Accueil » Transport Aérien » Le NTSB relève qu’il manquait 4 boulons à la porte arrachée du Boeing 737 MAX 9 d’Alaska Airlines

Le NTSB relève qu’il manquait 4 boulons à la porte arrachée du Boeing 737 MAX 9 d’Alaska Airlines

Les trois cercles donnent l'emplacement des 4 boulons manquants. © NTSB / Boeing

Le rapport préliminaire du NTSB sur la perte en vol de l'obturateur de porte du Boeing 737 MAX 9 d'Alaska Airlines met directement en cause le prestataire de Boeing, Spirit AeroSystems. D'après les observations du NTSB, quatre boulons qui maintenaient la porte en place étaient manquants.

Dans son rapport préliminaire suite aux investigations sur la perte en vol d’une porte obstruée sur le Boeing 737 MAX 9 d’Alaka Airlines le 5 janvier 2024, le NTSB a relevé que quatre boulons étaient manquants.

Fabriquée par un sous-traitant en Malaisie, la porte qui s’est arrachée du 737 MAX 9 a été installée sur le fuselage par Spirit AeroSystems. D’après l’enquête du NTSB, le fuselage de l’avion a été convoyé par train jusqu’à l’usine de Boeing à Renton où il est arrivé le 31 août 2023. Avant sa livraison à Alaska Airlines, un problème de rivets a été découvert qui a nécessité le démontage de la porte incriminée. Spirit Aerosystems a procédé au changement des rivets le 19 septembre 2023 dans l’usine de Boeing.

Or, d’après le NTSB, quatre boulons maintenant la porte n’ont pas été installés à l’issue de la réparation des rivets.

« Une fois le bouchon de porte en place, quatre boulons l’empêchent de se déplacer verticalement » précise le rapport du NTSB. » Un boulon est installé à travers chaque ferrure de guidage supérieure et chaque ferrure de guidage de charnière inférieure. Une fois ces boulons installés, ils sont fixés à l’aide d’écrous et de goupilles fendues. Le déplacement vers l’extérieur de l’obturateur de porte est empêché par 12 ferrures d’arrêt (6 le long de chaque bord avant et arrière) installées sur la structure du cadre de la porte du fuselage. »

Plus loin dans son rapport, le NTSB note que « les dommages observés et l’absence de dommages de contact ou de déformation autour des trous associés aux boulons d’arrêt du mouvement vertical et aux boulons des ferrures de guidage (…) indiquent que les quatre boulons empêchant le déplacement vers le haut de l’obturateur de porte manquaient avant que celui-ci ne se déplace vers le haut des tampons d’arrêt. »

Livré en octobre 2023 à Alaska Airlines, le Boeing 737 MAX 9 a effectué 510 heures de vol avant l’incident du 5 janvier 2024.

Fabrice Morlon

Pilote professionnel, Fabrice Morlon a rejoint la rédaction d’Aerobuzz, début 2013. Passionné d'aviation sous toutes ses formes, il a collaboré à plusieurs médias aéronautiques et publié une dizaine d'ouvrages, notamment sur l'aviation militaire.

Un commentaire

La possibilité de commenter une information est désormais offerte aux seuls abonnés Premium d’Aerobuzz.fr. Ce choix s’est imposé pour enrayer une dérive détestable. Nous souhaitons qu’à travers leurs commentaires, nos lecteurs puissent apporter une information complémentaire dans l’intérêt de tous, sans craindre de se faire tacler par des internautes anonymes et vindicatifs.

  • Le MAX commençait à regagner la confiance des compagnies, des passagers et des autorités NTSB et FAA.
    Patatras, une bourde d’un technicien et voilà le MAX qui refait la UNE.
    On peut supposer que les balles vont siffler et les colts dégainer mieux encore que John Wayne dans les couloirs.
    à suivre …

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les commentaires sont reservés aux Abonnés premium

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.