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REX : Les Cadets de l’Air Français 2019 en confédération Helvétique

Le 23 juillet 2019, Eléanor Sohier et Elise Specty, toutes deux sélectionnées Cadets de l'Air 2019, s'envolaient en direction de la Suisse pour le traditionnel échange aéronautique international. Deux semaines plus tard et la mémoire chargée d'images et de souvenirs, elles témoignent...

23.08.2019

Elise Specty (à droite) est élève ingénieur à Supaéro (Toulouse), et Eléanor Sohier, en école supérieure de commerce, ont représenté la France, aux Cadets de l'Air 2019, en confédération Helvétique. © IACE

Le mercredi 7 août 2019, le vol HOP AF1219 se posait à Paris Charles de Gaulle ramenant en France les deux Cadets de l’Air Français après leur séjour en Suisse de 16 jours. « Très enrichissant« , nous confit Eléanor. « Un vrai échange multiculturel« , ajoute Elise, avec cette impression d’avoir vécu un séjour aéronautique d’exception.

Les Cadets de l’Air : Un échange aéronautique d’exception

Cet échange initié en 1946 a d’abord vocation à être de nature aéronautique. Les Cadets de l’Air ont ainsi été plongé dans cette atmosphère durant tout le séjour, et cela, dès le premier instant. Avec la visite de l’aéroport Charles-de- Gaulle, de la Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC) en la présence de Jean-Luc Charron, président de la FFA, et des locaux Air France, l’échange commençait déjà très fort en ce 22 juillet, veille de départ pour la Suisse.

Auparavant, les Cadets de l’Air Français avaient déjà fait connaissance lors du Salon du Bourget. Tous conviés au stand Dassault Aviation, un des sponsors de l’opération, l’occasion leur avait été donnée de rencontrer le Lieutenant-Colonel Gauthier Dewas, leader de la Patrouille de France et ancien Cadet de l’Air. Une visite exclusive du salon s’en était suivie.

Top départ pour les Cadets de l’Air français 2019

Le 23 Juillet marquait véritablement le début de l’aventure des Cadets ! Départ 7h15 en direction de Francfort à bord d’un Embraer 170, puis direction Grenchen, en Suisse, sur Super Puma de la Swiss Air Force.

L’envolée suisse pour les deux « Cadets » françaises

Il faut dire que les nombreux vols effectués par la suite, lors du séjour, représentent une composante importante et très attendue de la part des Cadets. Eléanor et Elise ont ainsi eu l’occasion de voler sur Super Puma, Piper Archer, Pilatus PC12, Douglas DC-3, planeur et Montgolfière. Pas moins de 10 vols, au total, ont été proposés aux cadets Françaises en visite en Suisse.

Dans la quasi totalité des pays qui participent à cet échange, le parcours des Cadets de l’Air est militaire. Ainsi, cet échange international est intégré au sein d’une formation militaire et aéronautique incluant, notamment, le passage d’un brevet de pilote. Sur la photo, les Cadets en compagnie des pilotes de la Patrouille Suisse. © IACE

Logés sur l’aéroport de Grenchen, en fonction du planning, les cadets ont constamment été au plus proche des activités aéronautiques durant le séjour, avec, au programme, de nombreuses visites à consonance aéronautique :  Skyguide (centre de contrôle aérien et de formation des contrôleurs Suisse), centre de contrôle de moyenne et haute altitude de Zurich,  chaînes d’assemblage de Pilatus Aircraft PC-6-12-24, Musée de l’Armée de l’Air Suisse de Düdendorf, infrastructures de la base aérienne d’Emmen et rencontre avec des pilotes de la Patrouille Aérienne Suisse volant sur F-5.

Un échange culturel riche

Le groupe de Cadets présent sur le territoire Suisse était de petite taille en comparaison au nombre de cadets accueillis par le Canada, soit plus de 80. Le groupe dans lequel étaient insérées les deux Françaises ne comprenait que 10 jeunes provenant du monde entier : d’Angleterre en passant par l’Allemagne jusque Hong-Kong. Un mélange culturel important rendant impératif l’utilisation de l’Anglais lors des conversations.

