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EasyJet recrute 35 pilotes sur ses bases françaises
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La compagnie britannique low-cost s'apprête à ouvrir sa 6e base française (Bordeaux) et à recruter 35 pilotes en France en 2018 (540 en Europe). Avec l'ENAC, elle étudie actuellement la possibilité de créer sa propre filière d'élèves pilotes de ligne (EPL) en 2019.

31.10.2017

Depuis plusieurs années déjà, la filière EPL (Elèves Pilotes de Ligne) de l'ENAC est un vivier important de recrutement pour easyJet qui intègre en moyenne chaque année une trentaine d'anciens élèves de l'école © easyJet

La compagnie britannique qui vient d’annoncer l’ouverture en 2018 d’une nouvelle base à Bordeaux, easyJet poursuit ainsi son maillage du territoire français. EasyJet en France, c’est 1.100 emplois, 33 avions, 6 bases, 400 pilotes. Ce sont aussi près de 18 millions de passagers en 2016 transportés depuis et vers la France,  ce qui fait d’elle, sur le marché hexagonal, la solide numéro 2 derrière Air France.

22 millions de passagers en 2018 en France

La DGAC relève que le transporteur à bas coût (TBC) représente en France en 2016, 42% du trafic passager sur ce créneau, très loin devant Ryanair qui ne représente que 18% du volume total des passagers. Et la britannique est sur une pente ascendante avec 10% de croissance annuelle en France. Avec l’ouverture de cette 6ème base, easyJet vise les 22 millions de passagers en 2018.

Avec l’ouverture d’une 6ème base, easyJet renforce son implantation dans le paysage aérien français © Fabrice Morlon / Aerobuzz

« La France est un pays important » résume Pierre Bogart, chef pilote d’easyJet en France qui précise que sa compagnie « souhaite développer le réseau domestique en France avec pour ambition d’être une alternative à la compagnie nationale historique. » Elle l’est déjà sur de nombreuses transversales entre les grandes métropoles régionales ou sur les radiales comme à Toulouse ou Nice (deux autres de ses bases).

Une formation à 143.000€

Jusqu’à présent, la formation des pilotes dits « cadets » d’easyJet était dévolue à une école anglaise. « Le programme des « cadets » est la voie la plus classique pour rentrer chez easyJet en tant que copilote » explique Pierre Bogart. Le cadet est un  pilote qui suit une formation dite « ab-initio« , c’est à dire qui commence avec zéro heure de vol, jusqu’à l’obtention de son ATPL.

Une présélection est faite sur dossier puis un entretien est mené avec le futur élève pilote de ligne (EPL) qui sera formé à ses frais chez CAE Oxford Aviation Academy. Il faudra compter 114.000€ pour une MPL (Multi-Crew Pilot Licence) sans qualification de type et 143.000€ pour un ATPL intégré et une qualification de type A320. CAE propose un prêt à 3,5% en partenariat avec la banque BBVA.

easyJet recrutera en France 120 navigants en 2018 dont 35 pilotes © Fabrice Morlon / Aerobuzz

L’ENAC, un vivier de pilotes

Or, easyJet et l’Ecole Nationale de l’Aviation Civile (ENAC) sont en cours de discussion pour créer en 2019 une filière spécifique à la compagnie britannique, ainsi qu’avec une école privée. « On veut vraiment s’inscrire dans le paysage aéronautique français et nous associer pleinement aux écoles pour une implantation solide en France » explique Pierre Bogart.

Il faut dire que l’ENAC représente un vivier de pilotes pour la compagnie britannique. EasyJet recrute tous les ans près de 30 anciens élèves passés sur les bancs de l’ENAC, issus du programme EPL ou des programmes avec d’autres compagnies étrangères. Toutefois, face aux futurs recrutements de masse, l’ENAC ne suffira pas à fournir suffisamment de pilotes. De l’école, sortent annuellement 50 cadets en moyenne, toutes filières confondues, prêts à intégrer une compagnie Ce nombre englobe notamment les élèves pilotes de ligne asiatiques envoyés par les compagnies qui les ont recrutés et qui financent leur formation.

540 pilotes à recruter en 2018, en Europe

Pour soutenir son développement et accueillir les A320neo qui intègrent progressivement sa flotte, easyJet prévoit de recruter pas moins de 540 pilotes en 2018 pour toutes ses bases en Europe. « 2018 représentera un vrai pic dans les recrutements » analyse Pierre Bogart qui précise toutefois que « les recrutements devraient revenir aux alentours de 250 pilotes par an pour les années suivantes. » En France, pour la même année, 120 emplois devraient être créés dont 35 pilotes.

