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Année 2009 record pour l’aéroport Marseille-Provence

Dopé par le dynamisme des compagnies low cost, et en particulier par le spectaculaire développement de Ryanair, l’aéroport de Marseille affiche la meilleure progression de trafic des grands aéroports français et la deuxième au niveau européen.

11.01.2010

C’est sans surprise, mais évidemment avec une immense satisfaction que Marseille-Provence a bouclé l’année 2009 sur une progression de trafic de +4,7%, après avoir franchi la barre symbolique des 7 millions de passagers en décembre. Dans la catégorie « plus de 4 millions de passagers annuels », l’aéroport phocéen enregistre la deuxième plus forte progression au niveau européen derrière l’aéroport de Bergame (Italie), autre plate-forme sur laquelle est implantée Ryanair.

Cette remarquable performance de Marseille est directement liée aux résultats de l’aérogare low cost MP2 qui avec près de 1,7 M de passagers, soit 23% du trafic total, fait un nouveau bond de +57,6%. Le trafic traditionnel (5,6 M de passagers), traité au niveau de MP1, est en recul de -4,8%. En 2009, Ryanair a basé un quatrième avion à Marseille et ouvert 5 nouvelles lignes dont 4 domestiques (Bâle-Mulhouse, Biarritz, Tours et Nantes). Alors que le trafic de la compagnie irlandaise (1,5 M de passagers) a progressé de 75%, celui d’Air France (2,5 M) a reculé de -7%.

Marseille est également l’une des rares plates-formes françaises sur laquelle le trafic domestique est en progression. Il représente près de la moitié de l’activité et fait un bond de +8,3%. Il est soutenu par un développement de +47,7% des échanges avec les autres plates-formes régionales qui compense largement l’effritement continu des liaisons avec Paris (-6,7%). L’arrivée de Ryanair sur les lignes domestiques, et en particulier, Marseille-Nantes (+64%) et Marseille-Lille (+122%), explique ce résultat.

L’international progresse légèrement grâce au trafic sur l’Afrique du Nord (1,4 M de passagers) en hausse de +10,1% quand tous les autres marchés étrangers sont en recul. Les échanges avec l’Afrique du nord dopent aussi le fret. Marseille-Provence réalise en effet une année atypique puisque dans un contexte d’effondrement généralisé, il enregistre une nouvelle progression de +10% pour un volume de 48.748 tonnes.

Gil Roy

A propos de Gil Roy

chez Aerobuzz.fr
Gil Roy a fondé Aerobuzz.fr en 2009. Journaliste professionnel depuis 1981, son expertise dans les domaines de l’aviation générale, du transport aérien et des problématiques du développement durable l’amène à intervenir fréquemment dans diverses publications spécialisées et grand-public (Air & Cosmos, l’Express, Aviasport… ). Il est le rédacteur en chef d’Aerobuzz et l’auteur de 7 livres. Gil Roy a reçu le Prix littéraire de l'Aéro-Club de France. Il est titulaire de la Médaille de l'Aéronautique.

3 commentaires

  • Davies

    Année 2009 record pour l’aéroport Marseille-Provence
    Terminal domestic. Est ce-que c’est terminal 1, 2, 3 ou 4?

