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Covid-9/11

« Distanciation sociale ». C’est le nouveau défi que doit relever le monde post-Covid-19. A noter que dans la cabine des avions de ligne, la distanciation sociale existe depuis longtemps. Elle s’est imposée avec la démocratisation du transport aérien. First, Business, Eco… Pas de mélange de classes ; les passagers à haute contribution devant ou sur le pont supérieur, et les autres à l’arrière. Sauf que ce n’est pas de cette « distanciation sociale »-là dont il s’agit aujourd’hui. Pour éviter la propagation du virus entre les passagers, il faut aussi mettre de la distance physique, au sein même d’une classe.

Facile ! Il suffit de neutraliser un siège entre deux passagers.

Bien évidemment, cette solution d’une splendeur toute technocratique a fait long feu. Autant laisser les avions au sol. Au pire, la condamnation d’un siège sur trois dans un A320 ou un 737 pouvait passer, au temps du confinement, quand les clients étaient encore clairsemés. Mais les compagnies ne peuvent pas faire voler des avions au tiers vide.

Les spécialistes des aménagements de cabine sont actuellement occupés à faire certifier des parois vitrées et des séparateurs souples destinés à isoler les passagers les uns des autres. Ils sont engagés dans une course de vitesse, à l’échelle de la planète, pour décrocher le gros lot. Ce n’est pas gagné…

Il y a peu encore, autrement dit, jusqu’à ce que le Covid-19 impose sa loi, ces mêmes équipementiers parlaient de transformer le voyage aérien en une expérience unique. Avec les futures générations de systèmes de divertissement couplés à la réalité virtuelle, ils promettaient de nous faire voyager dans une bulle. Finalement, à défaut de flotter dans un environnement virtuel, les passagers risquent d’être enfermés dans un box dont il ne sera possible de s’extraire qu’en cas de nécessité absolue. Les voyageurs aériens sanglés sur leur siège, ne pourront même pas partager avec leurs voisins leurs souvenirs d’avant. Quand il était encore possible d’aller se dégourdir les jambes dans l’allée. Le voyage risque d’être long.

Dans le monde d’après, à bord des avions, la liberté de mouvement sera limitée, tout comme le service d’ailleurs. Mais après le passage par l’aéroport et la séquence d’embarquement, ce sera presque un soulagement de se retrouver sur un siège, enfin seul. A l’avenir prendre l’avion va être encore plus stressant qu'avant.

Les consignes sanitaires qui sont diffusées actuellement, au moment où les compagnies remettent en service quelques lignes éparses, ne laissent rien présager de bon. A leur arrivée à l’aéroport, les passagers vont devoir se soumettre à de nouveaux contrôles tout aussi contraignants que ceux qui ont été mis en place, immédiatement après le 11 septembre 2001, et qui vingt ans plus tard sont toujours appliqués. Une couche de sanitaire par-dessus la couche de sûreté. Pour toujours…

En plus d’enlever chaussures et ceinture, et d’étaler devant les autres voyageurs le contenu de sa trousse de toilette, il faudra aussi se soumettre à un contrôle de température corporelle. On n’en est pas encore à devoir exhiber un certificat médical en même temps qu’on scanne sa carte d’embarquement, mais pourquoi pas ? A la prochaine pandémie, peut-être….

C’est sûr, même si le trajet dure deux heures et demie, il vaudra mieux prendre le train. D’autant que, comme les terroristes, les virus semblent préférer l’avion. Pour preuve, la différence de traitement entre les deux moyens de transport.

Gil Roy

 

 

7.06.2020

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A propos de Gil Roy

chez Aerobuzz.fr
Gil Roy a fondé Aerobuzz.fr en 2009. Journaliste professionnel depuis 1981, son expertise dans les domaines de l’aviation générale, du transport aérien et des problématiques du développement durable l’amène à intervenir fréquemment dans diverses publications spécialisées et grand-public (Air & Cosmos, l’Express, Aviasport… ). Il est le rédacteur en chef d’Aerobuzz et l’auteur de 7 livres. Gil Roy a reçu le Prix littéraire de l'Aéro-Club de France. Il est titulaire de la Médaille de l'Aéronautique.

