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Lettre ouverte au jury du Brevet d’Initiation Aéronautique (BIA)

En 2018, les résultats à l’examen du BIA, sont en baisse d’environ 15 à 20% suivant les académies. Quatre professionnels de l’aéronautique, impliqués bénévolement dans la formation, Jacques Guyot, Norbert Pinton, Noélie Vincent et Eric Weber, dénoncent des anomalies dans l’élaboration de l’examen. Depuis deux ans maintenant que l’Education nationale le gère, le BIA est dévoyé selon eux. Les signataires de cette lettre ouverte craignent que ces dysfonctionnements et cette évolution découragent des candidats « motivés et volontaires ».

Depuis 2015, le BIA enregistre une augmentation de 37,8 % du nombre d’inscrits, de 31,4 % du nombre de présents à l’examen et de 27,7 % du nombre d’admis. © Fédération Française Aéronautique

Nous sommes des professionnels de l’aéronautique, qui avons participé bénévolement depuis deux ans à la formation d’élèves du BIA et de professeurs du CAEA. Nous totalisons tous, entre 30 et 40 années d’activités, entre 10.000 et 20.000 heures de vol, une expérience dans le domaine aéronautique couvrant l’instruction à tous les niveaux, Ie travail aérien, l’aviation d’affaire et l’aviation de ligne.

Les professeurs et élèves, candidats au BIA, sont volontaires, passionnés, à la recherche d’une vocation ou d’un nouveau projet de vie. Ils ont effectué environ 50 heures de formation pour passer l’examen que votre jury a créé.

Nous avons donc étudié attentivement ce questionnaire 2018, et nos conclusions sont malheureusement réalistes :

  • 25 questions ne sont pas du programme du BIA
  • 35 questions ne sont pas du programme du CAEA
  • 10 questions sont incohérentes ou incomplètes
  • 11 réponses sont incomplètes ou fausses
  • 31 questions ne présentent pas d’intérêt aéronautique pour le niveau des candidats et les objectifs de l’examen

Ceci représente 55 questions sur un total de 145 questions qui présentent un vice, au propre comme au figuré.

En effet, quelles sont les connaissances que l’on peut exiger d’un candidat au BIA ? Ou au CAEA ?

Pour le BIA, le programme est assez vaste mais le terme « Initiation » impose des questions simples. Il faut valider ce qui doit être connu, ainsi que ce qui doit être comPris. Pour le CAEA, les professeurs ont le droit de ne pas être des mathématiciens ou des physiciens, il faut donc vérifier simplement l’aptitude à enseigner une initiation aéronautique à des élèves volontaires et motivés.

Nous devons donc rester impérativement dans le domaine du « Need to know » et proscrire le « Nice to know » qui pourra être évoqué pendant la formation ultérieure si elle a lieu, mais en aucun cas être exigé dans un questionnaire d’examen. Les résultats 2018 sont en diminution d’environ 20%. Doit on en conclure que les candidats de cette année sont moins motivés, moins compétents ?

Non, bien sûr, et c’est bien dans l’élaboration de l’examen que réside l’anomalie constatée.

En effet, nous observons que 10 questions et 11 réponses sont incomplètes, incohérentes ou fausses, ce qui démontre un manque de compétence et de rigueur chez les concepteurs. Faire une relecture attentive auprès de personnels compétents aurait été un gage de respect des procédures. Poser des questions simples et claires balayant le vaste domaine du programme et rien que le programme aurait été une preuve d’honnêteté intellectuelle.

Toutes ces compétences sont à Ia base du savoir faire aéronautique, sans lesquelles aucun retour d’expérience ne saurait exister, au détriment de la sécurité. Le domaine aéronautique est si vaste que point n’est besoin de proposer 31 questions ne présentant pas d’intérêt aéronautique pour un tel niveau d’initiation.

Nous voulons donc dire collectivement combien le malaise est grand parmi nous d’avoir partagé un discours rigoureux, positif, et optimiste, pour finalement voir nos élèves confrontés à un examen totalement décalé par rapport aux objectifs, et aux valeurs fondamentales du monde aéronautique.

Notre initiative s’apparente à un retour d’expérience, cher au monde aéronautique, et nous espérons que cette démarche facilitera une réflexion en vue de faire évoluer le jury, pour plus de compétence, de rigueur, de respect des dizaines de milliers de candidats qui s’investissent avec passion, et dont nous n’acceptons pas que puissent être détruites ainsi leur espérance, voire leur vocation.

