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Dans les avions, des masques oui, mais pas de sièges vides

L’IATA plaide en faveur du couvre-visage pour les passagers et du masque pour l’équipage, et s’oppose à la distanciation physique à bord des aéronefs. Les transporteurs aériens étayent leur revendication avec des cas concrets et des études de coûts.

8.05.2020

L'IATA estime que la limitation du nombre de sièges utilisables en cabine entrainerait une augmentation du prix moyen du billet de l'ordre de 49% en Europe. © Airbus

L’Association du transport aérien international (IATA) est favorable au port du couvre-visage pour les passagers et au port du masque pour les membres d’équipage à bord des aéronefs, lorsque les gens recommenceront à voyager par avion. Favorable mais pour une durée limitée. En revanche elle est contre une mesure de distanciation physique qui obligerait à garder inoccupé le siège central.

« Les preuves indiquent que le risque de contamination à bord des aéronefs est faible. Le port du couvre-visage ou du masque par les passagers et l’équipage réduira davantage le risque déjà faible, tout en évitant les augmentations dramatiques des coûts du transport aérien qui résulteraient de mesures de distanciation à bord des appareils. », affirme l’association.

Mesures visant à réduire le risque de contamination à bord

En plus du couvre-visage, IATA propose d’autres mesures temporaires de biosécurité :

  • Prise de température des passagers, des employés de l’aéroport et des voyageurs.
  • Procédures d’embarquement et de débarquement qui réduisent les contacts entre les passagers et avec les membres d’équipage.
  • Limitation des déplacements dans la cabine durant le vol.
  • Nettoyage de la cabine plus fréquent et plus en profondeur.
  • Simplification des procédures de service à bord, de façon à réduire les déplacements des membres d’équipage et les interactions avec les passagers.

« Lorsqu’il y aura des méthodes éprouvées et disponibles à grande échelle, le dépistage de la COVID-19 ou l’utilisation du passeport immunitaire pourraient faire partie des mesures temporaires de biosécurité. »

Un risque de transmission à bord limité

Les preuves, bien qu’elles soient limitées, suggèrent que le risque de transmission du virus à bord des aéronefs est faible, même en l’absence de mesures spéciales, affirme l’IATA, s’appuyant sur des retours d’expérience.

  • Le suivi des contacts après un vol de la Chine vers le Canada à bord duquel se trouvait un passager ayant des symptômes de COVID-19 n’a révélé aucun cas de transmission à bord.
  • Le suivi des contacts après un vol entre la Chine et les États-Unis avec 12 personnes symptomatiques de la COVID-19 n’a révélé aucun cas de transmission à bord.
  • Les communications échangées avec des compagnies aériennes membres de l’IATA révèlent des résultats similaires :
    • Un sondage informel de l’IATA auprès de 18 grandes compagnies aériennes révèle que durant la période de janvier à mars 2020, seulement trois épisodes de transmission en vol soupçonnée ont été observés, les trois étant des cas de transmission d’un passager à un membre d’équipage. On a signalé quatre autres épisodes de transmission de pilote à pilote, qui pourrait s’être produite durant le vol, mais aussi avant ou après (incluant durant le temps mort en escale). Il n’y a pas eu de cas de transmission d’un passager à un autre.
    • Un examen plus approfondi par l’IATA du suivi des contacts de 1100 passagers (durant la période de janvier à mars 2020) confirmés porteurs de la COVID-19 après leurs voyages n’a révélé aucun cas de transmission secondaire parmi plus de 100 000 passagers qui avaient emprunté les mêmes vols. Seulement deux cas ont été trouvés parmi les membres d’équipage.

