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Le retour attendu de l’hélicoptère aux îles Marquises
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A 1.400km au nord de Tahiti, l’archipel des Marquises ne dispose d’aucun moyen de liaison permettant des évacuations sanitaires rapides et sûres entre les iles non pourvues de pistes. Un fait divers dramatique a récemment remis en selle l’idée de baser sur place un hélicoptère.

7.11.2019

La Collectivité polynésienne est-elle prête à supporter le coût d'un hélicoptère basé aux Marquises ? © Grégoire Le Bacon - TNH

La valeur  de l’hélicoptère n’est jamais mieux comprise que lorsque l’appareil est indisponible... Une fois n’est pas coutume, les autorités locales de Polynésie française ont bien compris l’intérêt des voilures tournantes dans le développement de l’économie locale et les missions de service public. Au moins trois acteurs se sont successivement frottés au marché local, à la rentabilité élusive. Trois tentatives, trois échecs. Et en juillet 2017, le territoire grand comme l’Europe peuplé de seulement 280.000 habitants se retrouve sans opérateur.

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A propos de Frédéric Lert

chez Aerobuzz.fr
Journaliste et photographe, Frédéric Lert est spécialisé dans les questions aéronautiques et de défense. Il a signé une vingtaine de livres sous son nom ou en collaboration. Il a rejoint Aerobuzz en juin 2011. Au sein de la rédaction, Frédéric Lert est le spécialiste Défense et voilures tournantes.

11 commentaires

  • woodplane

    @juju…

    Une ile ce n’est pas que le trait de côte, c’est aussi de la montagne comme aux Marquises.

    Un hydravion (ou amphibie) s’il réussi à amerrir (encore faut il qu’il puisse décoller!) avec une forte houle, risque d’être très loin d’une personne à secourir en montagne.

    Un hélico est tout à fait adapté pour cet environnement, et s’il ne peut pas se poser un hélitreuillage est envisageable.
    Comment font les sauveteurs aériens dans nos montagnes (PGHM, …) ?

    Ensuite, il y a bien longtemps qu’il n’y a plus d’Alouette en activité opérationnelle! CQFD

  • Jean-Mi

    Cela me fait penser à ce bon Jacques Brel, et son Twin Baron « Jojo », qui faisait ces vols en 1975-78…
    https://www.avionslegendaires.net/2016/01/actu/jacques-brel-le-pilote-cheri-des-marquises/

  • stanloc

    Il y a quelques semaines TV5 nous offrait à voir de magnifiques documentaires sur « Les avions du Bout du Monde ».
    En Papouasie on a vu :
    « Depuis neuf ans, Mark Palm secourt gratuitement les habitants des villages du fleuve Sepik, une des régions les plus reculés de Papouasie-Nouvelle-Guinée. Morsure de serpent, attaque de crocodile, crise de malaria, accouchement difficile : le quotidien de ce californien de 44 ans est une aventure, A bord de son hydravion, il transporte les blessés, apporte des médicaments, organise des campagnes de vaccination pour les 200 000 papous qui vivent le long du fleuve dans un grand dénuement.
    Il m’a semblé que l’hydravion Cessna utilisé semblait répondre très bien à cette activité. Il s’agit d’hydravions amphibies sur flotteurs

    • Vladimir_K
      Vladimir_K

      Vous soulevez un point intéressant. Qu’est ce qui empêche l’utilisation d’hydravions (sur flotteurs ou à coque) ? Ils seront plus rapides (ils existent en turboprop, il y a même des hydravions à réaction) que des hélicoptères, moins chers à exploiter. Ça semble bien fonctionner aux Maldives.

      Bien sûr je ne connais pas la réalité de ces contrées, alors je me pose vraiment la question.

      • stanloc

        Ce qui m’interpelle le plus, c’est que Mark Palm fonctionne avec deux hydravions, d’après ce documentaire, avec l’argent de donateurs américains.
        On dit que c’est gratuit quand on ne sait pas qui paye.
        Si un homme et sa petite association est capable de rendre d’immenses services dans ces contrées, on peut espérer que des responsables politiques et administratifs français locaux soient capables d’en faire autant, en Polynésie française. Ou alors c’est qu’on est vraiment devenus des bons à rien.

      • Juju

        L’inconvénient de l’hydravion aux Marquises, c’est que ce sont des iles dépourvues de barrières de corail, ce qui limite l’accessibilité à un nombre restreint de baies. Ensuite, les Marquises ont un relief fortement accidenté, qui rend les transports terrestres très lents (d’autant plus avec des malades à transporter). Donc le choix de l’hélico semble tout à fait judicieux.

      • Vladimir_K
        Vladimir_K

        @juju

        Merci pour ces précisions

      • Frédéric Lert
        Frédéric Lert

        bonjour Vladimir,
        Votre question est pertinente : en l’absence de lagon aux Marquises, un hydravion devrait se poser en mer, avec une houle parfois importante. Pas simple…

      • stanloc

        @juju
        Si le relief des îles est aussi accidenté que vous le dites, où faites-vous atterrir votre hélicoptère ?
        Si la mer est calme du moins assez pour des pirogues, elle l’est assez pour un hydravion.
        L’équation est simple pour moi : combien coûte un hélicoptère récent comme il conviendrait pour ces missions et combien coûte un CESSNA 206 sur flotteurs ? Ensuite quels sont les coûts de l’entretien de ces deux machines.
        J’ai entendu un jour un mécanicien qui me disait qu’une Alouette c’était 3 ou 4 heures de mécanique pour 1 heure de vol.

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