Jacques Guyot, commandant de bord retraité (14.500 h de vol)

Norbert Pinton, commandant de bord (16.000 h de vol)

Noélie Vincent, ingénieur du contrôle et de la navigation aérienne 

Eric Weber, commandant de bord (18.000 h de vol)

31 commentaires

  • kapriska

    bonjour à tous
    avant de s’interroger sur le contenu des épreuves BIA 2018 il aurait fallu déjà commenté
    ce document :http://www.education.gouv.fr/pid285/bulletin_officiel.html?cid_bo=122881
    ou l’éducation nationale fixe les règles des examens (BIA et CAEA)
    comment comprendre que SEULE la calculatrice est autorisée à l’exclusion donc d’une règle graduée et/ou compas alors que ds l’épreuve de navigation , a la 1° question il faut mesurer une distance entres 2 aéroports sur une carte au 1/500 000 ?

    merci

  • ANDRIEU

    Quel est l’objectif du B.I.A. ? sélectionner les meilleurs ou offrir au plus grand nombre une ouverture sur les métiers de l’aérien ? permettre à quelques caciques d’étaler leur conception ou encourager tous les passionnés qui oeuvrent bénévolement pour donner un espoir de vie passionnante à la jeunesse ?
    Il est temps de remettre la bille au milieu !

  • Wilkoyotte

    J’ai passé le CAEA cette année et sincèrement je n’ai rien vu qui soit aussi odieux.

  • weber

    Cette lettre ouverte, dont je suis l’un des signataires aura contribué, nous l’espérons, à une prise de conscience du jury des examens du BIA, en vue de proposer, à l’avenir, un questionnaire respectueux du travail fournit par les 15 000 candidats.
    Ayant également alerté le ministre des transports, partenaire incontournable, j’ai eu l’honneur d’obtenir une réponse d’un adjoint au chef de mission de l’Aviation légère, qui reconnait la légitimité de la lettre ouverte, je cite : 
    « Madame le Ministre m’a transmis votre courrier pour réponse. Vos inqiétudes exprimées par ce courrier et par la lettre ouverte sont légitimes et je partage avec vous l’idée qu’il y a matière à améliorer le questionnaire du BIA. Toutefois je ne partage pas vos inquiétudes sur l’avenir du BIA »
    Voici donc un partenaire qui ne semble pas totalement satisfait de la réponse de Monsieur Charron, expliquant que les fédérations avaient bien fait leur travail.
    Peut être ne serait il pas totalement infondé de demander la démission de madame l’Inspectrice Générale en charge de la présidence du jury des examens du BIA.
    Comment envisager une évolution positive, souhaitée par tous, en refondant avec une équipe qui démontrent, au fil des ans, peu d’empathie pour la rigueur, qualité fondamentale du monde aéronautique.
    Bien évidemment, ce débat me tient à coeur dans l’unique but de ne plus détruire les motivations et vocations qui animent les jeunes, et les professeurs qui s’investissent pour leur ouvrir la voie d’un monde passionnant.

  • stanloc

    Bonjour,
    De mon point de vue, l’invention des examens à coups de Questions à Choix Multiples, est une ineptie car soit les trois fausses réponses sont tellement éloignées du sujet que cela revient à donner la bonne réponse en même temps que l’on pose la question et l’examen est totalement dévalorisé, soit les trois fausses réponses sont ambiguës au point que même si on connait bien le sujet cela met le doute et intervient alors un paramètre personnel touchant à la façon que nous avons de comprendre et interpréter une question.

  • WEBER

    Je suis un des co auteurs, signataire de cette lettre et je souhaiterais apporter quelques précisions.
    1/ Je pense important et judicieux que le maitre d’oeuvre du BIA soit l’éducation nationale. En effet, cela permet de proposer, enseigner et fédérer des dizaines de milliers de jeunes. Ceci ne serait pas possible dans de telle proportions si le BIA était toujours du ressort du ministère des transports.
    2/ Depuis plusieurs années, je collabore avec les enseignants pour les cours BIA des élèves et les journées des futurs enseignants qui préparent le CAEA. Je peux témoigner de leur compétence, leur motivation, leur bienveillance vis à vis de nos jeunes passionnés. Je trouve les enseignants dévoués, ouverts, curieux, très loin de certains clichés qui circulent.
    3/Il semblerait que le jury des examens qui s’amuse à coller les candidats avec des questions parfois tordues et loin de l’objectif recherché, soit composé de hauts dignitaires de l’éducation nationale et de représentant de diverses fédérations liées à l’aéronautique, vol à voile, ulm, parapente, ect…
    Un peu comme chaque ministre veut sa loi, ces représentants semblent mesurer leur importance au nombre de questions retenues pour l’examen. Quant aux dignitaires, ils ont évincé ceux qui souhaitaient plus de rigueur, de compétence, de simplicité, afin de ne plus être importunés dans leurs délires.
    A ce jour, ce jury semble imperméable, fermé, et préférer la cosanguinité à la curiosité et l’ouverture sur le monde.
    Vous comprendrez donc que cette lettre s’adresse non pas aux professeurs, mais bien à ceux qui composent ce jury et pondent de tels examens.
    Si elle pouvait circuler dans les différentes académies, peut être pourrions nous espérer une réaction positive en faveur de nos jeunes et professeurs, qui découvrent leur passion ou leur vocation par l’apprentissage ou l’enseignement du BIA.
    Aéronautiquement vôtre.

    E. WEBER

  • Nemo

    Je vois que certains professionnels ont abondé dans le sens de cette lettre ouverte en critiquant en sus allègrement l’Éducation Nationale. Sans préjuger des défauts du sujet de cette année (je ne l’ai lu qu’en diagonale, mais rien ne m’y a choqué de prime abord), je voudrais vous donner mon point de vue d’ancien candidat (et diplômé).

