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French Bee fait le bonheur de Tahiti-Faa’a

L’arrivée de la filiale low cost long courrier du groupe Dubreuil sur l’axe Paris-USA-Tahiti en juin 2018 a dynamisé la haute saison de l’aéroport de Tahiti. French Bee réussit son entrée en scène en s’imposant d’emblée en N°2 derrière Air Tahiti Nui et devant Air France.

19.10.2018

De juin à septembre 2018, Aéroport de Tahiti estime que sur les 15.000 personnes que French Bee a transportées jusqu’à Papetee, environ 11.500 (soit plus de 23.000 passagers arrivées/départs) ont été incités à faire le voyage en Polynésie par la création de la ligne low cost. © Tahiti Aviation Geeks

Aéroport de Tahiti (ADT) a fait ses comptes : l’arrivée de French Bee, au printemps 2018, sur l’axe Paris-USA-Papetee est une bonne opération. Sur le troisième trimestre 2018, le trafic de l’aéroport de Tahiti-Faa’a est en hausse de +12,6%, ce qui représente 22.000 passagers supplémentaires.

French Bee dope l’international

Au cours de l’été 2018, la croissance du trafic international n’a cessé de se renforcer : +9,5% en juillet, +13,3% en août et +16% en septembre. « Ces résultats ne font que confirmer la tendance déjà observée au mois de juin 2018 (+7.8%) où l’impact French Bee s’appliquait dès son premier mois de pleine activité. La mise en place de sa troisième fréquence à compter du 21 juin 2018 a accentué l’effet de croissance du trafic international à 2 chiffres en aout et septembre. », commente ADT.

L’aéroport de Tahiti avait prévu que la nouvelle entrant ferait jeu égal avec Air France. Elle la dépasse de plus de 3.000 passagers sur le troisième trimestre. Sur le quatrième trimestre, Air France devrait retrouver sa place. French Bee a en effet prévu de repasser à deux vols par semaine, alors qu’Air France se maintiendra à trois.

Sous l’impulsion de French Bee, mais aussi dans une moindre mesure d’Air New Zealand, Air Calin et Hawaiian, le cumul annuel du trafic international de l’aéroport de Tahiti-Faa’a est en hausse +8.3% en 2018, avec plus de 37.000 passagers supplémentaires. © ADT

Elargissement du marché

Sur les trois mois de la haute saison, French Bee a finalement récupéré 3.700 passagers à Air Tahiti Nui et un peu plus de 1.000 à Air France. Au bilan, au troisième trimestre 2018, Air Tahiti Nui capte 65% du trafic de la route Tahiti-USA-Paris, French Bee 19% et Air France 16%. Un an plus tôt, la part d’Air Tahiti Nui était de 77% et celle d’Air France de 23%.

Toutefois, ADT modère ces chiffres en rappelant que « depuis l’arrivée de French Bee, Air France a maintenu la configuration de son appareil en version business élargie, ce qui réduit la capacité en sièges offerts par rapport à la même période de l’an dernier. Il conviendrait donc de relativiser cette perte de passagers avec le taux de remplissage et le revenu moyen par passager. » A noter également que French Bee ne s’est pas contentée de cannibaliser les lignes existantes, elle a aussi attiré en Polynésie 11.500 nouveaux passagers. C’est une excellente nouvelle pour la filière touristique polynésienne. Ce que confirme Aéroport de Tahiti : « la croissance du trafic domestique semble enfin faire écho au trafic international. »

Gil Roy

 

French Bee bouscule le marché polynésien

A propos de Gil Roy

chez Aerobuzz.fr
Gil Roy a fondé Aerobuzz.fr en 2009. Journaliste professionnel depuis 1981, son expertise dans les domaines de l’aviation générale, du transport aérien et des problématiques du développement durable l’amène à intervenir fréquemment dans diverses publications spécialisées et grand-public (Air & Cosmos, l’Express, Aviasport… ). Il est le rédacteur en chef d’Aerobuzz et l’auteur de 7 livres. Gil Roy a reçu le Prix littéraire de l'Aéro-Club de France. Il est titulaire de la Médaille de l'Aéronautique.

11 commentaires

  • michael tolini

    Entierement d’accord avec « chorus2a@gmail.com », la clientele low cost ne rapprte que tres peu a l’economie locale. Ces passagers frequentent les campings et les fast food. Il n’y a qu’a voir la « faune » dans les salles d’embarquement pour s’en donner une idee. Dans le meme temps les services aux passagers se sont degrades sur les compagnies regulieres, il faut maintenant se refugier dans les salons Business des aeroports et dans les places avant des avions.