26 commentaires

  • mikeul

    Delta Airlines ( membre le plus important de skyteam dont fait partie AF-KLM) ne vend pas le siège centrale jusqu’à début juillet. Je pense que c’est une bonne manière de redonner confiance aux passagers et que pour 7 milliards d’euro alors que les coefficients d’occupation sont loin des valeurs avant COVID , AF pourrait faire cette démarche
    : à la fois commerciale , allant dans le bon sens sur le plan sanitaire et pas trop pénalisante du point de vue économique quand on sait que le PN est de toute façon payé au minimum garanti et que le PS est au chomage partiel payé par le pays

  • lavidurev

    A l image de la distanciation sociale, que la distance geographique,la chance d etre encore la, ne nous fassent pas oublier celles et ceux qui a des milliers de kilometres vivent en ce moment dans la peur et traversent en pire ce que nous avons connu il y a peu. A la fin du 19eme et au debut du vingtieme siecle debarquant des transatlantiques , la quarantaine, l isolement etaient imposes aux passagers migrants en masse afin d eviter de propager tuberculose, cholera et typhus.

  • Teil

    (Excellent! ) Merci Gil

  • BOUR

    Bonjour
    Entre les y a qua et faudrait qu’on. Admettons que la situation est complexe. Toutes les solutions actuelles sauvent la façade. Elles tiennent par des bouts de ficelle.
    Solution 1- Nous passons outre les mesures barrière et les masques et nous méprisons les autres. Ça c’est la solution de ceux qui vivent égoïstement.
    Solution 2- Nous prenons notre mal en patience en attendant qu’un vaccin arrive. Par ce mode la terre continuera à tourner plus intelligemment.
    Le bon sens et la sagesse des humains deviennent rare.
    Cordialement
    Michel BOUR

  • Jean-Baptiste Berger

    @Tolini, Mc manus, Camus (et aussi Morbier, pour son humour…)
    Vous avez tout dit.
    La question est : comment sortir du cercle vicieux actuel, à savoir : les populations sont intoxiquées par les médias, les médias dictent les décisions des politiques, les politiques ne s’opposent jamais aux médias sinon ils ne sont pas réélus par les populations.
    Il reste à savoir qui « paye » les médias !
    Si seulement de véritables philosophes et économistes (ce qui exclut BHL ou Minc) avaient le courage de s’opposer au « monde de Choros », c’est à dire un monde gris (fini les blancs, les noirs ou les arabes) ou vert (fini la liberté de déplacement et de nourriture, les loisirs non musculaires, les paysages sans éoliennes etc….) !
    Moi j’appelle ce futur un monde « vert de gris » (un peu comme les uniformes de la vermacht ou des troupes de Mao).
    Et dire que les mêmes prônent la préservation de la diversité des espèces !
    Si on veut que nos enfants soient heureux, il ne suffit pas de leur promettre l’égalité universelle (ce qui est la traduction de la plus grande injustice sociale, puisqu’elle traite le méritant comme le parasite, l’intelligent comme l’idiot et l’honnête homme comme le truand….) dans un univers plat, terne et uniforme dirigé par des gourous religieux ou écolos….
    Ça, on l’avait déjà au temps de l’inquisition, période qui a suivi la brillante civilisation romaine dont le déclin ressemble à ce qui nous attend si on laisse les nouveaux gourous en question influencer une pseudo élite dirigeante aussi décadente que les derniers consuls Romains.
    Il faut leur donner de l’espoir.
    Ça ne veut pas dire qu’il ne faut pas corriger les erreurs commises dans le passé.
    Mais « tout casser » et ne laisser que des ruines dont profiteront immédiatement les nouveaux dictateurs ayant ainsi le champ libre….
    Le monde à venir sera incontestablement plus chaud qu’aujourd’hui.
    Ce serait catastrophique qu’il soit, en plus, dirigé par des « führers » s’appuyant (comme tous ceux qui les ont précédés) sur de pseudo bonnes intentions !
    L’église a tué la civilisation Romaine. Il a fallu presque vingt siècles pour s’en remettre…et maintenant que la science est à nouveau en position de rectifier ce qui a foiré dans cette longue reconquête de l’homme sur le totalitarisme… ce serait vraiment complètement con d’y replonger par…précipitation !
    Le covid19 est un excellent prétexte que des opportunistes dangereux essaient d’utiliser pour nous faire retomber dans un nouvel obscurantisme dont ils s’affranchiraient évidemment des contraintes !…