Un environnement sain

Selon l’IATA, il y a plusieurs raisons plausibles expliquant que la COVID-19, qui se transmet principalement par les gouttelettes projetées par les voies respiratoires, ne s’est pas répandue davantage à bord des aéronefs, et en quoi le transport aérien est différent des autres moyens de transports publics :

  • Les passagers sont assis et regardent vers l’avant, et il y a peu d’interactions face à face.
  • Les sièges constituent une barrière à la transmission vers l’avant et l’arrière de la cabine.
  • La circulation de l’air se fait du plafond vers le plancher, ce qui réduit encore le potentiel de transmission vers l’avant et l’arrière de la cabine ; de plus, la circulation d’air intense ne favorise pas la circulation des gouttelettes autant que dans un autre environnement intérieur.
  • Les filtres à air à haute efficacité HEPA installés dans les aéronefs modernes nettoient l’air de la cabine à un niveau qui correspond à celui des salles d’opération des hôpitaux, à quoi s’ajoute un niveau élevé de circulation d’air frais.

« De plus, même si on oblige les transporteurs aériens à maintenir le siège central inoccupé, cette mesure ne permettra pas d’assurer la distanciation recommandée. La plupart des autorités recommandent une séparation d’un à deux mètres, alors que la largeur moyenne des sièges est de moins de 50 cm. »

L’association met en garde les décideurs politiques : « Il nous faut un vaccin, un passeport immunitaire ou un test de dépistage du Covid-19 efficace pouvant être fait à grande échelle. Et nous devons être prudents et éviter d’adopter des solutions trop rigides, afin de pouvoir rapidement adopter des mesures plus efficaces qui deviendront sans doute à notre portée éventuellement. »

Impact économique

L’IATA ne recommande pas de restreindre l’utilisation du siège central pour créer une distanciation physique à bord des aéronefs. « Nous devons trouver une solution qui rassure les passagers tout en maintenant les coûts des voyages aériens abordables. »

L’exigence de distanciation physique à bord des aéronefs modifierait de façon fondamentale les paramètres économiques de l’aviation en fixant à 62 % le coefficient maximal d’occupation des sièges. Cela est bien inférieur au seuil de rentabilité de l’industrie qui se situe à 77 %, affirme IATA.

Tarif moyen en 2019

Avec  distanciation

Augmentation du tarif moyen

Afrique et Moyen-Orient

75 %

181 $

259 $

+43 %

Asie-Pacifique

81 %

141 $

217 $

+54 %

Europe

79 %

135 $

201 $

+49 %

Amérique latine

79 %

146 $

219 $

+50 %

Amérique du Nord

75 %

202 $

289 $

+43 %

Asie du Nord

76 %

135 $

195 $

+45 %

Source : IATA

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23 commentaires

  • Pax vulgaris

    Le passeport immunitaire me gêne énormément. Est-ce que cela veut dire que nous devrons être tous pucés et vaccinés comme des animaux d’élevage pour avoir le droit de prendre l’avion, de faire nos courses au supermarché, d’aller au cinéma ?
    Je ne veux pas d’un vaccin inutile contre une maladie qui n’est pas immunitaire. Ce qui en clair signifie qu’un vaccin ne servira à rien sinon à enrichir Big Pharma qui finance l’OMS et à fragiliser notre système immunitaire.
    Et je ne veux pas de nano-particules dans mon corps qui serviront à fliquer tous mes déplacements, les gens que je rencontre, etc.
    Et je veux pouvoir continuer à prendre l’avion quand c’est la meilleure solution de mobilité pour le trajet que je veux faire.
    Je veux garder ma liberté : je ne suis pas un rat de laboratoire, et je veux pouvoir me déplacer quand je veux et où je veux.

  • Catherine Bouroullec
    Catherine Bouroullec

    Cette idée de siège vide est complètement à côté de la plaque ! Voyager avec son conjoint, ses enfants, et ne pas pouvoir être assis ensemble ? N’importe quoi !
    Pareil pour ceux qui veulent supprimer les vols « trop » courts, mais ont-ils une seule fois pris les transports en commun avec valises, sacs, poussette et enfants ? Pour aller voir Mamie en Midi Pyrénées depuis ma banlieue, j’ai le choix entre un confortable Orly-Blagnac, qui évite les centres-villes engorgés et pollués, et un parcours d’obstacles bus-rer-métro-changement de gare à Paris-tgv hors de prix-attente interminable à Bordeaux- arrivée 6h après à Matabiau en plein centre-ville où Papy aura pris 2 contraventions en nous attendant dans sa voiture. Oui, il y a des villages autour des villes, et des gens qui y vivent, le monde ne se résume pas aux centres-villes. Bref, du grand n’importe quoi !
    Une gare dessert une VILLE, alors qu’un aéroport dessert une RÉGION, comment ne le voient-ils pas ?
    Les abrutis qui proposent cela ne sont que de vertueux crétins de bureaux, totalement hors-sol comme souvent…

