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Air France obtient un prêt de 7 milliards d’euros de l’Etat français

La France vole au secours de sa compagnie porte-drapeau qui n’envisage pas un retour à la normale avant deux ans.

26.04.2020

Ben Smith sait où il veut emmener le groupe Air France KLM dont il est le directeur général. Il a un cap et s'y tient. © Gil Roy / Aerobuzz.fr

Le retour à la normale ne signifie pas forcément la récupération complète du niveau d’activité. En l’espace d’un mois, Air France a suspendu 97 à 98% de son offre passagers. Du jamais vu. D’où la réactivité du gouvernement pour voler au secours de la compagnie nationale.

Un temps, il a été question de nationalisation. Le directeur général du groupe, Ben Smith, n’en voulait pas. Les temps ont changé. Ses prédécesseurs auraient sauté sur une telle proposition. En 1994, Christian Blanc avait obtenu une recapitalisation de 20 milliards de francs pour éviter la faillite. Il s’agissait alors de remplir un puit sans fond…

Au final, en 2020, Ben Smith, aux commandes depuis moins de deux ans, obtient un Prêt Garanti par l’Etat français (« PGE ») d’un montant de 4 milliards d’euros octroyé par un syndicat de six banques à Air France-KLM et Air France. Ce prêt bénéficie d’une garantie de l’Etat français à hauteur de 90%, remboursable dans 12 mois, avec deux options d’extension d’un an consécutives, exerçables par Air France-KLM.

Air France obtient également un prêt d’actionnaire de l’Etat français à Air France-KLM d’un montant de 3 milliards d’euros, remboursables en quatre ans, avec deux options d’extension d’un an consécutives exerçables par Air France-KLM.

« C’est une avance courte que l’Etat concède à Air France, le temps de passer cette période exceptionnelle, en misant sur un rebond rapide de l’industrie aéronautique », commente Guy Roos, PDG du groupe ICF. « Il est évident qu’Air France n’aura pas le couteau sous la gorge pour rembourser et que des moyens d’aménager la dette pourront être envisagés, quitte à la transformer en prise de participation de l’Etat au capital. »

De son côté, KLM poursuit ses négociations avec le gouvernement néerlandais portant sur un prêt de 3 milliards d’euros. Le PDG de KLM a d’ores et déjà fait état de la suppression de 2.000 emplois. Rien encore du côté d’Air France sur ce point, mais devant la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable, le 22 avril 2020, Ben Smith a annoncé qu’Air France – KLM allait accélérer le plan de transformation lancé en novembre 2019. Il s’était initialement accordé 5 ans pour redresser le groupe. Il ne s’en donne désormais plus que 2.

Gil Roy

Air France esquisse une reprise hypothétique

 

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A propos de Gil Roy

chez Aerobuzz.fr
Gil Roy a fondé Aerobuzz.fr en 2009. Journaliste professionnel depuis 1981, son expertise dans les domaines de l’aviation générale, du transport aérien et des problématiques du développement durable l’amène à intervenir fréquemment dans diverses publications spécialisées et grand-public (Air & Cosmos, l’Express, Aviasport… ). Il est le rédacteur en chef d’Aerobuzz et l’auteur de 7 livres. Gil Roy a reçu le Prix littéraire de l'Aéro-Club de France. Il est titulaire de la Médaille de l'Aéronautique.

28 commentaires

  • Albert06

    Décidement je suis un mauvais français, je prends des cies étrangeres pour me rendre à l’etranger, ou j’ai 40/50% de reduc par rapport aux tarifs AF, meme sur les DOM ou les vols AF sont beaucoup + chers que Corsair ou Air Caraibes. les vols AF sont surtout utilisés par la fonction publique ( Cures, fonctionnaires, parents de personnels, voyages école etc…etc…).
    verifier sur jetcost ou Govoyage: PAR – SIN ou PAR – BKK ou PAR – TKO ou PAR – FDF

  • Aerofly13

    J’aimerais connaître la position du SNPL et des autres syndicats de personnels quant aux mesures que doit prendre le Management d’Air France pour remettre la compagnie en ordre de marche et en capacité d’améliorer sa compétitivité par rapport aux leaders européens après la reprise progressive des vols.

    • Gil Roy
      Gil Roy

      A défaut de la position des syndicats de personnels, nous portons à votre connaissance le communiqué de presse du SCARA, Syndicat des Compagnies AéRiennes Autonomes, en date du 27 avril 2020.