    • bdd13
      bdd13

      Cela fait 30 ans que des experts (quelques dizaines de milliers !) tentent de vous expliquer qu’il faut revoir notre mode de production, notre mode de vie, notre façon d’utiliser des ressources, pour ne pas justement qu’un jour on tombe dans la dictature.
      Comme le monde influent (gouvernements, majors), voire aussi le peuple, n’ont rien fait, on se rapproche de plus en plus vite de ces « fureurs » écologiques.
      Si l’industrie avait eu un comportement intelligent, si nous n’avions pas fait fleurir tous ces low-costs bétaillères où le peuple se rue, pour une utilisation raisonnée de l’avion, si nous ne nous étions pas jeté sur ces gros SUV qui encombrent nos villes, notre monde irait sereinement vers un avenir maîtrisé.
      Soyons raisonnables, et tentons de tempérer nos frénésies avec intelligence pour affronter un futur franchement plus contraignant.

      • Jean-Baptiste berger

        @bdd13.
        On peut la rejouer à l’infini…
        Le problème avec votre méthode pour limiter la casse (limitations et contraintes) c’est qu’il n’est à appliquer QUE par les citoyens occidentaux qui n’ont pas volé, quoi que vous en pensiez, le confort et la liberté qu’ils essaient de défendre.
        Soit, dans le plus favorable (pour vous) des calculs moins de quinze pour cent de la population mondiale.
        Les 85% qui restent, eux, peuvent dans le même temps déforester à loisir pour alimenter des familles de huit ou dix gosses par femme (et certains peuvent en avoir plusieurs, ce n’est jamais contesté)
        Et dans le même temps, vous nous demandez d’avoir la naïveté de croire que la méthode Hidago (on ferme les accès routiers mais on ne construit pas une rame de métro en plus), la méthode Hulot (roulez en électrique, alors que c’est moins pratique et surtout beaucoup plus polluant tant qu’on n’aura que des prototypes aux batteries des années vingt et qu’on ne comptera pas le coût écologique de la production du courant du secteur) ,la méthode Lemaire( fermez les lignes intérieures d’Air France mais laissez les Irlandais les reprendre avec des avions plus polluants), etc…. vont nous épargner le monde surchauffé que nous sommes d’accord pour redouter !
        Si les Écolos, avec leurs voitures électriques pas au point, leurs éoliennes détruisant le paysage en augmentant l’industrie d’extraction du cuivre et de fabrication des matériaux carbone non recyclables, leurs discours relayés par des blaireaux ne cherchant qu’à prendre le pouvoir, etc. n’avaient pas cherché à nous « enfumer » depuis vingt ans avec les arguments dont je dénonce ici le caractère délibérément mensonger, peut-être auraient-ils un peu de crédibilité !
        Désolé, mais l’issue acceptable (s’il en existe une) ne peut provenir que des innovations scientifiques, c’est à dire que vos dix mille savants, au lieu de nous bassiner avec des balivernes (voir ci-dessus) et de ne voir que la contrainte pour 15% de la population comme solution devraient se remuer un peu les méninges pour accélérer la recherche et trouver des moyens techniques pour maintenir notre niveau de liberté sans augmenter notre impact environnemental.
        L’autre issue n’est pas acceptable, mais elle est hélas plus probable ; la guerre.
        Et, encore une fois, si les 15% de gens libres et heureux,auquel nous appartenons tous les deux, vivaient comme des ermites dès aujourd’hui on n’y échapperait quand même pas !
        On serait juste désarmé pour la faire.