    J’ai passé le BIA il y a une dizaine d’années, sans envie particulière de m’adonner au pilotage par la suite. Les instructeurs de l’aéroclub local étaient des passionnés, pour beaucoup très expérimentés, cela ne faisait aucun doute. Pour autant, dès que l’on sortait du domaine du pilotage, l’enseignement laissait à désirer et on voyait que les formateurs se raccrochaient aux (médiocres) polycopiés qu’ils nous distribuaient. Ce n’était pas de leur faute, ils n’étaient ni enseignants, ni physiciens ; néanmoins, il faut une bonne dose de pédagogie et de culture scientifique pour expliquer des notions aussi fondamentales que celles de moment à des élèves de troisième ou de seconde. Je prends cette notion en exemple car c’était l’une de celles que je n’arrivais pas à comprendre malgré des explications laborieuses de l’instructeur, alors qu’il aura suffit de quelques minutes à mon professeur de sciences de l’ingénieur pour me l’expliquer quelques mois plus tard…

    Après quelques années d’études supérieures dans l’ingénierie aéronautique, je me rends compte en ressortant mes fiches de BIA à quel point les chapitres étaient décousus. La finalité semblait plus l’apprentissage des réponses au QCM que la véritable compréhension des principes abordés. En réalité, plus qu’une initiation générale à l’aéronautique, on dirait une sorte de PPL théorique allégé. Je conçois que cet examen soit un bon produit d’appel vers le pilotage et qu’il ait fait beaucoup pour le recrutement des clubs, mais l’aéronautique ne se limite pas (surtout de nos jours) au pilotage…

    Tout ceci pour dire que les enseignants de l’ÉN ont beaucoup à apporter à cette formation, laquelle gagnerait à s’affranchir de son statut d’antichambre du PPL.

