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Premier vol du drone ravitailleur MQ-25

Le drone de Boeing, optimisé pour les opérations de ravitaillement en vol, a pris l’air pour la première fois le 19 septembre dernier. Avec lui c’est l’autonomie de tous les avions embarqués qui doit décoller…

23.09.2019

Si tout va bien, le MQ-25 sera le premier drone qualifié pour les opérations embarquées sur les porte-avions américains. Sa mise en service ira de pair avec celle de l’USS Ford, porte-avions de nouvelle génération, et des F-35C. © Boeing

A l’aune de ce que seront les missions de cet appareil, le premier vol a été long et… sans doute peu excitant. Deux heures de navigation au départ de l’aéroport régional MidAmerica de Saint Louis, dans l’Illinois, à la frontière avec le Missouri. Le T1 (nom de code de ce premier prototype), immatriculé N234MQ, a roulé jusqu’à la piste et décollé de façon autonome avant de suivre une route programmée et approuvée par la FAA. Des pilotes d’essais installés dans une cabine de contrôle supervisaient les opérations. L’appareil a atterri également de façon autonome.

Ce premier vol intervient un an à peine après que Boeing eut empoché le contrat de développement de 805 millions de dollars, ce qui est une belle réussite pour l’avionneur américain. Un peu de baume au cœur face aux déboires des 737 MAX et KC-46. Mais le plus dur reste à faire maintenant avec le MQ-25. Boeing prévoit 18 mois d’essais pour valider le domaine de vol et l’utilisation de la nacelle de ravitaillement en vol. Le T1 sera ensuite secondé par quatre appareils de développement qui devraient débuter leurs vols d’ici 2021. Une première capacité opérationnelle du MQ-25 est attendue pour 2024.

Boeing fabriquera le MQ-25 « Stingray ».

S’il est prévu qu’il affiche également des capacités de surveillance et de renseignement autonomes, le MQ-25 est avant tout conçu pour remplacer les Super Hornet dans les missions de ravitaillement en vol au départ des porte-avions. L’US Navy estime qu’environ un quart du potentiel de ses chasseurs-bombardiers est actuellement consommé dans ces missions de soutien. L’autonomie trop juste des Super Hornet, et demain des F-35C, est un grave handicap pour la Navy, particulièrement dans le Pacifique, face à la Chine…

Frédéric Lert

Pourquoi un drone MQ-25 de ravitaillement en vol ?

A propos de Frédéric Lert

chez Aerobuzz.fr
Journaliste et photographe, Frédéric Lert est spécialisé dans les questions aéronautiques et de défense. Il a signé une vingtaine de livres sous son nom ou en collaboration. Il a rejoint Aerobuzz en juin 2011. Au sein de la rédaction, Frédéric Lert est le spécialiste Défense et voilures tournantes.

2 commentaires

  • Pof

    Je n’ai rien compris

  • Marcello

    Il est intéressant de constater que la charge en JP-4 comme l’autonomie de cet engin du futur sont similaires aux performances du KA-6D… Et que pour soutenir les F-18 et F-35 embarqués, il en faudra entre 15 à 20 par CVN. Mieux que rien car les F/A-18 « nounous/budy-buddy » avec les 5 bidons sont à la limite du poids de catapultage et encore, car seuls ceux passés par le Super Hornet Service Life Modification Program peuvent voler dans cette configuration, les autres se limitent à 3.

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