parking actuel qui pourra accueillir 50 personnes . © Epag Ng

L’arrivée des cadets implique un changement de rythme et d’échelle pour l’Epag Ng qui passe d’une dizaine de stagiaires actuellement à trente personnes à former en septembre. L’école s’équipe petit à petit et finalise actuellement l’acquisition de Beech Baron 58 et de DA40 dédiés à la formation des cadets.

Merville se mobilise

Pour les élus locaux, qui ont accompagné l’Epag Ng dès son démarrage fin 2013, l’arrivée d’Air France a mis le feu aux poudres : pour héberger les cadets et les stagiaires privés, 2,4 millions d’euros ont été débloqués rapidement pour bâtir un premier bâtiment qui devrait être opérationnel en décembre 2018, entre les hangars avions et les salles de cours de l’Epag Ng, partagés avec les ateliers de l’IAAG.

« Ce n’est que la première brique d’un légo qui devrait être constitué de dix à douze bâtiments » explique Patrick Lefèbvre, directeur de l’aérodrome de Merville qui espère attirer sur le site de nouvelles entreprises. « L’objectif premier est de faire de l’aérodrome de Merville un lieu incontournable de la formation aéronautique dans les Hauts-de-France » poursuit Patrick Lefèbvre. Toutefois, si l’Epag Ng se développe, son président veut conserver une dimension raisonnable et maîtrisée, même s’il ne s’interdit pas de nouveaux contrats avec d’autres compagnies : « l’accord avec Air France porte également sur le fait que l’école ne dépende pas d’un client unique, avec les conséquences que l’on sait sur l’ancienne Epag » explique Vincent Kollmannsberger.

Sur l’aérodrome LFQT de Merville-Calonne, si les mouvements pendant le week-end peuvent atteindre 200 aéronefs, le rythme hebdomadaire est plus limité, même avec les trafics d’avions d’affaires : en septembre, avec 25 stagiaires supplémentaires, les contrôleurs et les trois pompiers, qui recevront bientôt un nouveau véhicule, retrouveront peu à peu le rythme perdu des années fastes de l’Epag.

Fabrice Morlon

3 commentaires

  • Hubert Salomé

    Que deviennent les quatre « mousquetaires » qui avaient
    repris l’EPAG en scoop lors du premier dépot de bilan ?

    • Fabrice Morlon
      Fabrice Morlon

      Bonjour Hubert,
      Parmi les quatre instructeurs qui ont redémarré l’Epag Ng avec Vincent Kollmannsberger, l’un d’entre eux est parti vers d’autres horizons, toujours dans le domaine de la formation au pilotage, et les trois autres ont conservé leurs fonctions à l’école de Merville.

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