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Aérodromes de proximité

Ca va être chaud d’atterrir à Andorre. Chaque hiver, combien de « charters des neiges » en provenance du nord de l’Europe, renoncent à se poser à Chambéry ? Même munis d’une autorisation locale, en arrivant en Savoie, les équipages sont impressionnés par l’environnement montagneux. Beaucoup sont surpris par l’aérologie. Et ce n’est rien à côté de ce qui les attend à Andorre. Eté comme hiver, la paroi rocheuse qui se dresse dans l’axe de piste, en refroidira plus d’un ! Il y a du déroutement dans l’air, vers Barcelone ou Toulouse. Oui, et alors ?

La chambre de commerce d’Andorre rêve d’un aéroport lové dans un magnifique cirque, à 2.000 m d’altitude. Un décor de carte postale. Abstraction faite des contraintes opérationnelles qui n’ont pas l’air d’effrayer les chefs d’entreprises locaux, pourquoi pas ?

La Chine va bien mettre en service 30 aéroports d’aviation générale cette année. Andorre peut bien s’en offrir un. D’autant que les ambitions de la chambre de commerce sont raisonnables.

Elle vise 500.000 passagers… haut de gamme par an. Des touristes d’Asie, du Moyen-Orient ou du Russie voyageant en jets privés comme le laisse entrevoir la vidéo promotionnelle diffusée par Andorre. Un demi-million de passagers en bizjets, cela fait tout de même beaucoup de mouvements d’avions en perspective. La faune locale, risque de ne pas apprécier. Par faune : comprendre oiseaux et autres petits rongeurs, pas écologistes andorrans, ni riverains potentiels. A moins qu’Andorre joue un coup d’avance, en misant dès à présent sur l’aviation électrique. Et là, les récalcitrants et les opposants de tout poil ne peuvent que s’incliner. Toutefois, les belles images de synthèse ne vont pas jusqu’à faire évoluer des machines trop futuristes au milieu des sommets. Les andorrans sont prudents.

Et pendant ce temps, les français comptent les points. L’article 37 du projet de loi climat et résilience, met d’office sur la touche toute ambition aéroportuaire.

Déjà, qu’il n’était plus possible d’envisager la création d’un nouvel aéroport, si la loi est votée en l’état, toute velléité d’extension deviendra illusoire. Comme dirait le président de l’Union des aéroports français, l’Etat voudrait tuer la croissance du transport aérien, qu’il ne s’y prendrait pas autrement.

Les élus sont prêts à investir dans des taxis volants et autre véhicules aériens futuristes. Ils s’émerveillent devant des dessins de « vertiports » …  Prenons-les au mot. Et surtout, évitons-leur de faire la même erreur que leurs ainés ont fait avec le rail. Toutes ces petites lignes de chemin de fer qu’ils sont incapables de réactiver aujourd’hui, ils les ont fermées il y a quelques décennies. Pas rentable.  Ce réseau était plus qu’une fierté française. Il fut pendant des décennies, un outil national de désenclavement.

Pas besoin de construire 30 nouveaux aéroports par an, nous en avons déjà plus de 500 ! De toute capacité, répartis équitablement sur tout le territoire.

Imaginons qu’un jour prochain des avions légers, des commuters et même de petits avions de transport régional puissent voler presque silencieusement, sans émettre de CO2. Cela changerait tout. On pourrait relier entre elles des agglomérations par les airs. Personne ne se posera plus la question de savoir s’il est possible de le faire, en moins de 2 heures 30 par le train. Tirons le signal d’alarme avant qu’il ne soit trop tard !

Empêchons le détricotage du maillage aéroportuaire hexagonal. Sa densité pourrait faire la différence d’ici quelques décennies. Il semblerait que les chinois l’aient compris.

Gil Roy

28.03.2021

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A propos de Gil Roy

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Gil Roy a fondé Aerobuzz.fr en 2009. Journaliste professionnel depuis 1981, son expertise dans les domaines de l’aviation générale, du transport aérien et des problématiques du développement durable l’amène à intervenir fréquemment dans diverses publications spécialisées et grand-public (Air & Cosmos, l’Express, Aviasport… ). Il est le rédacteur en chef d’Aerobuzz et l’auteur de 7 livres. Gil Roy a reçu le Prix littéraire de l'Aéro-Club de France. Il est titulaire de la Médaille de l'Aéronautique.
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25 commentaires

  • Vincent

    Je ne pense pas qu’une petite mesquinerie comme celle sur la faune écologiste locale serve le message de l’article, au contraire.