      COMMUNIQUE DE PRESSE

      Le SCARA demande la mise en place d’un fonds d’urgence d’un milliard d’euros pour aider les compagnies aériennes françaises hors Groupe Air France

      L’État vient d’annoncer son soutien massif en faveur du groupe Air France pour un montant historique de 7 milliards d’euros, soit près de 45% du chiffre d’affaires annuel de la compagnie (hors KLM).

      Cette aide massive permettra à Air France non seulement de faire face à la crise COVID-19, mais aussi d’honorer ses commandes d’avions nouveaux. Elle lui permettra aussi de restructurer son réseau aérien court/moyen-courrier pour affronter la concurrence étrangère qui sera encore plus vive au sortir de la crise.

      Le SCARA pose donc une question simple à l’État : pourquoi Air France est-elle la seule compagnie française à bénéficier d’un tel soutien ?

      Le chiffre d’affaires global des autres compagnies aériennes françaises représente environ 15% de celui d’Air France.

      Ces compagnies aériennes rencontrent les mêmes difficultés qu’Air France et sont tout aussi soucieuses de renouveler leurs flottes pour améliorer leur compétitivité et participer à la transition écologique.

      Le SCARA demande donc qu’un fonds d’un montant d’un milliard d’euros, proportionnel à ce qu’Air France a obtenu de l’État, soit mis en place en urgence pour aider les compagnies aériennes françaises n’appartenant pas au groupe Air France à faire face à la crise actuelle et à préparer leur avenir.

      A propos du SCARA : Le SCARA regroupe 47% des compagnies aériennes françaises, basées en Métropole et dans les territoires ultra-marins ainsi que des sociétés d’assistance aéroportuaire et de formation. Le Syndicat des Compagnies AéRiennes Autonomes (SCARA) est un syndicat professionnel qui a pour mission la promotion et la défense du transport aérien en France et de sa pluralité.
      Initiateur de nombreuses actions en faveur du transport aérien en France, le SCARA est à l’origine d’avancées structurantes pour l’ensemble de l’industrie au niveau national. Le SCARA anime également les réflexions sur les principaux sujets du secteur avec la publication d’études et de notes de réflexion.

      • ROUVIERE

        La demande du SCARA est légitime, après tout… Mais est-ce que quelqu’un quelque part se pose la question suivante: d’où viennent tous ces milliards que nos dirigeants distribuent, suivant leur inspiration et d’un claquement de doigt?. Et si cet argent, puisque nos sociétés sont endettées au-delà de l’entendement, n’existait pas?. Peut-être que notre système économique vit ses dernières heures.

      • Pilotaillon

        Des prêts relais dans lesquels l’Etat se porte garant à la fois pour obtenir les montants et pour réduire le coût de l’argent.
        Nous sommes donc tous solidaires de ces encours qui servent à préserver le tissus industriel (la création de valeur) à maintenir les emplois. Les prêteurs font confiance aux Français, observant notre attitude, au travers de la stabilité démocratique, de comprendre et d’accepter la levée de l’impôt, etc…
        En définitive, nous donnons notre consentement à cette opération, salvatrice nous l’espérons tous !
        Nous vivons un phénomène de type tsunami : pendant le confinement nous avons vu la mer s’éloigner, attention à la vague lors du retour. Les prêts relais ne seront pas de trop pour rester au sec.

      • Jean-Christophe Bacquié

        Oui , le SCARA est légitime dans sa demande.
        Le transport aérien Français est le plus taxé au monde , et Air France , en temps normal rapporte énormément d’argent à l’Etat, comme le souligne Mat.
        Pour info baser le siège d’AF à Amsterdam ferait économiser 800 millions d’euros à la compagnie et en ferait une des majors les plus rentables.
        Ryanair quant à elle base son modèle sur les subventions des collectivités locales donc fait les poches du contribuable.
        3 milliards d’Euros investit au siècle dernier dans Air France mais combien l’Etat a-il récupéré via la privatisation ( l’action était monté jusqu’à plus de 35€).
        Que toutes les personnes qui participent au AF-bashing prennent quelques minutes pour aller lire sur le net le rapport Le Roux qui date de 2014 , cela leur permettra de réfléchir avant de parler et je leur fait grâce du rapport du Sénat quelques années plus tard et de l’audition de Ben Smith par l’Assemblée Nationale.
        Keep It Safe and Simple !