    • jean marie lemarchand
      spitfire

      Bonjour à toutes et tous
      Effectivement , cette lettre ouverte est un article qui mérite « réaction… » si je puis dire avec une touche d’humour. La notion de retour d’expérience , d’amélioration des pratiques est tout à fait louable et je ne peux qu’en remercier sincèrement ses auteurs , car un débat s’est ainsi ouvert …
      Mais quelques commentaires rédigés suite à cet article font néanmoins « légère offense » à une belle réussite culturelle que reste malgré tout le BIA , précédé , il est vrai par l’oublié BESA dès 1947 ( Brevet Elémentaire des Sports Aériens ) créé par un Ministre de l’Education Nationale : Jean ZAY, sans négliger également , un peu avant encore , notre légendaire Aviation Populaire…
      D’autres commentaires sortent complétement du réel sujet et l’on voit se dessiner des « cibles » issues de notre société qui sont comme tout le monde le sait « responsables de tout ce qui va mal ».
      Soyons sérieux et plus constructifs , collaboratifs , là est la solution ! . Il y a un véritable enjeu , il est de taille , il touche directement l’avenir et le bien-être de nos jeunes , ne l’oublions pas .
      L’Education Nationale , comme bien d’autres organisations de tout type et d’horizons divers et variés, n’est pas parfaite bien entendu, mais qui l’est d’ailleurs ? . Le « droit à l’erreur » existe et l’on doit s’efforcer à le minimiser. Mais n’en oublions pour autant ses réussites ! , et le fait qu’elle soit composée d’une partie de personnels motivé(e)s , passionné(e)s , compétent(e)s souvent maladroitement malmené(e)s et faussement assimilé(e)s par quelques observateurs extérieurs qui s’empressent pour quelles véritables raisons ? , de condamner tout un système éducatif, voir plus … sans faire la vraie part honnête des choses, sans se pencher sur un bilan objectif et bienveillant auquel chacun a droit également . Une critique se doit, par contre d’être constructive , ainsi elle est plus recevable et engage à la discussion . Ceci mènera à l’amélioration concertée d’une situation qui pose interrogation et problème. Ceci dit , passons à un autre débat , plus important me semble-t-il.
      Pour bien connaitre le fonctionnement d’un CIRAS ( Comité d’Initiation Régional Aéronautique et Spatial ) , pour y être encore aujourd’hui particulièrement impliqué , pour toujours enseigner et préparer avec passion le BIA avec des lycéens depuis 29 ans , je puis vous assurer du bien fondé de cette formation aéronautique et scolaire initiale dont l’impact positif au niveau des jeunes est indéniable… Impact au sein de l’Ecole , mais aussi à l’extérieur du système . Leurs familles et leurs proches partagent également à ce constat .
      « Donner des ailes à l’enseignement » , tant au niveau pédagogique, qu’au niveau de la motivation scolaire et du comportement responsable , qu’au niveau de la réalisation du projet professionnel ou personnel … voici de possibles objectifs induits par une éventuelle préparation au BIA .
      Nos résultats académiques ( pourcentage d’admission ) restent au même très bon niveau depuis 2015 ( réforme du BIA ) par rapport aux 23 années précédentes …. Pourquoi me direz-vous ?
      Grâce sûrement à la qualité , à l’implication , et à la passion pédagogique et aéronautique des formateurs et formatrices CAEA du réseau académique , pour la plupart enseignants et enseignantes ( et pas que de maths ou de physique ..) qui sont également parfois pilotes privé(e)s , FI , FE…Mais pas que . Je tiens aussi à souligner que tous ces professeur(e)s sont spontanément accompagné(e)s dans le groupe de formation régional par de motivé(e)s et dévoué(e)s CAEA issu(e)s des Aéroclubs (instructeurs , pilotes .. ) et du monde professionnel de l’aéronautique . La passion pour l’aviation rapproche toute cette équipe , le goût de transmettre également, l’exigence du contenu pédagogique proposé aussi…
      Une dynamique mesurable s’articule autour de ce projet et ceci dans tous les établissements du Réseau , mais aussi au sein des associations aéronautiques et institutions partenaires . ( armée de l’air, marine , météo, fédérations aéronautiques , entreprises aéronautiques …et j’en passe ! )
      La famille de l’air toute entière doit se réunir autour de ce BIA , qui fête aujourd’hui ses 50 ans .il est bon de s’en souvenir. Une famille , le mot est dit . Un socle commun , mais des personnalités et sensibilités différentes mais souvent aussi …des intérêts différents .
      Notre Parrain National 2018 , Thomas PESQUET s’est particulièrement acquitté de cette « fonction honorifique et symbolique » en réalisant pour tous nos jeunes une remarquable et stimulante vidéo diffusée lors de la remise des diplômes . Moment fort, partagé et attendu par nos jeunes , leurs familles , leurs formateurs ( trices ) . A ce sujet d’ailleurs depuis 24 ans de très célèbres parrains soutiennent nos promotions régionales , ce regard bienveillant n’est-il pas un encouragement ? , le signe d’une reconnaissance ?
      Cette nouvelle mouture du BIA , qui bien entendu et heureusement , peut être encore améliorée dans la forme et le fond , fait néanmoins appel , dans sa globalité à une réelle réflexion, à la déduction , à une véritable restitution réfléchie des acquis et compétences ..Quelques questions restent « à revoir » , d’autres sont « à éviter » pour ne pas tomber entre autre , dans le « par cœur » ou toute autre « ambiguité » d’interprétation . L’épreuve d’anglais mériterait d’être dynamisée. Cette langue est le vecteur officiel de communication de l’aéronautique et de bien de domaines « autres » d’ailleurs.
      Tendre vers des sujets encore plus élaborés est bien entendu souhaitable , logique, et de plus voulu par tous , cela va de soi ! . La mise en place de plusieurs étapes avant la diffusion définitive du sujet pourrait répondre aux exigences de chacun ( banque de données, élaboration partagée, relecture, test , ..) . « Soyons audacieux et inventifs » comme disait DAURAT !…
      Mais en fin de compte , le vrai débat ne se résume-t-il pas au fait que ce diplôme, se mérite et doit rester le fruit d’un travail suivi , sérieux , volontaire et impliqué de la part des élèves et de leurs formateurs (trices ) . Il faut le dire et l’assumer. Cette formation s’adresse parfois à un public déjà quelque peu sensibilisé ou réellement motivé . Le sujet d’examen par conséquence, dans ce cas, se doit d’être à la hauteur des ambitions et affichées et attendues .
      Néanmoins , et ce point est très important , Il est tout à fait possible « d’initier » nos jeunes à l’aéronautique et à l’espace sans les présenter obligatoirement à l’examen du BIA , car en cas d’échec, il est vrai que l’impact est plutôt négatif , et ce n’est pas le but . Il faut donc les en informer dès le début de la formation …. L’Aéronautique est à ce sujet d’ailleurs un formidable outil interdisciplinaire déclinable dans tous les types et niveau d’établissements . Ces formations correctement encadrées sont gages d’éveil à la curiosité et d’excellents compléments à la culture générale. L’ aéronautique donne « envie d’apprendre » … De nombreuses expériences scolaires et autre témoignent de l’apport positif de ce support pédagogique que sont sans aucun doute redisons le : l’ Aviation et l’Espace !
      Il est important aussi de noter que pour certains jeunes , l’obentention du BIA est un challenge intellectuel , bien entendu ..mais parfois aussi personnel ….. « j’ai réussi ! ce qui au départ n’était pas gagné pour moi »….aurions-nous oublié les premières heures de l’aéropostale… A un titre d’exemple illustratif, de jeunes collégiens ( nes) ont d’ailleurs brillamment obtenu le BIA à la session 2018 .
      Restons donc sur une touche optimiste … les futures épreuves seront encore mieux préparées dans l’intérêt de tous , mais il faut aussi savoir que certains…anciens sujets rédigés et validés par la COMIXA….certains s’en souviennent ( commission mixte composée de multiples et nombreux acteurs du monde l’aéronautique et un peu de celui de l’éducation nationale ) étaient « légers » , et comportés également des erreurs , mais n’avaient pas soulever à l’époque de critiques telles que celles que nous lisons aujourd’hui.
      Voilà en quoi , il est important et intellectuellement honnête , de ne pas faire systématiquement un procès d’intention à l’Education Nationale qui effectivement , qui depuis 2015 a repris en main ce dossier avec , il est bon de s’en souvenir , le total accord et le soutien officiel du CNFAS ,de la DGAC, et de l’Armée de l’Air.…Une Convention officielle paraphée par tous ces partenaires marque cet acte fort .
      Le monde professionnel et associatif de l’aéronautique et de l’espace change , évolue. Nous nous devons d’apporter à nos jeunes un vrai et solide bagage intellectuel mais aussi humain . Restons compétents, pédagogues et bienveillants pour mener à bien cette belle mission .
      La conséquence directe est que l’examen du CAEA se doit de rester aussi d’un niveau convenable par respect pour les jeunes qui nous sont confiés .
      Un(e) formateur(trice ) , se doit d’allier pédagogie et compétence reconnue dans son domaine d’enseignement ou de spécialité . La passion entre aussi en ligne de compte …. Ces 3 éléments de base sont indispensables pour mener un jeune à la réussite de son examen ou pour tout simplement lui transmettre le plaisir d’apprendre et de comprendre …
      Bien entendu , les « chiffres du BIA » sont remarquables : 400 BIA au niveau national en 1994 , plus de 15000 cette année . Ce constat statistique ouvre également à discussion .
      L’objectif est-il de réaliser du chiffre ? ( effectif présenté au BIA ) ou de réaliser une préparation complète et exigeante avec un effectif plus modeste ? ou alors , le BIA ne serait-il devenu qu’ un vivier ..scolaire dans lequel s’alimenteraient exclusivement les aéroclubs et les filières professionnelles de…. pilotage ?
      Je préfère beaucoup plus le constat suivant …Plus de 3600 jeunes de l’Académie ( depuis 1994 , donc en moyenne seulement 144 par an ) sont actuellement titulaires du BIA et les parcours réalisés ou en cours de finalisation sont remarquables. Tous les secteurs aéronautiques et ses 150 métiers du CAP au BAC +6 métiers sont impactés… Il est aussi important de constater que parmi tous ces jeunes une grande part n’est pas impliquée de près ou de loin dans un domaine aéronautique ou spatial et alors !? . Par contre ils se souviennent avec plaisir , des cours, des rencontres, des visites réalisées dans le cadre de la formation … On appelle cela l’ouverture d’esprit , l’enrichissement personnel …
      Un grand merci donc à tous les acteurs et partenaires du CIRAS , les actuels , mais les anciens également .
      Un grand merci aussi pour le soutien initial et la confiance installée…de la part des parents et des jeunes qui suivent les formations proposées , merci aux Aéroclubs qui nous permettent positivement d’effectuer les vols d’initiation .Tous reconnaissent la qualité du comportement et des connaissances des jeunes BIA qui par la suite rejoignent, tôt ou tard , ou pas ,… les rangs du tissu associatif aéronautique régional.
      De tels projets ne peuvent se faire et perdurer sans mettre en avant les valeurs fondamentales de l’aéronautique . Sachons leur les transmettre également.
      Un amical salut à toutes celles et ceux qui permettent chaque jour , grâce à leur passion de maintenir le « cap réussite » que nous nous devons d’indiquer à nos élèves . Ils sont notre avenir et notre relève…
      Le BIA n’a pas d’équivalent à l’étranger , mais notre pays n’est-il pas riche de sa culture aéronautique et spatial ? des faits de son histoire liés à l’aviation ? , n’est-il pas fier de sa technologie de pointe et de son expertise reconnue dans ce domaine ?….aussi , à ce titre , l’aventure doit continuer !