    • bdd13
      bdd13

      Je ne vois pas l’argumentaire. Un point d’arrivée restera toujours un point. Qu’il soit en ville ou à l’extérieur de la ville ne change rien. Au bout vous prenez un autre train, un bus, un taxi, ou un ami qui attend dans un parking payant ou limité !
      Le sujet que vous avez soulevé est de dire que le trajet en train ne balance pas quelques tonnes de CO2 (ce que disent quelques milliers de scientifiques de bureau). Après on peut discuter de l’empreinte carbone comparée entre la fabrication et les infrastructures nécessaires pour chacune des deux méthodes de transport, une discussion hautement technique.
      Quant à la politique de siège vide et lié au transport familial, éclater une famille n’est pas très rationnel effectivement en première impression.

  • PlasticPlane

    Puisque le sujet de la proximité dans les cabines a dérivé (pour les aviateurs : dérive gauche… 🙂 ) vers – une fois de plus – la responsabilité de l’aérien dans les malheurs du monde, interrogeons nous – chacun sur nos claviers, nos forums et réseaux sociaux préférés – sur notre participation au gaspillage énergétique – et allons méditer en forêt (celle qui est juste à coté de chez nous) avec nos chaussures de sport vertes et made in France – bien sûr 🙂

  • stanloc

    Si vous voulez mettre des partisans de Green Peace ,de WWF et consorts dans un profond embarras, parlez leur de l’extraction des « terres rares » du côté de la Mongolie. Oui ces fameuses sources du minerai qui est utilisé pour faire des aimants permanents dont sont de plus en plus équipés les véhicules électriques et les éoliennes (2,7 tonnes d’aimants dans une éolienne, parait-il) et les nouveaux moteurs du TGV.
    La pollution due aux hydrocarbures est une simple plaisanterie pour les populations concernées par l’extraction du minerai et la chimie qui s’ensuit pour en extraire le NEODYME.

    • bdd13
      bdd13

      Mais vous avez bien raison. Nous sommes donc bien confronté à des dilemmes qui soient nous emmènent vers des scénarios désastreux (pollution, exploitation humaine, climat, et finalement déstabilisations, conflits, monde contraint), soit vers une fin de croissance construite, acceptée (le plus dur), et organisée.
      Il va de toute façon falloir faire des priorités pour le monde de nos enfants, et eux, vivront ou s’adapteront, bien mieux que nous il faut l’espérer. Essayons de construire le meilleur, en faisant nécessairement des sacrifices, et le sujet de cet article en comporte très certainement.

  • François Henriot

    Je suis évidemment d’accord sur le fait qu’il faille moins polluer, pour parler simplement. Et si le passager lambda doit alors payer plus, ok, encore.
    Mais le « quidam oisif », ce peut être un adolescent commençant à découvrir le monde, un jeune adulte ayant soif de voir plus loin que le bout de son canton ou arrondissement, un travailleur mûr s’offrant un séjour de repos et de coupure bienvenue, un retraité ayant bossé quarante ou quarante-cinq années et désireux d’en savoir un peu plus sur d’autres pays. Tous ces femmes et hommes méritent mieux que la condescendance puis le… confinement en parcs locaux de loisirs. L’avion (plus cher sans doute!) doit continuer à leur proposer ses offres. Recherchons l’équilibre…

  • CHAMBRILLON

    Question Simple (et non QCM): L’usage des filtres à Haut Pouvoir de Filtration(type salle d’OP) pour le recyclage d’air en cabine des aéronefs de plus de 19 places payantes, est il une OBLIGATION ou seulement une recommandation des instances ad hoc internationales ou est ce laissé à l’appréciation des pays ou des seules compagnies ?
    Dans cette guerre financière féroce et parfois dépouillée de scrupule sécuritaire, cette question ne semble t’elle pas mériter une réponse sans ambiguïté?.

