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Le retour attendu de l’hélicoptère aux îles Marquises

La Collectivité polynésienne est-elle prête à supporter le coût d'un hélicoptère basé aux Marquises ? © Grégoire Le Bacon - TNH

A 1.400km au nord de Tahiti, l’archipel des Marquises ne dispose d’aucun moyen de liaison permettant des évacuations sanitaires rapides et sûres entre les iles non pourvues de pistes. Un fait divers dramatique a récemment remis en selle l’idée de baser sur place un hélicoptère.

La valeur  de l’hélicoptère n’est jamais mieux comprise que lorsque l’appareil est indisponible… Une fois n’est pas coutume, les autorités locales de Polynésie française ont bien compris l’intérêt des voilures tournantes dans le développement de l’économie locale et les missions de service public.

Au moins trois acteurs se sont successivement frottés au marché local, à la rentabilité élusive. Trois tentatives, trois échecs. Et en juillet 2017, le territoire grand comme l’Europe peuplé de seulement 280.000 habitants se retrouve sans opérateur.

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12 commentaires

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  • @stanloc

    Kaoha nui,

    Il y des pistes aux Marquises 😉

    Nuku Hiva NTMD (max ATR)
    Ua Huka NTMU (max Twin)
    Ua Pou NTMP (max Twin)
    Hiva Oa NTMN (max ATR)

    Il y a déjà eu un hélicoptère sur zone (basé à Nuku Hiva), qui a abandonné essentiellement à cause des paiements très, très lent, de l’administration locale qui prend en charge les évassans : résultat la trésorerie fond et la société qui exploite l’hélico ferme.
    Là l’idée est de faire venir TNH (Tahiti Nui Hélicoptère), filiale d’ATN (Air Tahiti Nui), à grand coup de subventions à mon humble avis, sinon pas rentable. Et ce n’est pas fait, attendons de voir.

    Habitant à Hiva Oa, je confirme que l’hydravion n’est pas du tout adapté pour les Marquises, la grande houle du Pacifique (qui porte mal son nom) est présente 95% du temps, même quand il n’y a pas de vent, ce qui est plutôt rare par chez nous. Et je ne parle pas des infrastructures nécessaires à mettre en place. Regarde un peu les côtes aux Marquises et tu comprendras 😉
    Cette solution n’est possible qu’aux Iles Sous Le Vent ou aux Tuamotu (lagon et atoll, comme souligné plus haut).

    Enfin, comparer une pirogue avec un hydravion, quelle drôle d’idée 😉

    A pae,
    Fred

    Répondre
  • @juju…

    Une ile ce n’est pas que le trait de côte, c’est aussi de la montagne comme aux Marquises.

    Un hydravion (ou amphibie) s’il réussi à amerrir (encore faut il qu’il puisse décoller!) avec une forte houle, risque d’être très loin d’une personne à secourir en montagne.

    Un hélico est tout à fait adapté pour cet environnement, et s’il ne peut pas se poser un hélitreuillage est envisageable.
    Comment font les sauveteurs aériens dans nos montagnes (PGHM, …) ?

    Ensuite, il y a bien longtemps qu’il n’y a plus d’Alouette en activité opérationnelle! CQFD

    Répondre
  • Cela me fait penser à ce bon Jacques Brel, et son Twin Baron « Jojo », qui faisait ces vols en 1975-78…
    https://www.avionslegendaires.net/2016/01/actu/jacques-brel-le-pilote-cheri-des-marquises/

    Répondre
  • Il y a quelques semaines TV5 nous offrait à voir de magnifiques documentaires sur « Les avions du Bout du Monde ».
    En Papouasie on a vu :
    « Depuis neuf ans, Mark Palm secourt gratuitement les habitants des villages du fleuve Sepik, une des régions les plus reculés de Papouasie-Nouvelle-Guinée. Morsure de serpent, attaque de crocodile, crise de malaria, accouchement difficile : le quotidien de ce californien de 44 ans est une aventure, A bord de son hydravion, il transporte les blessés, apporte des médicaments, organise des campagnes de vaccination pour les 200 000 papous qui vivent le long du fleuve dans un grand dénuement.
    Il m’a semblé que l’hydravion Cessna utilisé semblait répondre très bien à cette activité. Il s’agit d’hydravions amphibies sur flotteurs

    Répondre
    • Vous soulevez un point intéressant. Qu’est ce qui empêche l’utilisation d’hydravions (sur flotteurs ou à coque) ? Ils seront plus rapides (ils existent en turboprop, il y a même des hydravions à réaction) que des hélicoptères, moins chers à exploiter. Ça semble bien fonctionner aux Maldives.

      Bien sûr je ne connais pas la réalité de ces contrées, alors je me pose vraiment la question.

      Répondre
      • Ce qui m’interpelle le plus, c’est que Mark Palm fonctionne avec deux hydravions, d’après ce documentaire, avec l’argent de donateurs américains.
        On dit que c’est gratuit quand on ne sait pas qui paye.
        Si un homme et sa petite association est capable de rendre d’immenses services dans ces contrées, on peut espérer que des responsables politiques et administratifs français locaux soient capables d’en faire autant, en Polynésie française. Ou alors c’est qu’on est vraiment devenus des bons à rien.

        Répondre
      • L’inconvénient de l’hydravion aux Marquises, c’est que ce sont des iles dépourvues de barrières de corail, ce qui limite l’accessibilité à un nombre restreint de baies. Ensuite, les Marquises ont un relief fortement accidenté, qui rend les transports terrestres très lents (d’autant plus avec des malades à transporter). Donc le choix de l’hélico semble tout à fait judicieux.

        Répondre
      • @juju

        Merci pour ces précisions

        Répondre
      • bonjour Vladimir,
        Votre question est pertinente : en l’absence de lagon aux Marquises, un hydravion devrait se poser en mer, avec une houle parfois importante. Pas simple…

        Répondre
      • @juju
        Si le relief des îles est aussi accidenté que vous le dites, où faites-vous atterrir votre hélicoptère ?
        Si la mer est calme du moins assez pour des pirogues, elle l’est assez pour un hydravion.
        L’équation est simple pour moi : combien coûte un hélicoptère récent comme il conviendrait pour ces missions et combien coûte un CESSNA 206 sur flotteurs ? Ensuite quels sont les coûts de l’entretien de ces deux machines.
        J’ai entendu un jour un mécanicien qui me disait qu’une Alouette c’était 3 ou 4 heures de mécanique pour 1 heure de vol.

        Répondre

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