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SpaceX envoie deux astronautes de la NASA vers l’ISS

Ce samedi 30 mai 2020, depuis le pas de tir LC39A à Cap Canaveral, d'où était partie la Saturn V Apollo 11,  ont décollé Robert Behnken et Douglas Hurley à bord d'une capsule Crew Dragon et d'une fusée Falcon.  Cet envol, qui signe le retour des vols habités américains 9 ans après le retrait de service des navettes spatiales, sonne aussi comme un aboutissement pour la société SpaceX et représente la première étape d'une nouvelle ère où les sociétés privées prennent le pas sur les programmes nationaux.

30.05.2020

L'équipage de DEMO-2 à bord du Falcon Crew attendant le départ. On est loin des boutons-poussoirs des capsules Apollo ! © SpaceX

Repoussé pour des raisons météorologiques le 27 mai dernier, ce vol, baptisé Demo-2, peut, lui aussi, entrer dans l’histoire.

21h20 (heure de Paris), décollage de la Falcon 9 Demo-2. ©Nasa

Deux astronautes américains, qui ont chacun déjà deux missions spatiales à leur actif, vont enfin rejoindre l’ISS (International Space Station, la station spatiale internationale) sans avoir au préalable, appris le russe et s’installer à bord d’un vaisseau Soyouz ; une première depuis le vol STS-135 de l’Atlantis en juillet 2011, à bord duquel, d’ailleurs, se trouvait Douglas Hurley.

En juillet 2011, le lancement de la mission STS-135 avait rassemblé une foule immense. En mai 2020, en raison de la Covid-19, les autorités ont demandé aux spectateurs de rester chez eux. © Nasa

Il s’agit de la fin du quasi monopole Russe pour ces missions habitées et un retour à une certaine souveraineté des USA sur ces opérations ce que le Président Trump n’a pas manqué de souligner, étant présent en personne en Floride pour l’évènement.

Bien que la capsule Crew Dragon, prévue pour 7 occupants au maximum, soit plus modeste que la Space Shuttle (qui pouvait transporter en même temps 8 personnes et du cargo), elle constitue une innovation majeure en étant un nouveau vaisseau spatial habité opérationnel, une catégorie rare.

Il s’agit aussi du premier envoi d’une compagnie privé dans l’espace, un changement de système qui pourrait, à termes, révolutionner l’exploration spatiale.

3 milliards de dollars

Space X opère ici comme sous traitant de la Nasa, ayant obtenu plusieurs contrats avec l’administration fédérale, près de 3 milliards $ au total, pour fournir des moyens servant à approvisionner l’ISS et désormais, d’acheminer le personnel. Depuis l’obtention du contrat pour les vols habités, le 16 septembre 2014, la jeune entreprise n’a cessé d’afficher ses ambitions.

L’équipage de la mission Demo-2, deux vétérans des missions de la navette spatiale, posent en tenue de vol devant le pas de tir . © Nasa

Ce nouveau lanceur Falcon en est l’archétype, SpaceX ayant directement pensé à la réduction drastiques des coûts, obsession des organismes à vocation commerciale, en créant une fusée partiellement réutilisable, puisque le premier étage revient sur terre de façon autonome, et un module habité qui, lui aussi, pourrait servir à plus d’une  mission.

Ainsi, 2 minutes et 33 secondes après le lancement le premier étage s’est séparé de sa charge puis est revenu se poser à bord d’une barge au large de la Floride. La séparation du deuxième étage de propulsion s’est déroulé 10 minutes plus tard mais ce ne sera qu’au bout de 19 heures de vol que les astronautes viendront s’arrimer à l’ISS (donc vers 16 h, heure de Paris, le 31 mai). La date de la descente du Crew Dragon et de son équipage n’a pas encore été fixée et pourrait même n’arriver qu’en août.

