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Le copilote débarqué

La NASA vient de confier à Rockwell Collins la réalisation d’une étude de faisabilité sur le pilotage des avions de ligne par un pilote unique. L’automatisation des cockpits et le développement du pilotage à distance des drones ouvrent effectivement de nouvelles perspectives pour le transport aérien.

8.01.2015

Fin 2014, Rockwell-Collins a été retenu par la NASA en tant que chef de file pour son programme de recherche « Single Pilot Operation ». L’objectif est d’étudier dans quelles conditions opérationnelles, le pilotage en solo d’un avion de ligne est envisageable dans le cadre commercial. La NASA a initialement réalisé des expérimentations qui se sont révélées concluantes, d’où sa volonté de passer à l’étape suivante, en faisant entrer dans la boucle, des industriels. Curieusement, c’est la pénurie de pilotes...

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A propos de Gil Roy

chez Aerobuzz.fr
Gil Roy a fondé Aerobuzz.fr en 2009. Journaliste professionnel depuis 1981, son expertise dans les domaines de l’aviation générale, du transport aérien et des problématiques du développement durable l’amène à intervenir fréquemment dans diverses publications spécialisées et grand-public (Air & Cosmos, l’Express, Aviasport… ). Il est le rédacteur en chef d’Aerobuzz et l’auteur de 7 livres. Gil Roy a reçu le Prix littéraire de l'Aéro-Club de France. Il est titulaire de la Médaille de l'Aéronautique.

35 commentaires

  • ikarus

    Le copilote débarqué
    Vaste débat……
    la comparaison avec le ferroviaire est fallacieuse car un système train (ou metro) possède un état stable sécurisé atteignable à tout moment ( train à l’arrêt et alimentation électrique coupée dans le voisinage immédiat). Rien de tel en avion (le seul état sûr est au parking et sans carburant). La sécurité en avion ne repose que sur la disponibilité c’est à dire l’aptitude à poursuivre la mission vers le terrain adéquat le plus proche. A ma connaissance, il est aujourd’hui difficile de mettre en place un critère récursif (c’est à dire qui puisse être calculé par une machine) capable d’évaluer, en cas de défaillance, la bonne route vers le bon terrain pour assurer la sécurité de la mission. Je ne suis pas sûr qu’un pilote au sol (et non plus dans l’avion) soit en mesure d’apprécier la situation de manière suffisamment précise pour prendre la décision appropriée.
    Mettons nous dans la situation du vol AF447 un peu avant le crash : Le système a débrayé le PA car les automatismes étaient dans l’incapacité de piloter l’avion dans les conditions MTO du moment. Donc pour l’instant, on pense que si une difficulté intervient, on s’en remet à l’Humain plutôt qu’à la machine.
    Question : Un pilote au sol aurait-il eu une meilleure vision de la situation que s’il avait été dans l’avion ?
    A vous lire sur le sujet…..

  • tlefloch

    Le copilote débarqué
    On ne peut pas « accepter » les drones sans pilotes et refuser les avions a un pilote.
    La technologie a supprimé le Navigateur, le radio, le mécano. pourquoi pas le commandant de bord car contrairement a Gille je pense que c’est le commandant de bord qui sera supprimé pas le copilote. D’abord parce que la différence entre un Commandant et un Opl ne repose que sur une compétence commerciale pas sur une compétence technique : les deux ont exactement les mêmes licences et il est très facile de transférer la fonction « commandement  » au sol avec les moyens de communications existants.

    • fifiriri

      Le copilote débarqué
      Vous êtes réellement un fin connaisseur et grand expert du métier de pilote pour affirmer avec autant d’assurance une telle ânerie. Les vrais pros apprécieront.

      Quand vous serez « Commandant de bord » derrière votre clavier,comme vous le suggérer, vous aurez tout le temps pour chercher un moyen de transférer facilement la Bêtise , je doute que beaucoup de Pax ne montent dans votre bel avion.

      La technologie peut supprimer des Navigants, elle ne peut rien faire pour vous…, désolé!