En juin 2017, easyJet recevait le premier A320neo d’une série de 98 appareils commandés © easyJet

Pilotes et instructeurs

« Nous avons besoin, en moyenne, de 250 cadets par an » explique Pierre Bogart. 150 commandants de bord sont également formés en interne chaque année. En France, la compagnie dispose d’un simulateur A320 sur l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle qui permet de maintenir les compétences. « Nous recrutons également des instructeurs en interne » précise le chef pilote France d’easyJet, « que nous sélectionnons parmi les copilotes et commandants de bord. » On compte chez easyJet un instructeur pour trois avions, soit en France 12 instructeurs.

Un vivier de 3.000 CV

Les copilotes d’easyJet en France sont essentiellement issus des filières cadets, formés par l’ENAC, CTC ou Oxford Aviation Academy. Ils passeront leur qualification de type (QT) A320, chez CTC ou CAE. Pour les autres bases à l’étranger, easyJet embauche des pilotes expérimentés détenteurs de la QT A320.

Les ressources humaines possèdent un vivier impressionnant de près de 3.000 CV. « Ce sont majoritairement des pilotes qui sont déjà en poste dans d’autres compagnies et qui cherchent de la stabilité » explique Pierre Bogart qui précise : « ils proviennent notamment de compagnies du Moyen-Orient qui pratiquent du long courrier. » Après avoir passé quelques années à l’étranger, les pilotes expatriés commencent à avoir le mal du pays : « ils constatent aussi que les conditions d’emploi dans les compagnies « smart-cost » évoluent, que les conditions de travail sont plus souples, qu’il y a moins de fortes contraintes que dans ces grandes compagnies étrangères. »

easyJet a fait une offre d’embauche aux équipages de la compagnie Monarch © easyJet

Croissance en Europe

Si la France est le deuxième pays en termes de passagers pour easyJet, la compagnie « smart-cost » est également très active en Europe. Il a franchi une étape en annonçant, le 27 octobre 2017, qu’elle allait reprendre 25 A320 issus de la flotte d’Air Berlin. En parallèle, la compagnie a lancé une campagne de recrutement de 1.000 pilotes, hôtesses et stewards dédiée aux ex-employés d’Air Berlin, qui resteront basés à l’aéroport de Berlin Tegel. La stratégie est de développer la présence de la compagnie en Allemagne et en Europe, explique le communiqué de presse.

Au moment du dépôt de bilan de la compagnie britannique Monarch, easyJet avait également lancé un appel au personnel de la compagnie défunte pour postuler chez elle : 500 hôtesses et stewards pouvaient prétendre à un poste sur les bases de Luton et Gatewick.

Marnie Munns fait partie des 5% de commandants de bord femmes chez easyJet : la compagnie travaille à augmenter la parité chez ses PNT © easyJet

easyJet ouvre ses cockpits aux femmes-pilotes

« L’une des forces d’easyJet » conclut Pierre Bogart, « c’est d’offrir à ses salariés de vrais contrats, qui respectent les règles et le droit du travail des pays où ils travaillent. » En termes d’embauches, easyJet ouvre ses cockpits aux femmes pilotes, dans le cadre notamment d’un programme baptisé « Amy Johnson Initiative » qui vise à recruter 20% de jeunes femmes via le cursus des cadets à partir de 2020, soit 50 femmes pilotes par an. L’initiative, débutée en 2015, avait atteint en une année l’objectif fixé pour deux ans, de 12% de femmes pilotes recrutées via le programme des cadets. 33 femmes avaient été recrutées en 2016. En 2017, la compagnie compte 164 pilotes femmes dont 62 commandants de bord. 15 femmes pilotes sont actuellement basées en France chez easyJet.

Fabrice Morlon

Easyjet implante une base à Bordeaux

A propos de Fabrice Morlon

chez Aerobuzz.fr
Après des études de lettres, Fabrice Morlon s’oriente vers le journalisme. Il a fondé l'agence de communication Airia en 2013. Pilote privé, il a rejoint la rédaction d’Aerobuzz, début 2013. Fabrice Morlon a, principalement, en charge l’aviation légère, l’avionique et les équipements.

18 commentaires

  • Arès

    PERSIFLAGE!!
    L’Anglais est de retour! La perfide Albion veut notre peau! Notre pays est devenu une motte de beurre!. Même AF est sous leur coupe, depuis août 2018!. Et maintenant, l’ENAC qui s’agenouille!. Jeanne d’Arc réveille toi, ils sont devenus fous!!

  • Choze

    Aujourd’hui 14 juin 2018 vient de paraître l’annonce de recrutement pilotes d’easyJet pour ces bases françaises : UK or German ATPL or frozen ATPL !!!!!! COMMENT PEUT ON ACCEPTER ÇA.
    Êtes vous toujours en contact avec le chef pilote pour des éclaircissements ?