  • Quelques remarques sur sur article:
    Les objectifs du BIA ne sont pas de faire des pilotes ( bien occasionnellement il débouche sur le métier), il est beaucoup plus large. Donner une culture aéronautique aux élèves et étudiants, aider à l’orientation en faisant découvrir la diversité des métiers de l’aéronautique et de l’espace, c’est aussi un enseignement transversal qui permet d’aborder d’une autre façon certain chapitre du programme scolaire. Au déla de ceci, le BIA a un effet sur l’élève lui même, un élève BIA n’est plus le même élève aprés qu’avant, tant du point de vue scolaire que comportemental, et rien que ceci est déjà un avantage énorme.
    Dans notre académie, c’est un travail d’équipe entre le CIRAS, les professeurs caea ( hélas encore trop peu nombreux et agés), les clubs, les fédérations régionnales et l’armée de l’air. Chacun y ayant ses propres buts et intérèts.
    Cette année en effet, nous avons trouvé aussi que les sujets étaient plus difficiles et le nombre de « défauts » plus nombreux que les autres années. Quoiqu’il en soit, les correcteurs et le jury ne sont pas là pour valider des réponses préconçues, leur rôle est aussi de corriger les défauts de l’examen (mauvaises propositions de réponse, imprécision de la question ou des propositions…). Pour l’examen du CAEA c’est autre chose, je l’ai connu bien plus difficile oû il fallait carrément le niveau théorique atpl. Sans retourner dans cet exès, il est néanmoins necessaire que celui qui instruit ait un bon niveau technique et pédagogique d’oû la necessité de formations pour les personnes sans formation aéronautique ou pédagogique initiale et désireuse de prendre part aux formations BIA.
    Pour en revenir aux sujets d’examen, ce que nous souhaitons en tant que professeurs, instructeurs, pilotes…. c’est que chaque année un certain nombre de sujets soient auparavant soumis à un vrai cobayage auprés des caea de 2 ou 3 académies, puis corrigés avant d’être sélectionnés pour l’examen. C’est ce qui est fait pour les autres examens alors pourquoi pas pour le bia et le caea ? L’être humain étant faillible, cela ne fera surement pas disparaitre l’intégralité des défauts, mais devrait en diminuer notoirement la fréquence.