  • Albert06

    Si ma memoire set bonne AF et KLM ne sont actionnaire de cette compagnie qu’a hauteur de 25 ou 29% ou sont les autres actionnaires ????? Delta,etc…

  • Pilotaillon

    Il me semble que le sujet du soutien d’AF devrait, pour ouvrir le débat sans biais, passer uniquement par des avis distants et désintéressés.
    Pour mieux comprendre :
    – Qui aurait eu une chance de parler de téléphone intelligent, smartphone ou de plateforme de service chez France Télécom par exemple ? ou chez Thomson qui produisant les S63 et suivants ? De parler de modèle économiques indirects, multifaces,…
    – Qui auraient eu une chance d’être entendu en parlant d’une plateforme de résa et la connexion des voitures en directs, type Uber, au sein des compagnies de taxis parisiens ?
    Je maintien que vous pilotes, très compétents et respectables au demeurant, n’avez plus la distance pour parler de votre propre devenir.
    Ce serait une preuve de lucidité et de pragmatisme que de l’admettre. Persister pourrait même passer pour une forme suicidaire.
    Désolé mon propos est direct, mais je me soigne également, étant dans mon domaine d’activité dans la même situation.
    Un ami, qui fait autorité dans le domaine de l’innovation, qualifie les projets sans perspective de « co-sanguins »… Je me suis révolté et puis j’ai fini par entendre.

  • ROUVIERE

    Prêt Garanti par l’Etat Français, ou Prêt d’actionnaire de l’Etat Français , voilà un bel enfumage pour signifier que c’est le contribuable Français qui va régler, une fois de plus, la note finale. Si mon chauvinisme me pousse à ne pas vouloir la disparition d’AF, il y a quand même une limite, quand on sait que le Pays est endetté à plus de 110% de son PIB. Le Liban s’est déclaré en faillite à 150%.
    Il est certain, comme le déclare le PDG d’ICF, qu’AF n’aura pas le couteau sous la gorge!!. Evidemment!, c’est nous qui l’aurons sous la gorge, les Français, toutes les fins de mois!.
    Qu’AF se débrouille sans nous!, pour une fois, et basta!!.

    • Morbier

      Pour l’instant le contribuable ne casque pas:il casquera si AF n’arrive pas à rembourser ses dettes. Et ça, c’est pour les quelques centaines de milliards que l’Etat est en train de garantir pour des tas d’entreprise françaises:attention à la chute (pas tout de suite mais plus tard).

      • Pif

        100% daccord : dans le cas d’AIR FRANCE pour reprendre le sujet en titre, il n’y a pas de « creation de valeur » (@pilotaillmachin) et encore moins de richesse (pour paraphraser @Robert) puisque AIR FRANCE est uniquement capable de générer perpetuellement des pertes par centaines de millions d’euros. CQFD, il faut le dire haut et fort !

      • Pilotaillon

        Il faudra parler de la notion de « valeur », avec les clients (passagers ou consommateurs de services industriels) ou les salariés qui en vivent … Tous doivent être « supris » par autant d’indélicatesse pour qualifier leurs choix ou leurs jobs !
        Même si l’équilibre économique global reste « délicat » à trouver.
        Pour le reste, tout est dit il me semble, dans ces colonnes.

  • Robert

    Quelques chiffres et ratios :

    EASYJET :
    12000 personnes et 336 avions soit 36 personnes par avion.
    Chiffre d’affaire 2019 : 7,3 milliards donc 22 millions d’euros par avion, resultat net 400 millions soit environ 1.000.000 d’Euros par avion.
    Chaque salarié EASYJET produit 608.000 euros par an et donc 33.000 euros de résultat net par personne.

    AIR FRANCE KLM :
    85.000 personnes pour 541 avions soit 157 personnes par avion (plus de 4 fois le ratio EZ).
    Chiffre d’affaire 2019 : 27,2 milliards donc 50 millions d’euros par avion, resultat net -290 millions soit 536.000 euros de perte par an et par avion, soit 1500 euros de perte par jour et par avion.
    Chaque salarié d’AIR FRANCE KLM participe pour 340.000 Euro de chiffre d’affaire par an soit presque la moitié de la productivité d’EASYJET, et par an – 3.625 Euros de résultat net en pure perte.

    On marche sur la tête !

    Ces résultats dignes d’un mauvais film sont t’ils le resultat d’un service et d’une sécurité des vols fabuleusement excellents, tellement meilleurs que les autres au point que cette entreprise s’offre le luxe de financer de la perte depuis 30 ans aux frais des Francais ?

