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Une école rwandaise se positionne sur la formation des pilotes africains

L’école privée de pilote Akagera implantée sur l’aéroport de Kigali (Rwanda) vient de commander 4 avions légers à Tecnam et un simulateur de vol SoftekSim. Airbus évalue à 21.580 le nombre de pilotes de ligne en Afrique d’ici à 2036.

26.03.2018

Patrick Nkulikiyimfura, directeur f(Akagera Aviation (à gauche) et Paolo Pascale, PDG de Tecnam (à droite). © Tecnam

ATR exploite un centre de formation d’ATR 42/72 à Johannesburg depuis 2012. Le constructeur franco-italien, filiale d’Airbus, s’est positionné au plus près de ses clients africains pour accompagner le développement du transport aérien en Afrique. Airbus, estime que si le continent ne représentera que 3% des livraisons d’avions neufs sur les 20 ans à venir, cela porte tout de même sur 1.050 avions. D’ici à 2036, l’Afrique aura besoin de 21.580 pilotes et 29.900 techniciens supplémentaires.

C’est en misant sur cette demande que l’école privée de pilotage Akagera de Kigali vient de commander trois avions écoles biplaces P92JS et un quadriplace P2010 à Tecnam. Il a également commandé un simulateur de vol SoftekSim compatible avec ses deux types d’avions.

Akagera Aviation a débuté ses activités en 2008 à Kigali sur le marché de l’hélicoptère (charter, travail aérien, évacuation sanitaire, etc). En 2013 elle s’est dotée d’une école agréée de pilotage (ATO) pour former des pilotes d’hélicoptères. Elle est la seule en Afrique de l’Est. En se lançant sur la formation des pilotes d’avion, elle ambitionne de répondre non seulement aux besoins du Rwanda, mais plus largement à ceux de l’Afrique.

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8 commentaires

  • Lamine Mariko

    Comment postuler ??

  • NGATOBO-MINA TELEGRI

    SALUT! TRES RAVI DE L’INNOVATION,JUSTE POUR AVOIR DES INFORMATIONS SUR LES PROCEDURES DE L’ADMISSION A L’ECOLE.MERCI!

  • Jean-Mi

    Pour rappel : pour qu’un gamin ait envie de devenir pilote, il faut d’abord qu’il voit des avions et qu’il puisse voler. C’est le but de cette école.

    Ensuite, une fois pilote « de loisir », il se peut que l’envie vienne de devenir pilote professionnel, de ligne ou militaire.

    Alors il y a d’autres écoles, mais très peu en Afrique.

  • Jean-Mi

    Super nouvelle ! Pour former un pilote qui va faire du service « de brousse » sur des avions léger, ca va permettre de former sur place et de rafraichir/proroger les pilotes à tarif raisonnable. C’est une première étape pour cette école qui doit viser pour plus tard les qualifications bimoteurs. Le but n’est pas de faire des pilotes de ligne, mais des pilotes, tout court ! Belle initiative !

  • michalu

    En plus, il n’y a pas de bimoteur dans la commande, donc pas de licence possible IR/ME

  • michalu

    Tout ça est très bien, mais si l’école n’a pas d’agrément EASA, et juste un agrément OACI, ses stagiaires ne trouveront pas d’emploi avec un CPL/IR non EASA/FAA

  • Roland M___

    Enfin une bonne nouvelle ! Gageons que le niveau sera de bonne qualité, même sans ‘école « officielle ». Espérons qu’elle durera avec des moyens autonomes

  • lavidurev

    « Pour que la loi du progrès existât, il faudrait que chacun voulût la créer ; c’est-à-dire que, quand tous les individus s’appliqueront à progresser, alors, l’humanité sera en progrès » (Charles Baudelaire)

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