Accueil » Futur avion de combat suisse : les quatre propositions décortiquées

Futur avion de combat suisse : les quatre propositions décortiquées
premium

Avec une très courte majorité, le programme AIR 2030 se poursuit donc en Suisse et met aux prises quatre prétendants au remplacement des Hornet et autres Tiger. Voici les atouts et les faiblesses des quatre propositions : Rafale (Dassault), Super Hornet (Boeing), F-35 (Lockheed-Martin) et Eurofighter (Airbus).

15.10.2020

En remplacement de ses 30 FA-18 Hornet et 26 F-5 Tiger, la Suisse veut acquérir entre 36 à 40 avions neufs. Un marché de 6 milliards de francs suisses convoité par quatre constructeurs. © Forces Aériennes Suisses

Pour remplacer ses 30 FA-18 Hornet et 26 F-5 Tiger, la Suisse veut acquérir entre 36 à 40 avions neufs pour un budget de 6 milliards de francs suisses. Le choix du vainqueur est attendu au deuxième semestre 2021, avec des livraisons qui devront prendre place entre 2025 et 2030.

Les quatre avions en lice sont le Super Hornet de Boeing, l’Eurofighter d’Airbus, le Rafale de Dassault et enfin le F-35 de Lockheed Martin.

Deux choses sautent aux yeux :...

Ce contenu est réservé aux abonnés prémium

 

Identifiez vous pour voir le contenu !

Retrouvez nous en podcast et vidéo

A propos de Frédéric Lert

chez Aerobuzz.fr
Journaliste et photographe, Frédéric Lert est spécialisé dans les questions aéronautiques et de défense. Il a signé une vingtaine de livres sous son nom ou en collaboration. Il a rejoint Aerobuzz en juin 2011. Au sein de la rédaction, Frédéric Lert est le spécialiste Défense et voilures tournantes.

3 commentaires

  • Aff le loup

    Achat inutile ! Rétrocommissions motivantes ?

  • Jean-Marc

    A mon humble avis le Super Hornet serait le meilleur choix, les pilotes et les mécanos ont l’expérience du Hornet depuis longtemps et ça fera probablement des économies d’outillage sans compter qu’avec les Hornets à bout de potentiel certaine pièces pourront être réutilisée !
    Economies aussi dans le réaménagement des fameuses « cavernes »

    • Adrien Selvon
      Adrien Selvon

      Je partage presque cet avis sauf que le Super-Hornet est presque un nouvel avion par rapport au Hornet. Il prend quasiment 1m de plus en envergure et en longueur et l’électronique ainsi que la motorisation n’ont plus rien à voir. Donc la synergie des pièces et des outillages entre les deux générations est quasiment nulle. Quant à l’aspect culturel, il ne faut pas oublier que les F18 suisses ont été acheté du temps de McDonnell Douglas et que c’est, depuis 1997, avec Boeing qu’il faut traiter.
      Cela n’enlève rien à la qualité de l’avion est éprouvé, plus rustique et économique qu’un F35 totalement hors sujet (faible en défense aérienne, dépendance US en MRO pour un pays neutre, encore mal dégrossi, chère à mettre en oeuvre…). Et puis, pour Boeing, si les contrats suisses et finlandais de remplacement de F18 sont remportés par des concurrents, ça ne le fait pas en termes d’affichage…
      L’Eurofighter donne une visibilité un peu faible sur l’avenir du modèle. Mais il est tout à fait dans les specs pour la DA. Et puis il offre une belle porte d’entrée chez Airbus pour les contreparties économico-industrielles.
      Quant au Rafale, il coche un peu toutes les cases dans cette affaire : rusticité, efficacité en DA mais également dans d’autres missions (assaut sol, rens… et redoutable avec l’Exocet pour défendre l’espace maritime suisse du lac de Genève!)… cela a déjà été validé dans la précédente consultation. Je dirai par contre qu’un des gros défauts du Rafale est le fait qu’il faille renouveler beaucoup d’armements (changer les Sidewinders pour des Mica notamment).
      Sur les aspects retours économico-industriels, les passerelles sont déjà existantes et à densifier. Rappelons que Dassault a acheté en 2019 la branche MRO aviation d’affaires de RUAG, donc des possibilités de collaborations à développer. Et puis Dassault est associé à Pilatus et Babcock dans la fourniture des PC21. Là aussi une synergie à poursuivre y compris en territoire helvétique. Parfois je me dis même qu’un rapprochement Dassault/Pilatus aurait du sens tant les gammes sont complémentaires et reconnues. Le PC24 n’est il pas le digne successeur du Falcon 10 ? Dassault continuerait d’explorer les gros modules de Bizzjets tandis que Pilatus poursuivrait les petits modules passe-partout. Le tout avec un PC21 qui deviendrait l’antichambre logique du Rafale puis du SCAF.
      Affaire(s) à suivre 😉

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.