  • Arnaud HAYART

    On est le paysd Europe qui a le plus d aéroport et toujours aucune réglementation nationale pour faire baisser les nuissances sonores. L aviation légère est devenu le cancer de l occitanie et du bord de la méditerranée avec des écoles de formation à gogo qui utilise comme l enac des avions ultra bruyant . Vivement que ca change. On a nous auussi le droit de vivre au bord de mer et de ne pas entendre de bruit de moteur d avions toute les 5 minutes dont certains sont sans échappements et ne se gênent pas pour voler tres bas. A force de ne rien vouloir changer vous vous faite des ennemis qui ne pense qu à une chose . Vivre à un endroit sans ces avions de merde.

  • Loury Jacques

    Et l’aéroport LESU La Seu d’Urgell Pireneus ne leur suffit pas aux andorrans.
    C’est une magnifique plateforme qui ne demande qu’à voir atterrir et décoller de beaux avions.
    On pourrait aussi avoir à l’esprit cette gare de chemin de fer construite sous Franco pas très loin et d’oùaucun train ni voyageurs ne sont partis ni arrivés faute de voies !

    • Marcello

      LESU est un « fail » économique absolu, une lubie du gouvernement catalan qui a coûté des dizaines de millions aux contribuables. Avec sa piste limitée aux ATR, aucun développement touristique crédible possible, tous les projets de lignes annoncés en fanfare se sont révélés des bides commerciaux au bout de quelques semaines d’exploitation, quand les propriétaires des compagnies ne sont pas partis avec les subventions et la caisse… C’est et ça restera un aéroport pour l’aviation générale.

  • stanloc

    De mon point de vue l’aviation restera longtemps encore une victime dans le contexte environnemental parce que beaucoup de gens ne prennent pas l’avion et ne le prendront jamais. Ils ne le prendront jamais pour certains car ils ont peur en avion et/ou ils n’ont pas les moyens ou l’envie d’aller ailleurs que chez eux. Il ne suffit pas de payer le prix du billet, il faut se loger et circuler et payer pour visiter. Il faut échanger un minimum avec les habitants. Bref il faut beaucoup de motivation pour aller à l’étranger. Dans ces conditions tous ces gens ne voient dans l’avion que son côté négatif de pollueur (quitte à en exagérer l’effet) ou de gouffre de dépenses inutiles donc à leurs yeux tout comme l’emprise des installations au sol.
    « Quand on veut se débarrasser de son chien, on dit qu’il souffre de la rage ».

  • Favereau

    Pas d’affolement ! Nos braves censeurs vert finiront par avoir la peau de l’électrique comme ils sont en passe d’avoir celle du thermique !
    Les rayonnements électromagnétiques piaffent déjà dans leur box !!!

    • BLT

      Et ils se déplaceront en routières hybrides SUV dont le moteur diesel pas ADblue rechargera leurs centaines de kg de batteries en critiquant pendant leurs heures de route les gouvernements qui n’auront pas installé les bornes de rechargement rapide alimentées (forcément) par des centrales nucléaires…
      On n’est pas sorti de l’auberge avec ces abrutis sans aucune formation scientifique!
      Cela dit, pour aller en Andorre, la route reste sans aucun doute le meilleur moyen.
      Et comme écrit JBB, Andorre et Monaco devraient être éradiquées, enfin disons fusionnées (restons calmes, pas éparpillées façon puzzle) : ça a beau être une hérésie, on ne brûle plus les hérétiques, enfin, plus chez nous…

    • Raoul Volfoni

      Au vu des décisions des plus farfelues prises par les maires verts arrivés au pouvoir dans quelques grandes villes (sur ce qu’on peut appeler un malentendu), et la réalité économique qui va se faire de plus en plus concrète en termes de pertes d’emplois et de régression économique, je pense au contraire que ce sont plus probablement nos prochains bulletins de vote qui auront la peau de ces censeurs, et donneurs de leçons, bien avant qu’ils n’arrivent à nous faire rentrer dans leur pensée unique et étroite.