      Bien cordialement.

  • RichieRSA

    Le copilote débarqué
    C’est encore une absurdité promise par les ricins toujours a la recherche du profi maximum au dépens de la sécurité !!!

    1. Comme le did Christophe: 2 pilotes est un gage de sécurité optimum car 2 paires d’yeux et d’oreilles, 2 cerveaux, donc une capacité immédiate de réaction en cas de défaillance d’un système informatique ou de l’un des 2 navigant.

    2. On a beau nous annoncer que les systèmes informatiques sont fiables, c’est un leurre de penser cela car aucun système informatique n’est fiable a 100% (car conçu par un humain et donc perfectible…). Meme si on annonce 99.98%, il reste le 2%…. et la machine ne remplacera jamais l’homme pour ce qui est par moment ce qu’on appelle le réflexe instinctif qui permet de sauver des vies

    3. La tendance de robotiser tout notre environnement n’est pas une bonne chose car cela tue a petit feu notre valeur ajoutée et tue l’emploi. Personnellement je ne suis pas pour passer ma vie a parler avec une machine (et j’ai 20 ans d’expertise technique derriere moi…) et dans les aéroport ou autre je ne prend jamais la file vers la machine mais la fille vers la personne.

    4. Prendre un vol / voiture entièrement guide par une machine? No thanks, not for me? Je tiens a conserver le peu d’humanité qui nous reste avec des contact humain/humain…

  • Brett

    Le copilote débarqué
    Vous êtes plusieurs à évoquer des avions sans pilotes…. Je me permet juste de vous signaler que l’on ne fait que déplacer l’humain… S’il il n’y a plus de pilotes dans l’avion (hypothèse très réaliste dans les 20 prochaines années) il y aura tjs un « opérateur » au sol pour surveiller, contrôler ou interagir avec le système.
    Le problème de la fiabilité de l’humain dans un environnement complexe n’est donc que déplacé.
    Bien sûr le volet psychologique du passagers sera un frein pendant encore quelques années, mais cela passera.
    En revanche, le volet social (grève, retard….) sera déplacé, l’opérateur derrière son écran pourra toute à fait se mettre en grève!!!
    Quand au pilote seul à bord, il y aura un gros travail FH a effectué (dialogue avec un « co-pilote sol », quid de la décision ? en cas de désaccord qui a le dernier mot?? quel est le niveau de responsabilité des uns et des autres….)

    Bref un vaste débat nous attends encore!!

  • ADN

    Le copilote débarqué
    Nous sommes tous d’accord pour dire que la phase la plus dangereuse du vol est l’atterrissage (passage d’un système à 3 dimensions à un système à 2 dimensions). Cette phase peut être faite actuellement en automatique. Où est donc le problème pour passer sans pilote ? La dimension sociale, le facteur psychologique ?!
    Je me rappelle avoir vécu le passage aux commandes de vol électriques, seul l’aspect psychologique a freiné pour que l’on retire le manche d’entre les jambes pour le passer en mini-manche latéral. Les « jeunes » arrivant sur les nouvelles machines ont obligé les « anciens » à s’y faire ou à partir.
    Pilotage à un seul pilote ? Nous y viendrons, c’est dans le sens de l’Histoire tout simplement.

  • Tgd

    Le copilote débarqué
    Débarquer un pilote ? Pourquoi pas, mais les deux c’est mieux ! Aujourd’hui on sait faire apponter un drone, ou poser un laboratoire sur une comète, alors un gros porteur sur 3000m, piece of cake !!!
    Le dispatcher s’occupera de gérer le vol à distance.
    Pour le reste, il suffira de mettre la casquette sur la tête du CCP.
    Je confirme que pilote n’est plus un métier d’avenir. Et je me demande bien qui va payer ma retraite…

  • pato

    Le copilote débarqué
    on veut un légume qui se transforme en un quart de seconde en petit génie

