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Luxeuil célèbre Guynemer et les Cigognes

En point d’orgue de « l’année des as », l’armée de l’Air a célébré sur la base de Luxeuil les cent ans de la disparition de Guynemer. Avions d’époque et Mirage ont fait bon ménage…

9.10.2017

De 1917 à 2017, l’esprit du « Vieux Charles » perdure. © Frédéric Lert/Aerobuzz

Après avoir longtemps été identifiées à la base de Dijon, à travers notamment les aventures de Tanguy et Laverdure, les Cigognes de l’escadron 1/2 sont venues s’installer à Luxeuil à l’été 2011. Elles ont apportées avec elle un bel avion, le Mirage 2000-5 (on vous conseille au passage la lecture du dernier numéro du trimestriel Avions de Combat) ainsi qu’un lourd héritage historique.

L’année des As

L’armée de l’Air a fait de 2017 « l’année des as », multipliant les rendez-vous et les célébrations tout au long de l’année pour honorer la mémoire des héros de la Grande Guerre. A défaut d’avoir été le plus grand de tous, Guynemer aura été le plus populaire et le plus « médiatisé ».

Le hangar HM1 de Luxeuil transfiguré et transformé en musée et salle de réception. Il aura fallu beaucoup de travail et de volonté de la part de l’escadron et de la base pour faire de cette journée un magnifique point d’orgue à l’année des as. © Frédéric Lert/Aerobuzz

L’armée de l’Air possède avec lui une représentation inoxydable du courage, du dépassement de soi, du sacrifice et du patriotisme, autant de valeurs pieusement transmises de générations en générations de pilotes de chasse. En célébrant Guynemer, Luxeuil célébrait donc aussi un continuum faisant que les pilotes d’aujourd’hui restent indéfectiblement liés à ceux d’hier. Les avions changent, les ressorts de l’âme humaine restent.

Trait-d’union

Pour cette dernière célébration, l’escadron de chasse 1/2 « Cigognes » et la base aérienne 116 avaient mis les petits plats dans les grands pour offrir un décor de choix. Des ateliers, des reconstitutions, de nombreux amateurs d’histoire vivante pour évoquer les hommes de 1917, leur façon d’être et de vivre.

Sébastien Grandé, photographe passionné, fondateur et animateur du studio Cui Cui, récrée le travail des photographes de la fin du 19ème siècle en utilisant la technique du collodion humide. Quand il ne manipule pas ses flacons de nitrate d’argent, Sébastien Grandé photographie au boitier numérique les activités de la maison Dassault. © Frédéric Lert/Aerobuzz

Quelques avions anciens également, et les équipes de présentation de l’armée de l’Air pour faire le grand saut et relier le passé au présent. La météo était de la partie, offrant au passage la confirmation qu’il peut faire beau et (relativement) chaud à Luxeuil au mois d’octobre. Voici un tour en images de cette belle journée…

Frédéric Lert

Le Spad VII de Louis Blériot, petit-fils. © Frédéric Lert/Aerobuzz

Louis Blériot, petit fils de l’homme illustre dont il partage le nom et le prénom, avait fait le déplacement à Luxeuil avec le Spad VII lui appartenant. L’avion fait partie de la centaine de Spad construits en Grande-Bretagne. Il a rejoint après la guerre les Etats-Unis où il a été utilisé par l’industrie cinématographique avant de rejoindre le musée Wings & Wheels en Floride. A la fermeture du musée, il a été racheté par Louis Blériot. Bien qu’il soit gardé en état de vol, l’avion se contente de faire tourner son moteur au sol… © Frédéric Lert/Aerobuzz

De 1917 à 2017, l’esprit du « Vieux Charles » perdure. En cent ans de développements techniques, la vitesse maximale du Spad est devenue, à peu de choses près, la vitesse minimale du Mirage. Mais ce qui fait le pilote de chasse n’a pas varié d’un iota : ardeur, volonté, dépassement de soi… © Frédéric Lert/Aerobuzz

Les photographies argentiques réalisées sur plaque en verre exigent un travail de petit chimiste rigoureux et une bonne forme physique. Il faut non seulement porter l’appareil, mais aussi multiplier au pas de course les allers-retours entre les sujets photographiés en extérieur et le petit laboratoire itinérant. Les plaques en verre exigent en effet d’être préparées à la dernière seconde et traitées très rapidement… © Frédéric Lert/Aerobuzz

Le 1/2 Cigognes a dégainé un ambassadeur de qualité pour causer à France 2. Il faudra guetter la diffusion du reportage le 26 novembre prochain dans l’émission « 13h15 le dimanche » sur la chaine publique. © Frédéric Lert/Aerobuzz

Alexandre Paringaux est venu à Luxeuil avec son dernier livre sous le bras. 178 pages à la gloire du 1/2 Cigognes, avec notamment quelques révélations sur les liens méconnus entre les Cigognes et la marine nationale. © Frédéric Lert/Aerobuzz

Le capitaine « Marty » Martinez, pilote du Rafale solo display, répète son vol, les pieds bien sur terre mais la tête déjà dans le ciel. © Frédéric Lert/Aerobuzz

A propos de Frédéric Lert

chez Aerobuzz.fr
Journaliste et photographe, Frédéric Lert est spécialisé dans les questions aéronautiques et de défense. Il a signé une vingtaine de livres sous son nom ou en collaboration. Il a rejoint Aerobuzz en juin 2011. Au sein de la rédaction, Frédéric Lert est le spécialiste Défense.

2 commentaires

  • Xav520

    Merci pour ce beau reportage, et toutes ces informations.
    Sauf erreur de ma part, il n’y a pas la date ? Le 11 septembre ou le dimanche 10 ?
    Et puis, il fait toujours beau à Luxeuil… (parfois au dessus des nuages…) !

  • Philippe MORETTI

    Très belle commémoration en l’honneur de Georges Guynemer et une magnifique réplique de ce Spad.
    Auriez-vous l’amabilité de me communiquer les coordonnées d’un des membres auteur de ce Spad.
    D’avance merci.
    Cordialement

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