87 km d’altitude, vitesse 6659 km/h, 2 minutes 44 de vol, séparation du premier étage du lanceur. ©Nasa

Une mise au point mouvementée

Néanmoins la naissance de la fusée Falcon 9 n’a pas été simple pour autant, car comme l’a signalé Elon Musk, fondateur et directeur de SpaceX, lors de l’échec du lancement de Launcher One de Virgin Orbit il y a quelques jours, les premiers essais n’avaient pas été couronnés de succès.

Echec pour le premier lancement de Virgin Orbit

Le premier échec intervint dès le premier tir le 24 mars 2006 avec la destruction de la fusée quelques secondes après le lancement. Le deuxième tir montra un sérieux progrès avec une coupure inopinée de la propulsion mais au cours d’un vol qui avait réussi à atteindre 320 km d’altitude. L’échec du troisième essais vit deux étages entrer en collision au moment de leur séparation. Ce n’est qu’avec le quatrième tir, le 28 septembre 2008 que le lanceur Falcon parvint enfin à atteindre ses premiers objectifs.

Mais l’aventure était en marche. 12 ans et 21 missions fret vers l’ISS plus tard, avec cette première mise en orbite d’astronautes, SpaceX et la NASA ont envoyé un message fort au monde entier.

Le retour au sol de la fusée Falcon 9 s’est bien déroulé, mis à part une coupure du signal vidéo au moment crucial ce qui ne manquera pas d’alimenter bien des conversations. © Nasa

Une nouvelle ère, assurément

Désormais, comme le signale Loizos Heracleous, expert de l’industrie spatiale au sein de la Warwick Business School :

« Les entreprises privées comme SpaceX, Blue Origin et Virgin Galactic ont toutes rejoint la course à l’espace par la volonté d’individus investissant des milliards. Il en résulte que l’exploration spatiale est devenue un énorme business et l’activité commerciale dans l’espace pourrait doubler au cours de la prochaine décennie. Il n’y a aucun doute que ce secteur commercial repose sur les épaules de géants. Ils vont conduire à une multitudes d’offres qui semblent aujourd’hui utopiques mais ces entreprises privées, non financées par les gouvernements, vont parvenir à conquérir cette ultime frontière. »

Les temps changent, dans l’espace aussi. Elon Musk et ses équipes viennent d’en faire plus qu’une démonstration.

Frédéric Marsaly

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A propos de Frédéric Marsaly

chez Aerobuzz.fr
Frédéric Marsaly, passionné par l'aviation et son histoire, a collaboré à de nombreux média, presse écrite, en ligne et même télévision. Il a également publié une douzaine d'ouvrages portant autant sur l'aviation militaire que civile. Frédéric Marsaly est aussi le cofondateur et le rédacteur en chef-adjoint du site L'Aérobibliothèque.

22 commentaires

  • delmondo patrico

    Magnifique moment ! Bravo a SpaceX et aux Astronautes !
    J’étais prêt avec (petit)matos , positions !, TNT, tablettes, carte mapp. , APN zoom a bloc, 8 photos !
    Une un peu flou ( plus de 6500km !) mais super ! Séparation 1er étage En visionnage 10 M/pixels !
    Trop content ! A rajouter.! Tres bon moments ! Passage de l ISS 2em 23 05 en spot !
    Salut à Tous !

  • PlasticPlane

    @Gilles
    Certes, Elon Musk a un remarquable talent pour se positionner sur des marchés d’avenir et pour organiser des productions industrielles efficientes et technologiques. Pour autant, in fine, ce n’est jamais qu’un sous-traitant de la NASA et, partant, de l’État américain. Avec son talent, il leur en donne pour leur argent. Expérience de la NASA et financement des Etats Unis – quel que soit le vecteur d’allocation – ne peuvent pas être concurrencés par l’Europe. C’est une question d’argent (hors l’Allemagne l’Europe étant financièrement exsangue) et pas de volonté ou de potentiel scientifique.