    Si la France pouvait utiliser ces 7.000.000.000 Euros (ca fait beaucoup de zeros hein) pour nationaliser une entreprise comme EasyJet ou Ryanair qui en 30 annnées ont su créer de la richesse en partant de rien, et ainsi confier AIR FRANCE aux Anglophones pour qu’ils leur apprennent à devenir efficaces et rentables (et surtout à leurs syndicalistes nuisibles à la boucler), alors que AIR FRANCE avait tout entre ses mains pour se developper et devenir rentable plutot que de devenir un boulet et un gouffre perpétuel à pognon.
    Malheureusement je crains que ces 7 milliards soient fourrnis en pure perte et qu’à terme le résulat soit le celui que l’on connait depuis 30 ans : des pertes abissales.
    Déjà dans les année 90 et malgrès une recapitalisation de 20 milliards de Francs pris dans les poches des Français, résultat après 30 années : entre 200 et 300 millions d’Euros de pertes (juste 45 milliards de Francs). Pour mémoire bien des compagnies aériennes qui ont disparues en Europe entre 2017 et 2019 l’on été pour des pertes bien moindres.
    Tout ceci est bien écoeurant, très triste et désolant !

    • michael tolini

      Vos chiffres sont tres interressants, mais il faut aussi preciser que les modeles economiques des 2 compagnies sont aux anitpodes. Pour faire court, EZ genere des recettes ancillaires consequentes, AF quasiment pas. EZ n’a pas de syndicats et d’elus locaux entre les pattes quand il faut supprimer une ligne non rentable, AF a les deux ! Af va certainement etre amenee a fermer des lignes comme NTE/CDG qui sont un non sens ecologique et economique (la majorite des PAX en pre-acheminement ne rapportant rien a la ligne). Il va y avoir des coupes sombres et pas mal de greves, mais ca c’est la marque de fabrique de AF.

    • Pilotaillon

      La granulométrie des chiffres n’est à mon sens pas suffisante pour faire de telles additions.
      J’abonde dans le sens de michael tolini sur le sujet des « profiteurs », l’ayant également mentionné plus bas.
      Il me semble que le temps de la dépense publique masquée est un peu révolue, les organismes de suveillance ayant désormais droit à la parole. C’est également le pain béni des opposants. Ca ne les empèche pas de reproduire un fois élus, et face du sujet, dans sa globalité, face au potentiel électoral de la décision.
      Car l’élection se joue sur le court terme…
      Par contre, la diversité des financements créent un écran de fumée sur le vrai prix du billet, sur lesquelles surfent les lows costs.
      On ne parle pas suffisement de la part du contruable via les apports des régions et autres acteurs du développement local… Il faut que M&Mme Michu se rendent compte des efforts de la collectivité pour préserver les équilibres entre territoires.
      C’est trop facile de dire « tous pourris » ! C’est pas gagné…

    • Fabien Jallon

      Bonjour, vous auriez-du prendre une compagnie aérienne telle que Rayanair pour rendre votre démonstration encore plus évidente. Voire une compagnie du futur qui n’emploie aucun humain mais uniquement des intelligences artificielles.
      Vous comparer avec trop peu d’éléments et en omettant beaucoup de paramètres.
      Avez-vous pensé à intégrer dans vos calculs la part de valeur ajoutée générée par les lignes non rentables en soi mais qui génèrent de la croissances à des entreprises isolées en région ? C’est juste un exemple et des calculs si simples ne donnent qu’une indication insuffisante..
      Un autre paramètre pour le contribuable est de s’intéresser à qui paient leurs chargent et taxes les compagnies que vous citez ?
      Excellente journée

      • Paul HISSON

        @fabienjaloux
        Raynair créer de la richesse et des profits. Des emplois et des revenus pour leurs salariés. Des vols bons marchés pour leurs clients.
        AIR FRANCE génére quoi : DES CENTAINES DE MILLIONS D’EUROS DE PERTE TOUS LES ANS !

    • Mat

      Savez-vous combien Air France rapporte t-elle à l’état ?
      1,6 Milliard/ an. Le problème de cette société est qu’elle paye tous ses impôts et en France. Les modèles que vous évoquez, EasyJet et RyanAir ne payent aucun impôts en France, et raquettent les régions françaises donc vos impôts.
      Alors on peut souhaiter que cette compagnie profitable fasse faillite, en raison d’un virus, mettre 50000 personnes au chômage et s’asseoir sur 1,6 Md de recettes fiscales par an, mais est-ce un bon calcul?