    • Pilotaillon

      C’est si charmant de réduire, de simplifier, de ne pas voir !
      Dommage que Ryanair n’ait pas ouvert une ligne, vous auriez toute votre (vos) places, quitte à dévaloriser des voisins de sièges qui selon vous, n’ont pas droit à voyager à vos côtés.
      Bons vol, cher Monsieur Tolini, nous connaissons tous votre importance.
      PS : Il y a des familles qui souhaitent se retrouver, des étudiants, ceux qui ne souhaitent pas de signes ostentatoires de richesse, et tant d’autres heureux de vivre dans un vrai monde qui font qu’ensemble les lignes existent et vous permettent de les emprunter également…

  • TEVA

    Déplorables commentaires des éternels grincheux devant toute nouveauté « #c’etaitmieuxavant » !
    La clientèle amenée par French Bee a permis de remplir la petite hotellerie familiale, spécificité polynésienne appellée « pensions de familles ». Cet argent est donc injecté directement auprès des ménages et donc dans l’économie du Pays. Les grnads hôtels on même vu leur fréquentation baisser !
    Côté envahissement, pas de crainte à avoir, avec 200 000 touristes pas an, on est très loin, mais alors très loin des Maldives. Et vu la capacité limitée du receptif, la Polynésie restera authentique et exclusive malgré la croissance du tourisme.
    Voilà, avant de râler, renseignez-vous !

    • Pilotaillon, adepte des philosophes volants

      Nous n’avons rien compris Teva !
      Laissons faire les concurrents, prendre le marché. Alors le mêmes « résistants » reviendront en disant : « On s’est fait viré : mais comment cela peut être possible ? Personne n’a rien fait ? C’est un scandale ! »
      Une société avance à la vitesse des plus « placides » et elle est bousculé par d’autres sociétés plus alertes.
      #Bouges-toi-car-tu-sais-pas-qui-te-bougera

    • Tonton Volant

      Ben, voyons !

    • chorus2a@gmail.com

      Quand au bout d’un moment vous verrez les détritus de toutes sortes le long des routes et sur les plages, quand vous aurez affaire à des abrutis sans culture et sans politesse qui croient régner en maitre sur les pauvres abrutios qui ont eu le mauvais goût de ne pas naitre en métropole et surtout en banlieue parisienne, et qui vous planteront un clou au moment de payer la note en laissant les locaux dégueulasses mais avec en prime un commentaire négatif sur Trip Advisor, on en reparlera.
      Ce genre de clientèle ne rapporte que très très peu au locaux.
      Les low cost, c’est un cancer. Et pour les gens qui y travaillent et qui sont traités comme des bêtes, et pour les endroits ou ils déversent leurs cargaisons de conquistadors de pacotille.

  • Tonton Volant

    French Bee, en français, cela donne quoi ? Le « globish » est sûrement plus efficace — voir l’Université Aix-Marseille qui s’est, dans une optique d’autonomie quasi privatisée, se nomme maintenant : AMU, déchiffrez l’acronyme — avec ses conditions de travail.

  • LUU DINH

    Et dans tout cela , personne ne parle des conditions de travail et des salaires des employés (e) Mais la tout le monde s’en fiche ! Seule compte de payer moins cher que le mois cher ! Les autres peuvent manger du riz matin midi et soir ! Triste société !LD

    • HeliHenri

      Bien dit !
      Je suppose donc que vous n’avez pas de mobile, de baskets ou de vêtements car ils sont fabriqués dans des conditions très dures par des personnes qui souvent, ne mange du riz qu’une fois par jour.

      • Tonton Volant

        Bel exemple « d’argumentum ad hominem » — voir page 64 du « Petit cours d’autodéfense intellectuelle » de Normand Baillargeon (UQAM) — pour délégitimer le commentaire à qui il réplique !
        On ne parlera pas du fond …

  • Mangez_un_castord

    Vivement qu’on transforme la Polynésie en nouvelle Maldives ou Thaïlande!! C’est génial!! #happiness, #tropgreen! réjouissons nous de ces 11500 touristes de plus. Vivement l’ouverture d’un Mc Do sur Moorea et d’un KFC! De toute façon comme on a déjà piétiné Venise par le tourisme de masse autant aller voir plus loin.

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