    • PlasticPlane

      Oui, on comprend que ça ait de quoi stresser. Çà va être dur pour les 15% de perdre ou partager leurs privilèges avec les 85%. On va payer cher colonisations et pillages passés 🙂

  • Philippe Fonta

    Merci Gil pour cet article aussi pertinent, comme d’habitude.
    Depuis des années, je me suis demandé comment on pouvait nous demander autant de contrôles de sureté avant de prendre un vol et aucun contrôle avant de monter dans un TGV lancé à près de 300 km/h. Mais il semblerait que de simplement soulever cette question soit perçu comme une incitation à un terrorrisme ferroviaire, ce qui est bien entendu aux antipodes de mon discours qui s’étonne simplement que deux poids – deux mesures s’appliquent aux différents modes de transport.
    Dans le cas présent, aucune intervention extérieure négative suggérée. Simplement des gens rassemblés dans un moyen de transport longue distance pour quelques heures, que ce soit le TGV ou l’avion. Et là encore, il semblerait que le secteur aérien (comme d’habitude) fasse face à ses responsabilités (en rajoutant des contrôles sanitaires aux contrôles de sureté et que rien de semblable ne soit fait au niveau du ferroviaire. C’est pour moi inadmissible !!!!
    Si chaque passager aérien se verra contrôlé au niveau de sa température frontale, il me semble absolument indispensable qu’il en soit de même pour chaque passager ferroviaire ou d’un bus longue distance (cars Macron par exemple). Si c’est une question de santé publique, alors nous devons le clamer plus fort! Sinon, cela n’est qu’une contrainte supplémentaire pour couper un peu plus les ailes du secteur aérien.

  • PlasticPlane

    S’il doit apparaître un « cluster » dans un liner – en espérant vivement que ce ne sera jamais le cas – on verra alors la réaction « des gens » : yaurait fallu, yaurait pas fallu, yavait qu’à, etc… Espérons que la floraison d’idées et d’expériences – qui toutes forcément seront contestées par tel ou tel, comment pourrait-il en être autrement ? – débouchera sur quelque chose d’efficace.

  • michael tolini

    Pour l’ajout d’un ecran entre les sieges, ce n’est pas gagne, les procedures d’evacuation d’urgences devraient etre revues, encore une idee foireuse.

  • stanloc

    Rappelez moi combien de victimes décédées avec la « grippe espagnole » au début du 20 ième siècle ?
    Il y a des réalités qui forcent au changement de gré ou de force.
    La peste, le choléra et plus près de nous la tuberculose ont énormément obligé les habitants de la planète à changer certains de leurs comportements.
    Une quarantaine ce n’est pas 14 jours de confinement, c’est 40 jours.
    Les pestiférés agitaient une clochette pour prévenir les gens de leur présence.
    Après tout ce tintamarre j’attends de savoir combien de gens se feront vacciner l’hiver prochain pour la grippe saisonnière et combien se feront vacciner contre le covid19 lorsqu’on aura trouvé le vaccin

  • Morbier

    « contrôle de température corporelle »:après le « toucher rectal » (Scketch de Patrick Timsit), le contrôle de température rectal ? 😉

  • Jean Camus

    Extrêmement bien vu.
    La technocratie est finalement plus dangereuse que le Covid 19.
    Je pense qu’elle concentre à elle seule toute la rancoeur de notre civilisation. Les gilets jaunes ou tous les autres manifestants ont ce point commun qu’hélas ils peinent à résumer. Ils en ont marre de cette pression ridicule de l’administration centrale.
    Ceci n’a rien à voir avec la politique.

  • C’est toujours un plaisir de lire tes éditos pertinents, Gil.

    Ayant adopté comme devise de toujours faire ressortir les éléments positifs de toute situation difficile, si l’aviation civile a été touchée de plein fouet, parfois de façon « mortelle », je peux témoigner de l’heureux effect du Covid-19 sur l’aviation d’affaire. La forte diminution du coût horaire des « light jets » de dernière génération, la fluidité des zone de sécutité (une arrivée des passagers au terminal 15 minutes avant l’envol peut suffiir…) l’accessibité de terrains bien plus proches des destinations finales, la flexibilité des horaires (on ne loupe plus son avion….), la sécurité sanitaire et l’économie réalisée par l’absence de nuit dhôtels et dépenses accociées (les passagers pouvant rentrer chez eux plus tôt), tous ces éléments ont permis à de nombreuses entreprises de considérer, parfois de découvrir pour la première fois, ce mode de transport. L’impact positifs sur les colaborateurs et les clients est indéniables et quand ont a commencé à se déplacer en Jet Privé, on fait en général tout pour continuer. Nous n’en sommes pas encore à pouvoir réaliser des missions de vol « commerciaux » en petit « monomoteur piston » comme ç’est le cas en Amérique du Nord mais l’avenir reste prometteur.
    « Fly Safe, Be Happy »