  • Jean Baptiste Berger

    Andorre, comme d’ailleurs Monaco, est une hérésie territoriale au 21ème siècle.
    Le « système fiscal avantageux » de ces deux états est uniquement basé sur le faible coût de leur fonctionnement administratif :
    -Pas d’armėe (c’est nous qui les protégeons)
    -Pas de monnaie (c’est l’Euro alors qu’ils ne cotisent pas à l’UE, ils n’en sont même pas membres)
    -Pas de gouvernement et de parlement couteux (juste quelques queues de dynasties anachroniques, règnant comme au bon vieux temps, nous refilant le coût des enquêtes policières délicates et de la justice pour les droits-communs, la leur se contentant de traiter, à leur sauce simplifiée, les crimes de lèse-majesté.
    Ces deux territoires,(Andorre en particulier) âprement maintenus en l’état (à nos frais, donc) par nos dirigeants qui y voient un moyen plus sûr que la Suisse pour y planquer ce qu’ils obligent le bas peuple (nous) à déclarer sont donc des bases potentielles extraordinaires pour les maffieux Russes ou Chinois qui pourraient du coup venir en nombre, comme nos princes d’Europe, protéger les biens (mal) acquis sur le dos des couillons contribuables sur le dos desquels ils vivent grand train.
    Nul doute que les capitaux pour construire cet aéroport démentiel (dont l’inauguration se fera forcément en présence des représentants des couillons Européens cités plus haut) seront majoritairement Chinois.
    Et comme l’explique Gil peu importe que ça crée une zone active et incontrôlée de pollution, du moment que « chez nous » on tue consciencieusement toutes les plateformes d’aviation, privées comme commerciales.
    Que ce soit sur le plan religieux, ėconomique ou même écologique, notre civilisation « des lumières » se prėcipite dogmatiquement vers le moyen age, avec en plus un problème démographique et donc migratoire…
    Mais gageons que notre armée, incapable aujourd’hui de dėfendre nos frontières (incapable n’est pas le mot juste, c’est plutôt « interdite » pour des considérations pseudo-humanistes de rêveurs) protègera sans ėtats d’âme ces oasis pour voyous.
    Et il se trouvera toujours, chez nous, quelques andouilles pour vouloir maintenir la spécificité d’Andorre….uniquement pour s’acheter au rabais quelques clopes et autres bouteilles d’alcool ! à moins que ce ne soit pour des articles de luxe (le prétexte de la prospėrité de cette industrie, qui ne bénéficie qu’à très peu d’individus en France, étant comme à chaque fois mis en avant comme le flambeau positif de nos ėchanges commerciaux, moyen artificiel de nous faire croire qu’on n’a pas encore perdu la bataille commerciale mondiale ).

    • Pilotaillon curieux

      JBB, pardon d’être un peu intrusif…
      Les archéologues diront plus tard que notre époque est celle du suicide des populations en méditerranée, pour une raison encore indéterminée, sur un axe tripoli (notons 3 fois) vers Lampedusa :-/
      Ils pourrons dire également en lisant dans les sédiments, quelles ont été les conséquences de l’augmentation du taux de CO2 et ils auront l’immense avantage de les observer à postériori.
      Je ne sais pas vers quoi nous allons collectivement, par contre je sais que nous avons qu’un seul essai et une seule planète.
      Un petit topo, (passer les 13 mins, temps des présentations et congratulations) :
      https://www.youtube.com/watch?v=XRH-s_edeL4

