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L’ATR 72-600E en réponse au CRJ550

ATR n’entend pas laisser le champ libre à Bombardier sur le marché nord-américain de remplacement des biréacteurs de transport régional de 50 places.

22.02.2019

L'ATR 72-600E s'inscrit dans la stratégie de reconquête du marché nord-américain lancée en 2016 par ATR. © ATR

Sur le même principe de l’aménagement d’une cabine de 70 places en 50 sièges répartis en trois classes, Bombardier et ATR proposent tous les deux une déclinaison d’un de leur modèle. Le canadien a été le premier à dégainer, début février 2019, avec le CRJ550 dérivé du CRJ700. L’européen vient de riposter avec l’ATR 72-600E décliné de l’ATR 72-600. Il s’agit de soigner le confort des passagers des lignes régionales nord-américaines et d’optimiser le rendement financier de ces mêmes lignes pour les compagnies régionales américaines. Le marché est estimé à 700 avions.

Ce face-à-face renvoie évidemment le transport aérien régional dans les années 90, à l’époque de la jetmania. Le turbopropulseur et le réacteur se retrouvent à nouveau en concurrence frontale sur le même segment de marché. Aux arguments économiques massues (coûts directs d’exploitation de moitié sur des routes de 250 NM estimés par le constructeur franco-italien), ATR ajoute cette fois-ci une avance technologique indéniable sur le plan de l’avionique intégrée avec en bonus le système Clearvision qui offre de meilleures performances opérationnelles. Cela suffira-t-il à changer les aprioris des passagers qui continuent à assimiler les turbopropulseurs à hélice à des avions d’une autre époque, alors qu’en termes de confort aussi, la série -600 n’a rien à envier à un biréacteur ?

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