  • bdd13
    bdd13

    Sincèrement, je ne comprends pas. Il faut dé-car-bo-ner. C’est a dire que pour 200€, on va monter dans un avion qui va balancer des tonnes de CO2 sur un trajet Long range. Est-ce là la bonne manière de décarboner ? Je pense que c’est le monde qui n’a pas compris. Il faut ré-dui-re. Certes il y aura des dégâts collatéraux, que la solidarité doit apprendre à compenser pour progressivement reconvertir la masse qui se retrouvera au chômage. Mais l’argument qui consiste a dire que supprimer l’avion ne sert à rien car il restera 98% de rejets ailleurs n’est pas un blanc seing pour mettre la planète en masse dans les avions. On aura toujours besoin de l’avion pour le fret incontournable.
    Développons de nouvelles techniques pour satisfaire l’oisiveté du quidam et le divertir. L’avenir de la planète me semble bien plus important qu’aller se dorer la pilule ou visiter un bâtiment aux antipodes. Il y aura des dégâts je le rappelle, mais il faut les as-su-mer.
    L’homme pourrait-il un jour devenir raisonnable ? Payer 1000€ pour aller en Amérique latine ferait réfléchir sur l’opportunité d’y aller…

    • Gerard

      Partir du principe que l’avion « pollue plus » (que quoi …?) donc il faut éliminer l’avion est une hérésie !
      Pour décarboner, il faut améliorer les avions et non pas les condamner.
      C’est le propre de l’homme de faire de la recherche trouver ses solutions, et cela depuis l’âge des cavernes.
      Il n’y a pas que les « quidam oisifs à satisfaire »: j’ai un fils qui habite au Canada avec sa femme et ses 2 enfants
      Donc on ne les verrait plus parce que ce serait trop cher de venir en France ?
      Quelqu’un peut m’indiquer ou est le train qui va de Paris à Montréal ?
      Faut-il prendre un bateau qui fonctionne au fuel lourd et payer des nuits d’hôtel en cabine ?
      Greta … c’était quoi ton truc pour ne pas prendre l’avion pour aller en Amérique ?
      De plus je préfère monter dans un avion avec les procédures de sécurité évoquées dans cet article que dans un train qui fonctionne à l’énergie nucléaire (il est électrique mais d’où vient l’électricité ?) même pour faire Paris Bordeaux

      • Michael

        Il faudra portant vous y faire, Paris Bordeaux en avion c’est deja du passe sinon les copains de Greta vont couper les vivres a AF.

      • Raoul Volfoni

        @michael : du passé ? vous allez un peu vite, : sur le site d’Air France les billets Paris Bordeaux sont toujours en vente exemple départ le 1/9/20 retour le 4/9/20 : pour 100 € faites vous donc un petit week-end à Bordeaux on le dira pas à Greta, c’est promis 🙂

      • Gerard

        Paris Bordeaux ?
        Si Air France supprime les vols, Ryanair, Easyjet, Volotea, ou une autre compagnie bien gérée et non subventionné par l’état prendra la relève au grand dam des cryptocommunistes et autres bobos dis « écolos », mais qui roulent en voiture Diesel polluant « parce c’est moins cher… »
        La libre entreprise est toujours d’actualité en France
        Non ?

      • bdd13
        bdd13

        Je n’ai pas dit « éliminer » ! J’ai dit réduire (même si mathématiquement et physiquement, il faudrait effectivement éliminer !).
        Vous pourrez toujours voir vos enfants au Canada, mais pas à 400€ l’aller-retour, qui est une hérésie.
        Une paire de lunettes coûte plus cher…

    • Clement

      Il faut surtout arrêter de se re-pro-dui-re sans réfléchir.