      • Jean Baptiste Berger

        J’avoue ne pas avoir eu le courage de suivre la totalité du discours de M. Barnier.
        Mais j’adhère (et depuis avant qu’il le formalise publiquement) au constat qu’il fait de la situation des populations, des causes et des raisons qui les y ont amenées.
        Ca fait longtemps que le cycle infernal « favoriser la démographie pour augmenter le marché de consommateurs pour pouvoir faire toujours plus de profit, y compris en vendant de l’inutile à ceux qui ont déjà du mal à se nourrir  » est entretenu par tous les brillants politiciens du monde occidental (et maintenant asiatique) qui ont, comme le dénonce très justement M. Barnier, favorisé l’ultra libéralisme.
        Il oublie juste de dire que cette politique a été menée sous la pression (ou les pots de vin…) des seuls investisseurs et industriels richissimes et ….contre l’avis des populations !
        Vous trouverez facilement, même sur ce site, des gens pour dire que la mondialisation est inéluctable, mais aucun pour dire qu’il est d’accord pour en payer les conséquences !
        Tout est question de cohérence : j’accepte de payer plus cher mes vêtements s’ils sont effectivement fabriqués en France, mais la gamine écolo donneuse de leçons qui refait sa garde-robe toutes les semaines avec des produits Chinois ou Indiens ferme sa gueule quand je fais un tour de T6….
        Il me semble qu’on est loin de ce schéma….
        Et Stanloc a raison, votre posture, fort louable, pour faire accepter notre activité à ceux qui ne la supportent pas parce qu’ils n’y trouvent aucun intėrêt personnel n’a que très peu de chances d’inverser massivement les mentalités lobotomisées par des lobbies qui n’ont rien de génėreux .
        Vous êtes visiblement profondément humaniste, mais je crains que vous ne prêtiez à l’Homme (oui, grand « H ») cette qualité comme si elle était généralisée.
        Je suis beaucoup plus pessimiste et pense plutôt que des conflits forts et violents sont à prévoir dans un avenir très proche, l’histoire regorge de conjonctures similaires et jamais une issue paisible n’en a découlé.
        Et dans cette perspective la règle sera, comme à chaque fois, que le plus fort gagnera.
        Et si le fait d’être moins nombreux fait de nous les plus faibles… il faudra bien se résoudre à rétablir l’ėquilibre par la force.
        Combien d’entre nous sont-ils prêts à sacrifier la vie confortable (voir la vie tout court) de leurs enfants pour que des peuples qui continuent de procréer sans restriction (et parfois volontairement, justement pour être plus forts démographiquement) puissent installer a leur place une société dont nous-même ne voulons pas ?
        Réaliste vs. idéaliste.
        Je crains que notre choix (qui n’en est plus vraiment un) ne se résume à ces deux positions, et je dis cela sans cynisme, plutôt triste qu’on en soit arrivé là.

      • Arminius

        Qui vous dit qu’il y aura un plus tard pour une humanité qui nous ressemblerai ? Les menaces qui pèsent sur notre avenir sont de plus en plus évidentes et il n’y a pas de raison que ça change simplement parce que nous avons mis en place les causes pérennes de notre déclin. Autrement dit, non contents de scier la branche sur laquelle nous sommes assis, nous faisons aussi mourir l’arbre auquel elle est attachée. Ce n’est pas qu’une histoire de changement climatique ou de taux de gaz carbonique, c’est avant tout les menaces sur une biodiversité dont nous faisons partie.

  • Walther

    Pourquoi ne pas mettre une petition en ligne? Elle donnera du poids à vos propos et a d’autres initiatives similaires.

  • Arminius

    Le problème est essentiellement politique, non pas au sens de a lutte pour le pouvoir de minorités mais au sens organisation générale du pays. Elle est pensée d’une manière très jacobine depuis des lustres (les 150 ans de la commune nous le rappellent ) et bien évidemment cela a des conséquences sur l’aménagement du territoire que nos voisins ne vivent pas forcément. La première conséquence et un mépris des gestionnaires pour les équipements financés par le contribuable. Au lieu de s’en considérer comme simples dépositaires le temps de leurs mandats, ils agissent en propriétaires n’ayant pas de compte à rendre sur ce gâchis d’infrastructures ayant une utilité qui leur échappe. Pour oser une comparaison, nous sommes en présence de gens qui parce qu’ils ne savent pas nager (dans l’eau…) n’ont aucun état d’âme pour fermer les piscines. Des dispositions simples, inspirées de celles qui gèrent d’autres équipements publics comme la voirie pourraient protéger les aérodromes. Pourquoi la procédure pour en créer un est elle si complexe avec enquêtes publiques et avis d’à peu près tous les ministères quand en fermer un se fait sur simple décision du gestionnaire ou du propriétaire ?
    Je comprend la démarche des andorrans, qui au bout du compte vise une forme de désenclavement. Il y a plein d’endroits dans le monde ou ça fonctionne parce que les outils mis en œuvre sont adaptés et bien gérés, pourquoi pas en Andorre ? C’est sûr, ce n’est pas en France qu’on va voir ça, coincés que nous sommes par une administration omnipotente qui justifie ses actions castratrices par l’exercice du pouvoir régalien (définition : pouvoir intrinsèque à la royauté). Tant que nous aurons des politiques qui prétendent défendre la république (ils en ont tous plein la bouche) avec les outils de la royauté, une démarche comme celle d’Andorre sera impossible. Trop de roitelets, de comtes, de vicomtes, de barons et de marquis irresponsables et dont la vision de l’avenir ne va pas plus loin que les prochaines élections. Le mal est très profond, nous allons bientôt en voir les conséquences et pour certains d’entre nous en mourir puisque faute de moyens il faudra choisir qui vivra et qui mourra. Alors que les avions volent ou pas, les « intelligents » qui nous attrapent par les oreilles s’en foutent.

