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MCO : le mal du siècle ?
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Des années que ça dure. Et rapport après rapport, le constat est toujours le même : le maintien en condition opérationnelle (MCO) des aéronefs militaires, autrement dit leur entretien, coûte de plus en plus cher pour une disponibilité de moins en moins bonne. La ministre des armées passe à l'offensive.

14.12.2017

Des NH90 en entretien à l’AIA de Cuers. Les armées sont prises en étau entre la sophistication des appareils les plus récents et la vétusté des plus anciens… Faire simple et moderne serait-il impossible ? © Frédéric Lert/Aerobuzz.fr

En début de semaine Florence Parly, ministre des armées, a tapé du poing sur son pupitre lors d’un discours prononcé sur la base aérienne 105 d’Evreux : « Payer plus pour voler moins : ce n’est pas précisément une situation à laquelle je me résous », a expliqué la ministre des Armées. « L’organisation du MCO aéronautique n’est pas satisfaisante. Moins d’un aéronef sur deux est disponible (…) Si la disponibilité en opérations demeure bonne, c’est au détriment de l’activité réalisée en métropole (…)...

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A propos de Frédéric Lert

chez Aerobuzz.fr
Journaliste et photographe, Frédéric Lert est spécialisé dans les questions aéronautiques et de défense. Il a signé une vingtaine de livres sous son nom ou en collaboration. Il a rejoint Aerobuzz en juin 2011. Au sein de la rédaction, Frédéric Lert est le spécialiste Défense et voilures tournantes.

3 commentaires

  • M

    Bonjour,
    En tant que spécialiste militaire du MCO aéro, j’ai rarement lu un constat aussi pertinent sur ce sujet. Bravo cher Frédéric !
    Effectivement, depuis 20 ans le MCO aéro militaire glisse (est bradé?) du militaire vers l’industrie civile (au nom de la sainte réduction des effectifs militaires) avec le résultat que l’on connait. Il serait étonnant que l’on puisse soigner le mal par le mal en en donnant toujours plus aux industriels !
    Nous verrons d’ici quelques temps le prix du chant des sirènes !
    Contrairement aux Alouettes, les miroirs aux alouettes eux ne connaissent pas d’obsolescence !!

  • lavidurev

    Plus la disponibilite est mauvaise et plus le materiel coute cher. Probleme inherent au progres lui meme. L obsolescence se trouve partout. L interchangeabilite n est pas toujours possible , elle a aussi un cout et peut representer un frein au progres pour le constructeur. Un dilemne donc.
    Limiter les budgets dans ce sens risquent d avoir des consequences inverses et de couter plus cher a la fin.

  • SAUTERET

    les aéronefs évoluent en permanence surtout au niveau de l’avionique sans oublier les modifications pour améliorer la fiabilité des systèmes mécaniques et de propulsion; il faut donc que l’utilisateur ( les armées ) ait les moyens financiers pour acheter les composants qui sont en fin de potentiel ou à changer!
    j’ai vu des hélicoptères attendre 6 mois à 1 an une pièce maitresse et il y a d’autres exemples!
    le VRAI problème est le MANQUE de financemement, d’autre part il faut se souvenir que c’est Bercy qui paie et en général en fin d’année !
    le problème est loin d’être résolu

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