    • Raoul Volfoni

      Comme vous le dites vous même 98% des rejets ne sont pas liés à l’aérien.
      Juste par curiosité, vous avez des exemples de messages avec votre pseudo (et une date antérieure a ce post) que vous auriez posté sur d’autres forums qui parlent d’activités qui ont un taux de rejet bien supérieur à l’aérien comme la mode, l’internet, l’automobile, le BTP, la fabrication ce ciment etc…. et où vous appelez aussi à réduire l’activité ou a multiplier les prix par 5 pour baisser l’impact carbone ? Donnez nous les liens, juste pour être sûr que vous n’êtes pas un aigri contre l’aviation par principe. On en voit pas mal en ce moment qui tentent la récupération, certains vont bientôt nous faire croire que le virus est sorti directement du réacteur d’un avion…. .

      • bdd13
        bdd13

        https://youtu.be/Nmgr0dQ1jN0
        https://youtu.be/UM3EW01_PUY
        certainement abonné à Aerobuzz parce qu’aigri par l’aviation… mon pauvre monsieur…
        Non, je pense et je le redis, l’aviation de masse au prix où il est, est non seulement une honte pour la planète, mais une insulte aux milliards de gens qui vont se retrouver dans quelques années dans des situations inextricables. Le GIEC (15000 chercheurs) a émis un avertissement : à partir de 3° de réchauffement, une insécurité alimentaire généralisée s’installe sur la planète, et à 4°, 365 jours de chaleur létale en régions intertropicales humides (homéothermie impossible et hyperthermie). Cela ne nous concerne pas. Mais cela concerne vos enfants, les enfants de Gerard au Canada. Toute cette masse de gens obligés de migrer, viendrons chez tous les privilégiés qui se seront gavés pendant des années à bas prix (parce que peu d’africains du Sahel prennent l’avion, même à 200€ le trajet). La colère que va développer l’absence d’efforts du monde occidental sera grande, et il vaut mieux réserver un avion très cher à une petite élite, plutôt qu’à nombre de gens chez qui les masses déferleront (ça s’appelle une guerre).
        Par ailleurs, je pense que vos enfants et les générations futures voudront se soigner dans des hôpitaux… Alors regardez avec quoi fonctionne un hôpital : du pétrole. Alors gardons-le précieusement sous terre.
        La réduction de PIB (corrélé linéairement au CO2) qui doit être enclenchée à partir de maintenant, pour laisser l’humanité sous les 2° pendant ce siècle doit être de 4% par an (en sachant que le CO2 déjà présent dans l’atmosphère a scellé l’avenir climatique des 20 prochaines années).
        Je vous rassure, je milite pour TOUTES les réductions de CO2 (y compris pour le freinage de la démographie délirante), où qu’elles soient comme vous dites, mais ces messages ne sont là que pour vous inviter à la prise de conscience de l’énormité de la mission qui nous incombe pour la sauvegarde de votre descendance.
        La réduction du transport de masse fait juste partie de cette mission.
        Il nous faut vivre dans un autre monde, et on n’y échappera pas. Organisons-le plutôt que de le subir.

      • bdd13
        bdd13

        Le spécialiste en question occulte beaucoup de choses, à dessein. Je n’ai pas eu besoin de répondre, d’autres s’en sont chargé.
        Bien sûr que la réduction de 25% des émissions par passager montre que l’industrie de la motorisation (comme les voitures) fait des progrès. Mais toujours comme les voitures, le parc d’avions a augmenté significativement. Un alcoolique vous dit qu’il met deux fois moins d’alcool dans chaque verre. Mais il en boit deux fois plus…. votre réaction ?
        Par ailleurs, il voudrait que les aides servent à faire revenir les compagnies au niveau où elles étaient (profits) afin d’investir par elles-mêmes dans la décarbonation. Vous y croyez ? Moi, certainement pas, car d’une part elles auront du mal à fonctionner comme avant, au vu de la récession, ou plutôt dépression qui est largement annoncée. Et d’autre part, une fois retrouvés les profits à la St Glinglin, elles trouveront un autre os à ronger pour se défiler. Clairement, le virage doit être pris aujourd’hui, pour le bien de l’humanité, et pas pour le nôtre. De toute façon, on n’a pas le temps d’attendre. L’humanité est dans l’urgence.
        Les contraintes seront les mêmes pour tous les secteurs d’aide, y compris l’automobile (dont je pense que les grosses batteries et les SUV sont des hérésies aujourd’hui).

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