  • Pilotatillon

    Comment comparer Mauroy qui « gérait » des deniers publics et Ben Smith qui dirige (et engage sa responsabilité) dans une entreprise de plus de 80 000 employés…
    La mission et l’origine des fonds est bien différente.
    Dans le premier cas, l’élu a une intuition ou plus ouvent un dogme à servir, et a su rallier une masse d’électeurs à sa cause sur des raisonnements simplifiés. Comme on mesure pour ainsi dire pas l’efficacité des effets, aucune idée de l’efficacité de l’action de l’état. Mais les contribuables paient l’armée mexicaine des agents recrutés à chaque bonne occasion et qui se dispersent dans l’imensité des services, avec la garantie d’un job à vie souvent (Ces agents n’y sont pour rien, ils ont seulement besoin d’un job, au début).
    Dans le second cas, il y a des clients à servir, mettre en face les moyens nécessaires et trouver le bon réglage, pour équilibrer le budget.
    Ce serait trop simple… Il faut aussi composer avec les positions tenues par les syndicats et organisations de toutes sortes, qui veulent se payer (sur) la bête. Il devraient pourtant s’associer à la bataille de la compétitivité (pour renforcer le secteur et leur pays) avant de négocier intelligemment la juste répartition de la valeur crée.
    Non, les plus irrationnels de l’espèce, la main sur le coeur et parce qu’ils ont sans doute perdu le sens de leur action, vont chercher à bloquer, compliquer les sujets, jusqu’à prendre à parti les clients (qui sont les vrais payeurs) pour casser la dynamique.
    Mais une entreprise assume ses fonds, face aux associés, aux banques, aux partenaires, jusqu’au dernier centime.
    Alors entre les « Mauroy » qui pour combler leurs déficits des actions nébuleuses, ont appelé l’impôt, la dette de nos enfants, à Ben Smith, il y a un océan, celui de la méprise populaire (manque de culture) qui fait croire que l’Etat est une entreprise et que l’entreprise appartient à tout le monde…
    Le Covid aura peut-être donné du temps pour entrer davantage dans le sujet.
    Demain il va falloir parler et d’entreprise et d’environnement (analyse de cycle de vie d’un produit ou d’un service), mais c’est demain, je sais, qu’on résoudra les problèmes structuraux. Comme le régime, je commence demain !

    • Peter

      AF est construit sur des deniers publics, le covid n’a rien a voir là dedans.
      Mauroy comme Smith jouent avec l’argent du contribuable, encore davantage avec les 7 milliards apportés par la France.
      Par ailleurs la France ne dispose pas de cet argent. Je vous rappelle que notre pays est endetté au delà de son PIB !
      AF était déjà dans une posture catastrophique bien avant.
      Le capital sympathie que Smith apporte ressemble à un écran de fumée.
      Vos propos ressemblent d’avantage à une attaque personnelle alors que mon propos précedent n’est pas à votre encontre.
      Par ailleurs vos lignes ne valent pas paroles d’evangile. Lisez plutot la contribution de Robert qui abonde dans mon sens.

    • Pilotaillon

      Je veux bien tous ces chiffres mais je m’interroge sur l’importance de la partie Industrielle, services qui s’adressent aux compagnies tièrces.
      Peut-on aligner les ratios aussi directement ? (ne disposant pas de l’information)

      • Paul HISSON

        Des centaines de millions d’Euros de pertes annuelles depuis des décenies aux frais des Français : voilà la réalité AIR FRANCE.

      • Pilotaillon, Européen vigilant

        Une devinette pour occuper un temps confiné :
        Qui trouvera les activités les plus soutenues par l’Etat, c’est à dire nous tous ?
        Je commence :
        – la sidérurgie (il y a quqelques années)
        – le courrier (je n’ai pas dit La Poste)
        – les banques (Crédit Lyonnais, entre autre… et les conséquences de 2008)
        – le photovoltaïque
        – les énergies renouvelables
        – le fuel (bons d’achats pour les petits revenus)
        – la culture (régimes des intermitants, déficalisations de la production)
        – la presse… et tant d’autres « activités » (La Sécu, les retraites des pilotes des TGV souterrains,…).
        Qui s’en plaint ? Qui compte ?… Par ailleurs le sujet n’est-il pas davantage d’être d’accord sur ce que nous voulons préserver collectivement ? Ce que nous voulons de notre pays…
        Merci Paul, d’avoir « hissé » ce sujet au sommet…
        Maitenant va falloir démontrer que le prochain monde post Covid soit vivable.

  • Peter

    Le commentaire « il sait ou veut aller et il tient le cap… » me laisse sans voix.
    Ca me rappelle Pierre MAUROY dans les années 80 après la débacle financiere des nationnalisations et leurs consequences que l’on paye encore aujourdhui jusqu’à plus soif.
    Car avec 7 milliards d’euros soit 45 milliards de Francs dans la poche et les conséquences financieres dramatiques que cela impliquera pour le futur de cette entreprise qui finançait de la perte et tentait quand bien que mal de contenir en permanence ses grévistes nuisibles, il faudrait quand même être au fait de l’histoire financiere de cette compagnie avant de chanter les louange du jeune coq venu d’outre atlantique.
    Il semblerait que vous avez la mémoire courte !

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