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Chalair démarre son nouveau secteur ATR
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C’est de Limoges, qu’Alain Battisti, président de Chalair Aviation a annoncé le lancement du secteur ATR sous son pavillon français par la mise en liste de flotte de quatre ATR 42 au cours des 6 prochains mois. La compagnie régionale française jusque-là spécialiste du Beech 1900 passe au niveau supérieur, sans pour autant renoncer au Beech. Au contraire.

4.07.2018

D'ici la fin 2018, Chalair a besoin de 30 pilotes qualifiés sur ATR. La compagnie a déjà formé 5 commandants de bord et recruté trois copilotes. © Chalair

Le premier des quatre ATR, un ATR 42-320 de 48 sièges a, officiellement, rejoint la flotte de la compagnie le 2 juillet 2018. Il est basé à Limoges, et affecté aux lignes régulières (Limoges / Lyon) et saisonnières (Limoges / Ajaccio, Bastia, Nice) qu’il opère désormais quotidiennement. Trois autres appareils, de type ATR 42-500 de 50 sièges seront livrés entre décembre 2018 et février 2019.

9 Beech 1900 et 4 ATR 42

« Les ATR ne remplacent pas les Beech 1900. Nous continuons au contraire de renforcer la flotte de Beech. Nous venons d’en acheter un neuvième », insiste Alain Battisti, président de Chalair Aviation. « Nos équipes préparent depuis plus d’un an l’ouverture du secteur ATR. L’investissement dans ces 4 premiers ATR 42 témoigne de notre volonté de développement sur ce type de module. »

Chalair a identifié une demande des régions et des aéroports de taille intermédiaire pour des avions d’une capacité de 50 à 70 sièges. La compagnie entend se positionner sur ce marché dont elle compte devenir « le leader dans les années à venir ».

Une opportunité de marché

Au moment où Air France entend restructurer sa filiale régionale Hop, en tendant vers une seule famille de biréacteurs (on évoque le C-Series) au lieu de deux actuellement (Bombardier et Embraer), et sans doute en se séparant définitivement de ses turbopropulseurs, il y a en effet une carte à jouer. Chalair donne clairement l’impression de se prépositionner sur la ligne de départ. Le passage par des avions sous pavillon français semble également être un prérequis.

Chalair possède une filiale au Portugal, Lease Fly, qui opère actuellement deux ATR 42 en Espagne, Portugal et France. Fin novembre 2018, elle recevra un ATR 72-500 supplémentaire. La décision d’opérer désormais des ATR en France, sous certificat de transport français, va couper court aux polémiques qui reviennent régulièrement.

Le segment des OSP

A l’avenir, au sein de Chalair « France », les secteurs Beech 1900 et ATR vont cohabiter. Le premier ATR 42-320 immatriculé en France sera affecté à la ligne Limoges-Lyon. Le deuxième est destiné à la ligne Limoges-Orly, opérée en OSP (Obligation de service public) ; Chalair s’est positionné sur l’appel d’offres. La compagnie compte également se positionner sur d’autres OSP avec les deux ATR 42-500 suivants.

Un besoin de 30 pilotes de ligne

Cinq premiers commandants de bord ATR sont déjà qualifiés. Ce sont des commandants de bord Beech 1900 qui ont été passés sur ATR. « En termes de méthodologie, nous travaillons de la même façon en CS-23 et en CS-25 », affirme Alain Battisti. Pour les Officiers pilotes de ligne et les autres commandants de bord à venir, Chalair recrute à l’extérieur de la compagnie. Alain Battisti compte toutefois faire « fonctionner à plein régime » la filière d’intégration qu’est le Beech 1900. Il souhaite offrir une promotion aux pilotes qui « ont fait l’investissement de travailler sur Beech ».

Au total, les besoins de Chalair pour son secteur ATR, sont de 30 pilotes soit 3 équipages par avion. La compagnie dispose actuellement de cinq commandants de bord et 3 copilotes. Elle met en avant ses bases de Limoges, Rennes, Bordeaux et Caen qui sont, selon Alain Battisti, autant d’ « opportunités pour des pilotes qui veulent rester en région ».

Gil Roy

 

A propos de Gil Roy

chez Aerobuzz.fr
Gil Roy a fondé Aerobuzz.fr en 2009. Journaliste professionnel depuis 1981, son expertise dans les domaines de l’aviation générale, du transport aérien et des problématiques du développement durable l’amène à intervenir fréquemment dans diverses publications spécialisées et grand-public (Air & Cosmos, l’Express, Aviasport… ). Il est le rédacteur en chef d’Aerobuzz et l’auteur de 7 livres. Gil Roy a reçu le Prix littéraire de l'Aéro-Club de France. Il est titulaire de la Médaille de l'Aéronautique.

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