    ça va pas être possible

    je pense que de toute façon on a pas encore inventé une intelligence artificielle comparable au cerveau humain on a la possibilité de faire des programmes complexes automatiques et des contrôles automatiques voir à distance ceci dit qui empêchera quelqu’un de prendre à distance les commandes d’un avion tout est possible au niveau informatique sans compter les pannes matérielles qui sont nombreuses

    l’homme a besoin de se magnifier de s’exprimer d’exister et non les machines ! ceux qui comparent un avion à un tgv n’ont pas la notion de l’aéronautique car le tgv est un système automatique qui permet de s’affranchir de la présence d’un humain à bord , celui ci tombe raide d’une crise cardiaque ou d’un simple malaise en quelques secondes l’arrêt d’urgence se déclenchera et arrêtera le train en quelques secondes en toute sécurité , le système tgv permet d’éviter toute collisions , et les rails en cas de section aussi arrêterons le train bien avant

    quand est il d’un Boeing ou Airbus en pleine tempête à 30000 pieds avec un pilote à bord au bord du malaise ?

    allons soyons sérieux !

  • Lou Ravi

    Le copilote débarqué
    Ca n’a rien à voir mais certains s’étonnent que la cabine des TGV comportent encore un conducteur… Les métros s’en passent depuis très longtemps et échappent ainsi aux grêves à répétition.

  • ian

    Le copilote débarqué
    Je crois qu’on peut envisager l’ensemble du débat sous la forme d’une seule question, quelle est l’option qui vous parait la plus sécurisante ? L’homme, ou la machine ?
    La machine est rigoureuse et de plus en plus fiable, mais dans le contexte de l’aérien, et d’un point de vue personnel, j’aime à penser que l’homme n’est pas remplaçable lorsqu’il s’agit de réagir à une situation exceptionnelle et surtout imprévue. Les automatisme sont facteurs de sécurité, dans la mesure ou l’homme les supervise. Il y a beaucoup d’exemple où l’erreur humaine a causé la catastrophe, et beaucoup d’autres ou l’homme seul a sauvé la situation. Le problème posé est sécuritaire et économique, est t’on prêt à effacer l’adage « la sécurité n’a pas de prix ! » ?

  • flying

    Le copilote débarqué
    Désolé les amis mais nous envoyons dans l’espace et ce sans pilote des machines qui ce pose à l’ heure et au lieu souhaité sur une comète, alors moi je pense que c’est évidemment l’avenir. Il faut regarder les choses en face: les voitures automatiques arrivent, les métro sans chauffeurs cela existe depuis 20 ans, alors oui des avions sans pilote, il y en aura un jour. Nous ne ferons certainement pas partie des hommes qui verront cela mais il faut être lucide. La technologie dépassera et dépasse même déjà le cerveau humain.

  • patrouille
    Adam Shaw

    Le copilote débarqué
    Lisez très bon livre de Claude Lelaie — DE L’ECOLE DE PILOTAGE A l’A380. Edifiant sur le sujet du « mono » on zero-pilote, ainsi que sur beaucoup d’autres… notamment les « compétences, » et experience en pilotage manuel,( en cas de emergency, par exemple) du Pilote de Ligne lambda.

  • Porco Rosso

    Le copilote débarqué
    Les maitres de ce monde, on leur dieu 🙂 God is money.. eh eh
    En esperant qu ils apprennent a leurs ordinateurs a voir les gros cunimbs sans essayer de passer au dessus et a identifier les decrochages mais surtout; a les recuperer..eh eh
    On n arrete plus le progres, il parait..
    De toute facon on est tres bien, a la retraite, sur une plage sous un parasol a ecouter de la musique avec un ptit hydravion pour s occuper un peu.. 😉

  • Papajal

    Le copilote débarqué
    Il y a pas mal de stew et hôtesses qui sont pilotes privés, voire CPL/IR avec ATPL théorique.
    Pour commencer on pourrait déjà former un équipage économique avec un CDB et un PNC de secours…

  • Fbs

    Le copilote débarqué
    Ca fantasme sec chez les financiers…

    Oui, quand tout va bien et avec un FMS bien programmé, les pilotes ont pas grand chose a faire.

