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Décès d’Herb Kelleher (Southwest Airlines) inventeur du modèle low cost

Fondateur, avec Rollin King, de la compagnie aérienne Southwest Airlines, Herbert D. Kelleher est décédé hier à l'âge de 87 ans.

4.01.2019

©Southwest Airlines

Southwest (SWA) a été créée en 1967 comme Air Southwest avant de prendre son nom actuel en 1971. Cette compagnie intérieure américaine a fait évoluer son modèle économique en 1973 pour devenir la première compagnie aérienne à bas prix, ce qui lui a permis de se développer considérablement.

Exploitant uniquement des Boeing 737, sa flotte se monte aujourd’hui à… 750 appareils, majoritairement des Boeing 737-700 mais aussi des Boeing 737-800. Ses derniers Boeing 737-300 retirés du service en 2016 ont laissé la place à des 737 MAX 8, Southwest en ayant commandé 250 exemplaires.

Un Boeing 737-700 de Southwest à l’atterrissage à San Francisco. © Frédéric Marsaly / Aerobuzz.fr

Il faut noter également que cette compagnie reste l’une des plus sûres au monde, alors qu’elle est une des plus actives : les jours de grands départs, la compagnie peut assurer jusqu’à 4000 vols quotidiens, la liste des accidents impliquant des appareils de cette compagnie ne comportant pas de catastrophe majeure.

Kelleher est resté à la tête de son entreprise jusqu’en 2008.  il a été distingué en entrant à l’International Air & Space Hall of Fame du musée de San Diego en 2002 et a été distingué par le Smithsonian Air and Space Museum de Washington en 2006 en reconnaissance de son œuvre dans le domaine du transport aérien. Il était considéré comme un homme d’affaires avisé et un patron charismatique.

FM

A propos de Frédéric Marsaly

chez Aerobuzz.fr
Frédéric Marsaly, passionné par l'aviation et son histoire, a collaboré à de nombreux média, presse écrite, en ligne et même télévision. Il a également publié une douzaine d'ouvrages portant autant sur l'aviation militaire que civile. Frédéric Marsaly est aussi le cofondateur et le rédacteur en chef-adjoint du site L'Aérobibliothèque.

5 commentaires

  • Paul Hisson

    Alors si tout le monde s’accorde à dire que le progres c’est de vivre à la low cost et de respirer des vapeurs de kero via le CFM56 …
    Mais avant de voyager en avion, il faudrait deja avoir voyagé autour de chez soi et connaitre son propre pays à pieds, à cheval, en voiture, en train, en planche à roulettes ? La 4CV avait déjà été créée pour cela en 1947 pour nos grands parents, on était déjà dans le low cost.
    On ne va plus acheter ses légumes au marché le dimanche matin, il suffit de cliquer avec son index sur l’app machin truc bidule et M&S les livre à domicile emballés sous blister, on envoie ses voeux par sms, on se marrie via viber et l’on divorce avec une phrase de 3 mots balancé sur whatsapp !
    La brouette n’a plus sa place alors « c’est le progres » alors vive le low cost et la vie qui va avec ?
    Merci Herb ?
    Ce qu’il manque dans tout cela : du discernement et le sens de la mesure.
    My 2 cents.

    • Jean-Mi

      Tout concept intéressant est généralement dévoyé assez rapidement… Le low cost, dans l’idée de départ, c’est pas con. Ca consiste à consommer ce dont on a besoin, pas plus…
      Par exemple, pour l’aviation, quand je fais Paris-Pau pour le boulot, ben j’ai juste mon p’tit bagage cabine, j’ai pas besoin d’un café en vol, ni d’un sandwich, ni d’un salon VIP, rien… Pour un peu, l’hôtesse non plus, juste un assistant sécurité de bord, ce qui n’est qu’une partie du métier d’hôtesse… J’ai juste besoin d’un transport rapide de Paris à Pau. Le café, je l’ai pris avant le vol en attendant l’avion en salle d’embarquement.
      Donc quand une low-cost me propose ce genre de service minimum mais recentré sur mon besoin (aller de Paris à Pau, rapidement, SVP.), je trouve ça bien.
      Si j’ai envie qu’on me bichonne, la prochaine fois je demande au patron de m’offrir un tour en jet privé depuis Le Bourget. J’aurais l’hôtesse rien que pour moi…

  • jarry

    Ayant été impliqué dans la première équipe de CFMI qui tentait de vendre le CFM56, comment oublier qu’H Kelleher fur un des deux piliers (avec USAir) qui a commandé le 737-300 en mars 1981, ce qui a vraiment lancé de CFM56 (en version-3, avec une première commande de 20 avions). Ce fut la naissance du CFM sur les mono-couloirs .Et encore, à cette date, c’était loin d’être gagné!

  • Paul HISSON

    Dans certains cas je voudrais lui dire merci car le low cost rend service, parfois, souvent, rarement.
    D’un autre coté, je me demande si le jour ou il a « inventé » le lowcost, il n’aurait pas mieux fait de rester couché.
    Un jour certain le « lowcost mania » affectera notre air respirable, par choix, avant d’y être contraint.

    • BOUR

      Bonjour Paul Hisson
      A travers de votre vôtre raisonnement je l’interprèterais come un verre à moitié plein. Le lowcost a permis à des terriens de voyager comme il ne l’aurait pu le faire auparavant. Découvrir la planète en se disant que là où ils allaient, ce n’était après tout pas le bout du monde avec l’avion. Ça c’est pour le favorable, effectivement si l’on observe le nombre de vols, la couche d’ozone en prend une claque !
      A ce jour, peut-on repartir à l ère de la brouette ? Une économie s’est développée. Il y a surement des compromis à trouver !
      Si les mêmes qui discrédites les effets diesel ou kérosène sont prêts à abandonner l’utilisation de ces produits pétroliers alors chiche ! On y va tous !
      Cordialement
      Michel BOUR

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