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Les « hydros » d’Aero 2011

Du massif bimoteur russe à l’avant-gardiste monoplace électrique, un tour d’horizon des machines volantes à flotteurs et à coque présentées, cette semaine, à Friedrichshafen.

16.04.2011

A chaque segment de marché son modèle d’hydravion. Il y a d’abord l’ULM slovène de Jokertrike, certes pas révolutionnaire, mais il s’agit du seul pendulaire exposé au salon aéro.
Dans la même catégorie, mais cette fois-ci en trois axes, le séduisant Sirius du tchèque TL Ultralight, proposé en versions ULM ou VLA et en trois motorisations Rotax 912/914 de 80 et 100 ch. Toujours au rayon ultraléger, l’autogire MTO Sport de l’allemand Auto-Gyro. Un biplace à 41.600 € hors taxe auquel il faut ajouter 5.750 € pour les flotteurs.

Côté certifié, American Champion présentait un Scout sur flotteurs. Ce biplace en tandem est équipé d’un moteur Lycoming O-360-C1G de 180 ch. Dans la catégorie supérieure, le constructeur russe Aerovolga exposait son amphibie à coque, le LA-8 dans la version Lycoming O-540B4B5 de deux fois 235 ch. Il a effectué son premier vol en 2004. Quatre prototypes ont été construits.

Si la masse maximale au décollage du LA-8 peut atteindre 2.720 kg, celle du E-200 de Flynano, en revanche n’excède pas 200 kg. Cette machine monoplace à la voilure avant-gardiste est propulsée par un moteur électrique de 20 kW. Le salon Aero était sa première apparition publique. Son constructeur affirme être en mesure de livrer les premiers exemplaires cet été. Le modèle de base (il existe trois puissances) est vendu à 25.000 €.

L’Akoya aurait du compléter ce tour d’horizon. Le constructeur savoyard a finalement renoncé à exposer. Il invoque l’impossibilité de se mettre d’accord avec les organisateurs sur ses conditions de participation. Une conférence de presse a néanmoins été organisée pendant le salon pour faire le point sur l’avancement du programme. Les essais à l’eau se poursuivent. Il y a une dizaine de jours, l’appareil a été victime d’un problème lors d’essais de navigation à grande vitesse sur le lac du Bourget (Chambéry). Il a heurté un débris qui flottait. L’Akoya a du être remorqué sur la plage. Lisa Airplanes affirme que cet incident jugé sans gravité ne remet pas en cause sa participation au prochain salon de Cannes, en mai 2011, ni même la livraison du premier exemplaire en version ULM fin 2011. A suivre…

G.R.

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A propos de Gil Roy

chez Aerobuzz.fr
Gil Roy a fondé Aerobuzz.fr en 2009. Journaliste professionnel depuis 1981, son expertise dans les domaines de l’aviation générale, du transport aérien et des problématiques du développement durable l’amène à intervenir fréquemment dans diverses publications spécialisées et grand-public (Air & Cosmos, l’Express, Aviasport… ). Il est le rédacteur en chef d’Aerobuzz et l’auteur de 7 livres. Gil Roy a reçu le Prix littéraire de l'Aéro-Club de France. Il est titulaire de la Médaille de l'Aéronautique.

3 commentaires

  • moloch

    Les « hydros » d’Aero 2011
    Bonjour,
    Je suis surpris qu’il n’y a rien au sujet de l’ICON A5 qui est pourtant génial voir :
    http://www.iconaircraft.com/

  • Derry

    Les « hydros » d’Aero 2011
    Nos divers fonctionnaires ou politiques devraient faire un tour du côté des USA. Seattle par exemple où la présence en centre ville sur Union Lake, de plusieurs hydravions,Cessna et autres Beaver cohabitant avec les autres usagers est un non événement.On décolle et amerri en contournant les immeubles, après avoir lors d’un passage de reconnaissance, vérifié que l’axe d’approche est libre.L’hydravion fait partie du paysage et même les écologistes et les protecteurs de la nature ne trouvent rien à y redire. Il est vrai, que depuis longtemps, ils ont pris conscience de l’impact totalement négligeable de la présence de ces machines sur l’environnement.
    Amérique, parfois je te déteste, mais que je t’aime lorsqu’il s’agit d’aviation, de liberté et de sens individuel des responsabilités.
    Nous avons la chance d’avoir actuellement une administration de tutelle dirigée par un homme de bonne volonté qui veut réussir la réintégration de l’hydravion dans nos paysages, mais aussi la malchance d’être dans un pays d’assistés inconscients d’être à la botte de personnes persuadées d’avoir le devoir de gérer un soit disant « intérêt général » en prenant bien soin de s’abriter sous des parapluies en béton armé. Je reste cependant optimiste, car là ou il y a une volonté, il y a un chemin…

  • rouletabille

    Les « hydros » d’Aero 2011
    tres belles machines !…mais où seront-elles utilisables en Fance ?

    Le Directeur de la DGAC doit sortir prochainement une réglementation pour légaliser l’ utilisation des hydro sur les plans d ‘eau de notre beau pays…mais c’est sans compter de la volonté des attributaires du pompage de l’ eau sur ces différents lacs, la plupart ont déjà tout verouillé en invoquant une réglementation interne qu’ils sont bien incapable de produire, d’autres ont limité à la peche en barque non motorisé , donc pas d’ hydro, et d’autres n’ ont pas hésité à lancer une procédure d’ utilité publique ,au motif de précaution ! ce qui permettra de tiout vérouiller…dans ces cas, qu’en sera t -il de la réglementation qui doit sortir, serait-ce un voeux pieux ? que pourra t -elle contre une décision préfectorale après enquête d’utilité publique ?

    il serait très utile que cela soit précisé , et si cette réglementation doit avoir priorité sur une décision préfectorale d’utilité publique qui n’est rien d’autre que l’ ouverture du parapluie, et une mesure de précaution à laquelle il est très possible d’ apporter toute garantie,, en premier sur le plan pratique ( les solutions existent ) plus une assurance, ce qui est toujours le cas lorsqu’il y a manifestation publique, qu’elle soit aérienne ou autre ., il serait utile de le préciser très clairement

    Pour être clair, cette réglementation aurait -elle  » force Loi  » permettant de  » tordre le cou  » ou de remettre en cause,sans equivoque, c’ est selon, toute décision contraire, y compris lorsqu’elle provient de la Prefecture locale, sous forme d’ utilité publique, le Préfet, ne l’ oublions pas est le représentant local de l’ Etat.

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