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Airbus Helicopters voit voler les taxis autonomes avant 10 ans
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Il manque encore quelques briques technologiques cruciales et de l’autonomie aux batteries, mais à Marignane, chez Airbus Helicopters, au plus haut niveau, il ne fait plus de doute que d’ici 2 à 3 ans, des solutions industrialisables apparaitront et qu’avant dix ans, le transport autonome de passagers sera opérationnel dans les mégapoles. Le numéro un mondial de l’hélicoptère civil est en prise directe avec les start up qui ambitionnent de révolutionner la mobilité urbaine. Il mise aussi sur sa capacité d'innovation illustrée par les records du X3 et les nouveaux systèmes qu'il est entrain d'introduire dans sa gamme d'hélicoptères. Rencontres avec G. Faury, le PDG d'Airbus Helicopters et T. Krysinski, son directeur de l'innovation.

11.12.2017

En Californie, le concept Vahana porté par Airbus prend forme. Le début des essais en vol de ce taxi aérien autonome emblématique des travaux de recherche du groupe dans le cadre de l'"urban mobility" est imminent. © Airbus / A3

Quand c’est Guillaume Faury, le patron du numéro un mondial de l’hélicoptère civil qui l’affirme en comité restreint[note]Le 23 novembre 2017, à Marignane, lors d’une rencontre avec des journalistes de l’AJPAE (Association des Journalistes Professionnels de l’Aéronautique et de l’Espace)]on ne demande qu’à lui emboîter le pas. Surtout quand son directeur de la Recherche et de l’Innovation, un ingénieur Arts et Métiers d’origine polonaise, partage la même conviction.

A l’écoute des start up

Tomasz Krysinski, le directeur R&D d’Airbus Helicopters suit les...

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A propos de Gil Roy

chez Aerobuzz.fr
Gil Roy a fondé Aerobuzz.fr en 2009. Journaliste professionnel depuis 1981, son expertise dans les domaines de l’aviation générale, du transport aérien et des problématiques du développement durable l’amène à intervenir fréquemment dans diverses publications spécialisées et grand-public (Air & Cosmos, l’Express, Aviasport… ). Il est le rédacteur en chef d’Aerobuzz et l’auteur de 7 livres. Gil Roy a reçu le Prix littéraire de l'Aéro-Club de France. Il est titulaire de la Médaille de l'Aéronautique.

5 commentaires

  • BALLI

    Je crains hélas que ces multi-nationales fassent mine de s’intéresser aux drones habitables, ce qui n’est pas dans leur logique industrielle, uniquement pour dissuader les start up, beaucoup plus souples, innovantes et moins gourmandes qu’elles, de se lancer dans ce créneau assurément d’avenir, afin de conserver le marché juteux de l’hélico usine à gaz, à 4-5 millions pièce, pour les moins chers!…
    Parce que si c’est pour nous pondre des drones pour Mr Toulemonde ou presque, à plusieurs millions € l’unité, ils peuvent se les garder!…

    Et ce qui me met un méchant doute sur leur volonté de créer ce type de véhicule, c’est cette obsession bien trop suspecte, à ne penser qu’à du 100% électrique (puisque les problèmes de ravitaillement et d’autonomie resteront insurmontables pour des décennies!…) alors qu’une formule hybride serait de loin la meilleure solution, et surtout la plus rapide…
    Bannir totalement les hydrocarbures, naturels ou de synthèse, est une fadaise, mais le faire croire est une stratégie utile pour dissuader les start up de fourrer leur nez dans un domaine nouveau, qui risquerait de détruire rapidement un gentil ronron industriel établi depuis 50 ans!…

  • lavidurev

    La fonction cree l organe et si la demande s impose l offre suivra. idem pour les infrastructures. Donnons du temps au temps .

  • gweber@laposte.net

    La plupart des communications sur ce sujet ne parle que du véhicule.
    La technologie actuelle et son extrapolation militent pour effectivement être très confiants sur l’avenir de ce genre de transport.
    Faire voler des drones en faible quantité reste aujourd’hui faisable et l’expérience de Singapour va le démontrer.
    Un axe de recherche peu dévoilé est le passage à grande échelle avec la gestion du contrôle aérien de masse en basse couché que cela implique ( multiplication des points de convergence type aéroport miniature car il faut bien une zone d’atterrissage et de décollage sécurisée).
    Y a tout il des études de ce genres en cours?

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