    En conclusion et sans vouloir aucunement polémiquer, l’ensemble des acteurs de la filière aéronautique et spatiale doivent agir de concert, ce qui importe c’est n’est pas les prérogatives ou l’influence de l’un ou de l’autre qui doit s’imposer dans une guerre picrocholine, mais ce que nous apportons à nos élèves et étudiants qui sont aussi nos enfants ( pour moi petits-enfants), ce qu’ils en retire et ce qui va les préparer à leur vie d’adulte.

  • zoiseau

    Du fait que l’activité de loisir ou sportif qu’est le pilotage soit cher, onéreux, le B.I.A est une porte de facilité pour y « ACCÉDER ».
    Cette lettre ouverte est bienvenue car en effet, « On » en demande trop aux nouveaux initiés ! Ce « on », ce sont ces professeurs qui appliquent un programme aéronautique concocté par…je ne sais pas qui,
    je précise que cette généralité ne touche pas les quelques exceptions. D’un côté, pour les profs B.I.A, une initiation à l’aéronautique est pareil à une initiation à la bonne cuisine, le cosmétique ou ce que vous voulez. Pas plus, ni moins ! De l’autre, il y a ceux qui, dans un esprit élitiste, désirent…quelque part…filtrer les initiés avec des questions difficiles à comprendre même pour un PPL !
    Oui, en général encore, quand on s’exprime sur le sujet « pilotage avion », il est avantageux d’afficher son pédigrée (1000000 de HDV -j’exagère-..etc), afin d’être crédible, mais ne jamais oublier aussi que ce fabuleux pays contrairement à beaucoup d’autres, a vécu ce qu’on appelle l’aviation populaire !
    Arrêtons donc, d’imposer l’ignorance et/ou l’élitisme et changeons de mentalité pour permettre à quiconque qui désire « piloter un avion » de pouvoir s’y atteler : formez mieux les professeurs B.I.A

  • bdd13
    bdd13

    Peut être serait-il intéressant de corréler les nouvelles dispositions d’âge avec les résultats (même si la rupture est globalement plus importante).
    Avant 2015, la majorité de l’enseignement BIA s’adressait aux élèves de seconde à la terminale. Aujourd’hui, le vivier est vraisemblablement plus important côté collégien, alors même que les disciplines n’ont pas changé, et qu’elles restent empreintes d’une connotation scientifique forte.
    Les questions ont toujours été pour une part ambiguës, et je rejoins l’idée qu’un comité de relecture devrait avoir été mis en place, avec des spécialistes à trier, pour ne pas tomber dans les excès de perfectionnisme scientifique.
    La constitution d’une banque de données de questions n’est pas simple (ceux qui critiquent n’ont qu’à essayer de pondre une dizaine seulement de questions sur un même thème avec à chaque fois quatre réponses (dont une seule bonne, c’est le jeu évidemment), sans qu’il y ait une seule ambiguïté, et vous verrez la difficulté.
    Enfin, et comme le disait un lecteur, le BIA ne s’adresse pas qu’à des pilotes, mais fait presque aujourd’hui office de sélection ou motivation pour une filière à la fois magique et exigeante, la sécurité ne pouvant se dédouaner de la perfection.

  • pilote ppl

    Bonjour,

    Je suis entièrement d’accord avec les propos de cette lettre ouverte.
    On s’aperçoit depuis quelques années que l’éducation nationale veut intégrer le BIA en son sein en excluant les bénévoles et passionnés qui distillent leurs savoirs.
    Je suis cette année extrêmement déçu par les résultats du BIA 2018, mais au-delà de ma déception, il faut comprendre la déception des élèves qui se sont donné la peine de travailler, et qui pour certains, peuvent être dégoûtés d’une carrière aéronautique après un qcm aussi peu réaliste. Les matières enseignées sont complexes, en particulier, pour des élèves de collège, ce n’est pas la peine d’en rajouter.

