Accueil » Les pilotes de British Airways acceptent de gagner moins pour sauver plus d’emplois

Les pilotes de British Airways acceptent de gagner moins pour sauver plus d’emplois

Les pilotes de la compagnie British Airways ont accepté de baisser leur salaire de 20% de manière temporaire afin de limiter les licenciements au sein de leur compagnie. L'accord, négocié par le syndicat BALPA, permet de passer de 1.255 licenciements initialement prévus parmi les pilotes, à 270 suppressions d'emplois.

3.08.2020

Si la négociation de BALPA avec British Airways a permis d'éviter une grève qui se préparait au sein des pilotes de la compagnie, elle a surtout permis de sauver 985 emplois de pilote. © British Airways

Le syndicat BALPA (British Airline Pilot Association) rapporte que les pilotes de British Airways ont massivement accepté (85% d’entre eux) la proposition de baisser leur salaire de 20% de manière à réduire les licenciements secs envisagés par le groupe IAG, qui détient la compagnie. L’accord passé avec British Airways prévoit dans deux ans de passer à une baisse de 8% du salaire puis à 0 « à plus long terme. »

Sur les 4.300 pilotes en poste dans la compagnie, 1.255 d’entre eux devaient être licenciés avant cet accord. Au final, 270 pilotes devraient être licenciés et BALPA espère que ce chiffre sera revu à la baisse. Le syndicat de pilotes précise que British Airways prévoyait après ce licenciement de près du tiers des effectifs pilote, d’embaucher de nouveau mais sur une base de rémunération moins avantageuse.

Le groupe IAG, qui estime devoir licencier 12.000 personnes chez British Airways, ne devrait licencier au final « que » 270 pilotes sur les 1.255 prévus. © British Airways

Le groupe IAG, qui détient British Airways, estime que la demande passager devrait retrouver en 2023 son niveau de 2019. Dans la publication de ses résultats du premier trimestre 2020, le groupe, qui détient également Aer Lingus, Vueling, Iberia et LEVEL, annonce une perte de 3,8 milliards d’euros et prévoit en conséquence de revoir à la baisse le dimensionnement de ses différentes compagnies. IAG avait déjà annoncé plus tôt une suppression d’emplois chez British Airways à hauteur de 12.000 postes.

Du côté des concurrents, Ryanair avait demandé à ses pilotes en juin 2020 de choisir entre une baisse de salaire de 20% ou un licenciement, tout en prévoyant la suppression de 3.000 postes de pilotes et personnels de cabine. EasyJet prévoit quant à elle de supprimer 4.500 postes. Au Royaume-Uni, ce seraient près de 70.000 emplois qui seraient ainsi menacés à court terme dans le secteur aéronautique.

Fabrice Morlon

Le SNPL dénonce une « menace sur la sécurité des vols » chez easyJet

Retrouvez nous en podcast et vidéo

A propos de Fabrice Morlon

chez Aerobuzz.fr
Après des études de lettres, Fabrice Morlon s’oriente vers le journalisme. Il a fondé l'agence de communication Airia en 2013. Pilote privé, il a rejoint la rédaction d’Aerobuzz, début 2013. Fabrice Morlon a, principalement, en charge l’aviation légère, l’avionique et les équipements.

5 commentaires

  • Stormy
    Stormy

    Pourquoi pas ? ce qui est par contre sûr, dans la direction où va le monde actuel, c’est que de moins en moins de jeunes gens choisiront cette carrière pour l’attrait du confortable salaire (associé à sa relative facilité) Non, ils feront directeur de laboratoire d’analyses médicales, par exemple. Y perdra-t-on ? c’est un autre problème.

  • Polo

    Tiens tiens, pas beaucoup d’acteurs de sa majesté AIR AF SNPL ne s’expriment sur le sujet…?
    Il faut dire que chez c’est gens LA, on ne transpire pas, on ne transpire pas : on respire !

  • DIEUDONNE RANARISON

    Pour mise à jour des cours.

  • Dampierre

    Seul le « Pool Pilotes »est capable d une telle mesure….en effet passer de 18000eur/mois à 13 ou 14000 n est pas la même que de passer de 3000eur/mois à 2200eur….en un mot la répartition des efforts va toujours dans le même sens !!

    • Jean-Mi

      C’est quand même pas si mal non ? Pour une fois que des syndicats s’entendent pour conserver des emplois avec un compromis, plutôt que de vouloir « tout » conserver de manière obtuse… Mieux des pilotes payés moins mais ayant un boulot, que quelques-uns payés cher à ne pas voler en ce moment… Et en effet, ça ne va pas changer grand chose sur leur niveau de vie…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.