    • Alain RATINAUD

      SpaceX n’est pas un sous-traitant de la NASA, c’est devenu plutot un fournisseur de services cles en main. Et ils sont libres de vendre leurs services a qui ils veulent (sous reserve d’approbation de l’etat americain, ils sont soumis aux regulations ITAR je crois). Mais on pourrait envisager des services (vols d’astronautes ou experiences) pour les canadiens, ou les europeens, pourquoi pas.
      En Europe, la situation est differente, c’est une organisation multi-etatique, il n’y a pas de startup ni de volonte de developper des fournisseurs de services comme Space X. Les objectifs sont differents et, depuis Hermes, les ambitions du vol habite sont bornees a des partenariats avec d’autres pays, meme s’il y a une certaine competence qui est maintenue (module IXV, ATV, etc…). Ariane 6 ne dominera jamais le marche comme avait pu le faire Ariane 5, nous avons perdu la bataille par manque de vision ou d’ambition peut etre.

    • delmon patrico

      Tout a fait d’accord , l Europe sauve sa survie a coup de centaines de Milliards !
      Alors elle trés loin de s impliquer dans les développements de pointes scientifico aérospaciaux !
      Cette culture ne les effleure que de peut, au contraire des grands pays et ( « petits »! nouveaux) que l’on peut découvrir dans les articles d’AéroBuzz !

    • Nemo

      Non, ce n’est pas une question d’argent, mais bien de volonté politique. Comparons (j’arrondis les chiffres, avant COVID bien sûr) :
      – USA : PIB 21 500 GUSD, budget spatial 19 GUSD, dette publique 110%PIB
      – UE : PIB 18 700 GUSD, budget spatial 6 GUSD, dette publique 80%PIB
      Permettez-moi dès lors de douter que l’Europe soit financièrement exsangue. Je passe sur le niveau scientifique et technologique des Européens, largement équivalent à celui de nos amis outre-Atlantique. Si on mettait de côté les dogmes quasi-religieux de certains et qu’on jouait le même jeu (ce qui imposerait de mutualiser les dettes européennes) que les Américains – pourtant adulés par les mêmes religieux, allez comprendre – l’Europe aurait largement de quoi se payer un programme spatial digne de ce nom. Mais non, il faut que nous restions dans notre petite case. Pendant ce temps, les Chinois et les Indiens ne se gênent pas, tandis que les Américains se préparent à retourner sur la Lune. O tempora ! O mores !

      @Alain Ratinaud : effectivement, SpaceX est libre de proposer ses services à qui les veut bien (à prix réduit par rapport aux institutionnels US, d’ailleurs), sous réserve d’approbation ITAR. Cependant, et contrairement aux Européens, ils peuvent compter sur le marché US totalement captif (Buy American Act). Et SpaceX est bien un sous-traitant (contractant) de la NASA.

      D’autre part, il existe bien une volonté européenne de développer les fournisseurs de services. C’est d’ailleurs le cœur de la stratégie européenne, même s’il reste du boulot. La différence est que les fournisseurs européens ne visent pas une intégration verticale à la manière de SpaceX, càd qu’ils se contentent de fournir et d’exploiter les données et services satellitaires (voire juste de les exploiter), plutôt que d’occuper toute la chaîne de valeur.

  • François Henriot

    Décidément, à chaque fois, en France, que l’on parle des Etats-Unis, méfiance – légitime – puis hostilité affleurent. Pour moi, dans cet affaire, j’observe une plutôt efficace coopération public-privé et l’excellence de « vieux » astronautes portés par pas mal de tout jeunes ingénieurs et techniciens. Par rapport à Musk, Boeing doit se battre. Par rapport à NASA-SpaceX, l’Europe doit accélérer. Je suis sans doute un grand naïf, en tout cas peu attiré par l’antiaméricanisme d’un Clemenceau (par ailleurs homme remarquable!) et surtout celui, plus tard, de Vichy. Préfère-t-on que l’espace soit laissé à nos « amis » de Pékin? Même si les yankees ne sont pas des philanthropes. Bon ciel à tous, amis d’AeroBuzz!