  • Thibaut

    Sur la planète de 2017, on trouve des sites gratuits, des sites payants, des bons, des mauvais, des restos gastronomiques, des gargotes infâmes, des vidéos pornos gratuites, des vidéos pornos payantes, des ampoules payantes, des ampoules gratuites, des billets gratuits qui s’annulent, des billets payants qui ne s’annulent pas. Etc. Je crois que nous sommes aujourd’hui suffisamment libres et matures pour aller là où nous le voulons, pour payer si on veut, ne pas payer quand on ne veut pas. Dès lors, venir sur un site partiellement payant comme Aérobuzz, et reprocher que la lecture complète puisse être payante, c’est presque incroyable. Le commerçant, le patron d’un média, est libre de composer son offre et sa carte comme il l’entend, idéalement dans un souci de rentabilité et donc, de pérenniser son activité. Je n’ai pas payé, je n’en vois pas l’intérêt, mais jamais je n’irais reprocher à un commerçant de facturer sa prestation. On veut payer, on va là où c’est payant, on ne veut pas payer, on va ailleurs, là où c’est gratuit.

  • Passant

    Je sens qu’il est temps pour Aerobuzz de proposer des abonnements à prix réduits pour quelques semaines, afin que les lecteurs puissent décider de ne pas rester devant la porte, et voir « enfin » ce qui leur est « honteusement » dissimulé 😉

    Bravo pour votre succès et cette envie que vous faites naitre 🙂

    • Gil Roy
      Gil Roy

      Prix réduit ?
      Vous avez la possibilité de vous abonner pour un mois (6,50 €).

      Par ailleurs, je ne vois pas où est la honte de vouloir vivre de son travail.

      Etes vous de ceux qui dénoncent les compagnies qui payent leurs pilotes au ras des pâquerettes, les industriels qui délocalisent à l’étranger leur production, etc. ? De ceux qui estiment que l’information doit être gratuite sur internet ? Il faut être logique…

      Qui est gagnant ? Celui qui paie pour voler, celui qui pointe au chômage parce que sa boîte a fermé, celui qui se fait manipuler par des communicants qui se cachent derrière des organes de presse en apparence irréprochable. Pourquoi les grands médias français (et étrangers d’ailleurs) appartiennent à des grands industriels ?

      Donnez-nous la chance de faire notre travail et vous serez gagnant !

      Cette année, après 9 ans d’existence, après 9 ans de newsletter quotidienne gratuite (11.000 abonnés)… le chiffre d’affaires d’Aerobuzz.fr va très modestement passer la barre des 100.000 euros. Quand vous enlevez les charges liées à la technique (hébergement du site notamment, assistance, développement, etc), les charges qui pèsent sur les entreprises même quand elles ne font pas de bénéfices (taxes diverses, expert comptable, etc), les frais de déplacement (un aller retour Lyon-Paris en TGV coûte 200€, un reportage à Friedrichshafen ou le salon du Bourget c’est plus de 1.000 euros, etc)… il ne reste pas grand chose pour la rémunération de la dizaine de journalistes et de deux développeurs informatiques qui font vivre le site…

      Nous ne nous plaignons pas, mais je trouve injuste de nous accuser de vouloir nous remplir les poches en obligeant les lecteurs à payer un abonnement.

      En 9 ans d’existence, nous avons réussi à atteindre une niveau de fréquentation important. En octobre 2017, nous avons enregistré :
      – 297.990 visites, autrement dit près de 300.000 visites : +50,42% par rapport à octobre 2016
      – 182.664 visiteurs uniques : +88,26 %
      – 477.101 articles lus, soit près de 500.000 articles lus : +39,89 %

      Ce sont de bons résultats, mais cela prend du temps pour traduire cette fréquentation en chiffre d’affaires. Du temps mais aussi de la persévérance et de la passion. Mais cela ne suffit pas. Nous avons besoin de vous. De votre soutien financier. Donnez nous les moyens de faire notre travail, de vous informez. Donnez nous le temps de creuser les sujets… A la longue vous y serez gagnant !

      Abonnez-vous maintenant

  • vieaero camus

    J’ai payé, et je n’ai rien appris de plus dans l’article que j’ai trouvé bien vide. Franchement ça ne valait pas tellement le coup. Je suis pour le fait de rémunérer le travail des journalistes mais là c’est du foutage de gueule. Je ne renouvellerais pas.
    Je pensais en apprendre plus sur la discussion entre l’ENAC et Easyjet et au final cela ne prend que 2 lignes dans l’article…
    Merci.

  • HENRION Jacques

    En tant « qu’Ancien » du monde aéronautique (*), et lecteur quotidien de cette publication, je suis étonné d’être invité à payer pour des articles qui ne me concernent pas, au travers d’un abonnement « premium ».
    Bien que je n’aime pas fort le procédé, pourquoi ne pas engranger vos (nécessaires) recettes grâce à la publicité ?