    Mais plus les avions sont automatisés plus ils sont complexes, et j’ai cru comprendre que lorsque l’a380 de quantas avait peté son réacteur, heureusement qu’il y avait 2 équipages à bord et que ce personnel en « surnombre » etait bienvenu et a bien contribué au happy ending. Maintenant, imaginez le meme avec un seul pilote à bord….

    • RATEL

      Le copilote débarqué
      cher ami Fbs,nous sommes tout à fait sur la même longueur d’onde sur le sujet que va devenir l’humain dans les années à venir le serviteur de la machine, je n’ose y penser, avec mes 76ANS cette année je suis cuit!!! cuit!!!!, bien sûr les anciennes générations
      sont dépassées!!!!!!! mais de toute bonne foi, c’est nous qui avons raison ,les vrais valeurs de l’être humain ce confonde dans le néant.

  • Christophe

    Le copilote débarqué
    Encore un rêve d’ingénieurs (et de patron) qui n’ont jamais étés confronté à une situation type orage sur la côte EST des états unis ou épisode de neige non prévu ou comme aujourd’hui deux pistes qui ferment à CDG… Et là tout le monde est débordé: les contrôleurs, le dispach des compagnies… Et tu es bien content d’être à deux pour confronter les options puis te débrouiller tout seul (et rapidement car tous les avions en l’air sont dans la même situation et que la politique des compagnies est de minimiser au maximum l’emport de carburant).
    Un pilote au sol ne sera pas d’une grande aide car je suppose qu’ils gèreront plusieurs avions en même temps et seront eux aussi débordés.
    Bref j’y crois pas du tout.

  • Jean Pinet

    Le copilote débarqué
    Cette occasion me permet d’adresser à titre personnel un conseil directement à mes jeunes camarades pilotes de ligne, peu m’importe qu’ils l’appliquent ou non.
    Ne croyez pas que la vente actuelle de milliers d’avions à équipage à deux puisse vous mettre à l’abri de vous retrouver un jour prochain seul dans le cockpit, ou au sol. J’ai assisté, et participé, il y a 35 ans à la reconversion de 2 avions à équipage à 3, les A310 et B767, en environ un an en équipage à 2. Le retrait à l’époque du mécanicien navigant était techniquement plus difficile que peut l’être aujourd’hui celui d’un pilote, ou même de deux.
    Si l’avenir de votre profession, ses transformations, son devenir, vous intéresse il est grand temps de vous y intéresser car de très compétents techniciens, ingénieurs et pilotes, s’en occupent déjà activement.
    Autre conseil, ce n’est pas en participant à des grèves ou obstructions quelconques destinées à défendre « des positions ou des droits acquis » que vous convaincrez les passagers qui vous font vivre, vos employeurs et le public en général de la nécessité de vous conserver à bord. N’oubliez pas qu’il ne s’agit que de vous seuls, moins d’un million dans le monde, entourés de personnes intelligentes ayant des objectifs très valables mais pas forcément les vôtres.
    Bon courage et bon vol.
    Jean Pinet

    • Bayard

      Le copilote débarqué
      Monsieur, je crois que vous commettez une erreur.
      Ni l’A310, ni le B767 ne sont des avions développés pour l’équipage à 3. Ils ont été conçus pour etre exploités par deux pilotes. Certaines compagnies, en fait AF, principalement pour des raisons « sociales » ont commencé à exploiter l’A310 et le 747/400 à 3 en inventant des procédures pour un OMN non prévu par le constructeur.
      Après quelques temps, la raison est revenue et l’avion a été exploité tel que prévu et ce sans problèmes. On ne peut pas dire que les avions actuels ont été développés pour une exploitation à un pilote. Je pense qu’il s’écoulera encore quelques années avant l’arrivée de ces avions là. Ouf, je serai à la retraite d’ici là.

  • Jérôme Huret
    JH

    Le copilote débarqué
    1 pilote c’est idiot : il aura été formé où avant de se retrouver laché dans le cockpit ? dans un simu ? mais bien sûr !