  • bernardbacquie
    Bernard Bacquié

    Héo ! Jean-le-Baptiste du T-6, moi ça me pose question tout ça.
    Les Américains en général, et leurs grand investisseurs en particulier, ne sont pas du tout des philanthropes. Toute le contraire même : ils n’aiment qu’eux ! Vous allez voir, ça va finir qu’ils vont coloniser l’espace et faire payer les autres ensuite. Je les connais, ces zozos-là ! Avec des Californiens j’avais monté une joint-venture pour créer un parc de loisirs automobile Malibu Grand Prix en France. Je l’ai créé, et… les malversations ont commencé. Ils seraient prêts à marcher sur le ventre de leurs géniteurs. Rien d’humaniste là-dedans, c’est d’abord une entreprise commerciale : un petit pas pour Space-X, une grande aliénation pour les autres. Et si on rue dans les brancards, on est taxés de traitres à la Démocratie. Tu parles d’une démocratie ! Un pays où le président doit jurer sur la Bible. Des hypocrites en orbite ! N’empêche qu’aucun commentateur ne l’a relevé, le Douglas s’est bien tapé la tête en entrant dans la station orbitale. Il s’est fait un bobo, et ce n’est pas un bobard. Ah bon ! il faut dire « fake news » ?

    • Jean-Baptiste Berger

      Salut Bernard,
      D’accord avec toi sur le comportement de nos « amis » Américains en général, mais ça ce n’est pas nouveau.
      Par contre, je suis « fan » de gens comme Musk ou Gates, ils apportent vraiment quelque chose, ils cherchent, ils ont des idées, ils vont de l’avant.
      Ils ont fait fortune grâce à leurs qualités de découvreurs, seuls des jaloux (qui n’inventeront jamais rien, eux !) les critiquent.
      Que leurs travaux soient utilisés, détournés ou récupérés par l’US Government c’est une autre affaire, mais je pense que ce qu’ils maitrisent est mieux utilisé par eux-mêmes que par l’état.
      Sinon, tu crois qu’ils l’ont vraiment récupéré leur lanceur ?
      Porte-toi bien,
      Jean-baptiste

      • Alain RATINAUD

        Je n’adhere pas a votre vision sur les americains. Ne pas oublier que Space X compte dans ses rangs des anciens de Boeing, LM ou autres… il n’y a pas de miracles, il faut des rockets scientists, ca ne sort pas d’un chapeau comme ca.

      • Vladimir_K
        Vladimir_K

        Je ne vais pas parler de Bezos, car je connais moins le sujet, je vais en revanche m’exprimer un peu plus sur Musk. Sacré pédigré cette homme là.

        Il commence sa carrière en montant une startup bidon (ah, les folles années de la bulle internet). Personne ne savait vraiment ce que faisait ce machin (qui envoyait des fax depuis internet et donnait des informations sur les villes à des médias papier)… bref peu importe, Internet à l’époque, c’était à la mode, et il se fait ses premières centaines de millions.

        Avec ça, il rachète avec l’aide de partenaires plus ou moins fréquentables une petite boite prometteuse, Confinity, en vire les 3/4 des fondateurs, et la renomme Paypal… qu’il vendra quelques milliards à Ebay.

        Avec Tesla, on recommence. La compagnie existe déjà. mais a besoin d’investisseurs. Musk y investit, dégage les fondateurs, s’autoproclame créateur de la marque. Musk à la barre, avec l’aide de la mode écolo/électrique (la voiture électrique n’est pas vraiment écolo, mais c’est un autre débat), il obtient des milliards de financement pour produire des taxis chinois re-carossés (en fait, des BYD-e6) . En fait, Tesla jusqu’à présent n’a jamais gagné un seul sou, tout a été exclusivement pompé des investisseurs.

