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Le FNAM dans la crainte d’un « shut down » international

Alors que les compagnies aériennes françaises se mobilisent pour rapatrier les français bloqués au Maghreb, la Fédération nationale de l’aviation marchande alerte sur les menaces qui pèsent sur « le pavillon français ». Elle évoque le spectre d’un arrêt complet de l’activité du transport aérien.

17.03.2020

Le sauvetage du pavillon français prendra-t-il la forme d'une privatisation ? Gil Roy / Aerobuzz.fr

Les compagnies aériennes françaises, membres de la FNAM, se mobilisent, en coordination avec la DGAC (Direction Générale de l’Aviation Civile) et le MEAE (Ministère de l’Europe et des Affaires Étrangères) pour rapatrier les passagers français bloqués au Maghreb.  Plus particulièrement, Air France et Transavia proposent des solutions de rapatriement à tous les passagers français bloqués au Maghreb. Les vols partent à vide à l’aller « vols ferry » ; au retour, tous les sièges sont proposés à un prix unique couvrant juste les frais fixes des compagnies, précise la FNAM.

La FNAM rappelle qu’Air Caraïbes, Air France, Corsair et French Bee, lors de la liquidation d’Aigle Azur et la mise en redressement judiciaire d’XL Airways fin 2019, s’étaient également mobilisées pour recenser les avions disponibles et mettre des sièges à disposition des passagers.

« Aujourd’hui, la situation est dramatique pour le secteur aérien. La menace d’un « Shut down » international se précise d’heures en heures. Les États introduisent de nouvelles règles tous les jours obligeant à des annulations de vols sans préavis. Face à cette situation, les mesures prises par le gouvernement sont nécessaires, mais ne seront pas suffisantes pour sauvegarder le pavillon français en situation de survie. », prévient la FNAM.

Le groupe Air France – KLM a annoncé le 16 mars 2020, la réduction de son offre entre 70 et 90%. Le « shunt down » évoqué par la FNAM, autrement dit l’arrêt des opérations, n’est plus très loin. Dans ce contexte, quand le ministre français de l’économie parle de « nationalisation » pour « protéger les grandes entreprises françaises », bien évidemment, les regards se tournent vers Air France dont la capitalisation boursière s’est effondrée, plus vite encore que son trafic.

En Italie, le gouvernement qui dans cette crise du Coronavirus montre la voie à la France, vole à nouveau au secours d’Alitalia, en entamant sa nationalisation. La comparaison doit s’arrête là. Avant la crise, Alitalia était déjà sous perfusion de l’état italien, ce qui évidemment n’est pas le cas du groupe Air France – KLM qui au contraire se redressait.

Gil Roy

A propos de Gil Roy

chez Aerobuzz.fr
Gil Roy a fondé Aerobuzz.fr en 2009. Journaliste professionnel depuis 1981, son expertise dans les domaines de l’aviation générale, du transport aérien et des problématiques du développement durable l’amène à intervenir fréquemment dans diverses publications spécialisées et grand-public (Air & Cosmos, l’Express, Aviasport… ). Il est le rédacteur en chef d’Aerobuzz et l’auteur de 7 livres. Gil Roy a reçu le Prix littéraire de l'Aéro-Club de France. Il est titulaire de la Médaille de l'Aéronautique.

3 commentaires

  • Flip flap

    Bonjour,

    je ne suis pas sur que Volotea, bien que disposant de bases en France ait un AOC français. par contre des résultats positifs en 2019, oui.
    Cdlt

  • Pif

    Le savoir faire des compagnies aériennes Françaises coyez vous ? Leurs modèles de travail et leurs resultats leur permettent t’elles de survivre simplement au delà d’une petite baisse d’activité ?
    Je ne le crois pas.
    Pratiquement toutes financent des pertes annuelles récurentes.
    Il n’y que très peu d’airlines en France, sous AoC Francais, qui publient des resultats positifs : VOLOTEA, TWIN JET, AIR CORSICA, pardon pour ceux que j’oublie ou pour lequelles je n’ai pas d’informations.
    Le modèle de travail Français n’est pas adapté aux lois du marché aérien depuis plus de deux décennies.
    C’est bien beau le modèle social et les acquis sociaux, mais ce n’est pas cela qui donne à manger dans les assiettes tous les mois.
    C’est l’emploi qui donne à manger à tous les acteurs que nous sommes.
    Il serait bien temps qu’en France nous retroussions nos manches et considérions un dirigeant d’entreprise comme un bienfaiteur plutot qu’une cible à abattre pour les chasseurs que sont les syndicalistes et les imposteurs en tous genres !

  • June

    Af oui mais pas seulement! N’oubliez pas toutes ces compagnies françaises qui font tout pour survivre et qui ne verront peut-être même l’ombre d’une aide. Non nous ne sommes pas jaloux mais nous voulons aussi perdurer, aucune compagnie française ne démérite, elles représentent aussi le savoir-faire français.

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