  • Richard BAYON.

    Oui, les contraintes seront nombreuses pour ce projet d’Aéroport Andorran de Haute altitude (même si très modeste par rapport à ceux du Tibet ou d’Amérique Latine) : Qualif spéciale, Météo hasardeuse et changeante, Vents cisaillants, contraintes environnementale etc etc.
    Mais pour votre info, la Principauté d’Andorre aime les coups marketing et de com (tout comme l’Islande en Europe) et elle dispose déjà d’un Aéroport ouvert en Cerdagne, même si le succès d’estime escompté de cette plateforme ouverte récemment n’est pas au rendez-vous, voir lien ici : https://www.is21.ad/fr/actualite/aeroport-andorra-la-seu-d-urgell-une-occasion-d-affaires-pour-la-principaute
    Bien à vous, Keep Flying. Richard BAYON – Air Transport Report…

  • Michel

    Je suppose qu’avant la fin du WE, on pourra lire ici de vibrantes diatribes anti « écolos ». Pourtant, sur mon aérodrome, je n’en vois pas la queue d’un ! Ce que je constate, ce sont des élus locaux tétanisés par le moindre froncement de sourcils de la DGAC. ces élus ne comprennent rien à l’aéronautique et se tournent donc vers les fonctionnaires « sachants »… qui ne se privent pas de jouir de leur prestige ! On parle d’AD vert ? essayez donc d’y implanter une simple ruche; Si vous , usager, amenez cette ruche sans rien dire, ça se saura (c’est curieux comme tout se sait sur un terrain. ça devait être beau en quarante !). Et les élus demanderont à la DGAC. La réponse commencera par : « La sécurité… ». Exit la ruche ! en attendant, le seul brave type qui a emmené quelques usagers à répondre à l’attribution de la délégation de service public pour la gestion de l’aérodrome n’envisage pas de recommencer à l’échéance (surtout avec des obligations de fermer le terrain lors du confinement en étant obligé de l’entretenir, sans ressources, pour les éventuels aéronefs d’état venant surveiller par les airs). Alors, le développement du traffic…

  • Silve

    Bonjour, on ne peut qu’être d’accord avec vous.
    Mais concrètement, la défense des aérodromes s’apparente au pot de terre contre le pot de fer. A l’exemple de LFLR dont les occupants ne disposent que de concessions temporaires et révocables, confrontés à des ambitions pseudo économiques qui menacent à très court terme au pire le terrain, au mieux, les 2/3.
    Réduction qui sera aussi un pas vers la fermeture, car accentuant la pression sur les riverains actuels et futurs.
    Au gré de l’actualité, on voit passer régulièrement de tels naufrages, sans qu’émerge une vraie stratégie de protection, laissant les usagers se débattre avec plus ou moins d’efficacité contre des autocrates locaux omnipotents. Ceux-ci ont beau jeu de s’asseoir sur l’histoire, et sur l’avenir comme vous le dites très justement.
    Merci pour votre article, espérons que s’installera quelque part une dynamique efficace qui viendra soutenir les efforts désorganisés des aéronautes d’aujourd’hui… Demain il sera trop tard.

    • Pilotaillon écolo

      S’assoir sur l’histoire, tout au moins son sens, c’est ignorer, réfuter les remarques de la majorité, ou de prendre une posture de victime.
      Personne de l’écosystème ne peut se prétendre victime aux yeux des spectateurs parfois envieux mais souvent avide de justice et d’équité.
      La maréchaussée verbalise les scooters et devrait fermer les yeux (pardon les oreilles) sur des privilégiés qui arrosent tout un quartier durant leur montée au 7eme ciel ?
      Pardonnez mon étonnement…
      Rangeons nos préjugés et position de confort, tout le monde s’y met et ce sera un bon souvenir ensuite.
      Qui sait trouver un moteur frugal ? (Indice : j’en connais au moins 2)
      Qui sait faire des pots ? Non désolé, pas du tonneau « Chabord millésimé formule 1-1990 » pour HacheMilleDollards !!! Un plan réaliste pour M et Mme Michu des Airs.
      Qui sait regrouper les besoins pour lancer le projet avec une vraie probabilité de réussite ?
      Passionnés nous sommes, mobilisés nous pouvons être !

