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British Airways apporte un soutien inattendu à Boeing

Au deuxième jour du salon du Bourget (17-23 juin 2019), International Airlines Group (IAG) annonce son intention d’acheter 200 avions Boeing 737 MAX.

18.06.2019

Le 737 MAX commence à coûter très cher à Boeing. © Boeing

Pour mémoire, IAG c’est Aer Lingus, British Airways, Iberia, Vueling et LEVEL. Autrement dit, l’un des plus grands groupes aéronautiques au monde. Au salon du Bourget, IAG a donc confirmé son intention de doter sa future flotte de 737 MAX, à hauteur de 200 exemplaires. Il a signé en ce sens une lettre d’intention.

Au prix catalogue, cet accord est évalué à plus de 24 milliards de dollars. Reste à savoir quelle est aujourd’hui la valeur réelle du 737 MAX déduction faite des indemnités en tout genre que va devoir verser Boeing à ses clients. Dans le contexte actuel, chacun peut imaginer qu’IAG a négocié ses 737 MAX -8 et -10 au meilleur prix. Par ailleurs, il ne s’agit pas non plus d’un contrat, mais seulement d’une lettre d’intention, sans doute assortie d’une suite de clauses suspensives.

Cette annonce faite par Boeing et IAG soulève des interrogations en cascade. Soit, IAG tente un coup de poker à la méthode Ryanair pour se constituer une nouvelle flotte à bon prix, soit le groupe britannique a voulu marquer sa confiance au constructeur américain en grande difficulté.

En ouverture du salon, l’équipe dirigeante de Boeing a tenu une conférence de presse dans une ambiance plombée. Kevin McAllister, le directeur général de la branche avions commerciaux de Boeing a reconnu qu’il lui était impossible d’avancer une date de remise en vol des 737 MAX, la décision appartenant aux autorités de certification, au premier rang desquelles se placent évidemment la FAA (Federal Aviation Administration).

Si Boeing et British Airways avaient voulu créer un effet de surprise au salon du Bourget, il faut reconnaître qu’ils y sont parvenus.

Gil Roy

A propos de Gil Roy

chez Aerobuzz.fr
Gil Roy a fondé Aerobuzz.fr en 2009. Journaliste professionnel depuis 1981, son expertise dans les domaines de l’aviation générale, du transport aérien et des problématiques du développement durable l’amène à intervenir fréquemment dans diverses publications spécialisées et grand-public (Air & Cosmos, l’Express, Aviasport… ). Il est le rédacteur en chef d’Aerobuzz et l’auteur de 7 livres. Gil Roy a reçu le Prix littéraire de l'Aéro-Club de France. Il est titulaire de la Médaille de l'Aéronautique.

6 commentaires

  • michael tolini

    Il n’y a pas que les americains qui sont concernes, une grande partie des composants de Boeing sont « made in Europa » et la reciproque est vrai pour Airbus. Le grand public assimile la fabrication d’un avion avec son lieu d’assemblage final. La FAL (final assembly line) ne represente en fait que 5% du cout d’un avion.
    Airbus par exemple dispose de 3 sites de fabrication, Meaultes*, Nantes et Saint Nazaire, chaque site ayant sa specialite.
    C’est fini te temps ou l’on fabriquait tout dans le meme pays, les comptetences sont maintenant dispersees dans le monde entier pour le meilleur et … le pire.

    *STELIA est une filiale d’Airbus qui fabrique les parties avant et les portes entre autres.

  • nono le mecano

    au debut d’ airbus, british continuait a voler en boeing,
    cette annonce ne constitue t elle un pas de plus vers le rapprochement avec les US,et conforte le brexit ?

  • Hanky

    Très simple cher Watson ! Le président Américain n’a pas digéré la commande « punitive » des Chinois pour 300 x Airbus ! Peu de temps après, il a encore menacé de surtaxer des produits Européens sous prétexte d’aides d’Etats subsidiaires à Airbus! Puis comme sa vélléité a du réveiller certains de ses conseillers que ce faisant, en lui chucottant que L’Amérique perdrait autant: (Près de 45% de la valeur d’un Airbus est d’origine US… Alors il a activé tous ses réseaux pour aider Boeing !
    Oui le prix a du faire preuve d’une excellente remise et même plus… Le manque à gagner sera vite compensé par des contrats militaires très juteux au double du coût?

  • François +

    L’Angleterre vole au secours de l’Amérique blessée dans son orgueil.
    Ça peut toujours servir, en effet, et être profitable.

    Si Boeing n’est pas en capacité de faire revoler son 737 max la compagnie pourra toujours monter des A320 sous licence. Soyons beaux joueurs et ne laissons pas les ouvriers Américains au chômage.

  • Avec de grosses remises a la clef, bien joue.
    Entres les gens oublient* et ceux qui ne connaissent pas la marque de l’avion dans lequel ils ont pris place, ca fait beaucoup de clients potentiels.
    *Ci dessous un lien qui met en lumiere les problemes qui ont cause la perte de 2 appareils.
    https://en.wikipedia.org/wiki/Boeing_737_rudder_issues

    • Rantet jacques

      Gros coup de com. Après avoir mis en doute la compétence des pilotes,on prend les dirigeants des compagnies aériennes pour des imbéciles.Pas sûr que ça marche…..

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