  • chrisly

    Année 2009 record pour l’aéroport Marseille-Provence
    C’est v rai, les marseillais ont de la chance… mais il ne faut pas oublier que Ryanair a postulé en même temps qu’Easyjet à une implantation dans le terminal 3 low-cost de Lyon Saint-Exupéry… et que l’aéroport a choisi Easyjet… car Ryanair « demandait trop » , disait en substance la direction de l’aéroport lyonnais. Trop de subventions ? Secret défense, le voyageur lyonnais n’aura pas le droit d’en savoir plus. Easy jet opère donc seule au terminal 3, tandis que les autres compagnies à bas coût (Aer lingus,…) préfèrent les terminaux classiques !
    D’autre part, l’implantation d’une compagnie comme Easyjet ne règle pas tout : la desserte de Berlin par la compagnie low-cost a duré un an (pas assez rentable, avec plus de 75.000 passagers en un an !) et il ne faut pas attendre de miracles de la desserte Lyon-Edimbourg récemment ouverte : elle sera sans doute très utilisée par les Ecossais en hiver, un peu par les lyonnais en été, et elle finira en liaison saisonnière hivernale. De même, d’autres destinations ont disparu ces derniers mois : Budapest après 4 ans sans interruption, par la compagnie hongroise Malev, Varsovie, par la compagnie polonaise LOT après… 30 ans d’existence de la ligne, Moscou par la compagnie russe Transaéro ( mais deux vols par semaine, puis un seul, et sans aucune publicité, ne pouvaient que conduire à une réduction de la voilure : un vol hebdomadaire pendant la saison de ski). SAS a fait une apparition fugitive un été avec trois vols hebdomadaires sur Oslo… Copenhague ne tient sans doute que parce qu’Air France la fait passer par Strasbourg, capitale européenne…
    Reste donc un mystère, qu’un voyageur lambda comme moi ne parviendra pas à percer : comment se fait-il que Saint-Exupéry n’arrive pas à attirer plus de compagnies aériennes (low-cost ou non) et surtout à les fidéliser ? L’attraction de notre aéroport ne serait-elle donc pas celle qu’on imagine ? Bien sûr, la crise aura bon dos, et on peut effectivement penser qu’elle n’arrange rien, surtout pour les « petits  » aéroports comme celui de Lyon… mais, même avant cette chute de l’activité aérienne, on ne peut pas dire que Saint-Exupéry ait vraiment donné des signes flagrants de dynamisme : cela fait des années que les voyageurs d’affaires, mais aussi les touristes, espèrent des liaisons sur Stockholm, Athènes, Berlin, Moscou, Budapest bien sûr, une troisième ville espagnole (Valence ?) , Tel-Aviv (la ligne a existé de 1974 à 1980), Sofia, Beyrouth…
    Certes la création du hub Air France en 1997 a conforté Saint-Exupéry, en pérennisant des lignes européennes alimentées par des liaisons domestiques françaises, mais l’exercice montre ses limites : les compagnies européennes restent frileuses… la faute au « monstre Air France  » qui représente plus de la moitié du trafic total de la plate-forme ?
    Barcelone : 23 millions de passagers, Milan : plus de 25 millions… Lyon devra peut-être se résigner, quels que soient ses « efforts », à ne plus rêver de jouer dans la cours des grands, bien sûr, ni même dans la cour des « moyens » .
    Pour finir, on peut aussi s’interroger sur la politique (ou l’absence de politique) des gouvernements successifs qui laissent les aéroports français se battre entre eux pour attirer qui Ryanair, qui Easyjet, qui jet4 you, qui… etc… et qui laissent Paris prospérer avec ses deux aéroports géants.
    La Grande-Bretagne a Londres et Manchester , l’Allemagne a Francfort et Munich, l’Italie a Rome et Milan, l’Espagne a Madrid et Barcelone : certes, ces pays n’ont pas notre longue culture centralisatrice (souvenez-vous du livre des années 7O « Paris et le désert français », et de l’étoile ferroviaire de Paris que seul le TGV arrive à casser…et encore) mais la France pourrait, si ses élus en avaient la volonté, disposer d’une seconde plate-forme internationale (et rêvons, intercontinentale) , accompagnée d’une politique tarifaire d’accueil des compagnies, et de grands travaux, qui donnerait à Lyon la place aéroportuaire qu’ont Barcelone ou Manchester… Quel français se plaindrait d’avoir une alternative aérienne aux monstres que sont Orly et surtout Roissy ? Le trafic engendrant le trafic, ces nouvelles dessertes offriraient à Lyon un apport de voyageurs bénéfique, une plus grande fréquentation touristique, mais aussi des apports commerciaux et industriels, des courants d’affaires nouveaux, et enfin, cette visibilité internationale qui lui fait encore défaut.

  • DAVRIL

    Année 2009 record pour l’aéroport Marseille-Provence
    Heureux Marseillais! ils ont fait le bon choix avec ryna air ! Easy jet semble moins entreprenant à lyon saint exupéry et l’aéroport s’en ressort . à quand des vols lomn cost LYON – NICE, LYON – PERPIGNAN etc !
    bravo Marseille et lyon réveille toi !

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