  • GREMY

    Merci pour cet article. Il faut être pragmatique et pas doctrinal. Trop de gens pensent sans doute encore que l’aviation n’est faite que pour les privilégiés. Il faut encore et encore communiquer et la faire découvrir à tous. Construire fut long, détruire pourrait être assez rapide…

  • Pilotaillon, vivant et réaliste

    Merci de réunir en un seul document, l’ensemble des menaces pesant sur nos activités… J’ajouterais pour « noircir » un peu le tableau, que la voie aérienne est encore ressentie comme très utile par une partie de la population qui ne met pas les principes écologiques et de nuisances comme prioritaires.
    En clair, ce sont les passagers les plus acquis qui font le contrepoids aux anti-aviation. Il y a fort à parier que certains vont se convertir.
    Nous avons des défis devant nous, à commencer par se refaire une cote d’amour, auprès d’une large part de publics.
    Je ne nourris aucuns espoir d’accommodation des plus frustrés, les envieux mais sans les capacités de satisfaire leurs envies et les écolos pur-jus, dogmatiques, ceux qui n’ont jamais porté de vraie responsabilités qui changeront leur positions uniquement s’ils découvrent les effets de leurs concepts dans la vraie vie. Cette dernière catégorie a fait fermer une centrale nucléaire par exemple, contre quelques voix dans les urnes.
    Pardon pour la redite, nous reviendrons en odeur de sainteté au travers d’effort significatifs dans la vulgarisation du pilotage, le partage des vols (le passager béotien a eu l’occasion de découvrir la réalité) et tout un ensemble de rétrofits pour verdir nos pratiques (bruits et consommations).

    • stanloc

      Votre redite tient de l’utopie pure car JAMAIS vous n’entraînerez la MASSE électorale derrière vous même si vous faites d’énormes efforts. Au lieu de 50 000 spectateurs à La Ferté Alais vous aurez 60 000 mais ce sera tout le résultat car les imbéciles ne changeront jamais d’avis c’est à cela qu’on les reconnait. Mais nous ne sommes pas les seuls à devoir nous attendre à des moments très difficiles ; les chasseurs entre autres minorités dont le loisir est loin des Stades de foot et des réunions de « copains » pour boire de la bière (beaucoup de bière) vont connaître eux aussi des difficultés à continuer de chasser ou à pratiquer. Dès que vous faites quelque chose de différent de ce que fait la MASSE vous êtes victime de détracteurs.

  • JmB

    Les chinois sont des gens pragmatiques: « j’ai besoin, je crée, si je sais pas faire, je copie, si j’arrive pas à copier, j’achète, etc… »
    Nous, nous sommes des théoriciens cérébraux: « J’ai besoin, je vais créer une commission pour savoir si j’ai vraiment besoin, si y a pas trop de risques, si il n’y aura pas trop de gens contre, si je vais pouvoir trouver les moyens de créer, si je ne peux pas partager les frais avec quelqu’un d’autre ou mieux lui faire payer l’addition, etc….. »
    Et au final celui qui eu une idée finit par aller la concrétiser ailleurs que chez nous…..

    • JIPS

      Merci, vous avez parfaitement résumé la situation en France. Les « Ecologistes  » purs et durs vont finir par tout détruire, sauf si…, ils ne peuvent plus recharger leur(s) smartsphone(s).

      • Meunier

        Oui il y a les écologistes actuels téléguidés par les vieilles dames qui légiférent en prenant le the car elles ne savent rien sur l économie encore moins en psychologie et sûrement moins ce qu est une écologie
        A t on vu par exemple un seul bilan carbone de chaque véhicule à vendre? Non
        A t on vu un bilan carbone pour les batteries? Non
        Agit on en France en prenant en compte que nous faisons moins de 1% de la planète ? Non
        Que faisons nous aux USA et Chine pour réduire les polluants, rien la chine construit une centrale charbon par semaine !
        Cessons de nous saborder, en ignorant les mécanismes économiques, et se contenter d interdire pour faire joli dans une conférence média, mais organisons les filières économiques vertueuses pour accule savoir faire qui s exporte et taxons à l importation
        Trop simple trop efficace sûrement..

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