  • Mcmanus

    On veut tuer le transport aérien. Tous les prétextes sont bons pour les autorités. Le Covid-19, c’est l’aubaine. Des parois, des sièges isolés, des contraintes de séparation imposés aux compagnies agonisantes. Pendant ce temps, les Metro, bus, tramways, trains et même les véhicules particuliers en covoiturage, peuvent embarquer des passagers serrés comme des sardines, sans qu’on leur impose des mesures délétères. C’est à n’y rien comprendre. Rien n’est logique dans ces différences de traitement, et une constante terrible en ressort, inéxorablement : on veut tuer le transport aérien. Quand on aura éradiqué les avions de ligne en même temps que le Covid-19, on se demandera comment réorganiser le voyage aérien. Ça aura coûté des milliards, des centaines de faillites, des millions d’employés licenciés. Et il sera alors un peu tard pour relancer ce secteur économique gigantesque et indispensable au fonctionnement de la planète entière. Paris – New York AR, en train et paquebot, c’est bien, mais un peu long, sauf à avoir 3 semaines à tuer pour passer une petite semaine à Manhattan… J’ai vraiment le sentiment qu’on fait n’importe quoi. On nous rebat les oreilles d’écologie, d’émissions carbonées, même de la sécurité sanitaire du vol en jet privé. A qui profiteront ces décisions suicidaires ? Je l’ignore, mais l’avenir ne s’annonce pas bien logique, pas bien rationnel.

    • michael tolini

      2 poids 2 mesures, c’est a la mode. Les ecolos ne sont pas a leur cout d’essai. En Allemagne ils ont obtenu la fermeture des centrales nucleaires. Pas de probleme, on va construire une centrale a charbon pres de Hambourg. Petit probleme la centrale va emettre plus de CO2 que les normes, pas de probleme, on change les normes !
      Comme vous le soulignez le secteur aeronautique represente des millions d’emplois qui en peril a cause de qqs illumines qui veulent faire voyager les gens en voilier ou en planneur.

      • Jean Baptiste Berger

        @Tolini.
        J’ai peur que ce soit encore pire, les nouveaux « illuminatis «  veulent que les gens ne voyagent plus du tout !…

    • bgse

      Je ne pense pas qu’on veuille tuer le transport aérien.

      Oui, bien sûr, tout cela est totalement ridicule, d’autant qu’avec les gestes barrières du quotidien (ne plus se toucher au travail, masque dans les transports), infiniment moins de personnes sont contaminées qu’il y a 2 mois, et même si on est contaminé dans l’avion, on risque infiniment moins de transmettre le virus à notre tour.
      En bon français il y a une expression pour cela, sur le thème de la mouche 🙂

      Pour revenir à votre propos, non on ne veut pas tuer le transport aérien. Notre monde « fonctionne » actuellement sur la mondialisation (non pas que j’en sois ravi…) et le transport aérien en est un maillon important. Nos dirigeant le savent.
      Ce dont ils ont peur, c’est qu’on leur reproche de ne pas imposer des mesures strictes aux compagnies, car le virus a mis 2 mois à se propager dans le monde entier « à cause » des avions, et pas à cause des trains (pour schématiser). Et je n’ose imaginer ce qu’on dirait si ce qu’il s’est passé en janvier-février se reproduisait. Mais oui, c’est 2 poids 2 mesures.

    • bdd13
      bdd13

      Il faut arrêter la paranoïa. Cela dit, vous semblez sous-estimer l’ampleur de la problématique du climat, c’est certain. L’objectif n’est pas de supprimer l’aviation. L’objectif est de lui faire atteindre un taux de diminution d’impact cohérent avec d’une part les buts fixés, et d’autre part avec les efforts des autres secteurs. Cela représente en gros 5% de moins d’émissions par an, en mettant l’accent sur tous les sous-secteurs de l’aviation (l’empreinte des systèmes au sol par exemple). Dans cet esprit, ce qu’il faut effectivement supprimer, ce sont les vols issus de l’hyper société de consommation. Certainement pas les vols sanitaires, les vols professionnels, les cargos, qui seront incontournables. On tapera dans le loisir, c’est certain, en tout cas là où l’impact de la suppression sera le moins dommageable pour la société. Mais il est clair que le nombre global de vol diminuera par la contrainte dans les 10 ans prochains.