    RSVP, merci !

    (*) Ex-pilote privé, et technicien avionique

    • Gil Roy
      Gil Roy

      Nous avons construit Aerobuzz.fr en nous appuyant exclusivement sur la publicité. Nos ressources plafonnent. D’où la recherche d’autres sources de financement. Les abonnements nous paraissent être une solution.
      Quand vous étiez pilote privé, vous arrivait-il de lire Info-Pilote, Pilote Privé ou Aviasport ? Peut-être étiez-vous même abonné à l’un de ces mensuels. Si tel était le cas, vous avez du payer pour un magazine et je suis sûr que tous les articles qu’il regroupait ne vous intéressaient pas de la même manière. Les lecteurs du Monde ne lisent pas leur quotidien de la première à la dernière page… 24 heures par jour ne suffiraient pas !
      Grace aux abonnements que nous avons mis en place en septembre 2016, nous avons pu, en septembre 2017, embaucher un journaliste à temps plein.
      Une dernière remarque : l’abonnement annuel ne coute que 69 € ou 6,50 euros par mois. C’est le prix d’un abonnement à un magazine aéronautique.

      • Kilrah

        « C’est le prix d’un abonnement à un magazine aéronautique. »

        Voilà pour moi le résumé parfait du problème… se baser sur quelque chose qui n’a rien à voir. L’audience en ligne est très différente et potentiellement bien plus large que l’audience papier, le prix devrait donc être à l’échelle et adapté à l’audience, et pas basé sur une distribution complètement différente. Sûr que pour le tiers du prix il y aurait plus du triple d’abonnés.

      • Gil Roy
        Gil Roy

        @ Kilrah.
        Aerobuzz.fr recherche un professionnel ayant les compétences pour développer l’audience du site, aller chercher de la publicité, vendre des abonnements et mettre en place des partenariats. Il s’agit d’un emploi à temps plein. Quant à la rémunération, le nouveau salarié devra attendre d’avoir développé de manière significative le chiffre d’affaires pour l’envisager. Vous semblez avoir des idées. Etes-vous partant ?

  • McManus

    Si l’argent public peut aider EasyJet, et si cela se fait au détriment de toute forme d’aide versée à Ryanair, alors c’est très bien. Et si l’argent public peut aider à former des jeunes pilotes ou embaucher des pilotes sans emploi, alors c’est très bien. EasyJet n’est pas une association à but non lucratif, aucune compagnie ne l’est, mais EasyJet semble avoir une politique sociale et un modèle de développement qu’on peut qualifier de sérieux et raisonnés.
    Article payant : c’est sans importance, l’information est diffusée, c’est le principal.

  • Stormy

    Super. L’argent du contribuable français qui sert à enrichir une compagnie privée anglaise, de façon répétitive et organisée (ils ont dû l’intégrer à leur budget) – et le reste du temps, cette compagnie fait payer à ses élèves leur formation à travers des écoles de pilotage à elle, ce n’est pas mieux …

    • bdd13
      Gédéon

      @Stormy : le modèle économique de l’ENAC doit permettre je suppose de facturer les formations. La formation de PN étrangers n’est pas une nouveauté, et il devient peu à peu une spécialité française, y compris dans nos deux institutions que sont l’Enac et l’Armée de l’Air, qui, au travers de son bras commercial DCI, forme des pilotes de quelques pays (potentiellement plus d’une vingtaine). Les anglais semblent nous avoir laissé quelques coudées franches en abandonnant le créneau…
      Il faut évidemment que l’opération soit rentable, et que nos infrastructures, nos matériels et aussi nos instructeurs soient disponibles, ce qui n’est pas gagné.

    • Brice

      J’espère au moins que ces jeunes pilotes formés avec nos impôts sont basés en France et ainsi paient les charges sociales et la CRPN!! Autrement, c’est scandaleux.

      Arrêtons de financer la formation de pilotes tout simplement. Laissons le cursus ab-initio au compagnies elles-mêmes …

  • Bertier

    « Ce contenu est réservé aux abonnés prémium » ?
    Cher M. Morlon, cher Aerobuzz, croyez-vous qu’il soit approprié de réserver un article annonçant qu’une compagnie recrute à vos abonnés prémium ?
    C’est pour ce genre d’articles qu’il faut payer ? Où est votre travail journalistique ? Avez-vous fait une enquête de fond pour rédiger un tel article ? Je ne le crois pas.
    Cet article ne mérite donc pas d’être payant. Ou alors mettez l’intégralité des publications du site aerobuzz payantes.

    • Gil Roy
      Gil Roy

      Est-ce que vous considéré que l’interview du chef-pilote d’easyJet France est une enquête ? Qu’est ce qui justifie selon vous qu’un article soit « payant » ou pas ?

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