        Pour SpaceX, c’est un peu le même principe que France Telecom. C’est une fausse privatisation qui permet de dire que l’on fait marcher la concurrence. Mais dans les faits, les connaissances techniques viennent de la NASA, le financement vient de la NASA, mais dans un pays où 30% de la population se trouve sous le seuil de pauvreté, il est plus facile de dire que c’est le privé qui gère l’espace, que le public.

        Musk est en fait un marchand de tapis très talentueux, un virtuose de l’escroquerie. Maintenant, est-ce que l’on peut louer un escroc pour son talent ? C’est à débattre.

      • Nemo

        @Vladimir_K : en effet, il est utile de rappeler la part d’ombre de Musk. On pourrait aussi citer ses déboires avec la SEC.

        Beaucoup oublient que SpaceX ne serait rien sans le soutien financier, technique, humain et technologique de la NASA (le moteur Merlin par exemple utilise des briques technologiques puisées directement dans son portefeuille). Le talent de Musk a été de mettre en place une organisation industrielle à grande échelle et cohérente, bien aidé par son charisme, un peu comme Khrouchtchev qui voulait produire des Soyouz à la chaîne comme des saucisses… Et l’a fait.

        Pour Tesla, je serais un peu plus prudent, le dernier trimestre 2019 a été bénéficiaire. Je n’ai aucun doute que Toyota, VW ou Renault-Nissan atomiseront Tesla en termes de production de véhicules électriques, mais peut-être ces derniers arriveront-ils à se trouver une niche à la Apple, avec des clients riches et fidèles ne jurant que par eux malgré une concurrence objectivement meilleure. Vous avez des sources concernant la parenté entre Model S et BYD-e6 ? Je n’ai rien trouvé et ça me semble suspect…

        Plus qu’un marchand de tapis, je trouve que Musk est un homme politique de génie. Il arrive à faire rêver les gens (à tort ou à raison) en promettant des choses incroyables la main sur le cœur*, et les pousse à cracher toujours plus au bassinet. L’objectif final étant de créer un mastodonte « too big to fail » hyper-verticalisé en quasi-monopole, façon GAFAM. Un type pareil en politique serait capable d’embobiner libéraux, Gilets Jaunes et écolos en un tour de main.

        * J’avais assisté à une conférence de Gwynne Shotwell, présidente de SpaceX, qui expliquait chaque action visant à réaliser des bénéfices en écrasant la concurrence par la nécessité de les accomplir « pour coloniser Mars ». Et la salle en délire applaudissait !

  • Jean-Baptiste Berger

    Effectivement, l’absence d’images du retour du lanceur sur la barge de récupération va alimenter les rumeurs….
    Une panne de transmission en direct c’est compréhensible, qu’il n’y ait absolument aucune image de cet événement envoyé aux médias, a postériori, par le constructeur….c’est plus louche !
    D’autant que la dernière image « vue depuis l’intérieur » est l’allumage puis l’extinction, presque immédiatement, du moteur de freinage !
    Il y a sûrement une explication…..
    Ça ne retire rien à l’extraordinaire exploit que ce lancement constitue, et qui fait du bien dans ce monde où l’homme doute de lui-même sur ses capacités de courage, d’inventivité et de curiosité, emporté qu’il est dans la tourmente du catastrophisme qui fait les affaires des médiocres et des besogneux dogmatiques.

    • Aff le loup

      Oui ça sent le complot ! En fait, c’est un changement de caméra, on passe de la vidéo embarquée à la vidéo plateforme…un pb comme il en existe ordinairement !

  • toto

    A voir leur tenues on dirait des employés chargés de la décontamination du RER… 🙂
    Il me semble avoir vu cet ensemble haut et bas chez NIKE ? 🙂

  • Michel

    Bonjour Frederic,
    Le vaisseau de Space X offre 4 places de front, sur certaines images hier on pouvait les voir. (Notamment lorsque l’un des astronautes joue avec son dino disco en apesanteur)…Soit tout de même une place de plus que les soyouz actuels!

