Accueil » Transport Aérien » Le Shift Project met les pieds dans le SAF

Le Shift Project met les pieds dans le SAF

Pour de multiples raisons plus ou moins avouables, l’industrie aéronautique tarde à passer de l’événementiel à l’opérationnel en ce qui concerne le recours aux carburants d’aviation durable (SAF). © Gil Roy / Aerobuzz.fr

Le groupe de réflexion animé par Jean-Marc Jancovici publie un nouveau rapport sur l’aérien qui réaffirme que « l’aviation ne pourra pas se décarboner sans réduire son trafic. » Cette nouvelle étude du Shift Project menée en collaboration avec Aéro Décarbo tend à démontrer que si les carburants aéronautiques durables (SAF) constituent une solution de décarbonation du transport aérien, l’offre insuffisante oblige à envisager des solutions d’attente radicales pour atteindre les objectifs des Accords de Paris.

Dans leur nouvelle étude « Pouvoir voler sas pétrole » qui paraît cinq ans après leur rapport « Pouvoir voler en 2050 », le Shift Project et Aéro Décarbo constatent que les progrès réalisés au niveau des aéronefs, et l’optimisation des opérations aériennes et des opérations aéroportuaires ont déjà permis des avancées sensibles, et qu’en conséquence, à ce niveau, il ne faut pas attendre de nouveaux gains significatifs. Le plus gros ayant déjà été fait, les progrès à venir « devraient...

Ce contenu est réservé aux abonnés prémium

Les formules prémium

Accès 48h

Tous les articles en accès libre pendant 48h, sans engagement
4.5 €

Abo 1 an

Soyez tranquille pour une année entière d’actus aéro !
69 €/ an

Abo 1 mois

Testez l’offre Premium d’Aérobuzz pendant 1 mois
6.5 €/ mois

Abo 6 mois

Un semestre entier d’actualités premium
36 €/ semestre
Trouve l’offre prémium qui vous correspond

10 commentaires

La possibilité de commenter une information est désormais offerte aux seuls abonnés Premium d’Aerobuzz.fr. Ce choix s’est imposé pour enrayer une dérive détestable. Nous souhaitons qu’à travers leurs commentaires, nos lecteurs puissent apporter une information complémentaire dans l’intérêt de tous, sans craindre de se faire tacler par des internautes anonymes et vindicatifs.

  • A ma connaissance, Monsieur Jancovici préconise de ne pas faire plus de 3 ou 4 voyages en avion dans la vie. Par souci de transparence, pourrait-il nous donner la liste de ceux qu’il a fait. J’espère que c’est un bon élève!

    Répondre
  • Ces hystériques qui n’ont aucune influence dans le monde hors quelques pays d’Europe proposent sans cesse de poursuivre la ruine de nos pays au nom d’une idéologie dont ils fixent arbitrairement les contours. Qu’ils aillent d’abord convaincre les asiatiques et les américains. Ces prophètes de l’apocalypse font suite à bien d’autres. Et la fin du monde n’est toujours pas la. Qu’ils mesurent la pollution d’une journée de guerre en Ukraine ! Et se battent pour la fin de cette guerre stupide. 🥶🥶🥶🛩️🚁✈️🚀🫡🫡

    Répondre
    • Je ne pense pas que Jankovici et le Shift Project puissent être catalogués d’extrémistes hystériques. En particulier quand on voit leur position sur le nucléaire.

      Il y a beaucoup de guerres dans le monde et je ne suis pas certain que leur existence soit un prétexte pertinent pour ne rien faire contre le réchauffement climatique.
      Une rapide recherche sur le net vous permettra de constater que la pollution engendrée par la guerre en Ukraine a été estimée par plusieurs organismes.

      Vaste sujet qui déborde du cadre de l’aviation.

      Répondre
    • « La fin du monde n’est toujours pas là ».
      Déjà, cette phrase pourrait porter à débat…mais je préfère m’intéresser à votre raisonnement.

      Donc tant qu’on n’est pas à la fin du monde, pas besoin de s’inquiéter. On peut reprendre du rab’ de CO2 et de traînées de condensation (Ou d’acétamipride,de déforestation, etc). Bref, accélérer le forçage radiatif (ou l’effondrement de la biodiversité, ou des autres limites planétaires) dont les seuils tolérables par notre écosystème ont été fixées « arbitrairement » par la majorité de la communauté scientifique internationale malgré les manœuvres des plus influents lobbies.

      Mais est-ce qu’après la fin du monde, il ne sera pas un peu trop tard?

      Donc le bon moment c’est quand?

      Répondre
  • Allez donc dire ça à Trump et aux Chinois. On va encore se serrer inutilement la ceinture pour faire plaisir à quelques écolos alors qu’on est probablement les plus vertueux dans le monde. Ridicule.

    Mais heureusement tout ça c’est du blabla que personne n’appliquera.

    Répondre
    • Effectivement Mr Lelaie, des mesures modératrices du trafic aérien prises unilatéralement par la France ou même l’Europe, n’auraient pas de sens.

      Répondre
      • Alors à quoi servent ces études, sinon à « engraisser » certains soit-disant écolos? Surtout pas de mesures coercitives. Vive la liberté.

        Répondre
      • Merci pour cette brillante intervention. Ces études sont structurées et étayées, donc un travail sérieux et abouti qui mérite salaire. Elles ont pour but d’éclairer un débat qui devrait être posé et réfléchi.
        Vous pouvez bien entendu vous abaisser à juger de leur utilité comme les « écolos » les plus extrêmes jugent de l’utilité de l’aviation.

        Nombreux aussi sont ceux que l’aviation a « engraissé », non ? (et je crois avoir la chance d’en faire partie).

        Répondre
  • Bravo pour votre article qui a le mérite d’exposer la situation avec lucidité.

    Quand on voit son secteur professionnel ou sa passion remis en cause, la tentation est grande de jouer l’autruche plutôt que d’admettre le problème
    Le fait que les professionnels de l’aviation reconnaissent l’excès de CO2 dans l’atmosphère comme étant la cause du réchauffement climatique, est déjà un progrès en soi. Il y a une quinzaine d’années des enseignants de Supaéro expliquaient encore à Jankovici qu’il se trompait sur l’origine de la hausse du climat.

    La modération de la croissance aéronautique ne viendra pas spontanément de la part des avioneurs et des compagnies aériennes. C’est normal, par essence une entreprise tend à croître et à maximiser son profits.
    On échappera donc pas à une réglementation coercitive. Et plus elle tardera, plus elle sera drastique.
    Ce n’est pas facile à entendre mais ne nous voilons pas la face.

    Répondre
    • Pitoyable menace sans aucune base de support ! Du blabla. Du bruit avec la bouche. Participants militants à la machine à faire peur des médias modernes. 🥶🥶🥶

      Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les commentaires sont reservés aux Abonnés premium

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.