  • lieutenant bleubéret

    Le copilote débarqué
    C’est Gil qui a raison : le prochain à être débarqué sera le pilote…et après, comment faire des économies ? Seule solution : supprimer les réacteurs ou les ailes, puisqu’on ne peut pas y entasser des passagers. Etonnant, non ?

  • lavidurev

    Le copilote débarqué
    Le « cockpit monopilote » finira par laisser la place aux automatismes les plus complets sans controleurs aeriens ni pilotes.Les logiciels feront tout ou presque. Il en est ainsi dans d autres domaines techniques, medicaux, sans que cela ne nous pose aucun probleme. Nous prenons des metros, des navettes automatises sans meme le remarquer. L ere des drones est la, certains d entre eux sont completement automatises et simplement surveilles « au cas ou » depuis l exterieur. L humain sait poser un satellite a des millions de km de la terre sur une surface a peine grande comme un terrain de foot sur une meteorite en mouvement…Il s adaptera rapidement a l avion sans pilote qui volera plus vite plus haut et en toute securite, Tout cela n est qu une question de temps.

    • Fred2

      Le copilote débarqué
       » Mais bien sûr ! « 

    • Spoutnik 1

      Le copilote débarqué
      lavidurev à raison. Ce n’est qu’une question de temps, et c’est inéluctable.
      Les incidents/accidents qui se produiront serviront à améliorer les process. C’est le REX.
      Comme pour le pilotage humain en somme.
      Et à l’arrivée, le nombre de morts, les retards, les incidents auront baissés, et la rentabilité aura augmenté.
      Ceux qui n’y croient pas aujourd’hui sont semblables à ceux qui disaient que la vitesse des trains allait étouffer les passagers, que les automobiles n’avaient aucun avenir face aux chevaux, qu’il fallait absolument être 5 pour piloter un avion. Puis absolument 3. Puis 2.
      Ce n’était vrai que par la conception des avions et par le niveau technologique.
      Ce sera 1 pilote quand l’avion et les systèmes seront conçus pour.
      Puis ce sera 0, et on aura éliminé le risque dû aux facteurs humains, qui quoi qu’on en dise restent encore la première cause d’accident.
      Le risque 0 n’existant pas, il y aura bien sûr encore des accidents. Mais en regard du rapport Nb de vols/Nb de passagers transportés/Kms parcourus, ce sera bien moindre qu’aujourd’hui.
      Et que ceux qui déclarent qu’ils ne monteront jamais à bord de ces engins le fassent. Après tout, chacun est libre. Ça fera de la place pour les autres.
      Et pour voir le côté positif des choses, au moins on ne pourra plus tout mettre sur le dos des pilotes en cas de pépin !

  • Christophe

    Le copilote débarqué
    Bonjour,

    Aujourd’hui, nous savons très bien et les experts aussi, que l’amélioration de la sécurité dans le transport aérien ne passe plus principalement par l’amélioration des systèmes embarqués dont les performances commencent à plafonner (TCAS, RAAS, ADS, CPDLC, etc.) mais par la formation des pilotes dans les domaines du travail en équipage, des facteurs humains et à leur capacité à communiquer entre eux, à avoir conscience de leurs propres limites et de celles de leur environnement.

    2 pilotes dans un avion c’est une conscience de la situation en relief grâce à 2 cerveaux en stéréo qui chacun « voit » les choses différemment et ensuite confrontent leur représentation individuelle.

    Dans un avion c’est 2 pilotes ou 0 pilote. Mais 1 c’est une régression d’un point de vu facteur humain.

    Par contre, c’est sûr, cela permet de faire du buzz…

    Cordialement,

  • Francois

    Le copilote débarqué
    Moi, quand je vois notre système vidéo Rockwell Collins planter systématiquement, je me dis que je suis pas prêt de faire une CAT 3 dans un avion avec un seul pilote.
    Quelle blague!!!