      • Raoul Volfoni

        @bdd13 « On tapera dans le loisir, c’est certain, …… il est clair que le nombre global de vol diminuera par la contrainte dans les 10 ans prochains. » : ça bdd13 c’est votre vision des choses, grand bien vous fasse.

        Perso ce sera #Notinmyname !, il va falloir que vous arriviez avec des arguments autrement plus blindés et sérieux pour nous expliquer que nous allons devoir sacrifier nos vols en avion pendant que la stratégie des autres (vous savez ces pays ou Greta ne met pas les pieds) c’est de construire des aeroports comme celui la : https://fr.wikipedia.org/wiki/A%C3%A9roport_international_de_P%C3%A9kin-Daxing
        > Pekin DAXING Objectif 100 millions de passagers par an !
        Faut arrêter cette fixation sur le carbone bdd13, d’accord ça arrange plein de gens qui en vivent et qui existent politiquement ou médiatiquement grâce à ça, c’est même une bonne chose quand on peut le réduire intelligemment (sans impliquer l’appauvrissement économique et la perte de compétitivité) mais le fond du problème pour sauver la planète c’est la démographie galopante des pays qui sont 50 fois plus gros que nous. Leurs consommations d’énergies fossiles à venir avec leurs courbes de croissance démographique explosives vont représenter des proportions autrement plus gigantesques que nos toutes petites petites petites utilisations d’avion en comparaison. Alors de grâce arrêtez de venir sur un site d’aviation pour tenter de nous culpabiliser sur le fait qu’on a du PLAISIR à voler et d’en ajouter à cette idiotie de flygscam. Si vous ne pouvez pas renoncer à vos prêches allez donc les faire ailleurs, il y a plein d’autres forums remplis d’aigris qui n’attendent que vous.

      • PlasticPlane

        Raoul, l’épanchement sur les forums est une thérapie qui ne coute rien à la sécu… Et c’est ici comme ailleurs 🙂

  • Albert06

    Encore plus de controle, je suis porteur de bretelles basique à pinces, et souvent je suis obligé de les retirer…( les repositionner est un probleme devant la foule ) des personnes très agées sont obligées de retirer leurs bottines sans personne pour les aider…

    Aussi sur des petites distances le train est plus simple, le temps porte à porte etant le meme…

    Quelque fois ces controles ce devraient etres adaptés…

  • Fremont Daniel

    Mais qui donc à monter ce complot cotre l’aviatIon commerciale?

  • Fbs

    Ceux qui sont prêts à abandonner un peu de leur liberté pour peu de sécurité ne méritent et n’auront au final ni l’une ni l’autre. Ce n’est pas très dans l’air du temps ce que je dis mais c’est tout à fait vérifiable.

    Peut-être est-ce que cela va aider à développer l’aviation légère privée ? (quitte à mettre 3 h pour un Paris Marseille, et que ça coûte cher à cause de toute la « sécurité » ajoutée autant le faire avec vue…)

    • Tonton Volant

      C’est la « Stratégie du Choc » développée par Noamie Klein dans son livre éponyme. On profite de la sidération occasionné par un évènement (11 septembre, catastrophes naturelles, Charlie Hebdo, …) pour faire passer des mesures qui auraient révolté les citoyen.ne.s.
      Elle impose, à l’occasion des désastres, des réformes économiques, par exemple, que Naomi Klein qualifie d’ultra-libérales telles que la privatisation de l’énergie ou de la Sécurité sociale.
      https://fr.m.wikipedia.org/wiki/La_Strat%C3%A9gie_du_choc
      https://www.alterinfo.net/Le-danger-cache-du-coronavirus%C2%A0-la-strategie-du-choc_a153824.html
      Des mesures de l’État d’urgence après les attentats sont passés ensuite comme une lettre à la Poste — avant qu’elles soit privatisée — sans que personne ne s’en aperçoive.
      On a profité du COVID pour promulguer des mesures comme, entre autres, l’allongement de la semaine de travail à SOIXANTE HEURES,

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