  • bgse

    « un retour à une certaine souveraineté des USA ».
    C’est une société privée. Rien à voir avec les USA.
    Space X n’est pas un sous-traitant de la NASA. Space X a tout réalisé, de A à Z.
    Bravo Musk.
    Mais je ne me réjouis pas du fait que n’importe quel milliardaire soit autorisé à ce genre d’activités qui devraient être réservées aux organisations gouvernementales.
    La NASA n’a pas eu les budget ou l’ambition pour cela.
    C’est une preuve de plus qu’un individu peut être plus puissant qu’une nation. Et quelle nation.
    Moi ça me fout les jetons.

    • TFFG

      Pas complètement, sans les investissements privés et surtout les injections a valeur de 1.8 milliards de la NASA a travers le programme Commercial Resupply Services, Space eXploration n’aurait jamais pu se atteindre ses objectifs. Concernant les vols DM-1, DM-2, et tous les autres a venir de Crew Dragon (commençant par CRS-21), SpaceX s’est vu verser 3.14 milliards par la NASA depuis sa selection en 2014.

      De meme, SpaceX, comme United Launch Alliance et Northrop Grumman (ex-Orbital ATK), a profiter d’autres contrats avec la NASA et l’USAF, tel les lancements de TESS, OTV-5, et GPS III-1 « Vespucci ». Les vols III-3 a 6 seront également assuré par Falcon 9, et potentiellement des vols 7 a 10 si U.L.A. et Atlas V ne sont sélectionnées.

    • Gilles

      Félicitations pour avoir tenté de trouver des points négatifs dans tout ça.
      A l’heure où les gouvernements nous fliquent façon 1984, dilapident l’argent publique dans des programmes industriels aussi coûteux qu’inutile, une société (donc un groupe de personnes) a réussi à faire pour quelques milliards ce que l’Europe n’a pas fait en 50 ans. Comme quoi, dépolitiser un sujet le rend beaucoup plus intéressant.
      Merci à tous ces visionnaires et travailleurs acharnés qui font que le monde de demain n’est pas juste la continuité insipide et déflationniste du présent.

      • Aff le loup

        @Gilles
        Vous avez en partie raison…La NASA s’est reconfigurée : elle procède de la meilleure des façons la mise en concurrence de sociétés…de là une saine émulation pour l’innovation et l’abaissement des couts…Est ce que la France au sortie de la WW2 n’a pas procédé ainsi pour obtenir un intérêt des industriels et un foisonnement d’idées novatrices ? Puis on a pensé que le monopole était la situation la meilleure sur ces 2 thèmes…Bref la sclérose de la position acquise…Était- ce une nécessité dans la perspective d’une Europe Unie ? Surement sauf que l’UE n’a jamais voulu disposer de l’arme de la mise en concurrence, elle a préféré la coopération entre états…Résultat : de compromis en compromis, la politique prime sur les sciences et les techniques, les ingénieurs n’ont plus voix au chapitre !
        Bravo à Musk et à Bezos ! Ce n’est pas tant une victoire du capitalisme que celle de la libre entreprise !

    • Alain RATINAUD

      Je pense que vous etes dans le faux si je peux me permettre. L’emergence du « New Space », donc SpaceX fait partie, est avant tout le resultat d’une volonte politique americaine, qui va, je le crois, au-dela de la NASA. Il s’agissait aussi de revenir a des choses plus terre a terre et pragmatiques, au sortir de la navette spatiale et de ses couts. Les acteurs historiques ont leur place et ne peuvent pas reagir de la meme maniere que ces entreprises que sont Space X et Blue Origin (pas la meme tresorerie, pas la meme flexibilite, et de tte facon elles ont aussi d’autres marches militaires). A nous europeen de reagir, mais je ne suis pas sur que nous le puissions.

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