  • Fred2

    Le copilote débarqué
    Un avion en TPP IFR en monopilote ?
    Je redescends illico de la cabine passagers et demande le remboursement de mon billet !!!
    Pour avoir été devant, je ne sais que trop les risques encourus d’une pratique aussi farfelue !!!
     » Manque de pilotes  » non mais c’te blague !!!

    • Ziozeur

      Le copilote débarqué
      Ce qui n’est pas dit dans l’histoire c’est comment on devient captain dans ce monde merveilleux… Dans le monde que je connais, un captain est un ancien copilote qui a acquis de l’expérience dans le cockpit, notamment en apprenant de son captain plus expérimenté.
      Demain il faudra donc s’improviser captain d’un vrai avion en vol avec turbulences, évitements météo, etc. en n’ayant fait que du jeu vidéo au sol avant. Bon courage…

  • tout frais

    Le copilote débarqué
    Dans quelques annees, vous n’ aurez même plus le plaisir de  » piloter  » votre voiture qui sera transformée en bureau roulant sans chauffeur.
    et que dire des voyous qui souhaitent détourner des avions…ce ne sera même plus possible, encore une  » profession  » qui va se perdre !
    tout change, il faut suivre les evolutions du monde  » moderne  » qui permet de créer de nouvelles professions

  • bullit

    Le copilote débarqué
    Pénurie de pilote… Pauvre type (John Borghese). A l’heure ou tous les continents et état tentent d’enrailler le chômage, on continue de broyer tous les rêves pour gagner quelques minutes et heures sur le R.O.I

    Le projet en lui même est inévitable, mais l’argument du manque de pilote montre toute la fausseté de ce monde qui n’arrive même plus à faire face au miroir.
    Quand nos enfants rêveront de faire chômeur, on aura bien évolué.

  • Michel du 63

    Le copilote débarqué
    Pénurie de pilotes ? Combien en sortie de l’ENAC attendent une place ?
    C’est pas plutôt un raisonnement type Ryan air pour diminuer les coûts ou plutôt pour plus de profits ??

    En cas de pb technique, deux pilotes ne sont pas de trop pour analyser et gérer le pb !
    Piloter à distance implique plus de technologie, donc plus de risque de dysfonctionnement.

    • theo

      Le copilote débarqué
      une donnée pas prise en compte c’est le temps de transmission par satellite géostationnaire : 1 seconde à l’aller, 1 seconde au retour soit 2 seconde de retard + la durée de transmission des données, est ce compatible avec le pilotage d’un avion de ligne notamment dans les situations d’urgence ? alors que l’humain n’est pas programmé pour cela (dans chronique martienne R. Bradbury met en scène un autiste seul à même de piloter le ROV à cause du temps de transit) .

    • Spoutnik 1

      Le copilote débarqué
      La durée de transmission des données ne dépend que du volume de celles-ci et du débit alloué. Que ce soit par câble ou fibre depuis un ordinateur à bord, par satellite géostationnaire, ou par un autre moyen, à volume et débit égal, ça ne joue pas dans le calcul.
      De plus il me semble qu’il ne faut pas 2 secondes.
      La vitesse de propagation des ondes est d’environ 300.000 Kms/s.
      L’orbite d’un satellite géostationnaire est d’un peu moins de 36.000 Kms.
      Le temps aller/retour n’est donc pas de 2 secondes, mais d’environ 240 millisecondes !
      De plus, il n’est pas dit que ce seront des satellites géostationnaires qui seront utilisés.
      Cela peut-être aussi bien des satellites en orbite basse, entre 400 et 1.500 Kms.
      Donc un temps d’aller/retour compris entre 1,33 et 5 millisecondes pour ces altitudes.
      Ou depuis des ballons-relais, on en parle beaucoup en ce moment.
      La donne n’est pas la même…
      Après tout, ça fonctionne très bien avec les drones de combat, l’opérateur agit en temps (quasi) réel.

  • Semard L.

    Le copilote débarqué
    Recherche motivée par la pénurie de pilote????? Avec tout ceux qui sont sans emploi c’est une hérésie………

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