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Jump Seat

C’est le troisième siège dans le cockpit, à la fois poste d’observation privilégié, regard plongeant sur le travail en équipage et point de vue recherché. En fonction du moment, le jump seat est le strapontin fonctionnel dédié au chef de secteur, la place réservée au testeur, ou encore le cadeau inestimable offert à un ami par un pilote. Que de souvenirs !

2 commentaires

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  • Bruno Guimbal a écrit :
    « – D’une part, on ne peut pas attendre qu’un peintre ou un câbleur, métiers qui existent dans toutes les branches, soit mû par la passion de l’aviation – même s’il en existe quelques uns, »

    Pour moi c’est une question de personnalité de l’individu en question. Si étaler de la peinture sur une façade de bâtiment peut laisser indifférent le peintre, étaler la peinture sur un avion avec ses degrés d’exigence dans l’acte et la valeur de l’objet cela peut être plus motivant. Cela le serait pour moi et peut-être ne suis-je pas seul. Ce n’est pas le geste qui fait la noblesse d’un art mais l’objet et sa finalité sur lequel ce geste est fait.
    Vous noterez que je suis un retraité depuis pas mal d’années. Cela explique peut-être ma remarque.

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  • Bonjour,
    Nous, à HG, sommes bien placés, et depuis longtemps pour confirmer que l’aéronautique est en manque de compétences : nous n’arrivons pas à recruter dans plusieurs métiers relativement classiques et répandus, est c’est très inquiétant : câbleurs électriciens, peintres, ajusteurs, etc. Le problème est encore pire pour les sous-traitants, et ceci aggrave encore notre problème : les quelques géants (Airbus, Safran, etc..) exercent sur leurs gros sous-traitants une telle pression qu’elle les conduit à des débauchages pour des postes plus ou moins précaires à des salaires hors marché (+25 ou +30 %).
    L’effet est catastrophique, et peut diverger. Pas une semaine en ce moment sans une hausse de tarif supérieure à 20 %, et plusieurs supérieures à 30 % – et nous n’achetons ni Titane russe, ni blé ukrainien… Tout est concerné : les moteurs américains, les résines et peintures, l’alumimium, les équipements électroniques, etc..
    On peut s’attendre à des hausses du même ordre, avec un décalage de quelques mois, sur le prix des avions et des heures de vol.
    Par contre, s’il est possible que que comme le suggère Gil, une certaine perte de passion et de prestige de l’aviation soit une des causes, je relativise beaucoup :
    – D’une part, on ne peut pas attendre qu’un peintre ou un câbleur, métiers qui existent dans toutes les branches, soit mû par la passion de l’aviation – même s’il en existe quelques uns,
    – D’autre part, nous constatons depuis le Covid une très forte baisse de l’attrait pour la stabilité – la précarité ne fait plus peur : de nombreux jeunes nous refusent un CDI, alors que c’était considéré comme une consécration il y a trois ou quatre ans.
    Et ça, ça dépasse totalement le monde de l’aéronautique et son image de passion. Il suffit d’évoquer le sujet avec d’autres branches d’activité pour s’en convaincre. Ca atteint une dimension sociale et politique qui dépasse largement le cadre d’Aerobuzz.

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