  • Olivier Demacon

    Quel bonheur de lire cette lettre ouverte, éditée par les Aviateurs et formateurs professionnels passionnés du BIA et CAEA. Elle identifie précisément là ou le bas blesse dans un contexte de formation Franco-Français, bien trop académique avec pour résultat, le découragement de passionnés motivés et volontaires. A en avoir discuté avec des pilotes professionnels, également chirurgiens, ces derniers m’ont confirmé que c’est exactement la même chose dans leur corporation. On élimine académiquement d’excellents chirurgiens potentiels, capable de rattraper une artère qui explose grâce à une une technique maîtrisée. On se moque à ce moment là de savoir si l’opérateur n’as pas su digérer mat Sup/mat Spé! Mais ces types là sont souvent éliminés, pour ensuite aller chercher des médecins étrangers pour nos blocs opératoires. Il me semble que le parallèle s’applique parfaitement aux cursus aéronautiques « bien de chez nous ».

    Cet « élitisme » académique fonctionne sur un modèle inadapté aux réalités opérationnelles. Les auteurs de la lettre ouverte l’ont parfaitement détaillés dans leur analyse

    On pourra ajouter le très faible taux de pilotes privés qualifiés aux instruments avec les résultats statistiques regrettables de vols en IMC involontaire, souvent dramatiques. Le seul obstacle en France, à cette qualification, aura toujours été les épreuves théoriques.

    Puissiez vous être entendu Messieurs, non seulement par tous les membres du Jury, mais aussi par tous les acteurs pouvant aider à une plus grande efficacité et attractivité de l’offre de formation aéronautique en France.

    Fly Safe, Be Happy

  • Michel Trémaud
    Michel TREMAUD

    Je partage totalement les inquiétudes exprimées ici ; j’en ai fait l’expérience tant au niveau BIA que CAEA.

    En 2012, j’ai développé (sous le contrôle d’un détenteur du CAEA) trois modules de cours BIA pour mon aéroclub. J’ai naturellement consulté les annales disponibles et j’y ai détecté de nombreuses erreurs qu’il m’a fallu expliquer aux jeunes élèves.

    Pour la session 2013, j’ai décidé de passer le CAEA et j’ai recherché tous les supports de cours développés par différentes académies ; là, j’y ai découvert encore plus d’erreurs, révélant une méconnaissance aéronautique « vécue » de la part des rédacteurs.

    J’ai proposé au coordinateur local (professeur en IUT) de venir lui présenter et expliquer mes observations … mais cette offre a été refusée.

    J’ai alors mieux compris la rivalité ancienne qui semble opposer les pilotes et l’éducation nationale sur le contenu et les documents de référence du BIA et CAEA.

    N’ayant plus l’age de refaire le monde, j’ai préféré en rester là (et las).

  • woodplane

    À qui profite le « système » BIA??

  • Jean Jacques

    Formateur BIA en collège pour des élèves de 3° , je partage totalement votre analyse.
    Je suis très déçu par les résultats du BIA 2018 , autant que mes élèves non reçus qui avaient obtenu d’excellentes notes aux contrôles partiels .
    Je suis furieux à la lecture des QCM , dont le niveau dépasse désormais largement celui des classes de 3° et ou certaines références restent introuvables dans les documents de formation à ce qui demeure une « initiation » à l ‘aéronautique. Ne pourrait-on organiser une session de rattrapage pour corriger ce gâchis , et redonner confiance à ces jeunes gens méritants ?

  • philippe logeay

    Hélas, tout cela est bien un problème Franco-Français. Cela fait aussi penser au permis de conduire qui présente un taux d’échec supérieur au Bac…. Pourquoi le BIA doit-il être de la responsabilité de l’éducation nationale? Pauvre France bureaucratique.Cela me fait penser aussi à mon renouvellement de SEP. Avec 19000 Heures de vol, une licence ATPL qui a toujours été valide depuis mes 35 ans, j’ai du attendre l’apposition SEP sur ma licence ATPL pendant un mois et demi…En effet, avec la nouvelle régionalisation, le bureau des licences de Bordeaux, gère seul, maintenant, la région Nouvelle Aquitaine. Je pense sincèrement qu’il ne faut rien attendre de positif de la part de la DGAC….
    La Banque de question BIA devrait être géré uniquement par des instructeurs de métiers, ayant une réelle expérience de la formation.

    • jean marie lemarchand
      Spitfire

      l’Education Nationale, la DGAC, le Ministère des Transports, les Régions, les fonctionnaires , …je n’ai pas entendu parler d’Europe encore !….allons-y !
      Tout le monde en prend pour son grade …c’est tellement facile !…
      on s’éloigne totalement du sujet là !…
      Le BIA est un diplôme qui valide des connaissances générales dans le domaine de l’aéronautique et de l’espace …le laissait gérer seul par des Instructeurs aussi compétents soient-ils, lui enlèverait tous les autres aspects pédagogiques qu’il est possible d’aborder….le BIA peut être un formidable outil de motivation scolaire , d’interdisciplinarité, d’éducation des comportements.. ,
      Présenté de cette façon , il conduirait donc les jeunes exclusivement : soit
      au pilotage en aéroclub ( moyennant finances ?! ) ou au pilotage professionnel
      ( forte demande en ce moment ?! )….quid des 150 autres métiers du secteur aérospatial ?
      On m’a toujours parler de la famille de l’Air, la solution est de trouver ensemble des solutions et non pas d’imposer ses solutions aux autres.

