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Yann s’offre un nouveau copilote pour Dent d’Ours

Le scénariste des séries de bande dessinée aéronautique Pin-up, Le grand duc, le pilote à l’Edleweiss, ou encore de Mezek, fait équipe avec Alain Henriet pour cette nouvelle aventure historique d’aviation qui a pour cadre la deuxième guerre mondiale.

31.05.2013

Après « Pin-Up » avec Berthet et « Le Grand Duc » et « le pilote à l’Edelweiss » avec Romain Hugault, Yann fait, cette fois-ci, équipe avec le dessinateur Alain Henriet pour cette nouvelle aventure d’aviation intitulée « Dent d’ours » que publie les éditions Dupuis. Il s’agit de l’histoire de trois enfants passionnés de vol en planeur que la Seconde Guerre mondiale va séparer, envoyant les uns dans l’armée américaine, les autres dans les troupes allemandes…

Cette fois encore le duo fonctionne à merveille. Les huit premières planches qui montrent des Corsair s’arrachant du pont d’un porte-avions attaqué par des kamikazes, avant de tenter d’impossibles appontages plongent immédiatement le lecteur dans l’histoire.

Le récit qui s’articule en incessants allers retours entre le présent (l’année 1944) et l’enfance des trois personnages principaux, au moment de la montée du nazisme, est captivant. Yann fait monter le suspense. On adhère sans réserve à ce « récit de guerre et d’aviation, à la croisée du drame psychologique, de l’aventure réaliste et de l’histoire d’espionnage ».

Gil Roy

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L’histoire…

Quand Max est mis aux arrêts pour trahison, sa vie bascule. Pilote dans l’US Air Force, Max dit « le Polak » a émigré aux États-Unis pour fuir la persécution nazie en Europe. Né en Haute-Silésie, de famille juive polonaise, Max s’est engagé dans l’armée américaine, où il sert sur une base aérienne du Pacifique. Pris pour un autre, il est soupçonné d’être un espion nazi, victime de sa ressemblance avec l’Allemand Werner Königsberg, né comme lui en Haute-Silésie, et qu’il a effectivement connu quand il était enfant, lorsqu’il rêvait d’aviation avec lui et la petite Hanna.

A propos de Gil Roy

chez Aerobuzz.fr
Gil Roy a fondé Aerobuzz.fr en 2009. Journaliste professionnel depuis 1981, son expertise dans les domaines de l’aviation générale, du transport aérien et des problématiques du développement durable l’amène à intervenir fréquemment dans diverses publications spécialisées et grand-public (Air & Cosmos, l’Express, Aviasport… ). Il est le rédacteur en chef d’Aerobuzz et l’auteur de 7 livres. Gil Roy a reçu le Prix littéraire de l'Aéro-Club de France. Il est titulaire de la Médaille de l'Aéronautique.

3 commentaires

  • sodimiseurdedypteres

    Yann s’offre un nouveau copilote pour Dent d’Ours
    @ stephanevdv

    C’est pas le FANA c’est une BD ok ?

    A ma connaissance les gaulois n’ont jamais eu de potion magique 🙂

  • stephanevdv

    Yann s’offre un nouveau copilote pour Dent d’Ours
    Désolé, mais il y a tout plein de réserves à avoir quant au choix des planeurs et aux détails historiques.

    Pages 14, 15, 22, 23: en 1930, le FVA-2 Blaue Maus de 1921 (ou le FVA-1 Schwarze Teufel de 1920, très semblable et dont il est dérivé) était déjà une antiquité. Il n’a jamais servi de planeur d’entraînement. Il n’était certainement pas remorquable par avion. Et il n’a rien à voir avec Göppingen (et non « Göppingon » – sic) qui n’est d’ailleurs pas une firme, mais une ville universitaire. Les planeurs « Gö » (pour Göppingen) ont été construits principalement par la firme Schempp-Hirth: Gö 3 Minimoa, Gö 4 Gövier… Il est peu probable que le Blaue Maus, conçu à l’école supérieure technique d’Aix-la-Chapelle (Aachen), ait jamais porté le swastika. Et surtout pas du côté droit en 1933, puisqu’en 1933-1934, il ne figurait qu’à gauche, le côté droit de la dérive portant les couleurs nationales allemandes de l’époque, noir-blanc-rouge. Le swastika des deux côtés date de 1935.

    Le DFS Habicht, qu’on peut voir « en 1933 » page 21, n’a volé pour la première fois qu’en 1936. C’était un planeur de voltige qui a fait des démonstrations lors des jeux olympiques de cette année-là (jeux d’hiver à Garmisch-Partenkirchen et jeux d’été à Berlin).

    Page 23 : les brevets de vol à voile n’ont jamais exigé de faire de boucle (ou looping) ! Le brevet A demandait 30 secondes en ligne droite, le brevet B 60 secondes avec virage en S, le brevet C 5 minutes de vol sans perte d’altitude.

    Hanna Reitsch et Adolf Galland, qu’on voit côte-à-côte page 23, sont nés la même année, 1912. En 33, ils devraient donc avoir le même âge ! D’ailleurs, en 33, Hanna Reitsch était déjà instructrice de vol à voile et recordwoman…

    Dommage… Pour le reste, cette BD me plait bien.

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