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Airbus Helicopters soigne le client « Etat français »

Airbus Helicopters regroupe aujourd’hui dans une même structure toutes les capacités industrielles placées au service des opérateurs étatiques français. En bon français de Marignane, cela s’appelle le Military Support Center-France.

Le passage de nouveaux réseaux électriques et hydrauliques forme une part importante du travail de rénovation.

Le passage de nouveaux réseaux électriques et hydrauliques forme une part importante du travail de rénovation.

Si l’on regroupe les trois armées, la gendarmerie, la sécurité civile, les douanes, la DGA, le client étatique français représente un ensemble de 588 hélicoptères (dont une bonne moitié pour la seule armée de Terre). Ce chiffre global en fait le premier client mondial d’Airbus Helicopters, toutes catégories confondues. Client imposant, mais aussi essentiel pour les prises de commandes, le lissage du plan de charge industriel sur le long terme, l’aide au développement de technologies critiques, sans oublier aussi le soutien à l’exportation. Le tout sur fond de marché mondial en berne, avec une concurrence toujours aussi affutée.
Le passage de nouveaux réseaux électriques et hydrauliques forme une part importante du travail de rénovation.
Mais si l’état français est un client essentiel qu’il faut soigner, il n’en est pas pour autant un client facile. Sa flotte est souvent ancienne et disparate, ce qui se traduit par une multiplicité de programme d’entretien, de rénovations et autres modernisations. C’est bien pour faire face à cette situation qu’Airbus Helicopters a créé l’an dernier son Military Support Center France (MSC-F) regroupant les activités de MCO (Maintien en Condition Opérationnelle) et MRO (Maintenance, Repair & Overhaul) « Nous nous sommes rendu compte que la mise en commun des moyens industriels uniquement consacrés au client français nous permettrait d’être plus efficaces » explique-t-on à Marignane. Accessoirement, ce regroupement dans une même entité vise également à mettre fin à d’éventuels conflits de priorité entre les différents programmes.
Vue générale de l’atelier où sont rénovés les Cougar de l’Alat. Les Cougar de l'Alat sont changés de poste tous les deux ou trois mois pour passer d’une étape à l’autre du processus industriel.
Le MSC-F regroupe aujourd’hui 480 personnes, 10.000m2 d’atelier et 26 positions en chaîne pour recevoir des appareils. Une large portion d’un hangar de Marignane est ainsi réservée à la modernisation des Cougar de l’Alat. Un peu à l’écart, hors de portée des photographes, des bâtis accueillent trois hélicoptères de manœuvre endommagés en Opex et devant être pratiquement reconstruits. La densité actuelle des « opérations extérieures », avec des besoins augmentés en maintenance et en réparation, a également beaucoup pesé pour une recherche d’une plus grande efficacité industrielle. On retrouve aujourd’hui les programmes phares suivants dans le portefeuille du MSC-F :
– La modernisation des Cougar de l’Alat évoquée plus haut. Le contrat porte sur 26 appareils dont 15 ont déjà été livrés. Six l’on été en 2015 et sept supplémentaires devraient l’être en 2016. Les derniers appareils seront faits en 2017.
– Mise à niveau des Caïman de la marine (NFH). Les appareils sont hissés au standard FRC (Final Radar Configuration), c’est à dire avec une pleine capacité du radar. Le premier appareil FRC a été livré à la marine en septembre dernier.
– Modernisation des quatorze premiers H225M Caracal livrés aux armées françaises pour les porter au standard des cinq derniers appareils commandés.
Un Cougar rénové prêt pour ses premiers essais sol. On voit bien ici l’installation de la tourelle Flir, sous le radar météo.
On citera en dernier lieu l’entretien des flottes EC145 de la Gendarmerie et de la Sécurité Civile, une cinquantaine d’appareils au total, pour les années 2015 à 2020. Eurocopter avait décroché le contrat de MCO pour l’ensemble de cette flotte entre 2005 et 2010. Le contrat lui avait échappé pour les années 2010 à 2015, au profit d’Inaer. Avec la création du MSC-F et le développement de son offre de service en matière de soutien technique, Airbus Helicopters se donne les moyens d’éviter le renouvellement de ce faux pas…

Frédéric Lert

A propos de Frédéric Lert

Journaliste et photographe, Frédéric Lert est spécialisé dans les questions aéronautiques et de défense. Il a signé une vingtaine de livres sous son nom ou en collaboration. Il a rejoint Aerobuzz en juin 2011. Au sein de la rédaction, Frédéric Lert est le spécialiste Défense.
Journaliste chez Aerobuzz.fr

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