  • Sylca

    Note : c’est la même chose avec le théorique ppl a et h avec environ 1/3 des questions relèvant du nice to know…

  • Jean Darsa

    0n aimerait bien que la Dgac prenne position

  • Lobet

    Bonjour à tous,

    Effectivement il y a eu un raté cette année au niveau des sujets et c’est tout à fait regrettable pour les candidats et formateurs qui s’investissent. La lettre ouverte va dans le bon sens et permettra sans doute aux concepteurs des sujets de corriger le tir pour la session 2019.
    Ares, votre point de vue à l’emporte pièce et généralisant n’apporte rien de constructif au sujet… Si vous souhaitez faire cesser le gâchis comme vous dites, eh bien intégrez l’Education nationale. Je ne doute pas un instant que vous ferez des miracles pour faire progresser notre chère jeunesse…

    Alain, 25 ans d’enseignement et formateur BIA

  • Jj b

    Cette année j’avais 8 élèves classes seconde et première. Résultat = taux de réussite 100% avec 7 mentions dont 3 Tb en 2 B.
    Avec ces nouvelles questions, on sort du bachotage habituel. Il faut réfléchir et mettre en pratique les concepts vus en cours.
    Mes élèves n’ont à priori pas été déroutés par les épreuves !!!
    Des goûts et des couleurs …

    • jean marie lemarchand
      jean marie lemarchand

      tout à fait d’accord avec ton constat , je fais le même avec mon groupe de jeunes lycéens de second

    • BIA-Font Romeu

      Je vous rejoins aussi. Lors de mes cours, je fais réfléchir mes élèves, je leur donne des connaissances et on les valide à chaque séance avec un qcm 10 questions en 10mn. C’est du boulot de sortir tous ces qcm, mais les résultats sont là : 100% aussi avec 12 élèves de la 4ème à la 1ère.
      J’aborde aussi avec eux les techniques de passage de concours, d’expression en public et leur confiance en eux remonte tout le long de l’année, leur permettant d’aborder sereinement un examen qui n’avait rien à voir avec les annales.
      Les cours en eux mêmes ne suffisent pas, je les incite à être curieux en leur fournissant des compléments de cours après chaque séance, histoire d’illustrer et consolider les connaissances.
      Merci de votre attention 😉

    • RP

      c’est très intéressant mais pourriez vous s’il vous plait préciser les documents de référence que vous présentez à vos élèves pour qu’ils réussissent aussi bien?

  • chevandier

    si je comprend bien, les questions sont posées par des gens qui ne savent peut-être pas ce qu’est un avion ? comment il se sustente, comment ou qu’est ce que veut dire 1/2 RO V2 S CZ ? mais est-t-on sur la bonne fréquence quant on lit qu Airbus va former des AB INITIO sur ATR / AIRBUS !! Nous sommes sorti de l’aire du calcul mental, c’est maintenant le nb de GIGA’S. Alors la structure du BIA ? ? !! Confer le RIO PARIS !!

  • MOLINA MICHEL

    C’est avec un grand intérêt que j’ai lu votre lettre . Je suis totalement d’accord avec vous ! Nous dépassons le stade de l »‘initiation » , certaines questions sont effectivement sans rapport avec la pratique aéronautique !
    Il y a quelques années, il avait été proposé de demander des questions aux enseignants CAEA et personnalités de l’aéronautique pour constituer une nouvelle banque nationale de questions… Je n’ai toujours rien vu.
    Autre exemple de la main mise de l’Education Nationale sur le BIA, les élèves qui suivent la formation dans un aéroclub ne se situant pas dans l’académie du candidat, ne peut se présenter à l’examen dans l’académie de formation ! L’inscription se faisant par informatique, seuls les établissements scolaires de l’académie de l’aéroclub sont dans la base de données ! Il m’a fallu plusieurs interventions auprès des services du rectorat pour que le candidat, qui tous les samedis de sept à mai faisait presque 200km pour suivre la formation, ait la possibilité de passer l’examen dans le département où était situé l’aéroclub de formation ! Education NATIONALE dites vous ?
    Une autre « innovation » pour la session 2018 : la publication des résultats : Jusqu’à cette date, les résultats étaient publiés par centre de formation. Cette année, dehors les centres de formations ! Seuls apparaissaient les établissements où étaient scolarisés les candidats !! Donc adieu les aéroclubs centre de formation ! L’EN ne reconnaît plus leur investissement aussi bien dans les cours théoriques que lors des vols de découvertes ! et COCORICO pour l’EN !!

  • J’ai eu peur ! En plus de dix années d’enseignement du BIA, je pensait que mon cerveau de vieille tige avait tourné en fromage blanc !!! Merci de m’avoir rassuré !!!!!
    AS.

  • Arès

    Faut-il être vraiment étonné, d’un tel gâchis?. Confiez quoi que ce soit à l’Education Nationale, et vous serez certain d’un seul résultat: la catastrophe. Preuve, s’il en est, de notre 25ème place au niveau mondial concernant le niveau scolaire.

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