Outre l’aspect aéronautique, l’échange des Cadets de l’Air se veut culturel. Des visites permettant de découvrir le patrimoine du pays d’accueil sont organisées. © IACE

« Même au niveau Suisse, il était étonnant d’observer une barrière linguistique au sein d’un même pays. Et cela, jusque sur les panneaux de signalisation routière !  » précise Eléanor. « Au quotidien, il était parfois frappant de constater les différences culturelles entre les cadets. Que ce soit culinaire ou tout simplement de ressentir l’étonnement dans les yeux des Cadets Hong-Kongais voyant pour la première fois de la neige ! (rires) » ajoute Elise. Tout au long du séjour, grâce à de nombreux quartiers libres et des visites incluent au planning, les deux cadets ont également eu l’occasion de découvrir la richesse de la culture Suisse. , à l’occasion de visites permettant aux cadets présents sur le territoire Suisse de se retrouver afin de vivre ces moments ensemble.

Cadets de l’Air : Une fonction quasi-officielle

La fonction de Cadet n’est pas de tout repos ! « On se sentait véritablement accueillis et attendus » racontent les deux Françaises. Durant tout le séjour, à l’occasion de prises de paroles, de rencontres et de diners officiels, les Cadets ont eu différents rôles de représentation à tenir, notamment devant les représentants locaux ainsi que les autorités militaires. On peut aussi évoquer la rencontre avec la douzaine de pilotes d’essais de chez Pilatus Aircraft ou encore les discours prononcés le 1er août, jour de la fête nationale Suisse, devant le maire de Grenchen.

Vol d’1h10 en DC-3 au-dessus des Alpes Suisses. Une des nombreuses opportunités offertes aux cadets. © IACE

« C’est surtout l’aspect humain qui est important. Tous les guides et les encadrants étaient heureux de nous accueillir. C’est un vrai échange avec des opportunités incroyables« , explique Eléanor Sohier. « C’est très enrichissant. Beaucoup d’expériences aéronautiques, de découvertes sur la Suisse et des autres cadets de toutes cultures« , renchérit Elise Specty.

Jean-François Bourgain 

A propos de Jean-François Bourgain

chez Aerobuzz.fr
Détenteur du Brevet d'Initiation Aéronautique (BIA) et Pilote Privé avion, c'est par passion du vol que Jean-François Bourgain est devenu Journaliste aéronautique. Il collabore régulièrement, entre autres, à AéroBuzz.fr depuis 2016. Site Internet : https://jeanfrancoisbourgain.fr/

4 commentaires

  • Stormy
    Stormy

    « Même au niveau Suisse, il était étonnant d’observer une barrière linguistique au sein d’un même pays. Et cela, jusque sur les panneaux de signalisation routière ! »
    Je ne comprend pas cette phrase. La Suisse est un pays trilingue, et ça marche comme ça depuis des dizaines d’années voire plus. Où est la « barrière » ? Vous voulez que tout le monde parle anglais, c’est ça ?

    • Jean-François Bourgain
      Jean-François Bourgain

      Bonjour Stormy,
      Il ne faut pas voir dans ces propos une attaque de la part de nos cadets.
      Ne pensez-vous pas qu’il puisse-être surprenant, pour les petits Français que nous sommes, de découvrir un pays dans lequel on parle 3 langues ?

      • Jean-Mi

        Il doit être en effet surprenant pour « un jeune » de découvrir cela ! Les voyages servent à ca !!!
        En France, on n’est pas très doués pour les langues étrangères…
        Mais en Belgique, pays bilingue, en fait on en parle 4 (français, flamand, néerlandais, allemand). En Afrique du sud, afrikaner, anglais, et plein de langues « autochtones ». Au Canada, anglais et français, dont le Québec officiellement français mais parfaitement bilingue.
        Même aux états-unis, en particulier dans tout le sud, il vaut parfois mieux savoir l’espagnol que l’anglais, c’est pas une légende.
        Je suis quand même surpris qu’un « jeune » moderne de la génération internet (donc déjà quasi bilingue anglais-français) soit « surpris » que dans la vraie vie on puisse aussi être bi-tri-quadri-lingue…

    • patex

      Cher Stormy,
      C’est tout ce que vous avez retenu de l’article?
      La barrière linguistique existe bel et bien en Suisse, même si les suisses savent s’en accomoder. Êtes-vous déjà sorti de France pour asséner que la Suisse est un pays trilingue? Certains suisses le sont, mais en faire une généralité est absurde. Pour vous faire une idée, allez rendre visite à nos voisins genevois, ou si vous êtes un peu téméraire, allez jusqu’au Valais ou dans le canton de Vaud. Demandez aux gens, et en particulier aux jeunes, s’ils parlent allemand… La Suisse a choisi de laisser le choix en matière d’enseignement des langues, y compris pour le français et l’allemand.
      Vos interventions pleines d’arrogances sont fatiguantes, et vous feriez bien mieux d’écouter ce que disent ces cadets à la tête bien faite, qui découvrent ce pays avec un oeil neuf…

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